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Jacques
Dancale répond aussi à Ernest Pepin

photo Ktryn M.S
Après Ti
Malo, c'est au tour de jacques Dancale ancien journaliste à Sept
Magazine
" de réagir à ce qu'il appelle le "vomi" d'Ernest PÉPIN.
A lire le
long texte d'Ernest j'en suis à me demander si
il ne vient pas de débarquer de Washington !
Visiblement
comme Raphaël Speronnel, il découvre que la Guadeloupe est bloquée
par une série d'organisations syndicales, associatives ou politiques.
Sa référence reste, cependant, la victoire d'Obama... est ce à dire
qu'il
oubliait le long chemin parcouru depuis des décennies par la communauté
noire
des USA?
En tous cas
ces lieux communs habituels qui nous sont servis dans les baptêmes
ou les blagues de bar et qui reposent sur le listing de nos travers,
(mais
hélas les nègres ne sont les seuls à lire ce genre de choses) ne
peuvent en
aucun cas constituer le substrat d'une pensée régénératrice, ou au
moins
susceptible de fonder un quelconque projet.
Aujourd'hui il est trop tard pour mesurer l'opportunité de la
mobilisation!
nous y sommes déjà !
Ernest Pépin
réalise t'il qu'il peut faire beaucoup de mal en étalant ce qu'il
considère être l'apanage de notre peuple, un catalogue d'horreurs.
Un tableau aussi noir n'est pas forcément le meilleur moyen de
réveiller les
consciences, alors même que dans les rues, un message d'unité fut il
difficile
à qualifier, se fait jour.
Le rôle de l'écrivain n'est il pas de nous faire rêver, Ernest Pépin
sait si
bien le faire dans ses poèmes ou ses romans. Nous avons besoins de
rêves, de
visions, d'originalités... ce ne sont pas les procédures ou les
dispositifs
administratifs, ou tout simplement plus de fonds publics qui sauveront
le pays.
Ernest sait que nous avons raté le petit archipel que nous sommes pour
importer
un continent. Un continent avec des routes et 130 000 voitures (coutant
à
chaque guadeloupéen en moyenne 38 centimes du kilomètre, soit environ
700 euros
par mois).
Nous avons
perdu l'usage de la mer, pour nous réfugier à l'intérieur des
terres. nous pensons le pays illimité et nous envisageons chaque fois
de
construire un peu plus d'équipements à la campagne... un nouveau site
pour
l'université, un nouvel hôpital ailleurs, ...
alors que nous avons des centres villes qui se meurent...
Ernest, ce sont des visions nouvelles, des rêves que nous attendons de
toi, pas
les analyses d'Ecomax que nous livrent déjà Speronel ou Thierry Fundéré
le
matin sur RCI.
Carib
Creole One
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