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Pour ou contre
la Grève ?

Voici une lettre que je viens
de recevoir dans ma boite e-mail. Le point
de vue me semble intéressant a lire.
« Alliance Contre Abêtisation
» d’une guadeloupéenne.
Voici quelques pensées, en vrac qui me trottent dans la tête depuis que
ce
mouvement s’est amorcé.
A tous les dirigeants
& militants syndicaux du Lyannaj kont pwofitasyon, vous êtes
contradictoires dans vos propos, dans votre essence.
1) Vous
militez pour la liberté de votre peuple, mais vous en reniez une,
fondamentale.
Le LIBRE ARBITRE. Dieu lui-même (pour ceux qui y croient) a laissé le
libre
arbitre à l’homme dans le jardin d’Eden. Pour qui
vous prenez-vous
donc ?
Vous dites que les patrons
prennent les employés pour les enfants, mais vous,
que faites-vous, quand vous me faites quitter mon lieu de travail ?
n’est-ce
pas me traiter comme un enfant ?
Respectez le droit de la libre
circulation, libre entreprise, et simplement le
droit à la liberté.
Je ne VEUX PAS faire grève. Je
VEUX aller travailler. Vous n’avez pas le DROIT
de m’en EMPECHER.
La liberté des uns, commence,
où s’arrête celle des autres.
Pourquoi me faire sortir de
mon entreprise, quand J’AI DECIDE de ne pas
soutenir un mouvement de grève qui ne me parle pas.
Je
n’ai jamais été consultée pour savoir si j’approuvais une seule des 123
revendications.

2) Vous reniez le gouvernement
que vous avez mis en place, vous reniez votre
appartenance à une société colonialiste,
capitaliste.
Mais vous leur demandez plus d’aides, 100 millions d’euros ???????
Vous n’aimez pas l’américain,
mais vous aimez ses biscuits’ – proverbe de chez
nous
3)
Une société en crise, réduit sa consommation. Ce qui n’est pas le cas
chez
nous.
Vous voulez de belles routes,
de belles voitures, de belles maisons, de belles
chaussures, de beaux vêtements, toute sorte de belles choses. Vous
buvez du
champagne, du whisky, vous vous endettez pour fêter noël. Et un mois
plus tard,
vous vous plaignez à l’État de votre faible POUVOIR
D’ACHAT
Soyez
crédibles dans vos propos.
Décembre 2008, est je crois,
la période de fin d’année où j’ai vu le plus de
voitures à Jarry, dans les centres commerciaux.
Des caddies pleins à ras bord,
une consommation à outrance, poussée à l’excès.
Tellement mes compatriotes ont dépensé à Noël, ils n’avaient plus
d’argent pour
faire les soldes qui ont commencé le 3 janvier.
Mangez des ignames, des pois
d’angole, du cochon local, buvez du jus de
groseille, du rhum de chez nous, chantez les cantiques, allez chez les
voisins….
Pas besoin de robes hors de
prix ni d’aller chez le
coiffeur pour visiter la famille.
Apprenons à vivre simplement,
et là, nous pourrons parler de pouvoir d’achat.
Vous dépensez des sommes folles dans le Carnaval.
Quand il n’y a pas d’argent,
la première chose qui saute, c’est le superflu
Sauf en Guadeloupe.
4)
Je me suis cassé le derrière à l’école. J’ai appris, aujourd’hui,
j’occupe le
poste que je MERITE.
Je ne le dois à aucun syndicat, ni à aucune revendication.
J’ai appris des langues
étrangères, au collège, au lycée, comme tout le monde
qui va à l’école en Guadeloupe. Mais je n’ai pas considéré ça comme une
perte
de temps.
C’est ma ténacité, mon envie
de progresser qui m’ont mise là où je suis
aujourd’hui. Tout le monde part avec les mêmes cartes dans la vie.
Un enfant, c’est une page
blanche. (je ne sais plus
qui a dit ça).
Après, il faut avoir envie de
faire quelque chose, et s’en donner les moyens. Yes we
can,
right ? Régulariser les
transporteurs clandestins ???
J’ai sué, j’ai utilisé mon
intelligence, mes compétences pour obtenir la
capacité de transport. Pourquoi régulariser les personnes qui ne l’ont
pas ?
Dans ce cas, que tout le monde
gagne 5000 euros par mois qu’ils aient fait des
études ou non, qu’ils aient des compétences ou non, qu’ils soient
cadres ou
caissières.
Simplement, La vie, c’est pas
ça.
5)
Vous vous ridiculisez aux yeux des ‘blancs’ que vous méprisez tant.
Quand ils
s’adressent à vous, ils maîtrisent leur sujet, sans avoir les yeux
rivés sur
une feuille.
Vous n’êtes pas capable de
faire un discours
sans LIRE.
Quand des mots viennent du
cœur, on n’a pas besoin de LIRE. Vous n’êtes pas crédibles.
6) Vous militez contre le racisme, mais vous le pratiquez et le
revendiquez
ouvertement. Embauche prioritaire aux Guadeloupéens ? 
Entre un Blanc ou un Asiatique
qui a exactement le profil que je recherche et
un Guadeloupéen qui n’est pas compétent ?
Je choisis sans hésiter
l’étranger qui travaille bien.
Je ne suis pas nèg a tou pris.
Je suis noire et fière de
l’être mais je reconnais la valeur des gens, comme
l’a voulu Martin Luther King, que vous mentionnez si souvent, dans son
fameux
discours, I have a Dream « J’ai l’espoir qu’un jour, mes enfants seront
jugés, non sur la couleur de
leur peau, mais sur leur personnalité »
Je ne me sens pas esclave pour
un sou. Je ne renie pas mon passé. Je sais d’où
je viens mais ce n’est pas mon moteur. Je ne ramène pas le problème de
la race
dans tous les aspects de ma vie.
Y’a des cons partout et c’est
là le seul racisme que je m’autorise : j’aime pas
les cons.
7)
Vous demandez 200 euros net de plus sur les salaires. Comment
un petit
garagiste qui a eu le mérite de vouloir ENTREPRENDRE, pourra-t-il payer
ses
mécanos 200 euros de plus par mois (sans parler des charges sociales
qui paient
ceux qui ne foutent rien), si il n’a pas d’activité justement A CAUSE
DE VOTRE
GREVE.
Vous ne dîtes pas à ceux qui
vous suivent, que les jours de grèves ne sont pas
rémunérés, sauf pour les représentants syndicaux.
Ils vous suivent en bons
moutons de panurge, mais ce n’est pas vous qui paierez
leurs factures, les traites de la Soguafi.
Les prélèvements sur leurs
comptes bancaires ne font pas grève.
Presque tous les dirigeants
des organisations syndicales de chez nous,
travaillent dans le public.
Ce n’est pas l’Education
Nationale, ni la Sécurité Sociale qui mettront la clé
sous la porte demain. Leur emploi est assuré, leurs revenus sont
assurés.
Qu’ils
vous parlent des heures de délégation syndicale.
Mais les petits, qui sont simplement syndiqués, comment feront-ils
?
Je travaille dans le privé, et
après 1 semaine de grève, on voit déjà les
dégâts.
Avec un mouvement qui dure et
perdure, nombre de petites entreprises, qui n’ont
pas les reins solides, seront forcées de mettre la clé sous la porte.
Et voilà le devenir des petits
travailleurs que soi disant vous défendez. Réfléchissez un peu. Quand
vous faîtes grève, faîtes-le de façon intelligente.
Arrêtez de tuer le pays.
En
fait, vous ne recherchez qu’une chose, l’indépendance.
Le jour où la France en aura
marre de ce tonneau des Danaïdes, un trou sans
fond où se déversent aides et subventions, contributions, allocations,
pour une
population toujours en train de pleurnicher parce qu’elle en veut
toujours
plus, elle s’en ira.
Et là vous verrez ceux qui aiment vraiment la Guadeloupe, et ceux qui
recherchent le pouvoir.
Nous avons l’exemple d’Haïti.
Ce sont des noirs qui
s’entretuent, des noirs qui créent le malheur chez leurs
frères Parce que tous ceux qui décident de bloquer le pays aujourd’hui,
qui veulent
faire la pluie et le beau temps, ce sont ceux là même qui seront nos
Papa Doc,
nos Aristide de demain.
Ce jour là, je vous le dis
franchement, AN KA FOUKAN. (Pas besoin de
traduction)J’aime mon pays, mais en ce moment, j’ai honte d’être
Guadeloupéenne,
à cause de certains, qui « parlent en mon nom ». A tous ceux qui
pensent comme
moi, faites le savoir pour revendiquer un droit élémentaire
:
LE LIBRE ARBITRE.
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