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LE FILM DE LA SEMAINE

France-Antilles Guadeloupe 31.01.2009

elie domota

A l'ouverture des négociations, c'est un chabin à l'air presque poupin qui tient le premier rôle, un certain Domota.

Lundi 26 : téléréalité

Le grand débat de la journée, sur les quelques sites où l'on travaille encore, c'est le direct télévisé (une première) des négociations. Elles reprennent, au WTC. Un véritable feuilleton. De la téléréalité. La Guadeloupe regarde dans les yeux ses élus, se battre et se débattre contre le LKP. Singulièrement, c'est un chabin à l'air presque poupin qui tient le premier rôle, un certain Domota. Face à lui, socioprofessionnels, élus et préfet, semblent se justifier.

Un point des négociations est abordé, l'un des plus épineux : le relèvement des minima sociaux et les 200 euros pour les salaires les plus bas.

Le préfet veut un délai pour apporter une « solution concrète » . Réponse mercredi.

Pendant ce temps, le département tourne au ralenti.

Dans la soirée, en marge de la mobilisation, des jeunes s'en prennent aux équipements publics. Ils brûlent les poubelles, renversent des carcasses de voitures, dressent quelques barrages dans la périphérie de Pointe-à-Pitre. Ce sera ainsi, toute la semaine.

Les effets de la mobilisation se font sentir sur l'approvisionnement en énergie électrique. Vingt mille clients sont coupés, EDF note cependant qu'il n'y a pas eu d'actes de sabotage, mais des anomalies techniques.

L'activité au port tourne au ralenti, une large partie des douaniers continue son mouvement de grève. A Fouillole, on apprend que les examens programmés cette semaine sont reportés.

Mardi 27 : dossiers brûlants

Déjà huit jours que la majorité des jeunes Guadeloupéens n'a plus mis les pieds à l'école. L'hôtel de Région et le Département sont entravés, les deux présidents ne tolèrent plus ces barrages. Le feuilleton des négociations se poursuit. La Guadeloupe s'installe devant son téléviseur pour suivre l'évolution des échanges. C'est Victorin Lurel, silencieux le premier jour qui, apporte une première proposition. Il promet d'effacer la taxe sur le gasoil et de baisser l'octroi de mer sur les produits de première nécessité. A une condition : que l'Etat fasse un geste.

Le préfet, sur le principe, n'est pas contre, mais réserve sa réponse... Sur le brûlant dossier du carburant, celui-ci renvoie aux résultats de la commission venue étudier le dossier en début de mois. Une réponse qui a failli tourner au clash. Comme un homme, le LKP se lève, heureusement rattrapé par Jacques Gillot.

Les esprits s'apaisent et chacun attend le lendemain...

v. Lurel

Victorin Lurel promet d'effacer la taxe sur le gasoil et de baisser l'octroi de mer sur les produits de première nécessité. A une condition : que l'Etat fasse un geste.

Mercredi 28 : des mesurettes

En marge de la mobilisation du LKP, la grève des gérants de stations-service, entamée depuis le 19 janvier, pénalise sérieusement l'économie. Les quelques pistes réquisitionnées par la préfecture sont toujours prises d'assaut, par les prioritaires et les autres automobilistes en mal d'essence...

Le tourisme prend un sale coup. Dans le climat actuel, les tour-opérateurs ne peuvent plus commercialiser la Guadeloupe. Les journées commencent à être très longues pour la population, désormais en attente du prochain épisode des négociations télévisées à partir de 16 h 30. Ce mercredi, l'heure est particulièrement surveillée. Chacun attend impatiemment les propositions promises par le préfet. Nicolas Desforges lit officiellement les offres transmises par le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, parmi elles, le versement d'une prime unique de 200 euros, un effort pour baisser les charges sur les salaires... Un catalogue de « mesurettes » selon le LKP et rien de sérieux pour les élus. Agacés par autant d'accusation, le préfet quitte la table des négociations.

Un coup de théâtre, pas vraiment. Nicolas Desforges était venu lire le message d'Yves Jego et avait pris l'option de réunir tout le monde dans le huis clos des commissions de travail, pour plus de sérénité et avancer plus vite.

On revient au format demandé, dès le début, par les collectivités : une réunion « entre Guadeloupéens » . Ces derniers se disent prêts à descendre dans la rue aux côtés du collectif (les maires décident de fermer leur mairie le lendemain). Le LKP reste de marbre et demande à MM. Gillot et Lurel, ainsi que les professionnels de lui faire des propositions écrites...

esso

La grève des gérants de stations-service, entamée depuis le 19 janvier, pénalise sérieusement l'économie.

Jeudi 29 : calme provisoire

Alors que le LKP annonce une nouvelle manifestation et que les élus se réunissent pour débattre, l'activité en Guadeloupe est en berne.

Une journée sans grand mouvement. Le Liyannaj kont pwofitasyon maintient la pression et la mobilisation. Il annonce une manifestation populaire dans les rues vendredi, l'analyse des propositions et, samedi, l'éventuelle reprise des négociations.

A la mairie de Pointe-à-Pitre, les élus aussi font front commun. Jacques Gillot, Victorin Lurel et d'autres se réunissent pour débattre et rédiger les propositions à présenter au collectif.

Pendant ce temps, l'activité en Guadeloupe est en berne. Les écoles sont fermées, l'essence manque terriblement, d'autant que ce jeudi, aucune station-service n'est réquisitionnée.

Vendredi 30 : du jamais vu

boulangerie guadeloupe

Alors que le LKP annonce une nouvelle manifestation et que les élus se réunissent pour débattre, l'activité en Guadeloupe est en berne.

Une journée sans grand mouvement. Le Liyannaj kont pwofitasyon maintient la pression et la mobilisation. Il annonce une manifestation populaire dans les rues vendredi, l'analyse des propositions et, samedi, l'éventuelle reprise des négociations.

A la mairie de Pointe-à-Pitre, les élus aussi font front commun. Jacques Gillot, Victorin Lurel et d'autres se réunissent pour débattre et rédiger les propositions à présenter au collectif.

Pendant ce temps, l'activité en Guadeloupe est en berne. Les écoles sont fermées, l'essence manque terriblement, d'autant que ce jeudi, aucune station-service n'est réquisitionnée.

Vendredi 30 : du jamais vu

Nouvelle marche du LKP, des milliers de personnes sont mobilisées.

la rue defile

La Guadeloupe n'a jamais vu une manifestation d'une telle ampleur.


Le site : http://www.lkp-gwa.org/