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Guadeloupe
: "durcissement" (LKP)
Elie
Domota, leader et
porte-parole du collectif Lyiannaj
klont pwofitasyon (LKP), regroupant syndicats insulaires, organisations
politiques et associations, a annoncé la poursuite "et le
renforcement" de la grève générale qui affecte la Guadeloupe depuis le
20
janvier.
M. Domota, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse, a déclaré
qu'il
n'était "pas étonné" de la déclaration faite un peu plus tôt par
François Fillon sur la situation en Guadeloupe car selon lui le Premier
ministre a "peur de la contagion" dans les autres DOM.
Il a estimé que M. Fillon s'était "adressé au Medef", "qui ne
veut pas dépenser un centime et qui exige de l'Etat qu'il leur donne de
l'argent
pour nourrir les nègres".
S'agissant des mesures confirmées par M. Fillon mardi, il a affirmé que
"tout ce qui a été annoncé, nous aurions déjà du l'avoir, car nous
étions
discriminés".
Le leader du LKP s'est "étonné" de la nomination de deux experts pour
faciliter la reprise du dialogue patronat-syndicats: "il y a des
compétences en Guadeloupe, qui connaissent l'environnement
socio-économique", a-t-il affirmé, citant les noms du directeur
départemental du travail et de son adjoint.
M. Domota a lancé un appel "aux petits patrons" et souhaité "un
plan de relance pour sauvegarder l'emploi et les activités des TPE".
Les différents syndicats de l'énergie, de l'eau et du port, tous
membres du
LKP, ont annoncé un durcissement de la grève générale dans leurs
secteurs pour
les jours à venir.
Ce mouvement pourrait se traduire, comme cela a déjà été le cas, par le
retour
des coupures d'eau et d'électricité.
Sur le terrain, des gendarmes sont intervenus mardi dans la zone
industrialo-commerciale de Jarry pour demander aux commerçants qui
avaient
ouvert de baisser rideau en prévision d'une manifestation de grévistes.
Un défilé de 500 à 600 personnes, selon des estimations de presse, a
ensuite
parcouru la zone en demandant aux journalistes de ranger caméras et
appareils
photographiques "sous peine de les retrouver à la décharge", ont
rapporté des journalistes.
D'importantes files d'attente étaient visibles devant les dix
stations-services
réquisitionnées par la préfecture pour les clients prioritaires
(véhicules de
secours et des professions médicales), pour la première fois mardi
depuis le
blocage de leurs accès la semaine dernière.
AFP
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