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DECLARATION POLITIQUE

LA GUADELOUPE EN MARCHE  DECIDERA DE SON AVENIR

Lauricisque
photo Jean S. Sahaï


La Guadeloupe vit depuis plusieurs semaines une page importante de son devenir. Le mouvement initié par quarante neuf organisations au sein de Liyannaj Kont Pwofitasyion, a depuis le mois de Décembre 2008 déclenché une véritable lame de fond, un puissant mouvement de revendications auquel adhère la grande majorité du peuple Guadeloupéen.

Les organisations syndicales, culturelles et politiques qui composent LKP, représentatives d’un nombre de plus en plus croissant de travailleurs, de chômeurs, de retraités exigent que des réponses concrètes soient apportées en vue d’une amélioration de la qualité de vie de la population guadeloupéenne.

La Guadeloupe est une société bloquée qui refuse de croupir dans les vases d’une histoire imposée.

Le mouvement traduit par son ampleur le refus de notre peuple de se laisser frustrer de son besoin d’être et de vivre en Guadeloupéen.

« La Gwadloup sé tan nou» est devenu le chant de ralliement de tout un peuple, un cri pour exprimer son appartenance, son enracinement dans notre pays

«La gwadloup sé pa ta yo», c’est le refus de se voir exclu de son devenir, de se savoir dominé par une classe sociale nantie de privilèges exorbitants. Mais c’est aussi l’affirmation d’une volonté d’une mutation de notre société.

Le LKP a su élever ce mécontentement en une véritable volonté de repenser notre société et de transformer nos rapports sociaux.

Face à l’Etat, aux présidents des collectivités locales, au patronat et dirigeants d’entreprises, Liyannag a montré sa capacité à défendre pied à pied les revendications soutenues par une très grande majorité du peuple guadeloupéen. Syndicats, partis politiques, associations ont démontré qu’ils sont les représentants d’un peuple en marche qui leur a donné une légitimité certaine. Ils ont désigné à la vindicte populaire ceux, qui avec la complicité de l’Etat asphyxient la Guadeloupe. Ils ont obligé l’Etat à venir négocier sur place en Guadeloupe. Ils ont donné l’occasion à notre peuple de se révéler à lui-même, à sortir du «nou pé pa rété konsa », à affirmer «fo nou mèt tout fos an nou a dan on sel konba».

L’UPLG a été dès le départ partie prenante du collectif. L’UPLG a participé à sa création et elle a adhéré sans réserve à la plate forme de revendications. L’UPLG a respecté scrupuleusement les consignes mises en place pour le bon fonctionnement d’un mouvement d’une telle importance. Nos militants ont participé avec discipline et enthousiasme à toutes les actions engagées.

 L’UPLG appelle à tout faire pour assurer la victoire de notre peuple , de prévoir et continuer  d’assumer le maintien de la  mobilisation populaire .

Il parait indispensable pour notre organisation de faire que la Guadeloupe continue à défendre et à exiger la satisfaction totale de la plate forme présentée et défendue par LKP . Il faut rencontrer les guadeloupéens dans toutes les communes dans toutes les entreprises dans toutes les associations, dans tout ce qui rassemble les guadeloupéens.

Faire que Liyannaj soit au plus près et au contact de notre peuple.

L’UPLG est une organisation politique qui depuis trente ans :

 

Lutte pour l’indépendance de la Guadeloupe, pour l’expression réelle d’un peuple depuis longtemps bafoué et nié.

    Défend la dignité de notre peuple.

Fustige la duperie des politiciens qui n’ont de cesse de tromper les guadeloupéens.

 Accuse les patrons bien souvent étrangers à notre pays, du pillage de notre économie et de l’exploitation honteuse de nos travailleurs.

Participe à toutes les actions qu’elle estime capables de faire avancer la Guadeloupe vers sa souveraineté.

L’UPLG affirme que Liyannag a raison de défendre une plateforme de revendications qui doit améliorer le bien être de notre peuple et surtout, plate forme qui impose le respect, la détermination sans faille des travailleurs et de la société guadeloupéenne, de ne plus être absents des décisions prises quant à son avenir. Mais, il n’est pas de revendications sociales qui ne débouchent pas sur des conceptions politiques d’une société. La Guadeloupe verrouillée dans une dépendance vis-à-vis de la France donc de l’Europe, n’a pas les moyens de répondre aux décisions et aux actions nécessaires à son développement. Il faut rechercher les voies de notre émancipation vers notre souveraineté pour que nous puissions en connaissance de cause définir ce qui nous parait juste pour un projet prenant  en compte nos aspirations à être Guadeloupéens.

Nous venons de démontrer que nous avons la capacité tous ensemble, dans un mouvement unitaire, d’élaborer et de défendre ce qui nous semble nécessaire à notre bien être commun.

L’UPLG est prête, comme elle a toujours affirmé, à œuvrer pour que satisfaction soit donnée à nos revendications. Mais elle est aussi vigilante, fidele à ses objectifs, à ce qu’un changement vers plus de souveraineté soit un des buts d’une Guadeloupe capable de décider de son avenir.

La Guadeloupe est en marche !!!

Elle ne doit pas s’arrêter tant qu’elle n’est pas assise au banc des nations souveraines.

Jean-Marie HUBERT

Militant de l’UPLG,

Conseiller Général,

Secrétaire politique de l’UPPL.

Les signataires 

Henri CORENTHIN, Eric EDINVAL, Guy LONGA, Claude MAKOUK

Secrétaire politique de l’UPPL.

Les signataires 

Henri CORENTHIN, Eric EDINVAL, Guy LONGA, Claude MAKOUKE.