Libre
Parole
TIENNOT GRUMBACH AVOCAT
HONORAIRE, ANCIEN BATONNIER DES
YVELINES.« Soutien et solidarité »
« Je viens
régulièrement en Guadeloupe depuis quinze ans
pour des formations. En ce moment je forme bénévolement les juges
prud'homaux
de l'UGTG. Je suis venu manifester pour apporter mon soutien et ma
solidarité
au peuple guadeloupéen. Ce mouvement reflète ce qui se passe dans tous
les pays
du monde où les travailleurs réclament leur dû et dénoncent les
manipulations
financières » .
HANNAH THOMAS
CHEF D'ENTREPRISE, GOYAVE« Un mal pour un
bien »
« Je me suis
débrouillée pour
venir par mes propres moyens. C'était important d'être à Pointe-à-Pitre
aujourd'hui. Même si c'est dur pour mon entreprise, je pense que c'est
un mal
pour un bien. Ce qui me fait surtout descendre dans la rue, c'est la
misère
dans laquelle vivent les personnes handicapées et puis bien sûr le coût
de la
vie. Trop de gens se font de l'argent sur notre dos » .
ERIC DOMOTA
SALARIE, PETIT-CANAL« Un pays à deux vitesses
»
« Je me suis
arrangé avec un ami
pour venir car je n'ai plus d'essence. Je ne suis pas trop inquiet au
niveau de
mon travail car je pense que les employeurs seront arrangeants avec
nous. Parmi
toutes les revendications, celle qui me tient le plus à cur c'est le
prix du carburant
dont l'opacité du calcul a été démontrée. Nous sommes dans un pays à
deux
vitesses : les très riches et les très pauvres » .
FRED B, ALIAS
F BIGPLASTICIEN, GOSIER« Un avant et un
après janvier 2008 »
« Je suis
venu à pied car pour
moi cette manifestation est un symbole. Il y a longtemps que j'espérais
une
telle mobilisation. Mais ce qui est important, c'est l'après
négociation de
2009. Car il y aura un avant et un après. Pour l'instant nous sommes
dans le
pendant. C'est le moment de nettoyer nos esprits en profondeur pour
proférer
l'avènement de l'après. Il faut que la Guadeloupe se renforce pour
faire partie
du monde » .
PATRICE
BIGORD ENSEIGNANT, MORNE-A-L'EAU« Pour une
nouvelle société »
« Je suis
venu en VTT. Pour moi
c'est normal d'être dans la rue, c'est une cause juste et légitime. A
mon avis
cette grève va devenir un moment historique qui va faire date et
marquer
l'imaginaire collectif. On a déjà en mémoire des antécédents plus
sanglants.
Aujourd'hui, il y a une nouvelle donne. Tout le monde parle de
l'avènement
d'une nouvelle société guadeloupéenne. Nous subissons la crise de plein
fouet,
nous ne devons pas rester des victimes » .
SARAH ALEXIS,
SALARIEE DANS LE TOURISME, LE GOSIER.« On
nous cache des choses »
« J'ai fait
du co-voiturage pour
venir car je n'ai plus une goutte d'essence depuis trois jours. C'est
un
mouvement qu'il faut faire car il concerne tout le monde. Et si l'on
parvient à
obtenir des retombées positives, c'est tout la population qui pourra en
profiter. Ce qui m'a fait descendre dans la rue c'est le problème du
pouvoir
d'achat. D'ailleurs, pendant les négociations, on s'est bien rendu
compte qu'on
nous cache des choses. Il est donc important d'aplanir tout cela pour
que ça ne
soit pas toujours les mêmes qui en profitent »
SYLVIANE,
SALARIE IMPORT-EXPORT, POINTE-A- PITRE« Des
marges exorbitantes »
« J'ai fait
du co-voiturage pour
venir car je n'ai plus une goutte d'essence depuis trois jours. C'est
un
mouvement qu'il faut faire car il concerne tout le monde. Et si l'on
parvient à
obtenir des retombées positives, c'est tout la population qui pourra en
profiter. Ce qui m'a fait descendre dans la rue c'est le problème du
pouvoir
d'achat. D'ailleurs, pendant les négociations, on s'est bien rendu
compte qu'on
nous cache des choses. Il est donc important d'aplanir tout cela pour
que ça ne
soit pas toujours les mêmes qui en profitent ».
France-Antilles
Guadeloupe
photo : K.Mh
Photographies

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