Nou
ka fè jé.
La
Guadeloupe en grève générale depuis le 20 janvier 2009.
Le Coordonnateur pour
« Lyannaj Kont Pwofitasyon »,
Jean-Jacob BICEP Maire Adjoint du vingtième arrondissement de
Paris a
appelé à un « Rassemblement de soutien à la mobilisation du
peuple
guadeloupéen », place des Antilles à 14 heures, le 31 janvier
2009. A cet
appel s’est joint le CollectifDom.
Ce même jour, des
associations
d’Outremer
appelaient à manifester « en résonance solidaire avec tout le
peuple
guadeloupéen en lutte contre la vie chère, le chômage et la pauvreté et
pour un
relèvement des salaires dans le cadre d'une autre politique économique
et
sociale », place de la République à 15h30.
Arrivé place des Antilles
avec quelque retard, quelle ne fut ma surprise de n’y trouver que
quelques
personnes, une cinquantaine. J’ai même pu parquer mon automobile à
quelques
mètres de la place, un samedi après-midi dans Paris.
Surpris certes, mais
malheureusement pas réellement étonné.
Les prises de parole ont
montré une solidarité sans faille avec le collectif « kont
pwofitasyon », la majorité des intervenants ont compris que ce
mouvement
qui se manifeste en grève générale, est une marche vers autre chose que
la
simple demande d’une baisse des prix assortie d’une augmentation de
salaire.
Le jeune maître de
cérémonie a eu cette remarque : Il y a eu mai 67 en Guadeloupe
et mai 68
en France. Nous sommes en janvier 2009, que sera janvier 2010.
La brise glaciale qui
soufflait place des Antilles, m’a incité à me rendre place de la
République.
Arrivé là-bas, les
manifestants s’étaient déjà réunis en cortège pour se rendre place des
Antilles
comme initialement prévu. Mais le retard pris était si grand que la
place des
Antilles était déjà désertée.
Notons, avant d’essayer de
comprendre le pourquoi de ce fiasco, que le groupe de République
comptait
quelques 300 à 500 personnes.
Alors pourquoi si peu,
trop peu de monde ?
A l’évidence, ici en
Hexagone nous ne savons pas mobiliser.
Pour ma part, j’ai reçu
l’invitation à manifester officielle du CollectiDom le 30/01 à
10 :47 h,
celle des Associations le même jour à 13 :25 h. Quant à
l’information
selon laquelle il y avait une manifestation Place des Antilles, je l’ai
su, en
quelque sorte par la bande, le 27/01, me retrouvant en copie d’une
réponse à
une réponse à une, etc…
Deux manifestations sur le
même sujet ! Est-ce le résultat d’une concurrence entre les
associations ? Est-ce la méconnaissance de l’outil
Internet ?
Sur la concurrence entre
associations, n’en sachant rien, je ne me prononcerai pas. Mais deux appels en deux lieux
proches, n’avaient pas
lieu d’être. Le départ du groupe république aurait dû se faire plus tôt.
Il nous faut aussi
constater une certaine méconnaissance de la situation en Guadeloupe de
la part
même de certains qui étaient là, Place des Antilles.
Comment n’ont-ils pas su
que, via l’Internet, les négociations étaient en direct et en continu
sur RFO
Guadeloupe et RCI Guadeloupe ? Comment ne savent-ils pas que
le JT de RFO
Télé Guadeloupe est tous les jours à 6 :30 h sur France Ô à
J-1 ?
Comment se fait-il que le
CollectifDom ayant réussi à faire passer sur RFO Télé, au JT et
certainement en
radio, l’appel à se rendre Place des Antilles.
Tout cela soulève, à mon
sens, quatre problèmes :
- Un intérêt pas assez
marqué de notre part, quoiqu’on en dise, pour ce qui se passe en
Guadeloupe et
dans les DFA d’une façon plus générale.
Je ne demande à ce que
l’on écoute RFO ou RCI en continu sur le Web, quoiqu’en le faisant on
sait ce
qui se passe ici et là-bas, mais au moins un des journaux.
On peut aussi, pour ce qui
est de la Guadeloupe, programmer son magnétoscope pour qu’il enregistre
automatiquement le JT, sur France Ô, à 6 :30 tous les jours.
Et pour ceux
qui ne sont pas en région parisienne, aller sur le site de RFO et
cliquer sur
le lien approprié.
- Une méconnaissance de
l’Internet.
L’outil d’information qui
fait de la planète un village global.
L’outil qui vous permet de
transférer une information en temps réel à tous vos amis et ceux-ci aux
leurs.
- Une inorganisation des
associations.
Il me semble que cette
information aurait dû être relayée par au moins chaque président
d’association
à tous leurs membres.
- Une mauvais
communication entre ici et là-bas, j’imagine qu’il n’y a pas que 400 à
500
personnes qui sont ici en relation avec les connaissances, les amis,
les
parents là-bas.
Si je me trompe sur les
trois derniers points, en d’autres termes si la radio est écoutée, si
les
magnétoscopes sont programmés, si l’outil Internet est assez maîtrisé
et si
l’information passe entre là-bas et ici, nous nous retrouvons
dramatiquement au
point 1.
Jean
Elisabeth LARGITTE
Le Blog de
Jean Largitte
91300
Massy
le 01/02/2009 – 1 :35
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