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PATI
KOMINIS POU
LENDEPANDANS EK SOSYALIZM (PKLS)
Email :
pkls@pkls.org Site
Internet :
http://www.pkls.org
ANSANM ANSANM
POU NOU PLI FÒ !
Depuis 3 semaines les
masses laborieuses, les couches populaires de notre pays hors leurs
conceptions
politiques, philosophiques ou religieuses sont mobilisées massivement,
comme en
Guadeloupe, pour obtenir de meilleures conditions de vie.
Il s’agit d’un puissant
mouvement populaire porté par une détermination très forte de
différentes catégories
sociales, qui veulent un changement de ce qui depuis des décennies,
voire des siècles,
caractérise la société martiniquaise : domination coloniale,
discrimination raciale, exploitation féroce, misère touchant de
nombreuses
familles.
Le
patronat et l’Etat
français ont misé sur le pourrissement et la répression comme en
d’autres
occasions mais ils se sont trompés. La volonté et la forte mobilisation
populaires
ont permis au mouvement et à sa direction de résister aux attaques
multiformes
des ennemis de notre peuple qui agissent sous divers visages.
Le mépris du pouvoir
colonial et des gros patrons, en particulier des békés, envers notre
peuple a
conduit aux incidents qui ont eu lieu depuis la nuit du 24 au 25
février. Ces
évènements étaient prévisibles et sont compréhensibles venant d’une
jeunesse
marginalisée et rejetée par la société actuelle. Les vrais incendiaires
sont
les patrons et l’Etat, ils doivent être tenus pour responsables.
Le comportement du chef
de l’Etat français qui convoque les élus dans son bureau pour ne rien
proposer
de valable en est une illustration de plus qui devrait atteindre
la dignité
de ceux qui sont sensés représenter le peuple et ils auraient dû lui
signifier
que ce sont les pompiers qui vont au feu et non le feu aux
pompiers.
Au PKLS nous avons toujours
affirmé que ce n’étaient pas les élections coloniales organisées dans
notre
pays qui pouvaient amener un changement mais la mobilisation des masses
populaires.
A ceux qui nous rétorquaient qu’il n’y avait que les élections ou la
lutte
armée, la réalité d’aujourd’hui leur apporte la réplique à leur
ignorance vraie
ou simulée.
Durant ce mouvement les
gens qui ont pris conscience de leur force, ont fait peuple et veulent
être
reconnus comme tel avec des droits,
Nous avons toujours dit que
l’éradication de cette peur distillée en nous savamment par le
colonisateur
était une condition nécessaire pour prendre le chemin de notre
libération,
aujourd’hui c’est en train de devenir une réalité.
Le slogan « Matinik sé ta nou, Matinik sé pa ta yo, an bann
pwofitè
volè, nou ké fouté yo déwò ! »traduit le sentiment global et
général face
à la réalité et la volonté de changement ;
Aujourd’hui tout
individu qui se sent Martiniquais est devant sa conscience et doit se
positionner très clairement par rapport à ce mouvement qui est d’une
certaine
manière l’affirmation d’appartenir à un peuple et l’expression de
vouloir ne
plus être des sujets, des jouets, des étrangers dans notre propre pays.
Le PKLS considère que ce
mouvement populaire de résistance est d’une importance majeure et
constitue un
échec pour le pouvoir colonial dans sa politique, mais tant que nous
serons
sous tutelle coloniale, que ce sera l’Etat français qui continuera de
décider
nous ne serons pas nous-mêmes, nous ne serons pas des citoyens libres
et
responsables conduisant leur destin.
C’est pourquoi la
revendication de la reconnaissance et de l’exercice de notre droit à
l’autodétermination
à l’indépendance est fondamentale pour que nous puissions ériger un
Etat
Martiniquais et construire une société de justice sociale en toute
souveraineté, basée sur la solidarité pour que notre peuple puisse
conquérir sa
dignité, son humanité.
Le mouvement
d’aujourd’hui peut permettre de capitaliser des forces pour le combat
essentiel
de demain ; aussi le PKLS appelle toutes et tous, à renforcer
la
mobilisation, à entrainer leurs proches, voisins, collègues à
manifester aux
cotés de leurs frères et sœurs pour faire plier les patrons et l’Etat
français.
Ki yo lé ki yo pa lé nou ké
pran yo !
Martinique
le 25 février 2009
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