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CCIM

CONFLIT SOCIAL FEVRIER 2009

 

Le Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Martinique, impliqué depuis le début des négociations en Préfecture, a tenu à réunir ses collègues, lors d'une réunion spéciale, afin de faire le point sur la situation de conflit que vit la Martinique depuis une semaine.

 A cette occasion, les élus ont souligné les efforts consentis par les partenaires pour aboutir dans la nuit du 10 février à une baisse de 20% sur le prix de 100 produits de première nécessité.

Ils ont exprimé leur vive inquiétude quant au nombre de journées de travail perdues, ainsi qu'à l'anéantissement des efforts personnels fournis par un grand nombre d'entrepreneurs, déjà fortement frappés par les dégâts du cyclone Dean et les effets de la crise internationale.

Soucieux de l'équilibre économique et de la survie des petites entreprises qui composent l'essentiel du tissu économique de la Martinique, ils s'alignent sur la position du gouvernement s'agissant des revendications en matière de hausse de salaires.

Par ailleurs, ils attirent l'attention de chacun sur le fait que les études réalisées par l'institution dans le passé ont démontré, s'il en était besoin, que les augmentations de salaires supérieures à la hausse de l'inflation ne sont pas sans conséquences sur le pouvoir d'achat des salariés et sur l'augmentation de notre dépendance vis-à-vis de l'extérieur. Il serait dommage que, par effet mécanique, deux avantages consentis se neutralisent, au détriment des ménages martiniquais.

Dans le cadre de ses missions d'établissement public au service des entreprises martiniquaises, les services de la compagnie consulaire travaillent à la définition de dispositifs à court, moyen et long terme adaptés à cette situation.

En plus des mesures d'accompagnement mises en place pour les entreprises en difficultés, la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Martinique estime nécessaire :

 

  • le lancement rapide de l'étude globale sur les comportements d'achats des martiniquais, souhaité par la CCIM depuis 2006, pour mieux comprendre les déterminants de ceux-ci.
  • l'organisation de séances pédagogiques, à destination du grand public, pour les familles qui le souhaitent dans la gestion de leur budget.
  • la mise en ouvre d'un programme d'actions en partenariat, avec le Rectorat, pour stimuler l'Esprit d'entreprise chez les martiniquais et notamment chez les plus jeunes

En tout état de cause, la création de l'observatoire des prix, qui constitue un outil indispensable au développement économique, doit être renforcée par la mesure de l'impact des avancées de ce conflit sur les grands équilibres macro-économiques de notre île, étant entendu que la fiscalité locale y a toute sa part.

Enfin la CCIM dénonce avec fermeté les slogans incitant à la haine.

Elle souhaite vivement que toutes les composantes de la population se retrouvent pour bâtir la Martinique de demain et en appelle à une reprise rapide du travail compte tenu des avancées déjà obtenues lors des négociations

Le Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Martinique, impliqué depuis le début des négociations en Préfecture, a tenu à réunir ses collègues, lors d'une réunion spéciale, afin de faire le point sur la situation de conflit que vit la Martinique depuis une semaine.

A cette occasion, les élus ont souligné les efforts consentis par les partenaires pour aboutir dans la nuit du 10 février à une baisse de 20% sur le prix de 100 produits de première nécessité.

Ils ont exprimé leur vive inquiétude quant au nombre de journées de travail perdues, ainsi qu'à l'anéantissement des efforts personnels fournis par un grand nombre d'entrepreneurs, déjà fortement frappés par les dégâts du cyclone Dean et les effets de la crise internationale.

Soucieux de l'équilibre économique et de la survie des petites entreprises qui composent l'essentiel du tissu économique de la Martinique, ils s'alignent sur la position du gouvernement s'agissant des revendications en matière de hausse de salaires.

Par ailleurs, ils attirent l'attention de chacun sur le fait que les études réalisées par l'institution dans le passé ont démontré, s'il en était besoin, que les augmentations de salaires supérieures à la hausse de l'inflation ne sont pas sans conséquences sur le pouvoir d'achat des salariés et sur l'augmentation de notre dépendance vis-à-vis de l'extérieur. Il serait dommage que, par effet mécanique, deux avantages consentis se neutralisent, au détriment des ménages martiniquais.

Dans le cadre de ses missions d'établissement public au service des entreprises martiniquaises, les services de la compagnie consulaire travaillent à la définition de dispositifs à court, moyen et long terme adaptés à cette situation.

En plus des mesures d'accompagnement mises en place pour les entreprises en difficultés, la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Martinique estime nécessaire :

  • le lancement rapide de l'étude globale sur les comportements d'achats des martiniquais, souhaité par la CCIM depuis 2006, pour mieux comprendre les déterminants de ceux-ci.
  • l'organisation de séances pédagogiques, à destination du grand public, pour les familles qui le souhaitent dans la gestion de leur budget.
  • la mise en ouvre d'un programme d'actions en partenariat, avec le Rectorat, pour stimuler l'Esprit d'entreprise chez les martiniquais et notamment chez les plus jeunes

En tout état de cause, la création de l'observatoire des prix, qui constitue un outil indispensable au développement économique, doit être renforcée par la mesure de l'impact des avancées de ce conflit sur les grands équilibres macro-économiques de notre île, étant entendu que la fiscalité locale y a toute sa part.

Enfin la CCIM dénonce avec fermeté les slogans incitant à la haine.

Elle souhaite vivement que toutes les composantes de la population se retrouvent pour bâtir la Martinique de demain et en appelle à une reprise rapide du travail compte tenu des avancées déjà obtenues lors des négociations