|
|
La
grève générale continue à paralyser la Martinique
Commerces, écoles, banques et stations service sont
pour la plupart fermés au sixième jour de grève dans l'île. Les négociations
doivent reprendre dans l'après-midi.
La Martinique est de plus de
plus en plus paralysée,
à son sixième jour de grève générale, mardi 10 février, avec la quasi
totalité
des commerces et des services publics fermés, alors que les
négociations
devaient reprendre dans l'après-midi.
A
Fort-de-France, il était quasi impossible mardi matin de trouver un
café, un
restaurant ou une banque ouverts. Les supermarchés et les hypermarchés
ont
maintenu leurs rideaux fermés. Les fonctionnaires du conseil général se
sont
mis en grève "jusqu'à nouvel ordre".
Manifestation
peu suivie ce matin

L'association des maires de la
Martinique, réunie lundi à l'Hôtel de ville du
Lamentin, a décidé la fermeture de tous les services municipaux, "sauf
pour les urgences".
Les rues
de la ville-capitale mais aussi d'autres communes ne sont plus
balayées et les ordures commencent à s'entasser. Les salariés des
entreprises
de ramassage sont en grève ou les camions sont à court de carburant.
Les pompes
de la plupart des 95 stations services de l'île sont à sec, à
l'exception de celles réquisitionnées par la préfecture qui peuvent
fournir
uniquement les transports "prioritaires".
Les
perturbations sont aussi très fortes dans l'éducation. Selon le
rectorat,
deux écoles sur dix seulement étaient ouvertes. Dans les collèges et
les
lycées, même si certains professeurs assurent les cours, beaucoup
d'élèves ne
peuvent s'y rendre faute de transports en commun, également en grève.
Le
mouvement touche aussi de plus en plus le secteur privé comme les
infirmiers
libéraux qui s'y sont joints mardi.
Une
nouvelle manifestation se déroulait mardi matin à Fort-de-France au
départ
de la Maison des syndicats mais elle a rassemblé peu de monde,
contrairement à
celles de la veille et de jeudi qui ont battu des records de
participation.
La
Réunion: constitution d'un collectif
Un collectif composé de 13
syndicats, partis de gauche et associations a annoncé ce matin à
Saint-Denis la
constitution d'un front en vue de l'élaboration d'une plate-forme de
revendications sur le pouvoir d'achat et l'emploi à La Réunion. Cette
annonce
intervient alors que la Guadeloupe est paralysée depuis trois semaines
par une
grève générale contre "la vie chère" et la Martinique depuis six
jours.
"Il faut passer à la mobilisation dans l'unité. Notre problématique est
la
même qu'aux Antilles" a déclaré le secrétaire général de la CGTR (CGT
Réunion) Ivan Hoareau, lors d'un point presse auquel ont participé les
membres
du collectif.
AFP
|
|