Le PAYS EST A
NOUS , LE PETROLE AUSSI…
La
société
Américaine
R.S.M. production filiale de la GRYNBERG PETROEUM a
reçu du
gouvernement Français, le 05 aout 2005 un
permis
exclusif de recherches d’hydrocarbures
(liquides et gazeux)
dans les eaux territoriales de la Martinique à 80
km au large de la
caravelle.
Sur
une
superficie de 24 000 km2 le ministère de l’industrie et la
DRIRE ont dans
le dos
des élus de la Martinique
donné cette autorisation partant du
principe que le plancher océanique appartient à l’état …
Pour
l’institut
Français du pétrole, ‘’il est
statistiquement probable qu’il y ait du pétrole dans cette zone’’.
Dans
l’arc
antillais, il y a du pétrole à Trinidad et à Porto Rico pourquoi pas en
Martinique ?
La
société
RSM a déjà engagé une première tranche de 6 millions de dollars pour le
lancement des travaux de recherches .Pour elle l’investissement
nécessaire se
situerait autour de 90
millions de
dollars.
Cette même
société mène des travaux d’exploration au Pérou, à Belize, au Cameroun
etc.
La
France ne
dispose aujourd’hui d’aucun gisement en mer !
Du
pétrole au
beau milieu des énergies renouvelables ; le débat est ouvert.
Chaque
Martiniquais doit donner son avis au cœur de cette mobilisation
historique.
Qui
sera
derrière cette affaire pour l’exploitation ?
Ne
cherchez
pas loin :
Total
qui
vient d’engranger 14 milliards d’euros de bénéfices net et
qui impose aux
ménages de la Martinique, une bouteille de gaz à 20,10 euros ?
NOUS
EXIGEONS
QUE TOUTE LA LUMIERE SOIT FAITE SUR LES TRAVAUX DE RECHERCHES QUI SE
POURSUIVENT AU LARGE DE NOS
COTES.
Du gaz dans l'eau au large de la Martinique
Aux Antilles, un gisement d'hydrocarbures sous-marin pourrait
être exploité.

Fort-de-France (Martinique) correspondance
«J'ai souvent pensé : mon Dieu, s'il y avait du pétrole
aux Antilles, on serait à côté de nos pompes à tout jamais.» Est-ce une
coïncidence si Aimé Césaire, le plus renommé des poètes et hommes politiques
martiniquais s'est exprimé ainsi (1) quelques mois avant que soit entamée une
campagne d'exploration pétrolière au large de son île ? Pour lui, la découverte
d'hydrocarbures serait source de trop grande convoitise pour un si petit
«pays»...
Actuellement, les différents services de l'Etat concernés
sont soumis à une ultime consultation, et le dernier feu vert préfectoral
devrait s'allumer fin mai.
Jusqu'aujourd'hui, personne n'avait jamais osé s'attaquer
aux fonds marins des Antilles françaises. L'Institut français du pétrole (IFP)
avait pourtant mentionné, il y a plus de vingt ans, que les bassins
sédimentaires existant au large de ces îles étaient suffisamment anciens et
épais pour contenir des hydrocarbures. Mais ces zones ont le désagréable défaut
d'être situées à plus de 1 000 mètres de profondeur. Une raison suffisante à
l'époque pour que les sociétés pétrolières s'en détournent pour aller prospecter
dans des régions techniquement plus abordables et financièrement plus
rentables...
Mais aujourd'hui, les techniques d'exploration et de
forage ont bien évolué et une société américaine, RSM Production Corporation
(filiale de Grynberg Petroleum), a décidé de se mettre en quête d'or noir
antillais. Le 5 août 2004, un permis exclusif de recherches d'hydrocarbures,
dit «permis de Caravelle», a été accordé à la société par arrêté du ministère
de l'Economie, des Finances et de l'Industrie. La demande avait été effectuée
en 2001. Ce permis couvre une superficie de 24 000 km2, empiétant à la fois sur
l'océan Atlantique et sur la mer des Caraïbes. La société américaine envisage
la découverte de gaz naturel plutôt que de pétrole, mais, selon elle, «il peut y
avoir des surprises. Pour un gisement de ce type, ajoute-t-elle, une taille
significative se situerait autour de 30 milliards de m3 de gaz de réserve.»
Une première campagne sismique (sorte d'échographie du
sous-sol) devrait se dérouler avant la fin de l'année, sur une vingtaine de
jours. Elle ne comporterait, selon RSM, «aucun risque écologique» pour la
Martinique, après étude d'impact, notamment sur les mammifères marins, tels les
dauphins. En Guyane, la société britannique Planet Oil (filiale de l'australienne
Hardman Resources) avait dû, au mois de novembre 2005, interrompre pendant
quinze jours sa campagne sismique pour n'avoir pas tenu compte des retombées
sur certaines espèces animales, notamment les tortues luth...
RSM n'a pas cantonné ses intentions à la Martinique. Une
demande similaire a été déposée en Guadeloupe en 2001 et devrait aboutir après
quelques retards administratifs. Enfin, pour être sûre d'investir complètement
l'éventuelle zone pétrolifère, RSM a déjà entamé des campagnes sismiques à
Sainte-Lucie, Grenade, Saint-Vincent et les Grenadines, des îles situées au sud
de la Martinique, où elle envisage «les premiers forages d'exploration en
2007».
Mais même si tous les «si» ont des échos positifs, il
faudra certainement attendre une dizaine d'années avant que la première
lichette d'hydrocarbure n'apparaisse au large de la Martinique.
(1) Nègre je suis, Nègre je resterai, entretiens avec
Françoise Vergès, Albin Michel, 2005
BERTRAND Anne-Lu
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