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Tisser nos
filets

photo : G. Linfide
Cher ami,
Des textes -parfois superbes- circulent désormais sur le net, appelant
la
Guadeloupe et la Martinique à ne plus dépendre d'autrui.
Mais, ne l'oublions pas, la sagesse humaine des
peuples comporte
également d'extraordinaires richesses susceptibles d'éclairer et de
guider, ici
ou là, les générations du monde d'aujourd'hui.
Il en est ainsi de cette pensée :
« Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour.
Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours. »
Un vieux proverbe chinois attribué à CONFUCIUS rappelle en effet cette
vérité
selon laquelle il vaut mieux apprendre à celui qui a faim à pêcher
lui-même
plutôt que de lui donner chaque jour un poisson.
Il est temps pour nous maintenant d'apprendre à pêcher.
Mais il est une version, moins connue sans doute, de cette maxime venue
de
Chine qui pourrait bien mériter d'être elle aussi retenue :
« Au lieu d'être là devant le fleuve à avoir envie d'un poisson, mieux
vaut
rentrer chez soi et tisser ses filets."
Il est temps pour nous maintenant de tisser nos filets.
Mais encore, prolongeant la réflexion sur ce nécessaire apprentissage
de
l'autonomie qu'il nous revient de mener à bien aux Antilles et en
Martinique,
je dirais même plus, citant CONFUCIUS :
« Une petite impatience ruine un grand projet ».
N'est-ce pas ?
Et, comme on dit chez nous : A +
JPM
*****
Dynamisme éclairé des élites, projet et consensus,
reconnaissance par nous-mêmes de notre recherche
d'identité et de responsabilité,
tels sont les trois principaux ingrédients
de la recette pour un véritable progrès de la Martinique.
Jean-Pierre MAURICE http://allez-martinique.blogspot.com
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