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Antilles
: Yves Jégo est de retour en Guadeloupe
Le
secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer Yves Jégo est attendu en Guadeloupe à
23h30
locales mardi (04h30 mercredi en métropole) et fera une déclaration à
son
arrivée. Son départ dimanche de Pointe-à-Pitre, après une semaine
passée sur
place, avait été mal perçu. La Guadeloupe a connu mardi son 21e jour de
grève
générale. Le collectif LKP, à l'origine du mouvement, a annoncé son
durcissement.
Les
Guadeloupéens risquent d’être
déçus. Car si le
secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo,
retourne bien sur l'île paralysée depuis trois semaines par une grève
générale,
dans ses valises, il ne ramène pas les bonnes nouvelles escomptées par
les
habitants. Seule nouveauté acquise lors de ce retour express en
métropole :
deux médiateurs, le directeur général adjoint du travail, Jean
Bessière, et
Serge Lopez, directeur général du travail d'Aquitaine, qui vont
participer aux
côtés d'Yves Jégo aux négociations salariales avec les partenaires
sociaux.
Car
sur cette épineuse question des hausses salariales pour
les plus démunis, le chef du gouvernement a renvoyé la balle aux
syndicats.
"L'Etat ne saurait, à l'évidence, se substituer aux partenaires sociaux
dans
les responsabilités qui leur reviennent", a déclaré François Fillon
après
une réunion de ministres à Matignon. Le Premier ministre a ainsi opposé
une fin
de non-recevoir à la demande du patronat guadeloupéen de voir l'Etat
financer
la hausse réclamée de 200 euros sur les bas salaires. Il n'est pas
question de
placer l'économie guadeloupéenne "sous perfusion", a expliqué un
conseiller ministériel, en insistant sur la nécessité de développement
"à
long terme" des économies antillaises, où les coûts de production
"sont structurellement supérieurs à ceux de la région".
Une
"très grande déception" pour Victorin
Lurel, député
socialiste et président du conseil général de Guadeloupen après la
déclaration
du Premier ministre, "qui confirme le refus du gouvernement d'engager
le
moindre crédit nouveau pour répondre à la crise sociale dans
l'outre-mer".
"Il y a dans ces départements d'outre-mer un potentiel remarquable
qu'il
nous revient de mettre en valeur avec toutes les forces vives", a-t-il
affirmé. Selon l'entourage d'Yves Jégo, l'effort financier de l'Etat
dépasse
déjà 100 millions d'euros.
Parallèlement,
le Premier ministre a "validé" plusieurs
points acquis par
Yves Jégo pendant son séjour d'une semaine en Guadeloupe. Il a
mentionné à
titre d'exemple le Revenu de solidarité active (RSA), qui sera bien
effectif
dans l'île dès 2009, "la baisse du prix des carburants par anticipation
d'une révision du système en vigueur des prix administrés", "la
revalorisation de 20% des aides à la restauration scolaire, qui
bénéficiera à
250.000 enfants", et "une mesure au bénéfice des titulaires de
l'allocation logement pour alléger le loyer restant à leur charge".
Après
la Guadeloupe, Yves Jégo devrait également faire étape en Martinique, qui
entre dans son sixième jour de grève générale. Les revendications y
sont
sensiblement les mêmes qu’en Guadeloupe : hausse des salaires, baisse
des prix
à la consommation... Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer devrait revenir
à Paris
au plus tard vendredi pour le conseil des ministres.
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