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Yves
JÉGO s’envole vers Paris et crashe
l’image conciliante qu’il avait réussi à donner depuis son arrivée en
Guadeloupe.
Les
élus Guadeloupéens voient ,dans son
départ précipité, une marque de mépris et appelle à la mobilisation
avec le…
LKP !
Jeudi
dernier, le chef de l’État n’a pas
eu un mot, avec la complicité des journalistes, sur la situation en
Guadeloupe.
Georges-Emmanuel
GERMANY, président de
l’ANC (Association Non au Chlordécone) porte plainte le 7 pour “propos
racistes
et révisionnistes” suite aux déclarations de Monsieur Alain
HUYGUES-DESPOINTES
, dans le reportage de Canal+, intitulé “Les derniers maîtres de la
Martinique”.
Voilà
les Guadeloupéens entre soi, face à
eux-mêmes, face à leur Histoire, face à leur présent et, surtout, face
à leur
Futur.
Bien
que l’État, par la voix du ministre
Michèle ALLIOT-MARIE, s’est trouvé piégé par sa propre “com” en
annonçant que
tout ce qui serait signé en Guadeloupe serait appliqué en Martinique ;
Y. JÉGO
précisant que se serait dans tous les D.O.M ; la mobilisation est
telle, en
Guadeloupe depuis 20 jours, en Martinique depuis 4, et la Guyane qui
annonce
qu’elle va s’y mettre que quelque chose sera forcément obtenu.
Mais
que faire de l’augmentation de
salaire, de la réduction des prix et de l’augmentation du pouvoir
d’achat ?
Acheter un 4x4 de plus ? Se précipiter sur le dernier jeu vidéo à la
mode parce
que c’est l’anniversaire du petit ? En d’autres termes,
retomber dans le
consommation outrancière ?
Si
tel était le cas, les Guadeloupéens
continueront à faire la richesse d’une caste, la même depuis des
générations. Un mail, venant de informdom@yahoo.fr,
soulignait qu’un
“homme comme Bernard HAYOT a pu se positionner dans le top des 50
premières
fortunes de France en moins de 20 ans sur une population regroupées
Martinique,
Guadeloupe ne dépassant pas les 800 000 habitants. C'est vous dire les
marges
délirantes ponctionnées sur ces français qui de surcroit ont un pouvoir
d'achat
inférieur à 19% de celui des français de l'Hexagone”.
Les
Guadeloupéens vont-ils continuer ou
être, enfin, responsables ?
Le
silence des patrons lors des
négociations aura été remarqué. Il ne s’agit pas ici des artisans,
patrons de
TPI ou même de PME. La présidente de la CCI a réclamé l’application du
droit au
travail, de même le président du MEDEF, au risque de créer une
situation
d’affrontement physique. Ils se sont manifestés sur ce registre, mais
depuis
l’arrivée de Y. JÉGO, silence. Le secrétaire d’État arrive avec des
solutions
et au moment de les acter, il est rappelé. C’est que l’augmentation de
salaire
va coûter cher, très cher surtout si appliqué à tous les D.O.M. L’État
est
piégé par ses effets d’annonce, est je le crains certainement piégé par
ses
complicités dans les… Îles.
Ces
patrons, grands patrons que nous
n’avons pas entendu, que faisaient-ils depuis vingt jours ? Quelles
tractations
avec l’État ont-ils mis en branle ceux-là qui ne veulent rien lâcher ?
L’État
va-t-il réussir à les faire céder ?
Mais
le Guadeloupéen, face à son Futur,
n’est-il pas temps, pour lui, de l’imaginer et de lui donner forme ?
Depuis
20 jours, on ne meurt pas de faim
en Guadeloupe malgré les supermarchés fermés. Les agriculteurs
redécouvrent
d’autres formes de ventes et les gens d’autres endroits où acheter.
C’est
peut-être une voie, en tout cas, assurer les besoins essentiels sans
supermarché. Avec les augmentations de salaire, aller chez
l’agriculteur et
chez l’artisan-pêcheur. Réduire la taille de son automobile et réduire
sa
consommation d’essence, par exemple, sinon la basse annoncée pour le
lundi 9
fera long feu.
Chacun
peut apporter sa pierre.
Les
Collectivités aussi, en facilitant
l’existence de coopératives agricoles et la vente directe, en aidant en
priorité les créations d’entreprises par les locaux, mais surtout pas
dans un
esprit de profit éhonté à tout prix basé sur la croyance en un profit
indéfini
et exponentiel. Plus politiquement, en gérant la Guadeloupe comme une
seule
entité, je dirais même comme une seule et unique commune.
Ce
ne sont là que quelques réflexions et
je ne prétends pas détenir la solution-miracle, mais le changement de
comportement se fait pressant. La crise, venant des États-unis montre
les
limites du système.
D’ici
50 ans ou peut-être moins, le prix
du pétrole sera tel qu’aucune grève générale n’en fera baisser le prix,
alors
la Guadeloupe doit s’organiser pour éviter toute émeute de la faim.
Jean Élisabeth LARGITTE
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