° Articles
France
- Le
spleen des ménages français. - France:
la consommation des ménages décroche - Les
prix de l'alimentation flambent - La
hausse des prix inquiète les Français - A
qui profitent les hausses ? - Soupçons
d'entente chez les géants du poulet - Une
hausse des prix -
Cinq raisons qui expliquent - Une
centaine d'enquêtes sont en cours -
L'enquête sur la flambée des prix alimentaires - La
flambée des prix se poursuit dans les rayons -
Faire ses courses au mauvais endroit - Flambée
des prix : à qui la faute ? - Flambée
des prix - Les
Français limitent leurs dépenses - L'inflation
poursuit son envolée - Pouvoir
d'achat -
Plus de 50% de la population est endettée - Avec les records
de l'or - Entendu
à la radio et ailleurs
Antilles
- Hausse
sensible des prix - Haïti-Vie
chère - Haïti/transport -
Haïti-cherté
de la vie - Haiti
: Emeutes de la faim - Haïti -
Manifestations -
Haïti
- La faim
Monde
- Monde
- La hausse des prix est planétaire - La
flambée des prix du riz inquiète -
Hausse
des prix: les Sénégalais… - INDE • Fausses
bonnes mesures contre l'inflation - Yémen:
plus de 10.000 manifestants - Cherté
de la vie : Les Ivoiriens… - Huile
rationnée -
Emeutes contre la faim - USA
: Le krach arrive -
Ennemi du blé détecté en Iran
- Comparatif
(pps)
Découvrez le magazine dont
l'édition spéciale est consacrée au carnaval
Visitez
le magazine dont l'édition spéciale est consacrée à la Saint Valentin.

Parcourez l'édition
spéciale du magazine pyepimanla qui parle du projet mémoriel
de Nicolas Sarkozy.

|
Flambée des prix : à qui la faute ?

Les
fournisseurs attaquent les distributeurs qui leur renvoient la balle. Les
associations de consommateurs et les hommes politiques s'en mêlent.
Pour le quatrième mois consécutif, la
valse des étiquettes se poursuit. Distributeurs et fournisseurs de la grande
consommation tentent de justifier la flambée des prix en se rejetant la
responsabilité. La Confédération générale des petites et moyennes entreprises
(CGPME) déclare ainsi que les fournisseurs sont «responsables mais pas
coupables». Et de rappeler que «depuis le 2 janvier», les distributeurs ont la
possibilité d'intégrer «dans leurs prix de vente les avantages qu'ils ont
négocié auprès de leurs fournisseurs.» Pour baisser les prix, ces derniers
devront baisser leurs propres marges, estime la CGPME. Les enseignes de la
grande distribution attendent elles «plus de souplesse, plus de transparence»
pour négocier. Selon Frank Rouard, président de la société de pâtes Alpina
Savoie, «on répercute la hausse des matières premières. C'est une question de
survie et absolument pas d'abus. Aujourd'hui, l'offre de blé est en deçà de la
demande, la hausse des prix durera jusqu'à la prochaine récolte.»
Les regards se tournent alors vers les
agriculteurs. «C'est intolérable», a répondu ce matin le ministre de
l'Agriculture, Michel Barnier, au micro d'Europe 1. «Je n'accepterais pas que
l'on montre du doigt les agriculteurs dans ce problème», a-t-il averti. Il est
vrai que la hausse des matières premières a dopé le revenu des producteurs de
céréales ces derniers mois, au détriment des éleveurs, notamment de porcs.
Ainsi, ils étaient 3 500 à manifester le 19 février dernier pour dénoncer la
hausse du prix de l'aliment des cochons. Et de s'interroger : où «sont les
marges lorsque le prix moyen payé au producteur est de 1.20 €/kg pour une
viande fraîche qui se retrouve en rayon entre 6 à 8 €.» Même son de cloche à la
Coordination rurale. «Le prix du lait au paysan producteur a augmenté, mais
sans commune mesure avec la hausse du prix au consommateur», explique le
directeur de la communication, Christophe Lefebvre.
Distributeurs et fournisseurs dans le
même panier
Pour le secrétaire d'Etat à la
consommation et au Tourisme, Luc Chatel, cela s'explique parce que «pendant
trop longtemps, on a laissé les distributeurs et les industriels» s'arranger
entre eux. Même sentiment pour Marie-Jeanne Husset, directrice de la rédaction
du mensuel «60 millions de consommateurs », pour qui «la hausse des matières
premières profite» aux industriels et distributeurs. La Fédération du commerce
et de la distribution rejette l'argument, expliquant qu'il faut réformer «les
lois Raffarin et Royer qui bloquent tout. » La première limite l'implantation
de la concurrence en abaissant de 1 000 (loi Royer) à 300 mètres carré la
surface légale pour ouvrir un supermarché. Ces lois devaient préserver le
commerce de proximité. Aujourd'hui, leur effet sur les prix est remis en
question.
Manque de concurrence, selon l'Europe
Ainsi, les associations de consommateurs
dénoncent le monopole de la grande distribution. L'UFC-Que Choisir et la CLCV,
en tête, estiment que les trois plus grandes enseignes (Carrefour, Leclerc et
Auchan) sont en situation de quasi monopole dans certaines régions de France.
Selon la présidente de la CLCV, Reine-Claude Mader, «lorsqu'il y a trois
enseignes différentes dans une région, les prix sont beaucoup plus intéressants
que quand il y en a une ou deux.» Un avis partagé par cinq eurodéputés, parmi
lesquels Harlem Désir (Parti socialiste européen), qui demande à l'Europe
«d'enquêter sur les conséquences de la concentration du secteur européen de la
grande distribution.» Sur le territoire européen, «la grande distribution est
de plus en plus dominée par un petit nombre de chaînes de supermarchés telles
que Carrefour et Leclerc», estime Harlem Désir . Les services de la concurrence
de la Commission européenne auront ainsi à charge de mettre à jour les
éventuelles pratiques non concurrentielles des supermarchés et en particulier
«tout abus lié au pouvoir d'achat.» Guirec Gombert source
|
|