° ArticlesFrance
- Le
spleen des ménages français. - France:
la consommation des ménages décroche - Les
prix de l'alimentation flambent - La
hausse des prix inquiète les Français - A
qui profitent les hausses ? - Soupçons
d'entente chez les géants du poulet - Une
hausse des prix -
Cinq raisons qui expliquent - Une
centaine d'enquêtes sont en cours -
L'enquête sur la flambée des prix alimentaires - La
flambée des prix se poursuit dans les rayons -
Faire ses courses au mauvais endroit - Flambée
des prix : à qui la faute ? - Flambée
des prix - Les
Français limitent leurs dépenses - L'inflation
poursuit son envolée - Pouvoir
d'achat -
Plus de 50% de la population est endettée - Avec les records
de l'or - Entendu
à la radio et ailleurs
Antilles
- Hausse
sensible des prix - Haïti-Vie
chère - Haïti/transport -
Haïti-cherté
de la vie - Haiti
: Emeutes de la faim - Haïti -
Manifestations -
Haïti
- La faim
Monde
- Monde
- La hausse des prix est planétaire - La
flambée des prix du riz inquiète -
Hausse
des prix: les Sénégalais… - INDE • Fausses
bonnes mesures contre l'inflation - Yémen:
plus de 10.000 manifestants - Cherté
de la vie : Les Ivoiriens… - Huile
rationnée -
Emeutes contre la faim - USA
: Le krach arrive -
Ennemi du blé détecté en Iran
- Comparatif
(pps)
Découvrez le magazine dont
l'édition spéciale est consacrée au carnaval
Visitez
le magazine dont l'édition spéciale est consacrée à la Saint Valentin.

Parcourez l'édition
spéciale du magazine pyepimanla qui parle du projet mémoriel
de Nicolas Sarkozy.

|
Flambée des prix des produits alimentaires ces trois derniers
moisTous les produits à base
de céréales sont touchés par la hausse
Selon 60 millions de
consommateurs, les prix du beurre, des yaourts ou des pâtes se sont envolés de
5% à 48%. La hausse des matières premières n'explique pas tout.
Les prix des produits
alimentaires ont explosé de novembre à janvier, jusqu'à +48% selon l'Institut
national de la consommation, mais la hausse des matières premières ne justifie
pas une telle flambée selon l'INC, les producteurs agricoles et associations de
consommateurs.
Selon le numéro de mars de
60 millions de consommateurs, mensuel de l'INC à paraître mardi, beurres,
yaourts, pâtes, céréales, biscottes, pains de mie, riz et autres jambons ont vu
leurs prix s'envoler de 5% à 48% entre novembre et janvier. Sur 1.055
références de produits laitiers et céréaliers comparés, près de la moitié ont
augmenté, dont 200 de plus de 10%. Moins de 60 références ont baissé "de
quelques pour cent", selon l'observatoire de l'association.
"La flambée des matières premières ne peut justifier des hausses d'une
telle ampleur, et cela a continué en février", souligne Marie-Jeanne
Husset, directrice de rédaction du mensuel. "Le prix du lait ne représente
que le tiers du prix final du yaourt. Comment expliquer que certains yaourts
aient augmenté de 40%?", s'étonne-t-elle. Le cabinet Nielsen Panel montre
de son côté une augmentation globale des prix en janvier, pour le quatrième mois
consécutif, avec des hausses de plus de 10% pour les pâtes, les oeufs et le
lait. La flambée devrait durer encore quelques mois selon Nielsen et l'Institut
national de statistique (Insee), qui vient d'annoncer que les prix à la
consommation en France ont augmenté de 2,8% sur les douze derniers mois, un
record d'inflation depuis mai 1992. Leclerc prévoit une hausse de 4% en 2008.
Distributeurs et industriels s'accusent mutuellement de la flambée des prix. Le
patronat des PME (CGPME), qui rappelle que les cours du blé ont grimpé de 72%
et des oeufs de 36% en un an, estime que les industriels "n'ont d'autre
choix que de répercuter" ces hausses, mais rend les distributeurs
"coupables" de la flambée. Le patronat des distributeurs (FCD)
rétorque que "certaines hausses de tarifs d'industriels ne sont pas
justifiées". "Il y a une manipulation dans le discours des
industriels et des distributeurs. La hausse des matières premières profite aux
uns et aux autres", estime Mme Husset.
Une réforme de la loi régissant les relations entre distributeurs et
industriels va intervenir au printemps, mais pour les associations de
consommateurs elle risque d'avoir un effet limité. UFC-Que Choisir et la CLCV,
autre association de consommateurs, estiment que la nouvelle loi doit s'accompagner
d'une autre réforme, qui règlerait le problème de quasi monopole d'enseignes
comme Leclerc, Carrefour ou Auchan dans certaines régions en France. "Il
n'y aura pas de baisse des prix sans transparence des tarifs auxquels les
produits sont vendus aux distributeurs. Ils devraient être rendus publics.
Actuellement, le système de fixation des prix est très opaque", ajoute
Christian Huard, président de la fédération ConsoFrance.
Et les producteurs, qui ont vu leurs revenus dopés de 12% en 2007 grâce à la flambée
des cours des matières premières, ne souhaitent pas s'arroger la responsabilité
de l'inflation en magasin. "Le prix du lait au producteur a augmenté, mais
sans commune mesure avec la hausse du prix au consommateur", indique
Christophe Lefebvre, directeur de la communication de la Coordination rurale.
"La flambée actuelle des prix, c'est l'éternel problème de l'évolution des
tarifs entre les producteurs, les intermédiaires et les distributeurs: chacun
prend sa marge", conclut Thierry Pouche, responsable du service d'études
économiques à l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture.
(AFP) |
|