Haïti/transport : la vie chère répercutée sur le coût
du transport
Jonas Laurince
La hausse des prix des
produits pétroliers est la cause de l’augmentation des tarifs de transport en
commun sur les différents circuits de la zone métropolitaine ce qui met à
couteaux tirés chauffeurs et passagers.
Dans un tap tap de Carrefour des passagers
expriment leur mécontentement quand le chauffeur les avertit de l’augmentation
des prix du transport. « La semaine prochaine avec 20 gourdes vous ne pourrez
plus être en mesure de payer le transport ! », lance-t-il d’un ton sévère. Les
passagers répliquent par des propos durs.
Jeudi matin, sur la route de Pétionville,
les pasagers ont des avis partagés suite à l’annonce du conducteur de
l’augmentation du trajet Port-au-Prince – Pétionville, passant de 10 gourdes à
13 gourdes. « Certains chauffeurs exigent des passagers un tarif de 15 gourdes,
moi je ne vous exige que 13 gourdes. Cependant vous pouvez me donner 10 gourdes
si vous n’avez pas le tarif exigé ».
Ce chauffeur qui affirme être le père de
quatre enfants se dit conscient de la situation dans laquelle vit la population
haïtienne. Concernant le nouveau tarif des prix du trajet Port-au-Prince –
Pétionville, il affirme qu’ils (les chauffeurs) ont augmenté les prix du
transport à cause du coût de la vie. « Vous avez vu à maintes reprises que
malgré l’augmentation des prix des produits pétroliers le tarif était le même,
maintenant avec cette inflation, nous n’aurions rien pour nourrir notre famille
», se plaint-il.
Certains passagers reprochent aux
autorités et aux hommes d’affaires d’être responsables de la vie chère qui
frappe la population haïtienne. D’autres, par contre, des chrétiens sans doûte,
croient qu’il s’agit de l’accomplissement des prophéties bibliques. « C’était
écrit », commentent-ils. A la fin des temps il y aura de la famine ! ».
Le chauffeur, quant à lui, reproche le
manque de solidarité de ses collègues. « Quand nous sommes en grève, il y
toujours quelquechauffeurs qui circulent comme si cela ne les concernait pas »,
commente-t-il. « Nous devons être comme nos ancêtres qui avaient fait 1804 ! »,
poursuit-il.
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