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Numéro special élection

Et hop, un petit tour puis s’en vont !

les  affiches des candidats à l'election presidentielle

Les dés sont jetés ! Les Français massivement ont voté  au premier tour de l’élection présidentielle, un taux  de participation proche de 85 %, 3 millions d’inscrits supplémentaires sur les listes électorales.

Cette forte mobilisation laisse croire que les Français se sont réconciliés avec la politique.

De ce scrutin du premier tour,  arrive en tête le candidat de l’UMP : Nicolas Sarkozy, totalisant 31 % des suffrages. Il abordera le second tour en position de grand favori, car son score frise le plébiscite et  d’aucuns disent que les carottes sont cuites.

La candidate socialiste, un peu gaffeuse, peu aidée par les  « éléphants » de son part, qui lui ont savonné la planche, plus que de raison,  a quand même réussi à se qualifier pour le second tour  avec un score frisant les 26 %.

Malgré l’avantage notable et certain de Nicolas Sarkozy par rapport à Ségolène Royal, l’élection n’est pas gagnée pour le candidat de l’UMP, car le score élevé de François Bayrou (18,55 %),    rend le second tour plus ouvert qu’il n’y paraît, d’autant que « le 6 mai pourrait tourner au « référendum pro ou anti-Sarkozy », autour d'une personnalité qui, malgré sa force, « pose problème » à beaucoup, selon le politologue Roland Cayrol. « Je ne connais pas de précédent concernant un futur président potentiel qui provoque tant de haine et de rejet », jugeait Dominique Reynié, chercheur en sciences politiques. Néanmoins, soulignait l'analyste Dominique Moïsi, « si on ajoute l'extrême droite, la droite et la moitié du centre, Sarkozy est en position extrêmement confortable ».

Ce premier tour a vu le recul du vote frontiste, qui s’est stabilisé aux environs de 11 %, un score relativement faible pour ce parti, qui en 2002, dont le candidat Jean Marie Le Pen  accéda au second tour de l’élection présidentielle avec 17 % des suffrages, et aujourd’hui se retrouve à son niveau des élections européennes de 1984, ce qui s’apparente à un échec flagrant.

Outre ces 4 candidats, aucun autre n’a franchi la barre des 5 %,  ouvrant droit au remboursement des frais de campagne.

En tête de ces « petits candidats » Olivier Besancenot  qui  a convaincu 4, 11 %  des électeurs. Il peut se féliciter de ce score qui installe dans le paysage politique la ligue communiste révolutionnaire.

Philippe de Villiers quant à lui  fait un score de 2,2 %, obtenant presque un million de suffrages.

Le parti  communiste va de mal en pis, et poursuit son déclin,  M.G Buffet totalise 1,9 % des voix. Les verts obtiennent un score relativement faible, 1, 5 %, Dominique Voynet le met sur le compte du vote utile. Quant à Bové, 1, 3 %, Nihous, 1,1 % et le candidat des maires  0 , 5 %, ils n’émergent pas de cette campagne.

Ni la gauche ni la droite ne peut prétendre gagner à lui tout seul, on constate qu’aucun parti pour l’heure n’appelle à voter pour Nicolas Sarkozy, donc rien n’est joué, les compteurs sont remis à zéro, même si  Bayrou détient les clés,  toutefois ce seront les 44 millions d’électeurs qui décideront du vainqueur.

Tony Mardaye

Les résultats en Outre-mer

electeur guyanais
Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle en Outre-mer, région par région.

Guyane
Le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy est arrivé nettement en tête du premier tour de la présidentielle en Guyane, avec 41,35% des suffrages, devant la candidate socialiste Ségolène Royal (32,53%). Les deux candidats totalisent près des trois-quarts des voix après le scrutin qui a eu lieu samedi 22 avril. Dans le département, les autres candidats sont nettement distancés : François Bayrou totalise 12,51% des suffrages tandis que Jean-Marie Le Pen recueille 5,51% des voix.

Guadeloupe
Dans ce département, Nicolas Sarkozy arrive en tête avec 42,63% des suffrages. Ségolène Royal réalise un score de 38,27% tandis que François Bayrou atteint 8,51%. Jean-Marie Le Pen est, quant à lui, loin derrière avec 3,18%, juste devant Olivier Besancenot à 2,55% des suffrages.

Martinique
La Martinique, contrairement aux deux autres départements de la région, a préféré le vote Ségolène Royal qui atteint 48,49% des suffrages devant Nicolas Sarkozy (33,76%). En troisième position, François Bayrou atteint les 8,62% des suffrages, très loin devant Olivier Besancenot (2,54%).

En 2002, dans ces trois départements, la candidate Christiane Taubira, qui s'était présentée sous l'étiquette du Parti radical de gauche (PRG), avait bénéficié d'une très grande popularité. Elle était en effet arrivée en tête en Guadeloupe et en Guyane, devant Jacques Chirac. Bien que pour cette présidentielle la députée guyanaise ait rejoint le camp socialiste, le vote guadeloupéen et guyanais s'est plutôt reporté sur le candidat Sarkozy. Seule la Martinique, qui avait portée Christiane Taubira à la troisième place en 2002, a largement préféré le vote Ségolène Royal pour le premier tour de cette élection.

Saint-Pierre et Miquelon
Au coude à coude, Ségolène Royal (26,64%) et Nicolas Sarkozy (24,93%) se partagent la victoire de ce 1er tour. François Bayrou s'impose en troisième homme avec 23,03% des suffrages. Jean-Marie Le Pen totalise quant à lui 6,70% des suffrages.

Nouvelle-Calédonie
Sur le caillou, Nicolas Sarkozy prend la tête de ce 1er tour avec 49,74% des suffrages. Ségolène Royal ne parvient pas à la moitié de ce score avec ses 23,73% tandis que François Bayrou totalise 8,85% des suffrages. Fait unique pour cette élection en Outre-mer, José Bové est en quatrième position avec 5,88% des suffrages. Le candidat altermondialiste est talonné de près par Jean-Marie Le Pen (5,67%).

Polynésie française
Dans l'archipel polynésien, c'est Nicolas Sarkozy qui l'emporte avec 45,23% des suffrages exprimés. Proche de lui, Ségolène Royal atteint les 41,68%. Très loin derrière, François Bayrou totalise 7,15% des suffrages tandis que Jean-Maris Le Pen ne réalise que 1,90%.

Wallis et Futuna
Nicolas Sarkozy totalise 43,55% des voix aux îles Wallis et Futuna. La candidate socialiste atteint 39,46% des suffrages tandis que François Bayrou devient le troisième homme avec 11,20% des suffrages. Loin derrière, Jean-Marie Le Pen obtient 1,20% des voix.

La Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Wallis et Futuna ont très largement voté pour Jacques Chirac en 2002. C'est aussi en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie que Jean-Marie Le Pen a réalisé ses meilleurs scores lors du 2ème tour face à Jacques Chirac.
Pour cette présidentielle, le vote a droite s'est confirmé puisque Nicolas Sarkozy y est arrivé en tête. Mais cette fois, c'est François Bayrou qui a investi la place de troisième homme, laissant Jean-Marie Le Pen loin derrière avec des scores très inférieurs à la Présidentielle de 2002.

La Réunion
L'île de La Réunion a opté, comme en 2002, pour le vote de gauche puisque Ségolène Royal réalise un score de 46,23% des suffrages. Nicolas Sarkozy totalise 25,08% des suffrages devant François Bayrou qui atteint les 13,28%. Jean-Marie Le Pen atteint la quatrième place (4,88%).

Mayotte
Les Mahorais ont choisi Ségolène Royal (25,52%). Nicolas Sarkozy se trouve juste derrière avec 23,32% des suffrages. François Bayrou atteint quant à lui les 21,43% très largement devant Jean-Marie Le Pen (3,48).

En 2002, les électeurs Mahorais avaient très largement voté à droite en accordant 43 % des suffrages au candidat Chirac. Aujoud'hui, le vote est donc beaucoup plus nuancé et voit même passer la candidate socialiste en tête. Il y a cinq ans, les Réunionnais avaient choisi Lionel Jospin malgré un coude à coude très serré avec Jacques Chirac. Pour cette élection, le vote est resté à gauche mais le candidat centriste, François Bayrou à réussi à briguer la troisième place dans la logique les sondages nationaux qui le plaçaient dans cette position.

Timothy Mirthil
 le 22 avril 2007


Manifestation

collectifdom

Le Collectifdom  appelle à une grande marche nationale de l’outre-mer  entre les deux tours de l’élection présidentielle, le 28 avril 2007  à 14 h. Le départ aura lieu à République et l’arrivée s’effectuera à Nation.

Seul Dieu  sait, combien elle a besoin de vous !

segolene

A frayer avec des thèses identitaires, elle a fâché pas mal de monde. Sa qualité de femme n’y est pour rien, finalement peut-être que si, lorsque l’on regarde de la manière dont Besson s’en ait pris à elle, un peu comme un amant éconduit.

Beaucoup de ressentiment, de jalousie autour d’elle, elle n’est vraiment pas aidée.  Et même si elle perd, elle n’aura pas à rougir, elle aura fait mieux que Jospin, puis elle n’aura qu’à créer son parti et laisser les « éléphants » que dis-je, les serpents s’entre-tuer.

martiniquaise
Le numéro normal est toujours en ligne : ici
12 semaines de prières pour la Guadeloupe

pour la guadeloupe


Les Guadeloupéens ont voté  et choisi à plus de 42 %  Nicolas Sarkozy, ce qui peut être vu,  comme une contre performance et un échec personnel pour Victorin Lurel, président socialiste de la Région.

A l’annonce  du score de Nicolas Sarkozy, l’historienne se trouvant à mes côtés, eut cette phrase : «les Guadeloupéens ont 3 de QI, ils perçoivent les élections présidentielles au travers du prisme de leurs petites préoccupations... » 

En effet,  depuis des années, des problèmes migratoires semblent dominer les débats, déchaîner les passions et  conduisant certains « groupes ibonesques » à mener des ratonnades à l’encontre des Haïtiens.

La présence des populations haïtiennes et  dominicaines,  n’est pas acceptée, elles se voient imputer  toutes les dérives et les malheurs de cet archipel. 

Nous avons vu circuler en avril 2005, une pétition de  Radio Contact, qui faisait  savoir qu’elle avait recueilli 30 000 signatures contre l’arrivée des « boat people » haïtiens débarquant en Guadeloupe. Et au final, ils ont atteint presque 40 000 signatures, quand on sait que la population totale de la Guadeloupe avoisine les 400 000 habitants, on mesure que ce que peut représenter 40 000 pétitionnaires. 

Alors, pas étonnant  que le discours sécuritaire de Nicolas Sarkozy ait séduit  une population,  qui se montre à bien des égards intolérante, raciste et conflictuelle.

Bien qu’indéfendable aux yeux de beaucoup de Martiniquais (si on se réfère à ce que nous avons pu lire sur les forums antillais), la sociologue me fit cette confidence : «Je crois, au risque de vous étonner, que ce sont les métros qui font ces scores, comme en Calédonie et Tahiti.  »

Je ne serai pas aussi magnanime, ni ne chercherai à les disculper, je dirai : la Guadeloupe n’est pas un pays, les Guadeloupéens ne forment pas un peuple, la Guadeloupe est une tragédie. Et c’est pour cela, qu’une initiative a été lancée : 12 semaines de prière pour la Guadeloupe, car « nombre de conflits trouvent leurs racines dans l’absence de pardon, la rancœur ».

Alors, j’invite tous les chrétiens et au-delà,  à prier pour nos frères guadeloupéens qui se vautrent dans les fanges de l’intolérance et de la xénophobie. Puissent-ils s’ouvrir à la compassion, donc à l’autre.

Evariste Zephyrin

Le vote « métro » en Martinique

metropolitains

Il existe une sorte de tabou à la Martinique concernant ce qu’on peut appeler le « vote métro » alors que dans l’Hexagone, journalistes, sondeurs et politologues n’hésitent pas à étudier celui des banlieues, des musulmans ou de la communauté juive. Ce tabou s’appuie sur une peur, celle d’être traité de raciste, chose pour le moins curieuse de la part d’un peuple qui a été victime de cette abomination pendant 3 siècles. De même, il semble interdit de comptabiliser la présence métro dans notre pays alors que dans l’Hexagone, les statisticiens nous disent sans aucun complexe qu’il y a, par exemple, 3 millions de Maghrébins ou 1 million de « Domiens ». Notons que le magazine « Le Naïf » évalue régulièrement la présence métro en Martinique à 80.000 personnes, ce qui peut sembler exagéré, celle-ci devant plus probablement tourner autour de 60.000 (chiffre tout de même considérable pour un pays de 390.000 habitants).

Le vote des présidentielles 2007 révèle en tout cas et sans discussion possible l’existence d’une communauté métro et son enracinement durable dans notre pays. Cela peut se voir à deux phénomènes :

- le fait que le score de François Bayrou ait été multiplié par dix comparativement à celui de 2002.

- le fait que celui d’Olivier Besancenot ait triplé.

En effet, les 18.000 voix obtenues par F. Bayrou ne peuvent pas venir de l’influence d’un parti inexistant à la Martinique, un parti qui ne dispose pas d’assise territoriale, même pas d’un maire puisque celui de Case-Pilote n’est qu’apparenté UDF comme l’a rappelé lui-même Jean-Marcel Maran sur le plateau de RFO. Quand on sait l’influence des maires, conseillers généraux et régionaux sur les orientations de vote de notre population, on est obligé de se demander la raison de cette divine surprise bayrouiste. La réponse n’est pas difficile à trouver : Bayrou a bénéficié des voix d’une grande partie de la communauté métro de la Martinique.

S’agissant d’Olivier Besancenot, il y a de quoi sourire quand on voit les dirigeants du groupusculaire GRS se féliciter que plus de 4.500 jeunes aient voté pour le candidat de la LCR. Là encore, il serait risible de rapporter ce triplement du vote besancenotien à un quelconque impact des derniers dinosaures trotskystes locaux sur notre jeunesse. Sinon, cela se saurait : leur journal serait distribué et lu, leurs prises de position commentées autour des lycées ou sur le campus de Schoelcher. En réalité, le vote LCR autochtone a tourné, comme d’habitude, autour de 1.500 voix auxquelles ce sont ajoutées 3.000 autres qui ne peuvent provenir que de la jeunesse métro locale, celle précisément dont les parents ont voté…Bayrou.

Jusqu’à ces dernières années, les Métros, qui ne constituaient pas encore une communauté significative, se divisaient, électoralement parlant, en deux groupes, cela de façon presque mécanique : ceux, la majorité, qui étaient (viscéralement) attachés au maintien du statut-quo départementalo-régional et ceux, minoritaires, qui étaient favorables à une forme d’autonomie au sein de la république française. Or, aujourd’hui, on retrouve parmi eux presque tout le spectre des opinions existant en France, ce qui explique la flambée bayrouiste et le frémissement besancenotien de dimanche dernier en Martinique.

On ne saurait que conseiller à nos cher politologues locaux de sortir un peu de leur frilosité et de se pencher sur ce phénomène nouveau. A savoir que désormais, il existe une vraie communauté métro à la Martinique et qu’elle est traversée, comme toute communauté, par des courants d’idées divers et contradictoires. Quant à la question de la définition de ladite communauté, il ne faudrait pas qu’ils se défilent en prétextant que cela est impossible. D’abord, cette définition n’a absolument rien de racial : un Béké est blanc et pourtant, il n’est pas un Métro. Deuxièmement, il existe des milliers d’originaires de France, d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Asie et bien sûr de la Caraïbe qui se sont installés dans notre pays de longue date, qui y ont souvent contracté des unions matrimoniales, qui y ont investi, créé des entreprises et y ont construit leur maison (quand ils n’ont pas acheté une concession au cimetière). Ces gens sont indiscutablement devenus des Martiniquais. Par contre, il existe un nombre beaucoup plus important de gens originaires de l’étranger qui ne sont que de passage en Martinique, qui n’y ont aucun intérêt particulier (mis à par quelque appartement ou bateau acheté en défiscalisation) et qui, trop souvent, notamment dans certaines communes comme le Diamant ou Sainte-Luce font preuve d’une arrogance, frisant le mépris, envers le peuple martiniquais. Pourtant, eux aussi votent, et influenceront un jour notre destin comme c’est le cas en Nouvelle-Calédonie.

Outre donc, les politologues, il est urgent que nos sociologues se penchent sur cette question car il faudra bien qu’on nous dise un jour de quel poids a pesé le vote « métro », que nous préférons appeler le « vote non autochtone », dans l’échec subi par le « Oui » lors de la fameuse consultation du 7 décembre 2.000. Echec à seulement un petit millier de voix, faut-il le rappeler…

sarkozy

Seul Satan le sait !


Il est vrai que son discours dont les orientations libérales, et son positionnement vis à vis des Américains, inquiète.

L‘image de Nicolas Sarkozy est anxiogène, l’homme fait peur, sa violence déconcerte, de lui n’émane aucune lumière,  l’être est sombre, que va-t-il apporter a ce pays s’il est élu ? 



T-Vice

Fidèle à eux mêmes, de belles voitures, de jolies femmes, une ambiance lubrique dans leurs clips. Comme ils disent : « si ou pa ni dola ou an la ri,a ! » Bel bonda, je veux jouir de ces corps de femmes, car mwen sou pwezion, tet mwen cho ! 

 

Jean Bernard Thomas - Apiye Remix

Je suis tombé par hasard sur cette vidéo canavalesque, qui est  le remix d’Apiyé, sur un rythme de mass konpa : Hou ha ! Chofé band la.  Ce que réussit a faire sans problème les danseuses avec leur bougé suggestive. Fot an négress bel. Gadé zombi,  gadé zombi, si ou las apiyé !






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