Un vieil adage bucolique
dit : « Si la
grive chante au mois de janvier, bouvier prend garde à ton
grenier. »
Mais janvier n’est plus ce qu’il était,
dérèglement climatique et
réchauffement
de la planète en sont les causes, donc en janvier les grives
chantent et les
greniers de nos jours, ne
servent
plus vraiment dans les campagnes à
conserver les céréales, le
fourrage ou la paille.
Le mois de janvier et ses
frimas, janvier et son
pâle soleil tant craint en Europe, à
l’origine n’existait pas dans le
calendrier de Romulus, ne comportant que dix mois pour un
total 304 ou
305 jours. Toutefois les premiers Romains afin de faire
coïncider leur
calendrier avec la réalité du cycle
saisonnier, ne comptaient pas les
jours d’hiver.
C’est le roi Numa
Pompilius, successeur de Romulus,
à qui est attribué la réforme du
calendrier de Romulus, auquel il ajouta le
mois de janvier et une cinquantaine de jours entre autres.
Il consacra ce mois
à Janus, ce dieu avec une
tête et deux visages opposés. Le dieu des portes,
des croisements, du
changement, c’est la divinité du
commencement, de l’ouverture de
l’année et aussi le dieu de la guerre
dont les portes de son temple ne se
fermaient qu'en temps de paix.
C’est Janus qui
accueillit le dieu Saturne, lorsque
son fils Jupiter le chassa du ciel, il l'associa
à sa
royauté.
Ovide
identifie Janus au Chaos, à la béance
primordiale, à
la matrice initiale de laquelle
« l’univers » jaillit
ainsi que les principes le régissant.
Aujourd’hui
dans le
calendrier julien et grégorien, janvier est le premier mois
de l’année, il ouvre
l’an.
Tous nos meilleurs voeux pour
la nouvelle année 2008.
Bonne année,
santé, amour, prospérité c'est ce que
la rédaction de Pyépimanla vous souhaite en cette
nouvelle année 2008.
Aux Pyétons et
Pyétonnes
A tous les
Pyétons et Pyétonnes, ouvrez grand
vos
oreilles, je vous informe des nouvelles de l’an : - 2007
entra
en scène
sousune chiliade
de feux d’artifice et
une myriade d’étoilesafin de
poursuivre la décennie.[Lire]
Deux
mille huit ou la préfiguration d’un
renversement de valeurs…
Nous
nous conformons au rituel
de début d’année consistant
à présenter nos vœux à nos
proches et à toutes
personnes susceptibles de les recevoir, alors nous leur souhaitons
paix, amour,
santé et prospérité.[Lire]
Mes vœux pour 2008
Inéluctablement,
après avoir fait son temps, à
l'issue des dernières secondes de la St-Sylvestre,
l'année 2007 s'est achevée,
tandis que 2008 commençait sans coup
férir, dans les célébrations
traditionnelles aux quatre coins de la terre. [Lire]
Bonne et heureuse
année 2008
Je
vous souhaite de la
sérénité de la Paix et surtout des
joies de
réalisation dans vos projets et pour tous ceux qui
vous sont chers.
J'ai
voulu t'écrire pour ce qui c'est passé
à propos des 8 morts de Pointe a Pitre.
Je pense que cela devait arriver tant la Guadeloupe ( et arrivera
encore)
est en déliquescence et personne ne veut se mettre
debout pour dire les
choses.
Actuellement nous sommes dans
l'émotion (cette émotion qui nous tue et nous
empêche d'agir et surtout d’anticiper l'action. Je
demande des aides pour les
associations on me répond "pas de moyens". A Pointe a
Pitre le
Maire en place détruit les stades les aires de
promenade au nom d'un
réaménagement urbain sans que les consciences ne
soient atteintes......Le
Carnaval Continue...j'entends encore les
pétards...............et nous
parle de responsabilités......
Bonne
Année Fraternité
Les
Articles du mois de janvier
L’Europe dresse des
murs civilisationnels ou la
douce
fascisation de l’occident
Ce
continent dont
l’essence même est fasciste, tant au cours de
l’histoire, les gens le
peuplant se sont projetées partout
ailleurs apportant la
destruction, la violence et la misère. Ils ont
massacré, génocidé des
populations entières, pour voler, pour
s’accaparer de leurs richesses et
de leur terre, notamment les nations amérindiennes, asiatiques,
indiennes, bref de toutes les nations non blanches de la
planète. Ils ont
habillé leurs forfaits de justifications morales :
« mission
civilisatrice, fardeau de l’homme blanc, apporter les
lumières… »
Et là encore, ils nous ressortent leur couplet
civilisationnel …
Selon
eux, dans le testament
d’Adam, ils se sont vus échoir la
domination du monde. Leur boulimie de
pouvoir et la croissance intensive de leur économie conduit
la planète au bord
de la destruction.
L’affairede l’arche de
Zoé (Zoé étant le nom de
l’homme : Adam et Eve lorsqu’ils
séjournaientdans
l’Eden,d’après
l’évangile de Judas.), la chasse aux clandestins,
sans papiers, nègre de
préférence, les centres de rétention
qui s’animent, la colère contre les APE,
véritable escroquerie dirigée contre les
Africains, le contournement du Souverainpour adopter une constitution qu’il
avait
rejetée, la minabilité du parti socialiste qui ne
sert plus à rien aujourd’hui, la
hausse des prix, la baisse du pouvoir d’achat,
en dehors des turpitudes et
frasques du
représentant des intérêts
étrangers en France (à la tête de
l’Etat) qui amuse
la galerie pendant que le MEDEF nous l’enfonce dur,
voilà ce qui anime l’actualité
des communautés noires en terre étrangère.
Les Antilles, sous le ciel bleu
la schizophrénierègne.
La
Martinique pays pauvre,
ne produisant
rien, important tout, et dont
les prix du peu qu’ils produisent et aussi de ce qui vient
d’ailleurs
s’envolent et affolent la population en
général peu argenté voire criant
misère sur les ondes, s’installe dans une
désespérance où on voit poindre une
montée de la violence.
Bientôt
le carnaval antillais etles
élections en Martinique et Guadeloupe avec
leurs coups bas et leurs "saloperies" qui ne grandissent
personne, mais salissent tout le monde, verra s’affronterles uns et les autres,
dont le leitmotiv
communest toujours
plus de pouvoirs,
comme si le développement économique
était lié à un statut politique, ce
qui
est faux (voir la croissance des dictatures actuelles ou anciennes
hormis celle
d’Afrique noire).
En
Guadeloupe tout le monde attend
le carnaval pour se laver la tête du drame ayant
causé la mort de huit
personnes, sinonles
affaires ont
repris leur train-train, dans cette île où
il n’y pas d’intellectuels de renom hormis un ou
deux, mais ils
ont des affairistes comme
nulle part
ailleurs, il y a un ancien maire qui revientà la charge pourfaire main
basse sur sa
« commune » après
sa douloureuse période
d’inéligibilité…
Outre
la peur de demain, la peur de manquer, la peur de pas avoir assez,
la peur de perdre sa femme ou son mari, la peur du
tremblement de terre, la peur du voisin, la peur d'échouer,
la
peur de réussir, rien d'autres de particulier à
ajouter
sur nos compatriotes
La
présence d’Obama lors des primaires US attire
l’attention et met en avant dans
l’actualité un homme noir,inconnu il
ypeu et qui
caracole aujourd’hui en
tête dans les sondagespour
les
élections présidentielles
étasuniennes. Les analystes vont de leurs
commentaires, de leurs analyses sociologiques, que
l’Amérique aspire à autre
chose, ce peuple « raciste » est
prêt àporter
un homme noir à la présidence etpatiti et patata !
Ne
soyons pas dupes, rien ne naît de rien, cet homme
s’inscrit dans une
trajectoire (projet) et bien sûr,il est
parrainé par un réseau
de pouvoir et d'argent. La question est de savoir
pourquoi il est là et quel rôle doit-il jouer dans
cette farce ?
L’Afriqueencore et encore, toujours
en proie à ses
démons, à sa violence,à sa corruption,
à son inconséquence, incapable
d’avancer dans ce millénaire, de créer
et de
prendre place au cénacle des nations.Ce continent dont la gabegie insulte le bon
sens, et qui fit dire à un
nobel qu’il était «fondamentalement
triste au sujet du devenir de
l’Afrique» parce «toute
nos politiques sociales sont fondées sur le
fait que leur intelligence (celles des Africains, ndlr) est
identique
aux nôtres (occidentaux, ndlr) alors
que tous les tests disent pas
vraiment». Tout le monde s’est
insurgé
mais quand on regarde l’Etat de ce continent notammentde l’Afrique
Noir, il est difficile de lui
donner tort.
Haïti
chérie ! Jadisla perle des Antilles, aujourd’huiterre de génie.
C’est la terre des loas,une terreoù les dieuxconversent avec
leshommes, une
terreoù
lesdieux dansent
avec les hommes,une
danse tragique et funèbre.
Terre de misère,
terre de souffrance, car les
hommes en ontdécidé
ainsi. Malgré les
vicissitudes des jours, à chaque coin de rue le soleil luit etla vie respire au grand
air.
La démocratie
n’entraîne pas systématiquement le
développement économique, la paix revenue la
violence est juste contenue. Des progrès
sont attendus, l’inflation gagne du terrain, les prix
grimpent, la pauvreté se maintient avant de
reculer.
Pour l’heure, ce
dont souffre Haïti, c’est du
manque d’amour des hommes pour les hommes, pour
eux-même, pour leur famille, et
surtout pour Haïti.
Nous conservons
l’espoir pour construire Haïti,
nous devons changer les mentalités pour changer
l’image du pays à défaut de
pouvoir changer les hommes.
Qu’Haïti ne
vous désapétisse pas, le bouillon consomme
sous unfeu
à twa
woch.
Dans des parties du
monde éloignées de nous, on
massacre des enfants au prétexte qu’ils
seraient dessorciers,
des personnes
âgées tardant à mourir, elles
aussi sont tuées parfois par des
proches, voire par leurs enfants. Ailleurs on brûle, on
lapide, on coutelasse,
on démembre, massacre, on tue...
Ces
superstitions
renvoient l’homme à sa propre barbarie et
sauvagerie, par la destruction de
l’autre qui serait responsable de ses échecs ou de
ses souffrances. Ces
personnes sont généralement lynchées
par la « foule » que dis-je, par
la meute assoiffée de sang, par des fauves en chasse.
Ces
sorciers et sorcières servent de bouc
émissaire
et perpétue l’ancestral sacrifice humain, proscrit
dans tous les Etats et pays
du monde, mais qui en « Afrique »
ou dansdes pays
arriérés se maintient, voire avec la
complicité des
autorités locales.
On
pourrait croire qu’en éradiquant les
religions
nous aurions la paix, moins de violence, mais il n’en est
rien, il suffit de
regarder autour de vous ou depuis que le monde est devenu laïc.
Je
vous
invite à nous rejoindre sur cette page poétique
après que vous eussiez parcouru les pages
précédentes de Pyepimanla
le Magazine antillais d’informations. Vous
découvrirez la
photo d’Alain Magit
qui illustre la page d’un kayali pris sur le fait,
que Woz
de Kayèn rend un
hommage poétique au Parolier du Dru Mot,
qu’Emmanuelle
Deschè commente deux
photographies de Jean Sahaï et comme si vous y
étiez,
Charles-Henri (traduit)
vous raconte la soirée ayant eu lieu au Lamentin à
propos du dernier roman de Raphaël Confiant la
« Case à
Chine » et encore plein d’autres choses.
Evariste Zephyrin,
poète à ses heures est empreint
de mysticisme et fait des rêves étranges qui le
projettent en
dehors de lui, de la sphère de la
réalité
humaine, il visite des ailleurs oniriques ou cauchemardesques
Il fait des rêves
qui se songent et se souviennent, sans doute
que le poète est à l’écoute
du monde, et que le monde lui parle dans la
nuit noire de ses mystères, entrez cet univers sombre et
profond.
« Nous
avons, pour nous-mêmes, pour nos enfants, pour
notre terre, un devoir d’excellence et de
solidarité d’un peuple a part
entière… »
UNE
TRÈS GRANDE ET
EXCELLENTE ANNÉE 2008 À TOUS !!!
Serge Diantantu
Nous
recevons les vœux de ce talentueux dessinateur congolais.
Thierry Boulogne
Nous ne
connaissons pas l’homme, qui porte le nom d’un
fameux bois parisien ou d’un
rhum primé de la Guadeloupe, mais nous recevons ses
vœux pour l'année 2008, en nous l’en
remercions. Nous lui transmettons les nôtres.
Je veux
être un homme conséquent, un homme
géographique
et non un homme d’histoire, qui me situe hors de moi.
Evariste
Zephyrin
Regard
autre sur les fils d’esclaves
Nos
intellectuels antillais sont friands de
cancans, d’insultes. En fait, nous avons trop souventes fois
eu à lire et à
recevoir des mails reflétant ces travers et ces
dérives. Je pense que nous
pouvons critiquer une œuvre, une intervention, un article
sans s’en prendre à
la personne, maisnos
intellectuels
îliens ne savent pas faire, systématiquement, ils
en font une affaire personnelle,
ils en sont presque à sortir les coutelas.
Ils ont une
incapacité flagrante à raisonner en
dehors
« d’eux-mêmes »,
en dehors de leur petite personne, ils ont ce
besoin permanent de se créer des clans, sans doute un
héritage du passé
esclavagiste, car n’oublions pas que la sociologie du
système habitationnaire
n’était que la reproduction d’une
féodalitéfrançaise
du 15 e ou 16 e
siècle où il fallait faire corps dans ces
baronnies pour lutter ou se protéger des visées
hégémoniques du seigneur voisin. Le
système sociétal, les hiérarchies
s’imposent aux
esclaves qui adoptent dans leur processus psychologique voire
de libération le comportement du bourreauà l’extrême,
mais aussi, pour
les esclaves ils étaient essentiels, qu’ils se
constituent des solidarités
fortes, très fortes pour survivre dans l’enfer que
fut l’habitation-sucrerie en
ces temps d'iniquité
et d'’esclavage aux Antilles.
Et lors
d’un échange avec ma correspondante
transalpine à propos d’un
énième cancan, voilà ce que fut sa
réponse : « Je
crois que la Martinique ne trouvera jamais un équilibre, il
y a trop d'haine,
d'antagonismes, j'espère me tromper, qu'au moins
la nouvelle génération
puisse être capable d'oublier ces petitesses pour unir toutes
les forces en
faveur du bien commun. »
Evariste
Zephyrin
Le cahier d’un retour au
pays natal
(Animation3 D)
Al Green Love and Happiness
L’age
montant crée sa nostalgieet c’est avec
plaisir que nous nous remémorons les années de
nos 16 ans ou de nos 20 ans, de
nos plus belles années et pour me
souhaiter la bonne année, une amie m’a
adressé cette chanson, je partage avec
vous.
Pyepimanla le Magazine Antillais d'Informations de la
Martinique, de la Guadeloupe et des diasporas vous souhaite une bonne année
2008
4 for 4
Quatre
regards pour quatre
photographies. Une vision, une tonalité pour
quatre images en relation avec les îles de la Martinique et
de
Guadeloupe.