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En juillet mois d'abondance. Le pauvre a toujours sa pitance.

baie du robert martinique

Juillet et ses grandes chaleurs

Quand on est en France juillet1est à mon avis le plus beau mois de l’année quoique rivalisant avec août, mois sous les Romains était le cinquième, l’année comme vous le savez commençait en mars. Ce n’est qu’à la mort de Jules  César  que quintilis (cinquième) devint Julius, qui va dériver à juillet, c’est le mois des grandes chaleurs dénommées canicule. Pourquoi canicule, simplement Sirius pendant cette période se lève et se couche en même temps que le soleil, et comme Sirius est dans la constellation du chien, en latin canis, dont le diminutif est canicula (petite chienne) c’est naturellement que cette époque de l’année fut appelée canicule.

Ce mois n’a rien de particulier, du moins n’a pas l’attraction  et le mystère du mois de février, le mois qui ne se prononçait pas. Juillet est  dédié (selon les mythographes) à Athéna. C’est au cours de ce mois que les Grecs célébraient les Panathénées[2] en l’honneur d’Athéna, déesse de la sagesse et de la science, les Romains vont la confondre avec Minerve elle même confondue avec la déesse étrusque Menvra ou Menrfa.

Le mythe de cette déesse est riche, elle sortit adulte, armée et casquée du crane de son père, elle livra bataille aux Titans et offrit l’olivier aux Grecs qui lui rendirent un culte, porta le nom de la ville que Cécrops fonda dans l’Attique : Athènes.

Quant à Rome de nombreuses fêtes étaient liées a ce mois : « Le 3 juillet on fêtait à Rome le Poplifuge, en souvenir de la retraite du peuple sur le mont Aventin après la prise de Rome par les Gaulois. Le jour des nones de juillet s'appelait Nones caprotines et était consacré à Junon ; c'était la fête des Servantes. Le 14 commençaient les Mercuriales, qui duraient six jours ; on fêtait Mercure avec la plus grande simplicité. Le 18 avaient lieu les Lucariennes, en l'honneur du bois sacré, lucus, dans lequel les Romains battus par les Gaulois avaient trouvé un refuge. Le 25 avaient lieu simultanément les Furinales, en l'honneur de Furina, déesse des voleurs ; les Ambarvales, en l'honneur de Cérès. On faisait une procession autour des blés avant la moisson.» le 6 juillet les   Apollinaires  en l’honneur d’Apollon.

De nos jours outre que juillet est le mois des grandes chaleurs, cela varie avec le changement climatique,  le 1er juillet est la fête nationale du Canada (création de ce pays en 1867), aux Etats-Unis le 4 juillet est la fête de l’indépendance, en France le 14 juillet célèbre la prise de la Bastille et le 21  en Belgique le jour où le premier roi des belges prêta serment en 1831.

Et pour les catholiques c’est le mois dédié aux Précieux-Sang se trouvant dans l’Eucharistie.




[2] Les grandes Panathénées ne se célébraient que tous les cinq ans, au commencement de juillet. Elles prenaient les mêmes cérémonies que les Panathénées annuelles, et, de plus, le transport solennel du péplum de Minerve. Cette draperie, analogue au vêtement de même nom que portaient les femmes grecques, était blanche, parsemée de clous ou boutons d'or, ornée de broderies en or représentant le combat de Minerve contre les Titans et les exploits des grands hommes. Le péplum était porté en grande pompe et suivi d'une foule immense formant un long cortège... On suspendait le péplum, comme une voile, au mât d'un vaisseau construit de manière à pouvoir se mouvoir sur le sol comme un chariot : c'était le vaisseau panathénaïque, spécialement consacré à Minerve... En tête du cortège marchaient des vieillards des deux sexes tenant à la main un rameau d'olivier ; voici des hommes armés ; puis les scaphéphores, étrangers établis dans l'Attique portant des vases qui contiennent le miel et les gâteaux destinés aux sacrifices ; voici les hydriophores, femmes portant des urnes pleines d'eau. S'avancent alors les éphèbes, vêtus de la chlamyde, chantant l'hymne de la déesse ; les canéphores, jeunes filles portant les corbeilles sacrées...


Une crise économique de longue durée

La France s’installe dans la crise, vous me direz qu’elle y était déjà, mais on a comme l’impression d’une accélération  de la dépression économique, dont les conséquences se traduisent par un recul de la consommation, une aggravation du chômage, un creusement de la dette de l’Etat…

Je me souviens de ce cours d’économie internationale où le professeur essayait de nous faire comprendre à grand renfort de graphes, de courbes les cycles de Juglar (économiste français ayant remarqué que les crises économiques se produisaient avec régularité  en cycle court de 8 à 12 ans et cycle long de 30 à 40 ans) tout ceci n’était que théorie quoique nous étions dans un cycle, qu’il disait long, en fait tout ce qu’il disait s’est produit, mais comme nul n’est prophète dans son pays, il fut mis à la retraite. Je remarque que  la presse parle beaucoup plus des travaux de Kondratieff que ceux de Juglar,  mais l’un comme l’autre buta sur la réalité en terme de prédiction. Ce qui est certain, c’est que nous sommes dans une crise, nul besoin théoriser pour s’en apercevoir. 

Toutefois, cette crise se caractérise  par deux phénomènes, l’un  la financiarisation de l’économie et le basculement  économique vers l’Asie, à cette crise économique s’ajoute une crise civilisationnelle, l’Occident perd son hégémonie.

canal photo d'evariste zephyrin

Personnellement je ne crois pas à une reprise réelle de l’économie, la situation économique dégradée à cause d’une contraction des dépenses des ménages et des entreprises, ce occasionnant une destruction des emplois d’où une baisse de la consommation, baisse de la confiance des ménages etc.

Après le cycle vertueux nous voilà dans la spirale infernale et quant à la reprise nous verrons cela la semaine des quatre jeudis.




Le remaniement à l’Outre-Mer

Marie-Luce PenchardLe Président Nicolas Sarkozy a procédé à un remaniement ministériel avant sa courte escapade en Martinique et en Guadeloupe. Le Secrétaire d’Etat Yves Jégo, jugé trop emphatique, trop humain a été remplacé par la fille de la sénateure Michaux-Chevry : Marie-Luce Penchard au Secrétariat  d’Etat de l’Outre-Mer.

Ce n’est pas une inconnue, du moins pour moi, je me souviens qu’en 199. elle dirigeait un service au conseil général de (…) une femme effacée sans réel charisme, une personne quelconque, quand j’avais questionné  on m’avait répondu c’est la fille de Michaux-Chevry, laissant entendre que sa place elle la devait à sa mère, elle n’était titulaire que d’une maîtrise, face à tous ces gens dont une bonne part était énarque, les deux Noirs cadres  dirigeants l’un était le beau-frère du Président du Conseil Général de l’époque, dépeint comme un homme violent, incapable de diriger qui que ce soi, n’étant pas capable de contrôler ses nerfs et notre future Secrétaire d’Etat la fille à maman, il y avait une troisième Noire, mais c’était la maîtresse du Président, c’est les bruits qui couraient alors.

Ironie de l’histoire, il me fut donné de rencontrer un sous-directeur de ce département à l’époque, douze ans plus tard n’était qu’un secrétaire général adjoint d’une petite commune de moins de 40 000 habitants, quand je lui demandais des nouvelles de la grande patronne médecin et énarque, il me fut répondu de ne pas m’inquiéter pour elle, Mme … était DG adjoint d’une grande ville du sud de la France.

Quelques jours plus tard, mon chemin croisa une personne (non cadre supérieur) ayant travaillé directement sous les ordres de Mme Penchard, elle était aux anges, me confiait qu’elle songeait à lui envoyer un bouquet de fleurs, car à ses yeux cette dame était remarquable de gentillesse.

Ce qui me fait penser que l’histoire fluctue fonction du narrateur.


















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