« Le chapiteau de
l'existence s'est dressé à l'orée du jour, sur le bout du petit matin,
pendant
que les cafards vaticinent et que les fous courent après les poussières
d'orages. » Evariste
Zephyrin
J'avais
envie de passer à autre chose que ces conflits, non qu'ils ne fussent
utiles, mais toute cette tension, cette incertitude, cette violence
commençait
à me peser.
Puis j'avais le sentiment de l'avoir vécu, tant que je l'ai dénoncé,
signifié,
désignécette vie
chère,cette vie de
misère reléguant bien des
autres nous-mêmes dans les marges de la vie, dans des délaissésde pauvreté tels des fétus.
Et je
regardais, posais un œil
inquisiteursur les
pratiques
commerciales, sur ces lois de défiscalisation immobilière nous
dépossédant jour
à après jour de nos prérogatives, de notre héritage avec la
construction de ces
métrolands,bénis
de nos élus, tous ces
petites gens aux facettes multiples et à la verve fougueuse, qui n’ont
d’intérêt que d’eux-mêmes et de leur génération et dont les actes
contredisent
leur parole.
Tous ces
maîtres
d’habitationsqui
caponnent et ces
békés qui se croient toujours au temps de l'esclavage. Jevous dis Non !Vous êtes car nous vous
tolérons, n’en
pensez pas plus, n’en pensez pas moins, il n’y a aucun pouvoir aucune
armée qui
résiste à un peuple qui dit NON.
J'avais le désir de lumière, le jaune, la couleur du soleil, couleur de
vie,
celle de la renaissance, le souhait s’est matérialisépar la parole qui fut restituée,une parole phatique, peut-être,une parole légitime sans doute, prenant assise
dans une terre ô combien
mortifère, maisce
sang et cette
histoirecontribue
à faire de nous un
peuple et ainsi tous les possibles nous sont permis.
J'avais envie de poésies, d'arts, de photographies, de littérature, de
beauté,
montrer la magnificence du monde, mais la parole libérée,encore, parle des
souffrances du
passé, des stigmatesqui
semblent
indélébiles franchissant allègrement les sièclesau gré de notre reproduction et du
renouvellement
générationnel.
Combien de temps encore en sera
t’il ainsi, sans doute tant que justice ne nous aurait pas été rendue.
Souventefois je l'ai écrit : l'homme est fini, il n'y a pas
de progrès à
espérer de lui, il portera toujours les fléaux de la destructionet les germesde la vie, cette dualité
faisant qu’il soit si âpre à
appréhender, car il est l’un et l’autre.
Et on eut dit, que c'est par
phase que l'homme est secoué par la rébellion et la révolte,
faisant que
l'acquis n'est qu'incertitude et la violence le prélude aux changements. Nous faisons
encore la lecture des faits, les lectures en
fait, car chacun voit ce qu’il veut bien voir, comme prise d’une
préfolie.
Vers
quoi tendrons nos lendemains, vers plus de justice,
plus de respect ou demain sera à l’image d’hier ?
Je
ne sais pas, mais je me battrais plus que nécessaire
pour nous avancions ma race et moi vers des chemins de dignité, et si
un sang
doit couler pour ouvrir le chemin, je veux que ce soit le mien.
A la mémoire d’un
homme
que je n’ai pas connu.
A
Jacques Binot Tony
Mardaye
GT
Entreprise vous offre la possibilité de gérer votre entreprise :
En
effet, nous
aurons le samedi deux manifestations, l’un qui consacre l’inauguration
d’un boulevard
Aimé Césaire à Nanterre et l’autre l’érection d’un monument dédié à la
mémoire
du général Dumas, pères des écrivains père et fils.
Jean
Largitte se
questionne :
Pourquoi
le même
jour et à la même heure ?
Pourquoi
préciser
que Dumas est d'origine haïtienne ?
Les
Guadeloupéens, les Haïtiens, doivent-ils préciser que Césaire
est Martiniquais ?
Deux
inaugurations intéressant la communauté antillaises, le même
jour, à la même heure, ne font que nous disperser !