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Tremblement de terre en Martinique


Le Cimetière des Riches à Fort de France (Martinique)

cimetiere des riches

La ville aux trois marchés, au sept quartiers, aux trois cimetières..

cimetière des riches fort de france (Martinique) photo d'evariste zephyrin
cimetière des riches fort de france (Martinique) photo d'evariste zephyrin
cimetière des riches fort de france (Martinique) photo d'evariste zephyrin
cimetière des riches fort de france (Martinique) photo d'evariste zephyrin


halloween

Halloween: la fête païenne reste bien vivante

Marie Caouette

Curieux que l’Halloween, la fête des saints martyrs et celle des morts se succèdent, l’une derrière l’autre, du 31 octobre au 2 novembre... Une fête païenne, héritée des Celtes, qui visait à éloigner les puissances des ténèbres, suivie de deux fêtes religieuses consacrées aux saints martyrs (1er novembre) et aux morts (2 novembre)...

En fait, l’Église catholique a déplacé la fête des saints martyrs, autrefois célébrée le 13 mai, pour mettre un terme aux rites païens qui marquaient le début de l’hiver. On espérait que les gens invoquent les saints de l’Église plutôt que le seigneur des morts, Samhain, pour que leurs morts reposent en paix.

La nuit de Samhain

sorciereMalgré cela, l’Halloween a traversé les temps, depuis l’époque préchrétienne, et continue de marquer le passage à l’hiver. Les récoltes terminées, les animaux ramenés à l’étable, les puissances de la nuit tentaient autrefois de prendre possession de la terre. C’était, du moins, la croyance populaire. Par le feu et le bruit, on éloignait les esprits des morts, qui cherchaient un refuge ou un corps à habiter...

On croyait que cette nuit de « passage » était le temps où le voile entre le monde physique et le monde spirituel était le plus fin, le plus aisément franchissable.

Les légendes disent que les druides celtes allaient de maison en maison pour réclamer des offrandes au nom de Samhain, et, qu’en cas de refus, ils proféraient des menaces. C’est l’origine du trick ou treat.

Dans Internet, on lit aussi que Samhain convoquait les fantômes des hommes méchants, morts durant l’année. Ils revenaient hanter les lieux où ils avaient vécu et nuire à leur entourage, qui cherchait à les apaiser avec des offrandes. Les gens se déguisaient et portaient des masques pour effrayer ces fantômes ou pour ne pas être reconnus d’eux.

Ces légendes irlandaises ont longtemps survolé le Québec francophone où, sous la férule catholique, l’Halloween n’a pas été célébrée jusqu’aux années 1960. Mais on achetait des messes pour libérer les âmes du purgatoire..., raconte Jean Du Berger, ethnologue à la retraite. La montée de l’Halloween, ici, correspond à la perte du sacré et à la désertion des églises dans les années 60, rappelle-t-il. Lui-même n’a pas fêté l’Halloween dans sa jeunesse, mais ses enfants, oui.

Le besoin de fêter

lanterAu milieu du XXe siècle, les rites nés des peurs anciennes sont devenus un divertissement. L’Halloween joue un peu sur la peur, un peu sur l’extraordinaire, un peu sur le surnaturel. Les choses se sont inversées, analyse Du Berger. « Ce sont des jeunes qui rient de ce qui terrorisait autrefois les adultes. Les bars diffusent des hurlements, on habille les squelettes de vêtements de mariés... »

Mais il reste toujours une petite peur dans l’âme humaine. Celle qu’inspire la deuxième dimension, celle qui se cache derrière le réel, poursuit l’ethnologue... « Et si la nuit, comme dans un film, les personnages des tableaux prenaient vie... »

Le frisson est toujours possible, du moins au ciné ou dans les œuvres fantastiques.

Les sorcières, les squelettes, les chats noirs, les hiboux reviennent en force. Les citrouilles rappellent les navets sculptées en forme de tête de mort, à l’intérieur desquels brûlait une bougie, dont les druides se servaient pour éclairer leur chemin de maison en maison.

Aujourd’hui, les jeunes parents guident leurs petits, la lampe de poche à la main, dans la tournée des bonbons, souligne l’ethnologue. Ensuite, les ados prennent la relève pour réclamer leur dû en friandises, comme dans leur enfance. Quant aux adultes, ils fêtent, déguisés, dans les bars.

Le besoin de fêter ne meurt pas, conclut Jean Du Berger.

Contre l'Halloween

jackAux États-Unis et en Europe (France, Suisse), des groupes de protestants évangéliques en ont contre la célébration de l'Halloween. Ces chrétiens se disent «Si on ne peut plus honorer Dieu et fêter Noël dans les écoles, pourquoi y célèbre-t-on le diable ?»

Selon eux, l'Halloween est une fête aux antipodes de la Toussaint. D'un côté la mort est une fatalité tournée en dérision, où les squelettes ont le dernier mot. De l'autre, la mort est un passage vers un monde meilleur. Ils n'aiment pas le rappel des cultes païens et de la sorcellerie et l'apprentissage de la manipulation par des menaces (trick or treat). Certains réagissent en déguisant leurs enfants en personnages bibliques, qui vont de porte en porte porter des biscuits faits maison et des versets bibliques.



sépultures au cimetiere des riches -photos- Evariste Zephyrin
sépultures au cimetiere des riches -photos- Evariste Zephyrin
sépultures au cimetiere des riches -photos- Evariste Zephyrin
sépultures au cimetiere des riches -photos- Evariste Zephyrin

Holybiz

Un ou deux jours avant  la Toussaint, jour où les familles antillaises se retrouvent dans les cimetières afin de veiller et illuminer les tombes de leurs défunts, certaines familles font appel à des « djobeurs » pour qu’ils enlèvent le « caca-bougie », lavent et nettoient  leur sépulture. La rémunération  pour le service varie de 20 à 120 euros.

Dix tombes dans la journée et ton porte-monnaie se lève de joie !

chat

Pratiques funéraires des Indo-Guadeloupéens.

statues hindoues en Martinique au temple de saint pierre (photo) de J. Benoist


Après l'abolition de l'esclavage, les négriers et békés esclavagistes se retournèrent vers l'Asie afin de puiser  sur ce continent le bétail humain dont ils avaient besoin pour rentabiliser leurs flottes et produire leur sucre... Engagés, trompés ou volés sur les trottoirs de Calcutta, de Madras et d’ailleurs, aux Antilles, par convois les Indiens sont  arrivés d’un autre océan perpétuer  l’abomination. Ils ont apportés  les épices, des plantes, un art culinaire, ils ont oublié leur histoire, leurs danses pour embrasser celle des gens d’ici, mais ont perpétué  leur religion  et  leurs pratiques funéraires  sur le sol antillais quoique la crémation des corps ne fut tolérée… [suite]


La mort dans l'hindouisme

Comme toute religion, l'hindouisme a fondé sa foi sur un rituel funéraire particulier et sur une croyance de la mort originale. L'hindou croit en une vie après la mort, le corps n'étant qu'une enveloppe matérielle temporaire. Lorsque survient le moment de quitter la vie, l'âme ou l’âtman, sort du corps et peut enfin atteindre la libération ou mokshâ [suite]

Pourquoi il y a un "cimetière indien" à Saint-François ?


cimetiere illuminé le jour de la toussaint en guadeloupe 2007Beaucoup de personnes s'imaginent que c'est par esprit de séparatisme qu'un cimetière indien existe à Saint-François.

En voici la véritable raison, donnée par le St Franciscain Ernest Pépin :

«Dans les temps anciens, mais pas trop lointains, les Nègres se plaignirent des coutumes que pratiquaient les Indiens à l'égard de leurs morts. Ils leur offraient des repas le jour de la Toussaint et cela dérangeait les Nègres déjà peu enclins à aimer les Indiens. Pour eux, ce n'était ni plus ni moins qu'une profanation du cimetière. Une fois encore, des conflits opposant les uns et les autres allaient déchirer la commune. Peut-être même que le sang allait couler, car on ne joue pas avec le respect dû aux morts.


Un grand propriétaire indien offrit un terrain à ses frères de race pour leur permettre de pratiquer en toute quiétude leurs rites. Et depuis lors, il y avait le cimetière des Indiens et le cimetière des autres. Ceux-là même qui supportaient ensemble les tribulations de la vie prenaient des chemins différents après leur mort ! »

    - Ernest Pépin, Coulée d'Or, ch. 16, coll. Page Blanche, Gallimard, 1995.

Le vaudou renaît au Togo

Le vaudou évoque souvent magie noire et sorcellerie. Pour ses adeptes, c’est une religion complexe qui adore un Dieu unique à travers des symboles de la nature. Un groupe d’intellectuels togolais veut rendre au vaudouses lettres de noblesse. Leur premier rival n’est plus le catholicisme, mais les sectes protestantes qui prolifèrent en Afrique noire : [Lire]

Festa de Preto Velho



Pretos Velhos ou  les Vieux Noirs


Quelques dieux de la mort

AnubisNous avons sommairement abordé quelques attraits de la religion vaudoue, notamment à travers les Gédés : les esprits de la mort en Haïti.

Toutefois, toutes les civilisations ont eu un culte funéraire (et ont adoré  ou craint les divinités afférentes à ce culte mortuaire).

En Egypte ancienne, le dieu des morts était nommé Inpou ou Anepou, en grec Anubis, ce dieu à la tête de chacal est celui qui protégeait les défunts.

Anubis est le fils de Nephtys  la « déesse de la mort » et d’Osiris, la protectrice d’un des vases canopes auprès de Neith, Selkis et Isis. Toutefois sa mère Nout, la déesse du ciel était aussi décrite comme une déesse de la mort.

thanatos et hypnosDans la religion grecque la mort n’est pas personnifiée, on met en avant Thanatos ce dieu au cœur de fer et aux entrailles d’airain qui avait fixé son séjour dans les tartares : « Les Grecs le représentaient sous la figure d'un enfant noir avec des pieds tordus, et caressé par la Nuit, sa mère. »   Son frère jumeau était Hypnos il personnifiait le sommeil.   Les dieux jumeaux de la mort ne sont pas sans rappelés Marassa les jumeaux : « vivants et morts sont investis d’un pouvoir surnaturel qui fait d’eux des êtres d’exception. Dans le panthéon vaudou, une place privilégiée leurs est réservée à côté des grands « mystères ». D’aucuns prétendent même que les MARASSAS sont les plus puissants que les Loas. Ils sont invoqués et salués au début d’une cérémonie, tout de suite après Legba. Dans certaines régions, ils ont la préséance sur cette divinité. »

MictlantecuhtliPar ailleurs, dans la mythologie grecque on retrouve les trois juges  des enfers fils de Zeus : Rhadamanthe juge les âmes en provenance d’Afrique et d’Asie. Le fameux roi Minos  qui se chargeait des morts  accusés à tort et Éaque préposé à juger les âmes provenant de l’Europe.

Dans la mythologie nordique c’est Hel ou Hela déesse de la mort qui séjourne dans le Niflheim, elle règne sur les neuf mondes infernaux.

Pour les Aztèques, c’est Mictlantecuhtli : dieu de l'au-delà, père de Quetzalcòatl, représenté par un squelette aux dents protubérantes, il règne sur l’inframonde. Pour les Mayas leur dieu de la mort se nommait  Ah Puch.

yamaEt pour finir,  un petit tour en Inde, où nous trouvons Kali la noire déesse de la destruction, mais est-ce la déesse de la mort ? Je n’en sais rien.

Dans l’hindouisme celui qui est en charge de s’occuper des morts est Yama le premier mortel, il va chercher ceux qui arrivent en fin de vie et rien ne doit le distraire de sa tâche.

Dans le christianisme il n’y a pas de dieu de la mort.  Les bonnes âmes vont au paradis (ce qui correspond aux Champs Elysées, séjour des âmes pures de l’Hadès)  et les âmes pécheresses en Enfer. Les Enfers sont gouvernés par Satan (Lucifer, le diable). 

Evariste Zephyrin


Cimetière  essonnien

cimetiere dans une comune de l'essonne photographié le 1er novembre 2007
cimetiere dans une comune de l'essonne photographié le 1er novembre 2007
Tombe fleuriecimetiere dans une comune de l'essonne photographié le 1er novembre 2007
rangée de tombe dans un  cimetiere dans une comune de l'essonne photographié le 1er novembre 2007

Noche de muertos

nuit de la mort

Día de los Muertos

jour des morts
jour des morts au mexique
jour des morts au mexique
jour des morts au mexique

Jour des morts au Mexique

Au Mexique, début novembre, la mort se pare de ses plus beaux atours de fête. Une ribambelle de squelettes envahit les rues, les maisons dans un joyeux désordre. La tradition ancestrales des amérindiens du Mexique se marie avec la toussaint catholique. On perpétue aussi la tradition initiée par José Guadalupe Posada, graveur et caricaturiste mexicain, fin XIXème, qui représentait les postures du mexicain dans tous les aspects de sa vie quotidienne, sous forme de squelettes ; des squelettes vêtus et agissant comme des gens normaux.

A cette époque, les parents offrent à leurs enfants de petites têtes de mort en pâte d'amande ou en chocolat avec leur prénom dessus. On rie avec la mort. On confectionne un « pain des morts » spécialement pour cette occasion, avec des os stylisés au-dessus. On dresse des autels. On y dispose des offrandes sur un lit de pétales de cempasúchil, la fleur des morts, entre le jaune et l'orangé, seules couleurs que les défunts parviennent à distinguer. On place à côté des calaveras (les têtes de morts), les photos des disparus qu'on regrette, et des choses qu'ils affectionnaient, tabac, tequila, tamales, etc.

Des pièces de théâtre de rue évoquent la mort, des danses "aztèques" rendent hommage aux ancêtres. Ici, la mort est une fête. Les cimetières se couvrent de bougies, et les familles y veillent leurs morts, en chantant des airs enjoués, en jouant de la musique, en plaisantant, en buvant à leur mémoire… Je vous invite à me suivre dans ce grand pays de culture et tradition où l'espace d'une semaine, la mort vient réveiller la vie et l'entraîne dans une farandole de rires et de couleurs éclatantes. Partagez ces moments avec moi en découvrant mes nouvelles photos sur mon blog, et n'oubliez pas de m'écrire pour me donner votre avis.

Frédéric

Shanblanni dans les voiles

Je batifole au frais
Senteur cumin et curcuma
Reflets au mur un soleil d'or
Pour couper cannes au maxima

On les mena au port
Torpeur de sieste sous le soc
Caramboler aux crans de l'aube
Du riz et pois concombre en daube

Pays quand tu t'allumes
Nuages blancs gonflés à bloc
Au vent des mers chassant le sombre
Au dombré lourd des chaudeurs d'ombre

Benjoin j'allume
Le manger au frais
Les bœufs, la canne... 

Parolier, descendant indien

Danse autour du mort

Tape, bourre
Danse, tambour
Danse autour
Du mort

Au son du ka
Au son du verre
De cette bouteille de rhum

Rires mêlés,
Saluts et adieux
Familiaux, amicaux

Et toujours le tambour
Et sa troupe de bougres
Bigarrée l’équipée éméchée

Temps, contre temps,
Pulsations hypnotiques

Vince Auclair

Morne à l’Eau, 16/VIII/06.


Joyeuse Deepavali, joyeux nouvel an indien à tous  les Pyetons

dipavali 2007 a l'ile de la reunionSi les Antillais sont étrangers à ses pratiques, nos amis de la Réunion fêtent le  Deepavali ou Diwali (le Nouvel an Indien), à partir du 6 novembre. Contrairement à la fête d'Halloween qui met en valeur la laideur, l'obscurité et la peur, la fête de Deepavali célèbre la victoire de la Lumière sur les ténèbres, autour d'une histoire dont la symbolique victorieuse nous devient de plus en plus utile en ces temps d'insanité tous azimuts. 

On ne peut que regretter que nos nombreux concitoyens d'origine indienne de Guadeloupe, Martinique, Guyane, et du 5è DOM... n'aient pas saisi la portée et la dimension de cette fête de leurs ancêtres qui fait suite au Sambrani, et ne fassent rien pour se la réapproprier en grand comme il se doit, suivant l'exemple de leurs frères réunionnais

Joyeuse Deeepavali donc à la Réunion, le programme est riche, et se trouve sur le site Indes Réunionnaises de notre ami Philippe Pratx, ICI

J.S. S.


poupée mortuairePyepimanla le magazine antillais d'actualités de la Martinique, de la Guadeloupe et des diasporas vous invite à retrouver sur ces liens, les dernières éditions  de l'année 2007  n°1, n ° 2,  n° 3, n°4, n° 5  n° 6  n°7  n° 8   n°9 n°10Special cyclone Dean et l’édito normal.

Le service aux morts
ou
le samblani

Ce qui construit l’être c’est l’enfance, un entrelacs d’espace, de temps,  d’émotions qui détermine son appartenance au monde. C’est  dans l’enfance, bien plus que dans l’adolescence, que l’homme bâtit ses fondations, qu’il maçonne dans une chape  de souvenirs,  l’édifiant, de laquelle il puisera tout au long de son existence,  son ferment  et son devenir.

L’enfance  se dessine en une réitération de temps qui s’imbrique et  revient. Une répétitivité de contingences, d’impositions, d’obligations,  une volonté illicite assujettie aux desiderata  parentaux,  dans lesquels je m’insérais, et j’inscrivais une permanence dans ce temps coercitif, s‘exténuant  au fur et à mesure que les carêmes  se succédait.

De tous les mois défilant le long de l’année, l’enfant que j’étais abhorrait  le mois de novembre. Aucune pétulance, aucune  effervescence dans les réjouissances commémoratives, que ce mois affecté porte ostensiblement dans ses jours. Tout étant convenu, Armistice, célébration et grand-messe. 

Dévots, dévotes  suscitent la prière, le recueillement et le souvenir. Indévots, indévotes, athées  et croyants  hommageaient et rendaient foi à leurs devanciers. Ils  se pliaient aux habitudes, à la  coutume  voulant qu’ils nettoient,  fleurissent  et éclairent les tombes de leurs morts ce jour.

Chacun s’incluait dans la continuité millénaire d’une pratique remontant à la protohistoire de l’homme, en ce mois de novembre ou les morts semoncent les vivants.[suite]


Trabaud le Cimetière des Pauvres
à Fort de France (Martinique)

cimetiere du Trabaud à Fort de France en Martinique (photo) Evariste Zephyrin
cimetiere du Trabaud à Fort de France en Martinique (photos)Evariste Zephyrin

Vers le milieu du 19 e siècle, afin de mettre un frein au développement anarchique de la ville de  Fort de France, un nouveau quartier voit le jour : le Marais des Misérables. Cette extension de la ville se manifeste aussi par la création d’un cimetière, celui du Trabaud, pas très loin de la rivière madame, où se trouvait initialement le carré militaire. 

Les deux photographies ont été prises depuis la rive opposée de la rivière madame  où jadis se situait l’îlet d’Obéro inclus dans le quartier des Terres-Sainvilles à Fort de France.

lampes-photographiée à la cathédrale Saint Louis de Fort de France en Martinique

De loin on peut apercevoir le cimetière du Trabaud et ses petites maisonnettes où reposent les défunts, notamment les membres de ma famille. Paix à leur âme !

lampe

A la Stèle d'Abricot à Petit-Canal

Ah feu ces êtres, défunts ancêtres, on les honore
Assez peu, oubliés au profit des plus forts...
Ils souffrirent, et plantèrent et coupèrent au sabre
Dans la canne et le sucre et la terre et nos arbres.

Arrivèrent aux îles bien armés de culture
Savaient danser, chanter, prier et propitier,
Aimaient et nourrissaient, respectaient la nature
Affrontèrent la mer, plantèrent cocotiers...

Petit-Canal, travail, amour, famille et culte,
Que vivent tes anciens descendants des ancêtres!
Ces gardiens d'une flamme qui brava l'insulte

Méritent les honneurs, qu'on les fasse connaître,
Qu'on garde la mémoire, qu'on inscrive la peine,
Souvenir, ô Mère Inde, ô racines lointaines...

Parolier du Dru Mot, Nov. 2007.


Stele-de-henry-sidambarom-au-cimetiere-de-petit-canal-en-guadeloupe-
Stele-de-henry-sidambarom-au-cimetiere-de-petit-canal-en-guadeloupe-
Stele-de-henry-sidambarom-au-cimetiere-de-petit-canal-en-guadeloupe-
Stele-de-henry-sidambarom-au-cimetiere-de-petit-canal-en-guadeloupe-

Des Antillais ou plutôt des Indo-guadeloupéens  devant la tombe de H. Sidambaon.
 
Photos : Georges Kellaou, de l'association Padma.


lampe

Préservation de l’héritage indo-guadeloupéen.

Le 24 décembre 1854, le bateau L’Aurélie arrivait en Guadeloupe avec une cargaison de travailleurs engagés indiens commandée par le Conseil Général de la Guadeloupe, à la demande des colons européens. [suite]

Cimetière de Pointe-à-Pitre

cimetiere de pointe a pitre aux antilles francaises en guadeloupe

Photographie de J.S.S


La mort et en particulier le rite des funérailles, Outre-mer Outre-tombe rend compte des Antilles d'aujourd'hui, de leur évolution et de la transmission des savoirs entre générations antillaises avec un œil neuf [Voir]


La toussaint et l’illumination...

Des documents sonores (RFO) cliquez sur les images pour écouter.

cimetiere antillais du lamentin en martinique
cimetiere antillais de sainte anne en martinique
cimetire antillais de basse-terre en guadeloupe une tombe lambi
remire-guyane offrandes a guede

In mémorium

Alfred  Largange  décédé il y a peu, un jeune homme talentueux dont je prenais plaisir à lire les articles. Le 8 décembre est l'anniversaire de sa naissance un site réuni tous ses écrits : Alfred Largange.

La webmestre de Potomitan Fancesca Palli  a repris les messages qu'il avait posté sur la liste de Kounta, qu’elle a complété  avec la réalisation d’un dossier dédié à Alfred  avec un texte extrait d'un livre que José Le Moigne.

Chair d'esclave âme des dieux

Nous pensons que s’intéresser au fait religieux c’est s’intéresser  avant tout aux résistances d’un groupe humain à une oppression, et dans cette optique le fait religieux se traduit par un colligement de survivances de pensées et d’actes  congruant à la  fixité d’une mémoire, qui sera restituée sous forme ritualisée  par des ecclésiastiques dans le cadre du rite eucharistique (ou par des  prêtres, pasteurs, imans, sorciers, chamans, druide, bonzes, gourous  ou autres dignitaires religieux  dans un cadre cérémoniel propre à leur croyance),  et ceci, afin de lutter contre l’oubli et d’offrir à l’oppressé, à la victime, à l’hérétique, au sacrifié, à l’immolé, au martyr et  au crucifié dont on partage un intérêt, une revanche posthume sur l’histoire et le sort... [suite]


lampe


Agwe Aroyo


Représente les profondeurs de l’océan, là  où des millions de Noirs arrachés à leur terre ont péri lors de la grande  déportation transatlantique. Son équivalent féminin est la déesse de l’eau Lasirenn  dont le pendant masculin Yoruba serait Olokun et le féminin :  Yemoja.

Une  lumière et une prière pour nos ancêtres dont les restes gisent depuis des siècles dans  l’obscur des abysses océanes.

L’esprit Gede

celebration en l'honneur des gede à brooklyn USA par la communauté antillaise haïtienne

Dans la religion vodoue  novembre est le mois de « l’esprit Gédé » qui représente à la fois la vie et la mort, et qui donne lieu, notamment à Brooklyn ( New York - USA) le 5 novembre, à une célébration par la communauté (antillaise) vodouisante  haïtienne.


L’esprit de la mort et de la résurrection

veve gede baron samediLe mois de novembre en Haïti est le mois des Guédès (Gede étant les loas de la mort),  par conséquent, novembre est le mois des morts. Il sera célébré partout en Haïti et dans tous les lieux d’immigration des antillais d’origine haïtienne. Ils rendront hommage à leurs défunts ou aux loas lors de nombreuses cérémonies.

Il est écrit que les lwa de la mort sont issus du rite petro, ce sont des loas nés en Haïti dans un contexte esclavagiste, ce qui les rend imprévisibles, violents et dangereux, ils relèvent de pratiques de  la magie noire. 

Il est aussi dit que les Guédès (Nibo, Fouillé, Loraj, Ti-Malice, Plumage, Bravo Guédé, Papa Guédé…), sont à la base les membres d’une tribu africaine du même nom, qui disparurent  entièrement dans  l’abomination que fut l’esclavage des Noirs aux Amériques.

Mais en Haïti, ils sont devenus les loas des morts et de la sexualité. Ce sont des déités bruyantes et grossières et lors de leurs manifestations, ils apparaissent en mangeant du verre, des piments crus et s’enduisent les parties sexuelles de piment et de rhum, étant déjà morts, ils ne craignent rien. Ce sont des dieux psychopompes, ils mènent l’âme  des morts vers une autre vie.

(Si je parle des loas au présent c’est que dans la religion vaudou,  les dieux chevauchent les hommes. En clair, ils se manifestent au travers de l’un de ceux présent lors de la cérémonie dont ils utilisent le corps.)

Du rite petro, les plus redoutables sont les loas Baron, dont le Baron Samedi, loa des morts, il contrôle aussi  le passage entre le monde des vivants et celui des morts, l’une de ces hypostases se confond avec Legba celui qui est à la croisée des chemins.

le baron samediLe Baron Samedi est à l’origine du « Nouveau Monde » (je suppose que cela veut dire, qu’il est  celui qui concrétise la rupture de l’esclave haïtien avec le monde africain, dans la mesure que son panthéon divin prend un caractère vernaculaire, il enracine l’esclave dans sa nouvelle terre.)

Le Baron Samedi revêt d’autres incarnations, dont le Baron des Cimetières, le Baron La Croix, le Baron Kriminel et il est le père ou le maître des Gedes, des esprits macabres et grivois. Il se trouve à l’entrée « des cimetières et se met sur le passage des morts vers la Guinée » Une croyance née durant l’esclavage « antillais » voulait que l’esprit des  morts retourne en Guinée, croyance qui légitima de nombreux suicides car vu comme une échappatoire à l’asservissement.

Le Baron Samedi est aussi une divinité phallique et celle de la libido, il   symbolise les excès de la sexualité, il mène « une danse Langoureuse, la banda » qui imite le coït.

Les attributs  se rattachant  sa divinité sont le chapeau haut-de-forme, les lunettes de soleil,  le crane, la croix noire, la couleur noire et le violet, le miroir, les piments rouges macérés dans  du rhum.

Dans les rituels il tient : « une bouteille de sa boisson préférée: du rhum brut dans lequel ont longuement macéré vingt et un piments "rouges". De temps à autre, Baron Samedi avale une rasade de ce breuvage de feu et tend sa bouteille aux fidèles qui ont intérêt à refuser poliment. »

maman brigitteLe baron Samedi a pour épouse Maman Brigitte (Brijit), une loa de la mort préposée à la protection des cimetières et des pierres tombales marquées d’une croix, et comme son époux son langage est obscène. C'est une tricheuse,  une moqueuse, une déité ayant des  mauvaises manières et mauvais esprit. 

Cette loa du « Nouveau Monde » a des aspects religieux à la fois africains (Orisha Oya) et du christianisme  (St Brigid ou sainte Brigitte), c’est aussi la loa de l’argent, elle influe sur les pratiques de la magie noire.

Elle est symbolisée par le poulet noir, la couleur noire et le violet.

Evariste Zephyrin

tambouyé antillais haitien lors d'une cérémonie  vaudoue a  NY
mambo (antillaise) haiti et ses fideles lors d'une cérémonie vaudou  aux USA

Banda Filozofi Gede

Le banda est  la danse des Guédé (celle des loas de la mort) elle a un caractère érotique, elle imite l’acte sexuel par de violents déhanchements et des postures lascives. Le battement des percussions de la Nation Gédé  à pour but que les danseurs perdent conscience d'eux et se retrouvent investis par le loa  qui se mouvra  et agira à travers leur corps.


Noche de muertos

Le Nuit des morts, au Mexique (dans l’Etat du Michoacan) représente une célébration de nature religieuse  destinée à honorer les défunts et défier la mort, elle a lieu du 1er  au 2 novembre. La Nuit des morts  a un caractère régional, contrairement à la « Dia de los Muertos » célébrée dans l’ensemble du Mexique.



Guédé aime l’argent...

Des documents sonores (RFO) cliquez sur les images pour écouter

jean durosier desrivieres
hougan jean durosier desrivieres
vaudou

Legba

Les Antillais (Martinique et Guadeloupe) bien souvent se sont coupés de ces mythologies et cultes, c'est l'occasion pour eux, à travers ce numéro de toucher du doigt des réalités qui ne dussent pas leur être étrangères.

Legba  est l’un des plus importants dieux du panthéon Yorouba du sud du Bénin et de manière plus générale du golf du Bénin. Son histoire tient en deux grandes légendes, que vous pourrez lire sur ce lien, mais a lire ici  l’explication « théologique » du pourquoi : la femme à son sexe placé entre les cuisses. 
 
Par ailleurs, ce dieu ithyphallique au sexe hypertrophié et cornu  n’est pas sans  rappeler : Pan, Priape ou Silène.

legba benin

crane de mort
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