grappe de raisinsPYE   PIMANLA

Octobre le mois hésitant, Pyépimanla présente son édition.

Octobre  le 8 eme du calendrier de Romulus, le 10 eme du calendrier de Numa, à cette époque de l’année les Athéniens célébraient les Thesmophories  en l’honneur de Cérès. Pour les Egyptiens c'était le mois d’Athyr  où une fête en l’honneur  de la déesse Hathor était célébrée. Ils procédaient à un rite de fertilité tant pour la terre (inondation du Nil) que pour les femmes. Par ailleurs on célébrait au cours du mois d’octobre  la fête du bâton du soleil.
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Martinique Cool Douce Voyage

SOIRÉE POUR LA PROMOTION DU TOURISME À LA MARTINIQUE.

LE 14 NOVEMBRE 2009

organise une soirée promotionnelle placée sous le parrainage d’Alfred ALMONT député de la Martinique et en invités d’honneur J-J Seymour (Journaliste TROPIC FM), Tony Mardaye (Journaliste PYE PIMAN LA) et Bergette de SAINT-JACOBE (Journaliste RFO).

Cette soirée PRESTIGE se déroule le 14 novembre 2009 au Grand hôtel salon Sénia - 06 rue du bas Marin - 94310 Orly zone sénia. La soirée sera animée par Edwige ANTON animatrice TV émission Super môm et Marc POLIN animateur RCI & ATV

- Tenue correcte exigée - Parking surveillé -

De nombreux lot à gagner au tirage au sort

-         1 billet d’avion A/R Antilles offert par JanCarthier Voyage et Corsairfly

-         1 coffret offert par Doltime Prestige (1 soirée pour 2 personnes avec chauffeur + restaurant à Paris).

Deux menus au choix concoctés par Mme Boislaville, champagne en sus,

Menu 1 - Entrée assiette antillaise, Plat ragoût de porc gratin d’igname Dessert Mont-blanc chaud et froid.

Menu 2 - Entrée assiette antillaise, Plat darne de poissons, duo de riz outre-mer, Dessert salade de fruits.

Apéritif - Vin - eau - thé - café

40 euros (tarif unique par personne)

RÉSERVATION JUSQU’AU 10 NOVEMBRE

01 45 60 98 48 - 06 98 06 27 27 - 06 32 37 82 70 - 06 31 77 50 64

Contact  contact@martiniquecooldouce.com  http://www.martiniquecooldouce.com




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Quand octobre prend sa fin,
Dans la cuve est le raisin.

Octobre l’évanescent

Octobre augure la fin de l’été sans pour autant préluder ou  être le commencement de l’automne. En France, c’est l’entre-deux. La terre se pose, elle est presque sans odeur, les hommes s’endimanchent d’une nonchalance, ils vont le pas reposé.

La nature  peaufine l’œuvre septembrale, en étalant sa féerie  sous un ciel  indécis.

La symphonie de couleurs  fascine, le ginkgo se vêt d’une feuillée jaune d’or, le saule  opte pour un jaune vif, les érables et chênes rouges s’habillent de rubis, l’érable du japon s’empourpre, les conifères se verdissent.

Polyphonie des tons, le tableau automnal subjugue de ses teintes virides, ambrées, rubigineuses, cramoisies ou rubéfiées. 

Octobre et ses  fruits  prolongent l’été, les raisins attirent la main, il y a un je-ne-sais-quoi de charnel dans la grappe, les poires, les pommes sont saisonnières, les coings embaument le jardin, la châtaigne et les marrons vendus sur les boulevards par une population provenant du sous-continent indien, leur rôtissement pique le nez, ils n’ont plus l’odeur de jadis. Les  noyers sont défeuillés,   les noisettes  aux involucres séchés ont les trochets qui pendillent, le fruit arrive en bout de course, il est fin prêt à être cueilli.

Le vent d’octobre est traître, il tourne, souffle du nord, il surprend de sa froidure alors que juste avant, nous marchions dans un air apaisé, doux à la belle lumière d’un été indien.  Mais quoi qu’il en soit, octobre est un mois, dont j’ai le plus grand mal à idéer, je ne saurai y accrocher un quelconque souvenir, une quelconque émotion propre, c’est l’obtusion.

Pourquoi ce mois  s’assemble an après an  (sauf aux Antilles) comme une addition  superfétatoire, un mois surérogatoire voire une dénégation dans l’année ?

Aux Antilles, octobre annonce la fin de la saison des cyclones, sans être pour autant  la fin de l’hivernage et l’annoncement du carême. Ce mois apporte  la goyave, la pomme de cannelle, les prunes (mombin, Chili, Espagne, Cythère), parfois la papaye mais aujourd’hui c’est l’incertain, la saison des fruits  n’a plus d’injonction de temps.

Octobre est sans frénésie, il respire l’ennui, c’est le mois où l’on se refait financièrement parfois moralement, car l’octobre d’après ouragan est la période où l’on se remet des affres et des peurs cycloniques.

Je me souviens de l’octobre,  après que la tempête Beulah ait frappé notre îlet d’habitations, un grand traumatisme pour les populations. Nous mangions des sardines à l’huile ou à la tomate, du corned-beef, du cassoulet, mon père pour atténuer nos tracas affriandait l’ordinaire avec des salades de tête, du foie de veau, de pain massif, tout ce qui était tendre et pouvait être cuit rapidement, car nous souffrions du manque d’électricité, de la rareté du pétrole pour alimenter le réchaud, il fallait être économe de tout.

riviere martinique

Septembre avait lessivé les terres, les rivières, les cases,  les femmes avaient refoulé leurs larmes, il fallait s’atteler à se rebâtir, reprendre sa vie, là où la tempête avait sévi et octobre était ce mois, octobre reconstruisait la nature et l’homme.

"La tempête fit rage"

Je garde précieusement le souvenir de l’octobre, juste après que la tempête Dorothy ait ravagé la Martinique, deux mois plus tard les goyaves foisonnaient, les branches des goyaviers ployaient sous les fruits, ma mère, ma sœur et moi en avions cueilli des sacs dans les bois à la limite de la cité Dillon et de la commune du Lamentin - aujourd’hui cette zone est urbanisée –  il faisait froid, bizarrement nous étions transi, malgré que nous fûmes couvert d’un petit lainage, l’herbe abondait, les feuilles des arbres d’un vert foncé, presque bouteille et recouvertes d’humidité, j’y étais sans plaisir n’espérant qu’une chose, rentrer à la maison.

Ma mère fit des litres de jus de goyave, 5 kg de confiture et 1 kg   de gelée qu’elle partagea avec quelques voisines.  Ma sœur et moi, empressés, nous nous brûlâmes la bouche en voulant manger la confiture avant qu’elle ne fût totalement refroidie, mais ultérieurement, ce petit bobo ne nous empêcha pas de l’engloutir.

A l’appel de la magie, les morts réclamaient leur dîme, faisant qu’octobre l’évanescent filait à  toute vitesse,  ne laissant que le souvenir de son ennuyance et sa place à novembre la pluitée, la sonore, à novembre et ses averses.

Tony Mardaye


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Pyepimanla

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Le faitout bout, nou a bout !

Prenant le pouls de la Martinique,  mon interlocutrice  me disait qu’il règne une étrange atmosphère dans le pays, on perçoit une division, un ras bol, les populations sont comme « lacquées » dans des questionnements qui ne sont pas les leurs, enfermées dans  pleins de faux problèmes.

Les gens sont vides,  les yeux tristes,  ils sont comme absents. Rien ne semble vouloir les sortir de leur torpeur.

La Martinique va mal. Elle s’inquiétait de cette léthargie apparente, concluant que le réveil sera difficile.

Dans une telle configuration, l’annonce de la manifestation du Collectif du 5 Février contre la vie chère, ne pouvait que déboucher sur un échec.

La mobilisation fut faible, car les gens sont préoccupés par d’autres soucis, notamment par cette dégradation de l’emploi, de leur pouvoir d'achats, par la montée de la violence, par la paupérisation toujours plus importante de la population. Ils sont plus enclins à s’enferrer sur eux-mêmes. 

Moins d’un millier de manifestants dans les rues  le 3 octobre 2009 à l’appel du K5F pour  protester contre le « non-respect » des accords signés en mars 2009, mettant fin à une longue grève.

La syndicaliste Ghislaine Joachim-Arnaud, du CGTM disait : « il n’y a toujours pas d’accord » sur la question de la cherté des prix dans les secteurs de l’eau, du téléphone, des matériaux de construction, des loyers et des pièces détachées automobiles notamment. »

ancetre 

Les problèmes sont toujours présents et prégnants, la faible mobilisation signifie-t’elle que la population dans son ensemble  s’avoue vaincue  et abandonne ses revendications ? C’est plus complexe,  car nous pressentons une forte exaspération, une colère sourdre qui gronde dans  tréfonds… due entre autres à la différenciation des droits. Tous ne sont pas égaux devant la loi, nous sommes confrontés à une justice coloniale et ceci commence à bien faire.

 

Puis, il y a ce scandale du chlordécone  qui s’avère être  un drame,  perçu comme un assassinat de la population martiniquaise opéré par des békés, qui bien sûr ne sont pas  inquiétés. Probablement  que le principal responsable de cette affaire, celui ayant fait produire et commercialiser ce poisson, interdit aux USA depuis 1981, mourra de sa belle mort, sans avoir eu à répondre devant un tribunal de ce crime contre la terre et le peuple  martiniquais.

Le LKP toujours d’attaque

Pour la Guadeloupe, il en alla autrement ce samedi 3 octobre 2009. Plus de 25 000 personnes ont arpenté les rues de Pointe-à-Pitre à l’appel du LKP, pour exiger le respect des engagements pris par l’Etat français dans le protocole de suspension de conflit du 4 mars 2009.

 

Les Guadeloupéens restent autant mobilisés qu’au mois de février, lors des précédentes grèves. Il faut dire que la hausse du prix de l’essence passe mal. 

 

Toutefois, la Guadeloupe apparaît  divisée, les pro et anti LKP s’affrontent par médias interposés et pétitions. Le climat  est pré-insurrectionnel, du moins il en donne des signes

 
manifestation pointe a pitre 3 octobre 2009 LKP


photo de F. Gircour de Chiens créoles


Les  Bancs-pays  s’estiment menacés, agressés par les propos du LKP (sé yo ou sé nou) dénonçant cette mainmise de l’économie par une classe de possédants, abusant sans vergogne de leur domination économique, allant à exclure les Guadeloupéens de l’emploi,  d’un autre côté la grande majorité de la population ne va pas permettre une pwofitasyon sans fin à leur encontre,  juste pour convenir à ces gens ou leur permettre de jouir de leurs privilèges.

 

Quant aux élus en Guadeloupe comme en Martinique, ils sont contestés, en perte de légitimité, confinés à leur rôle de commandeur d’habitation. Ils ne sont porteurs de rien,  n’ont que des postures et des discours, ne servent à rien,  ne sont utiles qu’à eux-mêmes et à leur famille. Ils sont incapables de proposer un projet collectif suscitant une adhésion massive du peuple.

 

En Guadeloupe comme en Martinique nous sommes dans l’attente,  dans l’imprévisible et dans l’incertain, les seuls scénarios envisageables sont ceux du pire, il est évident que les choses ne peuvent rester en l’état. 

 

Tony Mardaye


La guerre des races a commencé…

vendeur de cocosAimé Césaire est mort, depuis nos politiques se révèlent tels qu’ils sont, petits et médiocres. C’est la guerre pour tout et pour rien. Un maire (Fort de France) Serge Letchimy qui s’oppose à tout en bon roi-nègre, sa volonté doit faire loi. Il guerroie contre  Claude Lise et Alfred Marie-Jeanne, respectivement président du Conseil Général et Régional. 

Les deux autres plus âgés, plus matures et sans doute plus réfléchis regardent  de loin notre jeune autocrate foyalais se complaire dans sa jouissance du pouvoir, bien que nous aurions préféré qu’il soit meilleur gestionnaire, une qualité certaine qui lui manque, car là où Letchimy passe les caisses se vident, mais bon...

Depuis,  Letchimy a trouvé du renfort, se faisant désormais épauler par P. Samot, maire du Lamentin, un homme que l’on pourrait surnommer L’absent ou M. Je touche. Nos deux disputailleurs et leurs cliques  jouent aux empêcheurs de tourner en rond sur un territoire devenu leur pré-carré.

Ils perpétuent la guerre des races, eux le batazindien  et le Nègre contre le Blanc du Conseil Régional et  le Mi-libanais ou je ne sais quoi du Conseil Général !

Et pendant ce temps !

La Martinique s’enfonce dans la crise, rien ne va dans ce pays, qui ne cesse de s’appauvrir, en pleine décroissance économique, un pays à la mesure de ses élites politiques, tout aussi  « infoutu »  de protéger les populations et le pays, vu que les prédateurs de Béké et apparentés l’ont empoissonné, pollué, tant les gens, les terres, les eaux et la mer, tout cela pour se faire quelques euros de plus.

E. Zephyrin


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