Les Titres du magazine
- Il est
temps de dire
« Assez, c’en est assez du mépris ! »
- Juifs et
sionisme à la
télé : un sentiment de rejet et d’exaspération
- Le
mort saisit le vif
-
Cela
n'ajoute rien, hormis du pathos
-
Le
parrainage d'enfants juifs déportés crée la polémique
- Shoah: La
voix des Roms
rejette l'initiative Sarkozy sur les enfants
-
Shoah
: Les petits soldats mémoriels de Sarkozy
- Shoah:
pour la police
aussi, il faut un devoir de mémoire
- Sarkozy au
Crif, nos
enfants devraient encore faire les frais de la laïcité
-
Shoah
: Simone Veil dénonce l'initiative présidentielle
-
Un
enfant doit-il porter la mémoire d'enfants victimes de la Shoah ?
- La
Shoah sera au
programme des CM2 à la rentrée
- Shoah au CM2:
Sarkozy
désavoué
-
L'idée
du parrainage d'enfants de la Shoah à l'école pas retenue
A propos de
ce qui se passe à Gaza un texte de Raphaël Confiant
-
Intellectuels occidentaux
Antilles
/Antillais
- Les
Antillais entrent en
campagne
- Jeunes
homos
sans domicile fixe : crever
ou vendre son cul ?
- Marc
Pulvar : Un
Martiniquais vertical nous
a quitté
-Une
étoile du combat
libérateur du peuple Martiniquais s’est éteinte.
-
Une
Photographie pour perpétuer le souvenir !
-
Monsieur
Henri nous a quitté !
-
Sortir
et découvrir
Visitez l'édition
spéciale dédiée au carnaval

Visitez l'édition
spéciale dédiée à la saint Valentin

|
|
Un projet
mémoriel ?
Pypimanla
le magazine antillais d’informations propose une édition spéciale
consacrée au
« projet mémoriel » de Nicolas
Sarkozy, qui consistait à
faire porter par des écoliers de 8 à 10 ans en classe de CM 2, la
mémoire
d’un des 11 000 enfants juifs tués par les Allemands lors de
la seconde
guerre mondiale et aussi, quelques articles liés à deux figures
afro-antillaises décédées au cour
du mois de février 2008.
L'initiative
de Nicolas Sarkozy de faire porter par des écoliers, la mémoire des
enfants juifs tués lors de seconde guerre mondiale, a suscité une forte
opposition, peu sont enclins
à la
défendre, même ceux du camp présidentiel. Elle est
refusée dans sa
globalité par les Français, quel que soit leur bord politique ou leur
confession
religieuse, comme nous le verrons dans la sélection d’articles proposés.
Pourquoi
une édition spéciale sur ce sujet, qui dans la communauté
afro-antillaise
ne fait pas débat et ce pour deux raisons :
1 -
L’Antillais ne vit pas avec la mort, il la repousse et la rejette, même
s’il
honore ses morts et garde leur souvenir. signalons
que toutes les
messes et les actions sont effectuées scrupuleusement lors
d’un décès, afin que le mort
reste à sa place et ne vienne pas déranger le vivant ;
2-
La deuxième raison est à mettre en rapport avec l’histoire singulière
antillaise. Il leur paraît évident, dans l’éventualité peu probable
(compte
tenu de la psychologie antillaise) qu’il porterait la mémoire
d’un
« enfant martyr » c’eut été à l’évidence celui d’un
enfant tué
pendant l’esclavage, avec lequel il a une proximité
raciale, familiale
et
historique.
Les
personnes antillaises avec lesquelles j’ai échangé n’ont
manifesté aucune
émotion particulière : il est hors de question que
leur enfant porte
la mémoire de qui que ce soit, et cela ne souffre aucune contestation.
Alors
pourquoi cette édition spéciale ?
Pour un
certain nombre de raisons dont :
1 - C’est
la première fois (il me semble) sous la 5 è
république, que le
politique tente d’instrumentaliser des enfants. Cette initiative fera
date et
suscitera dans les années à venir la rédaction de mémoire ou
de
thèses ;
2 – Il
est probable que cette initiative en appela d’autres de même nature où
nous
verrons le Politique essayer de manipuler le cerveau des enfants, afin
d’introduire le discours idéologique propre à leurs intérêts ou de
celui de
leurs mandants, car comme vous vous êtes aperçus, le Politique n’est
plus
en charge de la défense des électeurs, mais de celui des
puissances
économiques transnationales ou de la défense des
objectifs de leur
"secte de pouvoir"…
3 -
Donc, une édition spéciale afin de garder une
trace de cette initiative pour le moins incongrue.
Voilà
explicitées
les raisons de ce magazine consacré au projet mémoriel de Nicolas
Sarkozy.
Evariste
Zephyrin
Projet mémoriel vu par
les Alter…
Si
dans la communauté
afro-antillaise, peu
ont réagi au projet
mémoriel de Nicolas Sarkozy,
ailleurs sur de
nombreux sites les
débats furent passionnés, à 80 % ils allaient dans le même sens, c’est
à
dire le rejet de la proposition.
Sur des
réseaux d’alter-sites de nombreux articles, bien
argumentés, nous
ne les mettons pas en ligne car ils ont une certaine propension à déborder du cadre du
projet mémoriel et
d’aborder des problématiques liées à l’Etat d’Israël, à l'image de l'article d'Eva : "Juifs et sionisme à la télé"
qui est un texte pondéré compte tenu ce que j'ai pu lire
ailleurs.
Par ailleurs, ces textes sont des
instantanés, ils ne seraient être
mis de côté pour celui qui traiterait du sujet dans un avenir plus ou
moins
proche.
Nous
proposons un panel d'articles qui ne soit ni
excessif ni apologiste, même s'il est vrai que la
totalité des articles va dans le même sens.
|
De la Shoah
à l'endoctrinement ?
Le président de la
République Nicolas Sarkozy, escorté par une importante délégation
ministérielle, s’est
rendu au dîner
annuel du CRIF, ce qui dans l'histoire de la République
française est une
première, car aucun président sous la
cinquième république,
n'avait honoré de sa présence, de cette manière, une manifestation à ce
point
communautariste, ils se montrèrent plus discrets.

Sa venue des plus
appuyée à cette occasion, est en soi un mélange des genres dans
l'exercice du
pouvoir, mais ce
fait a été relégué en
arrière plan à cause de sa « surprenante
déclaration », émise dans un
cadre inadéquat, proposant : « d'attribuer
dès la prochaine
rentrée scolaire, à tous élèves de CM2 le parrainage de la mémoire d'un
enfant
juif français victime de la Shoah.»
La mesure décriée a suscité une levée de
bouclier et une
réelle opposition. Sans doute tenu
par
son annonce, ne
voulant pas perdre la
face ou donner le sentiment de reculer, l'Elysée par le truchement de
madame
Mignon a indiqué, que le parrainage serait alors dévolu à une classe
entière et
non plus à chaque élève individuellement.
Pour autant, ce parrainage
mémoriel soit collectif ou individuel (le CRIF mis à part, ne cachant
pas sa
satisfaction d’une telle
mesure)
inquiète, car c’est un fait du prince, une décision prise de manière
unilatérale.
Cette décision semble
dangereuse et bouleverse certaines conceptions ou pratiques, car s’il
est
coutumier de parrainer des êtres vivants, cela l’est moins des êtres
morts,
puis muer ces enfants en « parrains morbides » c’est
les faire passer
par des processus d’identifications et culpabilisation en les rendant
non seulement
contemporains de leurs filleuls tués
par les Allemands, mais aussi responsables de leur funeste destin.
Par
ailleurs, avancer
une telle proposition n’est-ce pas
faire abstraction que
des enfants de 8
à 10 ans ne possèdent pas encore à leur âge, des outils
psychologiques
nécessaires à l'appréhension d’une telle tragédie, de sa
complexité et que
l’on ne
joue que sur des ressorts
émotionnels ?
Puis, utiliser l’école à
cette fin d’endoctrinement, est-ce sa finalité ?
En tant que citoyenne, ce
parrainage me semble irrespectueux, faisant fi de la composition de la
société
française, car occultant ou reléguant d’autres souffrances en second
plan.
Les caractéristiques de la
Shoah sont singulières, mais
ce n'est
pas le seul génocide de l'histoire de l’Europe ou de l’humanité et
chaque
génocide a ses particularismes, son lot d'horreurs, sa dimension
dramatique et
nous sommes gênés par cette volonté d’ériger ce crime
comme le crime absolu.
Nicolas Sarkozy vient de
raviver avec vigueur la concurrence mémorielle, pourquoi
donner la
primeur à une victime de la Shoah plutôt qu'a une victime de la traite
négrière ?
La volonté de combattre
« l’antisémitisme » et à dessein
de créer une nouvelle religion,
en introduisant dans l’esprit de jeunes
enfants, donc des esprits malléables
ce proposé, aboutira de fait à éluder toute la dimension historique de
la
Shoah, à conférer à la religion juive un statut de religion victimaire
et
réduisant la mémoire juive qu’à une confrontation avec le nazisme
allemand.
Cette nouvelle forme
d’entretien
mémoriel mortifère, est préjudiciable, car personne n’est suffisamment
sot pour
accepter une responsabilité qui ne lui incombe pas. Les parents de ces
enfants
veilleront à ne pas les insérer dans une histoire, que l’on veut
culpabilisante
et au final, nous aurions une montée de l’antisémitisme, car cette
mesure est
ressentie comme un viol psychologique opéré sur l'esprit de
nos enfants.
Emmanuelle Deschè
|
|
|