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Ouragan Dean



Un numéro special lui est consacré  sur ce lien : Cyclone Dean


Tant fait temps

Le climat  semble avoir repris le fil du temps, en  suivant  son cours au fil de l’eau,  se conformant, à-peu-près  à ce qu’il aurait dû être, quoique  le réchauffement de la planète nous gratifie de bon nombre  de  péripéties climatiques, et nous voyons l’Angleterre se frusquer  des oripeaux inondables du Bangladesh et la région  parisienne s’humidifier  pour nous offrir des pelouses au gazon vert anglais.

Les pruniers s’aoûtent en décalage de mois, le temps déraille, le ciel déraisonne  et nous sommes dans l’incertitude, nous nous vêtons à l’estime, car le temps est changeant et incertain, toutefois les aoûtiens sont quand même mieux lotis que les juillettistes, qui n’ont eut que du mauvais temps.

Avant-hier nous avons eu beau soleil et ciel bleu. Hier, il pleuvait, il ventait, il faisait froid. Aujourd’hui, le ciel est gris, le soleil est absent, à midi il fait presque nuit, il pleut, il tonne,  le temps est maussade.

Quittons la région parisienne et  consultons notre correspondante antillaise qui se trouve en Grande-Terre en Guadeloupe (jointe par téléphone), qui n’est autre que ma maman. Sage femme mettant en pratique l’adage  qui  veut que lorsqu’on est en Chine on fait comme les Chinois, aux Antilles comme les Antillais, elle est au Moule, alors elle fait comme les Mouliens. Ecoutez-la  : « bel soleil, zeb bwilé,a (l’herbe jaunie) est vert, il a plu et il pleut mais les mares sont encore à sec. Profitant que j’ai ma maman en ligne, je la questionne pour avoir de ses nouvelles :

Une rivière antillaise photographiée en Martinique
photo d'Evariste Zephyrin

- A part ça maman, qu’as tu fait d’intéressant ?   

-  Tu sais, hier on a tué deux cochons en haut chez le frère de… puis on est descendu les vendre en bas pour échapper à la douane volante et aux gendarmes. Tu ne peux rien faire ici, les gens te dénoncent. A cinq heures du matin toute la viande était partie, les clients qui voulaient acheter 2 kg sont partis avec 4 kg, ceux qui étaient venus sans idée, sont repartis avec 6 kg. La viande était belle, deux cochons dominos nourris à base de zeb patat, de patates sauvages, de chutes de bananes, de lianes-doux, de  cannes, de racines, (nou pa ka ba,ÿ piès pirina)  nous ne les nourrissons  pas avec du purina.  » 

En effet ma mère l’éleveuse de cabris empêchée fait du cochon-planche bio, un cochon local, un cochon antillais qui présente un grand intérêt car c’est un cochon rustique adapté à son milieu, un cochon ayant un autre goût que le cochon importé nourri de farines animales.

- Tu as tué les deux cochons alors ?

- La femelle a mis bas un seul porcelet, qu’elle a refusé d’allaiter, on n’a pas réussi à le sauver. Fimel tala pa té bon, nou tjé,w ! Quant à l’autre il était prévu de le tuer, mais pour les remplacer  ce matin on a acheté un ti-mal déjà castré… Woyeeeee ! Sa mangous-la ka fè an kaye,la ? Elle ne se gène pas, elles viennent manger mes poulets, on a mis des ratières, on a attrapé quatre en une journée. » 

Après la bande de voleurs qui volent ses cabris, voilà ma mère devant faire face à des mangoustes  qui mangent ses poulets.  C’est pas possible, elle ne va pas y arriver dans ses conditions. Fiche que la vie au Moule raide, c’est une tribulation !

Un cochon domino antillais photographié en Martinique

photo de Gaëlle Linfide

De notre correspondant archipélique  situé entre les deux-terres : « En Guadeloupe le temps joue et se joue de nous, alternant fifinettes et menaces télé-météo sans concrétisation d'averses. C'est la saison des cyclones, mais gens qui prient doivent faire plus fort que soi-disant prévisionnistes de la NASA, puisque nous jouissons jusqu'à l'intime de belles journées, aux merveilleux nuages et fraîches fleurettes d'alizés - à mesure que décroît la pleine lune de Juillet, la plus lumineuse de l'année, au dire des anciens... »

De Claudia Jolie-Cœur, en villégiature à Saint-Claude à la clinique des Nouvelles  Eaux-Vives, pour cause de surcharge pondérale, joint sur son lit d’hôpital : « Je suis perdue là haut dans la montagne, il fait froid, on se les gèle, il pleut énormément, le temps est brumeux, il y a du brouillard et on a l’impression  que les nuages vont te toucher. 

Les gens ne viennent te voir qu’une fois, découragés par l’âpreté du morne. Imagine toi, que Saint-Claude est à cinq minutes de Basse-Terre  et le taxi te demande 25 euro  pour le trajet. Les gens pour ne pas abîmer leur voiture font du covoiturage et les médecins de la Clinique déconseillent aux patients  de descendre du morne, car en remontant  ils disent qu’il y a un risque  que vous fassiez une crise cardiaque…  » 

En Martinique la course des yoles rondes arrive à son terme avec un jour de retard, la manifestation  a capté l’attention des populations qui viennent de partout et a rencontré un vif succès, toute une économie se développe autour de l’événement.

Autrement donnons la parole à notre correspondante foyalaise : « Il faisait beau sur Fort-de-France, puis le temps a viré à l’orage, le ciel est bleu-gris maintenant, il y a du vent, alors que juste avant, il faisait lourd, pas un brin de vent, les feuilles des arbres ne bougeaient pas d’un pouce et on dégoulinait de sueur, quant aux rivières leur niveau est bas, mais avec les pluies de la semaine dernière elles se sont remplies, mais n’ont toujours pas le niveau qu’elles devraient avoir.

Quittons Fort-de-France   et contactons notre correspondante lamentinoise, alors  Sylvie Osophé  quel temps fait-il par chez vous ?

« -  Aujourd’hui au Lamentin, le temps a encore fait des siennes, nous avons eu droit à un déluge de pluie suivi de quelques éclaircies puis à nouveau de la pluie. Toutefois, ces changements climatiques n’ont eu aucune influence sur la température en effet, une chaleur de plomb a régné toute la journée. Certes depuis quelques jours la Martinique est sous l’eau ce qui a quelque peu gâché l’événement du mois d’août : le tour des yoles. Moi j’y vois  une grande bénédiction : plus de coupure d’eau pendant un certain temps. Hé oui ne pas avoir d’eau chez soi m’a permis de me rendre contre qu’il faut savoir apprécier ce que l’on a et notamment concernant l’eau d’éviter le gaspillage. »

Alors Marie quel temps avez-vous au Gros-Morne ?

« Ici au Gros-Morne le temps est nuageux, le temps est maussade, avec par moment une pointe de soleil, mais il fait lourd quand même. »

Bonjour Gaëlle, quelles sont les nouvelles du temps dans ta commune :

« Pluie, soleil, orages, pluie, soleil, éclairs,  je me suis réveillée après une grasse matinée sous un temps mitigé, tantôt pluvieux, tantôt ensoleillé. La saison humide vient de débuter, nous rentrons en période cyclonique  et avec elle les vacances  se terminent. »

Des roches dans une rivière antillaise  photographiées en Martinique
photo d'Evariste Zephyrin

Ici comme là bas le temps se dérègle, la  Guadeloupe comme la Martinique souffre d’un déficit pluviométrique, l’hivernage étant une saison fortement arrosée dont l’eau est absorbée notamment par la forêt tropicale  et qui la restitue tout au long de l’année. La pluie abondante tombant en cette saison permet de recharger les nappes, les sources et les rivières. Pour l’heure il semblerait que les pluies soient insuffisantes.

Evariste Zephyrin en collaboration avec l’équipe des rédacteurs.


Elle combat le trafic d’enfants en Haïti

grandes antilles enfant haitien

En plus de prodiguer des soins aux personnes parmi les plus pauvres de la planète, voilà maintenant que l’hôpital L’Espérance de Pilate, en Haïti, dirigé par des personnes de la région, s’attaque maintenant à un autre fléau, celui du trafic d’enfants.

«Des élèves disparaissent des écoles et on ne les revoit plus. Ils sont envoyés en République Dominicaine, où ils deviennent des restaveks, c’est-à-dire des domestiques qu’on emploie sans les payer. On leur offre seulement le gîte et le couvert. C’est de l’exclavage, ni plus ni moins», explique soeur Louisa Bélanger, contrôleur des finances de l’hôpital.

Selon l’infirmière originaire de Barraute, qui se trouve présentement en région pour un congé de deux mois, c’est surtout l’extrême pauvreté dans laquelle vivent les Haïtiens qui en pousse plusieurs à envoyer leurs enfants de l’autre côté de la frontière. «Ça leur fait une bouche de moins à nourrir. Dans certains cas, les parents paient même le transport de leurs enfants», mentionne-t-elle.

80 % de malnutrition

Pour éliminer ce fléau, l’hôpital L’Espérance, en collaboration avec l’Unicef, tente de sensibiliser les gens à l’importance de garder leurs enfants avec eux. Mais la tâche n’est pas facile.

«La situation s’est beaucoup dégradée depuis 40 ans. Quand l’hôpital est né, on notait peut-être quatre ou cinq cas de malnutrition infantile par année. Maintenant, environ 80 % des enfants qu’on accueille en souffrent», indique soeur Bélanger.

Beaucoup de travail

Outre le trafic d’enfants, l’hôpital L’Espérance doit aussi combattre une épidémie de VIH qui devient de plus en plus préoccupante. «Après un an et demi de dépistage volontaire, nous traitons déjà 154 cas de VIH et 296 cas de séropositifs aux prises avec d’autres maladies. C’est énorme!», lance l’infirmière.

Le personnel médical doit aussi traiter un nombre croissant de cas en psychiatrie, la branche dont s’occupe soeur Bélanger. «On a plus de 1000 cas à l’heure actuelle, surtout à cause de la violence et de la pauvreté. La drogue n’aide pas non plus», soupire-t-elle.


Patrick Rodrigue

source

- Dans un pays sans Etat, sans unité, sans conscience de faire peuple, la misère pousse les hommes : Des enfants abandonnés par leurs mères

-
Haïti trafic à l'adoption à Haïti : 47 enfants rendus à leurs parents


Sale temps pour les Nègres

nenuphar
photo de  Germain Mazarin

Au nom de leur  dieu  !

La ploutocratie étasunienne ne rompant pas avec son passé d’exploitation et de violence poursuit inlassablement ses crimes  contre ceux de mon sang. Les Nègres esclaves ne sont plus à trimer dans les plantations de coton ou de tabac  du sud des USA, ils ont migré vers les prisons où 2 millions d’entre eux  « travaillent » dans des conditions  permettant à cette super-économie de concurrencer les pays à bas salaire et empêchant la délocalisation de services ou d’activités qui autrement ne seraient pas rentables à cause des coups de production  et de la concurrence des pays dits émergeants.

Et dans une telle configuration sociétale où la violence est institutionnalisée  pour les Nègres et assimilés,  outre leur enfermement dans les geôles parfois privatisées, le meurtre de quelques-uns d’entre eux, s’apprécie sous le terme d’une violence psychologique, qui  permet de maintenir  la majorité des Noirs étasuniens sous contrôle.


Ces meurtres légaux sonnent comme un rappel à l’ordre, pour leur signifier qu’au moindre écart, au moindre faux pas,  la mort les attend au bout du couloir.   

Les dirigeants de cette nation qui à tout bout de champs, terminent leurs discours par : Dieu bénisse l’Amérique, fait écho à mon esprit à ce qui était écrit sur la boucle  des ceinturons des soldats hitlériens : Dieu est avec nous.  Il est possible qu’un dieu soit avec eux, mais ce n’est pas un dieu d’amour ni un dieu qui grandit l’homme, en tout cas l’homme noir, qui dans ce pays voit leur taux de mortalité  être comparable à celui de l’Ouganda, et la mortalité enfantine des enfants noirs supérieure à celle du Kerala, en Inde.

Pour les enfants du bateau négrier, le rêve américain n'est pas encore pour eux.

Tony Mardaye

Un crime sera commis...

negreEt sous une instance de puissance, de richesse économique et de modernisme se cache en fait  un système oppressif. Une répression sociale est organisée à l’encontre du Nègre étasunien.

Le 30 août ils vont tuer encore un  homme noir :« Le 1er mai 1997, Kenneth Foster, jeune Afro-Américain alors âgé de 20 ans, a été condamné à mort en vertu de la loi des parties. Il a été condamné non pour avoir commis un meurtre ou avoir été un acteur secondaire du crime mais pour ne pas avoir prévu, anticipé qu'un des trois hommes avec lesquels il se trouvait un soir d'août 1996 allait tuer un homme, Michael Lahood.»

C’en serait risible si ce n’était pas dramatique : Lettre à mon ami Kenneth Foster de Claude Ribbe.

Et encore un autre !

On se mobilise pour Troy Anthony Davis, un Afro-Américain sur le point d'être ’assassiné par un Etat raciste, peut-être qu’ils l’ont déjà tué, à moins qu’il n’ait bénéficié d’un sursis : Mobilisation  pour Troy Anthony Davis...

Un marchand de sommeil

- Depuis le jeudi 9 août, une trentaine de familles africaines abusées par un gérant d'hôtel à Asnières-sur-Seine sont à la rue. Cinq nationalités africaines s'y retrouvent, majoritairement ivoiriennes. Dans l'interview qui suit, M. MEITE - le porte-parole des familles, expose la situation :

Interview de M. Meite

Après l'interview, une première solution a été proposée : toutes les femmes ont été provisoirement logées dans un local devant lequel les hommes ont été autorisés à camper jusqu'à lundi. Date à laquelle les représentants des familles devraient être reçus par le maire et le secrétaire général de la Préfecture des Hauts-de-Seine.

Contact téléphonique de M. Meite : +336 505 408 36

Accident ou tentative de meurtre  

la polémique  continue autour de Frédéric Dumesnil  un habitant de Saint-Denis qui accuse un chauffeur de bus de la RATP de l’avoir renversé volontairement le 6 juillet dernier, ce que ce dernier dément. Frédéric, un « obstacle » pour la RATP ? de Marie Paino.  Voir aussi le précédent article  consacré à cette affaire

Discrimination à l’emploi

Le 05 juillet dernier, c’était Phnom Penh  à Aéroports de Paris ! La Grande Entreprise a lourdement été condamnée par la Cour d’Appel de Paris, pour avoir licencié 4 salariés en représailles à la dénonciation d’une discrimination raciste. Elle devra réintégrer les 4 salariés illico presto. Cette débâcle sur le front du racisme à l’emploi ne grandit ni l’employeur, ni les acteurs de la prévention dont l’inspecteur du travail mais surtout les syndicats, CGT en tête. Récit : Aéroports de Paris se prend une tarte judiciaire par la Cour d’Appel de Paris.

Batey 8

enfant-haïtiNous mettons en ligne régulièrement des articles pour dénoncer le traitement fait à nos frères haïtiens esclavagisés  dans les bateys de la république dominicaine :  Entrevue avec un bracero haïtien dans un batey de la République Dominicaine

Les Afro-descendants en recherche de modèles

Pour les Britanniques, le genre musical pousserait au meurtre, et aux Etats-Unis il est jugé discriminant :
Double claque pour le rap  par  Mathilde Carton

Brésil - favelas - afro-brésilien

Depuis trois mois, le quartier de l’Alemão est le théâtre de combats entre les forces de l’ordre et les trafiquants A Rio, la police assiège les favelas de la drogue.

La famille des rétrovirus s’agrandit
Les habitants du Nunavut sont aux prises avec une forme rare et incurable de maladie transmise sexuellement, le HLTV-1. Au Japon, en Afrique du Sud, au Gabon, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et aux Antilles, de 5 à 10 % de la population est porteuse de ce virus.


Que les juges fassent leur travail !

sida

La justice et la loi sont censées nous protéger, mais en « rendant » ce  type  d’arrêt, la justice nous met en danger : « Le Tribunal Correctionnel de Fort de France a relaxé un homme de 46 ans qui était poursuivi pour avoir transmis le virus du Sida à son épouse alors qu’il se savait malade. », notamment   en donnant à  ces assassins un permis de tuer. Mais cela ouvre, aussi la voie, à ce que chacun, en pareille circonstance, se fasse justice lui-même. 

Cette décision n’est pas acceptable, elle est immorale et inique,  car lorsqu’on inocule sciemment le virus du Sida à une personne saine, que ce soit par une seringue, par le sperme ou lors d’un rapport sexuel, cela doit être considéré comme un empoisonnement volontaire. 

Ce n’est pas aider les personnes séropositives ou  atteintes  du Sida que de « rendre » de tels arrêts, car cela obligera à un moment donné, de faire du lobbying, de fortes pressions sur le législateur, afin que soit votée une loi condamnant ce type d’agissements criminels, mais au passage, seront stigmatisées ces populations déjà en souffrance, notamment en faisant d’eux des criminels en puissance, de futurs assassins, des personnes qui à n’importe quel moment peuvent nous tuer.

Tony Mardaye


tourterelle sur un toit perché en martinique
photo Evariste Zephyrin

Nicolas Sarkozy positive !

expo-coloniale1922

Nous avons rarement vu autant de réactions suite au discours d’un chef d’Etat. Nicolas Sarkozy a fait l’unanimité des « intellectuels africains » contre lui, ses propos ont été  décriés, et bon nombre d’universitaires, de journalistes, d’écrivains, etc de moun sachant écrire ont pris leur plume pour faire savoir à ce monsieur qu’il méconnaissait l’histoire de l’Afrique et plus encore celle des Nègres.

Il faut être sérieux, Nicolas Sarkozy est le représentant  d’intérêts étrangers en France, les gens qui l’ont mandaté ne veulent pas entendre parler de repentance, de réparations dues à l’esclavage et à la traite négrière, donc son discours va dans leur sens. Alors qu’il mette en avant les aspects positifs de la colonisation, rien d’étonnant, grand bien lui fasse !

Toutefois, je me souviens d’un de mes professeurs d’histoire des techniques, à moins que ce ne soit le professeur de philosophie  des sciences, techniques et politiques, qui  avait mis en avant lors d'une intervention les aspects positifs du "nazisme" : la création des autoroutes, le développement de l’énergie atomique,   celle de l’aviation, des fusées,  des sonars,  des radars, de la médecine, de l’architecture,  de l’informatique, de la logistique.

Cette période a été un booster d’innovations techniques et un accélérateur  de progrès. A toute chose on trouve du bon et du mauvais, tout dépend sous quel angle que nous regardons.

La colonisation est la dépossession de l’autre,  sa négation et l’accaparement de sa force de travail, de son génie, de ses terres, de ses richesses.  Le viol et le meurtre ne peuvent avoir d’aspects positifs, quand bien même on offrirait à la victime un cercueil en or. 

Evariste Zephyrin

Le discours de M. Nicolas Sarkozy à l’université…

Lettre de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, adressée à M. Thabo Mbeki, Président de la République d'Afrique du Sud.

Nicolas Sarkozy, tel «l’Européen conquérant», dit aux Africains «ce qu’ils doivent penser». Sous nos yeux, l’histoire se répète !

Sarko un président dopé à l'EPO : un article de Mariam Seri Sidibe pour Grosland News International.

A lire aussi : 1 2 3 4 5 6 7


La part de ténèbres

traite negriereLes  propos de Nicolas Sarkozy n’ont toujours pas été digérés par l’aristocratie intellectuelle d’Afrique de l’Ouest, qui continuent via médias interposés à  alimenter la polémique : «  Lorsque vous déclarez, monsieur le Président, que la raison en est que les Africains ont leur part de responsabilité dans leur propre malheur, puisque ce sont eux qui vendirent d´autres Africains aux négriers, non seulement nous pensons qu´il est facile de le dire, mais aussi nous avons la conviction que les Africains ne vendirent pas leurs frères aux négriers européens. En effet, nous savons tous que même les animaux protègent leurs petits des agressions extérieures et que la légendaire hospitalité africaine n´aurait jamais dû prédisposer les peuples noirs à vendre leurs enfants et leurs frères. Et, comme l´explique l´historien guadeloupéen Jean-Philippe Omotunde dans son ouvrage « La traite négrière européenne : Vérités et mensonges », la vérité, monsieur le président, c´est qu´à l´époque, en Afrique, les États et les royaumes se livraient constamment la guerre pour l´extension de leurs territoires et de leurs civilisations. Mais ce n´étaient pas des guerres d´extermination. C´étaient des guerres au cours desquelles des règles précises étaient mises en jeu pour des démonstrations de force sans effusion de sang… »

On croit rêver, le pauvre,  en plus je suis certain qu’il croit à ce qu’il écrit. Soyons sérieux et sortons de l’idéologie pour entrer dans l’histoire : la traite négrière incombe en grande partie aux Africains qui capturaient d’autres Africains en vue de les réduire en « esclavage  domestique » où de les sacrifier à leurs génies où de les vendre soit aux Arabes, soit aux Européens.

C’est un fait et c’est incontestable. Il y a  de nombreux articles sur ce site pour que je n’aie pas à jouer à l'historien.

esclaveUne grande partie des Africains sont dans le déni de ce crime, mettant la traite négrière sur le compte de   « collabos »,  il faut quand même se souvenir que le prélèvement a duré plus de 400 ans pour la traite négrière transatlantique.  Ce n’est pas de la collaboration, la traite a été une institution. Plus de  1000 ans à fournir en esclave les Arabes, ce n’est pas le fait d’une collaboration ponctuelle de quelques roitelets, mais  a été une constante  dans  l’économie en vigueur dans ces royaumes.

Certains théoriciens tentent de l’habiller à la lumière de leurs fantasmes, mais rien n’y fera, il y a les archives, les contrats, les traités, les indemnités versées aux princes africains en compensation de la cessation de la traite, bref, ce n’est pas glorieux, mais les Africains ont bien vendu d’autres Africains et ce fut la seule race dans le monde à l’avoir fait. Il serait temps qu’ils assument leurs fautes et qu’ils passent à autre chose au lieu  de se conforter dans des mensonges et le déni.

Evariste Zephyrin


statuette africaineMusée international de l’esclavage de Liverpool

National Museums Liverpool inaugurera le Musée international de l'esclavage le 23 Août 2007 dans le cadre des festivités organisées pour le Bicentenaire de l'abolition de la traite négrière dans l'ancien Empire britannique et pour la Révolution haïtienne.

En créant le premier musée permanent dédié à la traite transatlantique, la ville de Liverpool démontre son engagement et son désir d'assumer une des parties les plus sombres de son histoire.

Considérée comme un des principaux groupes muséographiques dans le monde, National Museums Liverpool espère, par sa renommée, contribuer à faire avancer les questions sur l'esclavage des Africains et ses conséquences plus globales. : Site


L’appel des Loas

Les Orishas ont traversé les océans, lors de la grande déportation de millions d’êtres, d'un continent à un autre, afin « d’enrichir les siècles ».

Le vaudou, la santéria,  la macumba, la vambanda, l'umbanda  ou le candomblé  perpétue leurs croyances et la mémoire de ces dieux anciens, sur les terres où furent transbordés ces millions d’esclaves déracinés.

Et leur adoration et vénération, ont aussi traversé les siècles, les temps, pour s'ancrer dans un passé d'oppression et un dans présent somme toute incertain, fait de violence, de misère, mais riche d'espoir.

Le panthéon yoruba fut reconstitué, les dieux d’Ifa ou de Ré-Ifa, continuent à chevaucher leurs fidèles ou à visiter les initiés. Ils contrôlent  la vie et la destinée de ces hommes et femmes, qui les  sollicitent pour toutes les actions de la vie, de nombreux services, de cérémonies ou d’actions de grâce leurs sont rendus, en échange de leurs guérisons ou de leurs bienfaits.

La croyance en ces dieux  et le culte rendu, présidé par le Hougan ou la Mambo  pour le vaudou, n’est plus qu’un syncrétisme de plusieurs religions, mais peu importe, la foi est vivace et à travers les manifestations des Loas,  dieu devient accessible, dieu est humain, dieu est vivant.

fidele d'ogou

Une femme antillaise (Haïti)  se baigne dans les eaux boueuses  afin de rendre hommage à Ogou, l’un des quatre génies symbolisant le sud, le feu, la consommation et la transmutation.

Il est le fruit  des amours  de Yémana ou de Yémanja  et d’Orungan, époux d’Oya et d’Osun et l’amant d’Erzulie. Il préside  au feu, au fer, à la guerre, comme Héphaïstos, il est  le patron des forgerons. C’est un guerrier triomphateur et destructeur.

Dans le culte des orishas ou du vaudou, il revêt plusieurs hypostases, sous le nom  d’Ogou Feray ou Ogoun Ferraille, il est  celui qui lutte contre la misère. Sous le nom d’ Ogou Badagris, il prend un aspect phallique et symbolise la fertilité et Ogou Shango est le loa des éclairs et du tonnerre.

N’ayant plus de forge en Haïti, Ogou est une déité de la guerre et ses attributs sont le sabre, le coq rouge, le rhum et le tabac.

Evariste Zephyrin

En France : Les autorités sanitaires sont confrontées à des accès de symptômes collectifs, dont certains ne semblent pas avoir d'origine organique connue…

 

plage antillaise photographiée par Germain MazarinPyepimanla le magazine antillais d'actualités vous invite à retrouver sur ces liens, les dernières éditions : Spéciales élections n°1, n ° 2,  n° 3, n°4, n° 5  n° 6  n°7  n° 8 et l’édito normal.

Aux Pyétons et Pyétonnes traversant le  Pyepimanla  : Le Magazine Antillais

pyepimanlaCertains Pyétons et Pyétonnes nous font part  d’un manque de lisibilité sur Pyepimanla, estimant que les photos sont trop grandes, qu’ils doivent bouger le curseur…

Pyepimanla est optimisé en 1280 par 1024.

Pour obtenir cette résolution d’écran, allez sur le Poste de Travail de Windows, ouvrez le Panneau de configuration, ensuite  Apparence et thèmes, cliquez sur  Modifier la résolution,  puis réglez le curseur  sur 1280 par 1024 et validez votre choix.  Mési !

Saint-Barthélemy : A mieux connaître

ïle  antillaise

Il est temps de grandir, et de laisser de côté les idées toutes faites sur l’île Saint-Barthélemy, les omissions sur son histoire et les séquelles coloniales, les préjugés raciaux sur son peuple, et de reconnaître plutôt sa personnalité et ses intéressantes, sinon surprenantes, caractéristiques.

En ce sens le travail du québécois Jacques Leclerc, auteur d’un excellent site sur le thème audacieux de l'aménagement linguistique dans le monde, aidé de son correspondant sur l’île, est une fabuleuse mine en ligne.

Les donnés historiques sur la colonisation, la gouvernance suédoise, l’esclavagisme de la Suède et le départ des noirs (beaucoup de St Barths sont métissés, quoi qu’on raconte), l’administration pendant la période guadeloupéenne, le multilinguisme…

Sur le plan linguistique on y apprend, le saviez-tu, que les Saint-Barths se répartissent selon un nombre impressionnant de sept langues et/ou variétés linguistiques :

1) un «patois archaïque» dans le quartier de Corossol et de Flamand, originaire des parlers dialectaux des premiers colons blancs;

2) un «français régional» dans le quartier des Cayes et de Saint-Jean;

3) un «français créolisé» dans le quartier de Lorient;

4) un «patois créolisé» dans la majeure partie de l'est de l'île;

5) un créole «pur» dans le quartier des Salines («Au Vent»);

6) le français standard comme langue officielle, utilisé dans l'Administration de Gustavia;

7) l'«anglais des îles» à Gustavia.

On note aussi sur ce site la présence de cartes (dont une liguistique), et enfin d’une bibliographie complémentaire étonnamment riche, où l’on découvre que nombre de chercheurs, dont le renommé Jean Benoist, se sont penchés sur Saint-Barthélémy.

On en conclut qu’il reste encore beaucoup à faire, pour que cette île, et ses habitants, ayant souffert de préjugés minoritaires sur elle-même, et été victime de la petite malparlance des autres, soient bien connus.

Il s’agit en effet d’une population courageuse, dont les leaders ont fait preuve d’un avant-gardisme méthodique et exemplaire qui impose le respect, en conquérant l’autonomie de leur destin…

Nul doute que l’autorité en matière de tourisme saura rectifier les mythiques bévues qui parcourent le net sur la pseudo- “ile de milliardaires”… C’est une réalité venue d’ailleurs, qui ne fait pas pour autant de ces descendants de pauvres paysans français, victimes de l’histoire coloniale, et durs travailleurs au demeurant, des nantis.

Jean-S. Sahaï




Media Tropical la radio du soleil  qui se couche !

le mantou antillais ou crabe à barbe
photo d'Alain Magit

C’en est terminé de Média Tropical, le CSA a entériné sa décision de ne pas renouveler la fréquence du 96.6 de la bande FM à l’impayable  Daniel Valminos, qui nous a gratifié  d’une grève de la faim minute, c’était d’une drôlerie ou d’une bouffonnerie. En effet, l’homme a dû sauter juste le repas de midi.  Des péripéties qui prêtent à rire ou à sourire mais qui ne méritent pas qu’on s’y attarde, ce ne sont que des rocamboles, comme cette radio dont on peut lire sur son forum de MTFM, un texte d’une personne bien informée des rouages de cette société :

« La vérité c'est que cette radio n'avait pas vocation à rester sur le 92.6 FM. Quelle amère déception surtout pour les dirigeants qui n'ont jamais fait confiance à leurs employés, qui n'ont jamais su déléguer de responsabilités, qui ont extorqué les chanteurs de la communauté, qui ont pratiquer de véritables propagandes politiques et de véritables campagnes d'abrutissement, qui ont privilégié le business au culturel et pas celui du copain non celui qui définit toute une nation. Qui ne sont même pas capables de renseigner les auditeurs sur la décision finale alors qu'ils n'ont pas cesser de solliciter de l'attention (…)  bof y a pas mort d'homme, ce qui m'embête dans tous ça c'est le sort qui est réservé aux salariés qui ont été malmenés, spoliés et oppressés, avec des salaires qui n'excèdent pas les 1300 e/mois pour les plus anciens. »

Au final de compte, c’est une bonne chose que cette radio quitte  l’antenne, car Média Tropical n’apportait pas grand chose à notre communauté, n’étant qu’au service d’un individu et de ses proches, une radio pour parfaire une ambition personnelle, qui pour l’heure est mise en sommeil. Mais comme dit l’autre il n’y  pas mort d’homme, la vie continue et on trouvera encore des Nègres pour exploiter d’autres Nègres.

Evariste Zéphyrin


   La presse aux Antilles: le syndrome de la page blanche ?

presse

Que dire de la presse aux Antilles, sinon lui promettre un bon koud’ yan’?  Si les initiatives se multiplient dans certains domaines - et c’est tant mieux - participant au dynamisme économique de la région, le secteur de la presse antillaise reste bien une zone sinistrée : Lire

 

Roger Barbe condamné pour avoir brûler des drapeaux français et européens !

drapeau

Dans le France-Antilles du samedi 11/08 où figure Thuram en première page, voici ce qui est dit : « Il est des délits qu'il est impossible de nier. Hier, devant le tribunal correctionnel, Roger Barbe, fantasque auteur du périodique « The popular international » a reconnu les faits qui lui étaient reprochés.

Oui , il a bien brûlé des drapeaux français. Impossible de le nier, il l’a fait à la vue de tous... et devant le palais de justice. C'était au début du mois juillet.

Interrogé, il explique que le 1er juillet, avec une faucille bien aiguisée, il s'est rendu au tribunal, à la préfecture, à la Poste,  à la bibliothèque Schoelcher, au centre commercial Carrefour Dillon  et à Carrère pour y  dérober les drapeaux français et européens.

« J'avais pris soin d'avertir la presse pour qu'elle vienne me voir brûler les drapeaux devant le tribunal.  » insiste le prévenu.

 « Je suis chez moi ici mais les métropolitains non. Ils doivent rentrer chez eux et nous laisser diriger notre pays. D'ailleurs, je  demande le retrait des forces armées et de la justice pour que l'on puisse travailler dans ce pays. Je refuse que les Européens viennent prendre ma terre, ça c'est pas possible...On ferme les portes de la Martinique,  plus personne ne doit rentrer ».

L'avocat de la défense présente le prévenu tel un écorché vif et un révolutionnaire dont les idées politiques se rapprochent de celles des indépendantistes de l'île.

Le procureur a demandé une peine de 5 ans d'emprisonnement. La décision est attendue le 17 septembre prochain.


«  Il n’est pas bon que l’homme soit seul… »

couple noirs dans une baignoire

Une étude de l’Insee  en date du 8 août nous dévoile que les personnes vivant en couple vivent plus longtemps que les célibataires.

En effet, il semblerait que les cris, les rouspétances, les humeurs  lunatiques, les reproches, les griefs, les tromperies, les crises de nerfs ou de larmes de madame ont un effet  de longévité sur monsieur, qui l’eut cru  ? (Etant un garçon j’ai vu la chose du côté garçon, mais les filles peuvent voir l’affaire du côté fille.) Et l’article d'ajouter : « pour un homme de 40 ans n'ayant jamais connu la vie à deux, le risque de mourir dans l'année est presque deux fois supérieur à celui d'une personne de mêmes caractéristiques sociales, mais vivant en union. »  Pas bien du tout ça ! Alors mes chers compatriotes antillais et antillaises, ne laissez pas la quarantaine bien sonnée vous prendre sans avoir fait l’expérience de la vie en couple. 

(Ah oui mais l’article est imprécis, il ne stipule pas si les couples étudiés sont composés de personnes de sexe opposé ou si  de même sexe, parce que de nos jours, disons qu’en Europe la question peut se poser.)

Et l’article poursuit,  ce que l’on constate au début en avançant en age, n’est plus vrai après 80 ans (il faut déjà y arriver, me direz-vous !). Les hommes seuls peuvent espérer vivre plus longtemps que ceux vivant en couple.
Drôle de consolation ! Vivre plus vieux est possible, mais avec le chlordécone, le paraquat et co qui produisent des « alzheimers » à tire  larigot dans nos îles antillaises, obligeant les enfants à attacher leurs parents sur le lit, des fois à les bâillonner et les personnes en charge de ces vieillards égrotants et à l’esprit cacochyme de les maltraiter ou de les assommer à coups de cachets. Non merci autant mourir de sa belle mort !

L’article indique aussi, qu’une séparation d’avec le conjoint s’accompagne d’une surmortalité ( d’où l’intérêt d’avoir une ou deux maîtresses), cela ne vaut pas pour les femmes car elles résistent mieux au décès du conjoint. Il n'y a pas de mystère, c’est parce que bien souvent, elles trouvent le meilleur ami de leur défunt mari pour les consoler, l’inverse est moins vrai, parce que la meilleure amie de sa femme est souvent du même âge, et passé la quarantaine les hommes préfèrent plus jeunes .

Et pour finir, l’article indique que «  la précocité  des décès des personnes n'ayant jamais vécu en couple est souvent liée à des facteurs de santé, sociaux et professionnels, qui interagissent avec leur difficulté à se mettre en union. » 

Si c’est vrai tout  que cet article raconte, alors j’ai plein de copines qui vont décéder…  Dire que l’on paye des gens pour écrire des articles aussi alarmistes. Tjip !

Lire l’étude INSEE

Evariste Zephyrin

Pointe-à-Pitre, Jeux d'eau, Place de la Victoire

jets d'eau à pointe-a-pitre
photo de Jean S. Sahaï

Proues de l'eau, qui du chaud nous soulagent, fraîcheur des bonds de gouttes et des lampées liquides, venez chuintantes et fredonnantes nous arroser l'âme en cette chaudeur d'hivernage,.

Joutes avec l'éclat solaire. Prenez ses idées lumineuses pour nous en égayer plus finement, liquidement. Jeux d'eau et d'air, en vous nos êtres se reflètent, votre douceur est aussi jaillissement de nos joies, de nos places intérieures, victoires sur le connu...

J.- S. S.


Le chant de la Koukoune antillaise

pamplemousse en trancheUn mélomane antillais est celui qui sait apprécier le chant mélodieux de la koukoune et tirer la langue pour goûter aux tonalités sucrées, salées ou ambrées qu’elle vocalise.C’est magnifique, que dis-je, d’un sublime que d’écouter la koukoune solfier le chant. Elle commence son récital en se faisant contralto, et les « han han han ! » se glissent de sa gorge, fluides et empêchés, puis elle devient mezzo soprano et arpège les « ah ah ah ! » par des demi-mesures contrariées et saccadées. Et pour le bouquet final, la koukoune monte dans les aigus, se faisant soprano, et vous délivre le « ouiiiiiiiiiiiii ouiiiiiiii !» et là, c’est le régal, l’apothéose, elle monte au septième ciel.

Evariste Zephyrin



Lokal  - Bô kaÿ
patisseries antillaises
photo d'Evariste Zephyrin

Bois du rhum pour l’arroser…

rhum damoiseauYélélé la compagnie !!! Afin de lutter contre la pénurie d’eau qui sévit aux Antilles françaises il s'avère utile pour les "alcooliers"  de baisser le prix du rhum. En effet, notre rhum est frappé d’une taxe (le droit d’accise) comme bon nombre de produits alcoolisés, le tabac ou les produits de luxe. En juin dernier ce taux avait déjà été baissé, mais il faut aller plus loin, de  moins 20 à 50 %  serait souhaité. 

Chers compatriotes antillais c’est une bonne nouvelle car : « La Guadeloupe compte onze distilleries. Si cette décision n’est pas prise, à terme c’est la disparition assurée pour les trois quarts d’entre elles et 50 % de la production

Et plus que tout, remarquez  que si les Romains avaient du pain, du vin et des jeux, nous Antillais avons notre riz court-bouillon de poisson, notre rhum ( bientôt très bon marché)  nos discothèques ou ressemblant et peut-être le statut de réserve d’indiens, bientôt !

Dites-moi, la vie n’est pas belle chers compatriotes antillais, vous pourrez noyer vos malheurs dans l'alcool ?

Martinique, Guadeloupe,  Corse même combat

Les Antilles (Martinique-Guadeloupe) en passe de devenir soit une gigantesque maison de retraite pour les Européens, soit un paradis pour les milliardaires, dans les deux cas ils excluent les Afro-Antillais. Nous devons empêcher cela, quitte à sanctionner les maires qui favoriseraient de telles implantations sur leur commune comme celles dont le Club Med,  qui s’improvise actuellement  promoteur immobilier propose : « En Guadeloupe par exemple, une vingtaine de villas seront construites, comprenant de 2 à 4 chambres. Les prix de vente s’échelonnent entre 800 000 et 1,5 million d’euros, précise le Club. »

Cette spéculation immobilière entraînera une inflation des prix sur les terrains nus et une augmentation du prix des logements tant à la vente qu’à la location. On doit se prémunir et se protéger, on ne doit pas laisser faire.

Plage attention danger.

plage antillaise trinite martinique photographié par Alain MagitLa pollution  gagne nos  belles plages antillaises au sable fin et aux eaux bleu turquoise. En Martinique on en  dénombre  quelques-unes : « Cette année, 15 points de baignade sur 48 ont été classés non conformes aux normes européennes. Il s'agit souvent de lieux situés en agglomération et principalement sur la côte Caraïbe. L'Anse Figuier à Rivière-Pilote, l'Anse à l'âne aux Trois-ilets, le bourg des Anses d'Arlets ou encore la plage de Vétiver à Case-Pilote. Sur la côte Atlantique, seule la plage des Raisiniers à Trinité est déconseillée à la baignade » il y a  aussi  la  plage de pointe savane. Voir la video

On se souvient

cimetiere morne a  l'eauKokiyoko, Papa Yaya !  
Jean S. Sahaï rend hommage à  Gérard Lauriette -  il y a un an déjà qu’il nous quittait.

Suzy Anduse-Dahomay  n’est plus  Le mouvement syndical perd l’une de ses grandes figures, la militante syndicale guadeloupéenne  a été enterrée  à Morne à l’Eau.

Les Abymes

Le cimetière est devenu trop petit, complètement saturé, il a fallu prendre des décisions. Le conseil Municipal, reprend les terrains communs. Le cimetière des Abymes reçoit depuis longtemps, les indigents, les enfants morts nés au Centre hospitalier universitaire…

Chassons le serpent  du paradis !

Bothrops lanceolatusC’en est fini de la chasse ! Ce ne sont pas vingt serpents comme espérés qui furent attrapés, mais dix-huit bothrops, dont sept femelles  sur le point de se reproduire qui ont été capturés en Martinique, ce pour renouveler le stock d’antivenin, dont l’efficacité s’amenuisait au fil des ans.

Les serpents seront placés dans un vivarium à Valence d’où sera prélevé le venin, qui sera ensuite injecté à deux  chevaux  afin qu’ils produisent des anticorps,  qui serviront à créer le sérum antivenimeux d’ici  deux ans à trois ans.

De qui se moque t’on ?

petrolette photo d'evariste zephyrin

Le Conseil Général a  annoncé la réouverture  de  la liaison maritime Fort de France - Saint Pierre, le mercredi 4 juillet  « Trois allers-retours sont assurés par Pétrolette Soleil, les mercredis, samedis et dimanches. » ce au prix de 8 euro l’aller simple et 12 euro l’aller retour.

A ce prix vous conviendrez que ce type de transport est réservé exclusivement aux touristes et à ceux qui ont de l’argent à foutre en l’air, mais  ne convient aucunement à la population martiniquaise dans sa grande majorité.

Il va falloir sérieusement  que nos élus se posent la question de leur utilité, de leur capacité à appréhender la réalité salariale des Martiniquais, de même que leur capacité à régler les problèmes,  car je pense qu’ils sont totalement à côté de la plaque et qu’il serait peut-être temps qu’une nouvelle génération les remplace.

Air Caraïbes Express

dornierUne nouvelle compagnie aérienne est née : Air Caraïbes Express, filiale d’Air Caraïbe. Le 11/08/07  elle a débuté ses rotations entre Pointe-à-Pitre, Marie-Galante, Les Saintes et La Désirade, sur un marché fortement concurrencé par les navettes maritimes. La compagnie s’est dotée d’une flotte composée de deux Dornier et trois Cessna, elle emploie   32 employés, propose des billets à  100 € l’aller-retour sur les destinations desservies.

Pollution au chlordécone à Basse-Pointe

riviere-martinique photo de Coco B.Les prélèvements effectués sur l’eau d’une source pointoise, se trouvant au bord de mer, montre que l’eau  de cette source est polluée au chlordécone, donc impropre à la consommation. 

La source est abondamment utilisée, entre autres, par les baigneurs  pour  enlever le sel  de leur corps après un bain de  mer, et aussi collectée pour être consommée ou bue.

A lire : Victorin Lurel (PS) fait la part entre éthiques de responsabilité et de vérité.

Une nouvelle étude scientifique orchestrée par Dominique Belpomme, cancérologue français, relance le débat, notamment politique, sur la pollution par le chlordécone :   Plus de 100 pesticides déversés en Guadeloupe en dix ans

Immigration clandestine

Une embarcation remplie de clandestins venant des Comores a sombré  au large de Mayotte : 17 morts. Ce qui fait écho à ce que l’immigration clandestine est une préoccupation majeure pour l’Outre-Mer.

US GO HOME !

Les eaux turquoise et le sable blanc des plages des Antilles semblent perdre leur attrait auprès des touristes américains. 

Un soir sans lune.

theodore Louri-Erichaut
photo de Gaëlle Linfide

Une rencontre sur le bord de mer,  un soir  sans lune, l’homme pêchait, un échange, puis... Gaëlle Linfide introduit cinq poèmes de Théodore Louri-Erichaut : Le poète des instants.



Festival de la caraïbe à Paris

influences caraibes

Un mois pour découvrir ou redécouvrir les influences caraïbes.


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