|
A
l’aube du grand désastre…

photo de Hubert Joséphine
Le 16 mars 2007, il fut initié à l’Assemblée
Nationale par Raphaël Confiant et Louis Boutrin une
conférence à propos de la pollution des sols
antillais par le chlordécone, et autres pesticides
organochlorés, des produits chimiques ayant été
abondamment utilisés pendant plus de trente ans, dans les
bananeraies des Antilles afin de lutter contre le
charançon du bananier, entre autres.
L’utilisation de ces insecticides et pesticides a contribué
à la longue, à la contamination des sols, des cours
d’eau, des sources, rendant impropre à la
consommation humaine, certains végétaux et racines,
notamment, les patates douces, les ignames, les céleris,
les oignons-pays, bref, une liste qui ne cesse de
s’allonger de jour en jour.
Par ailleurs, cette contamination a aussi des effets sur la
santé des populations martiniquaises et guadeloupéennes,
comme nous le verrons ultérieurement.
Bien sûr en pareil cas, les autorités peuvent toujours
invoquer
l’excuse d’ignorance: On ne savait pas ! Mais ce n’est pas vrai, elles
savaient, car le chlordécone a été interdit
aux Etats-Unis en 1973 « et
que dès 1979 la communauté scientifique en connaît
la toxicité. Suffisamment au moins pour prendre des mesures
conservatoires. En effet, si les effets sur l’homme ne sont pas encore
totalement connus avec précision, les répercussions sans
ambiguïté sur les animaux et des indices sérieux sur
l’humain permettaient d’interdire ce pesticide importé
principalement par le lobby historique et dominant des planteurs
Békés. En 1979 le chlordécone est classé
comme cancérigène possible chez l’homme, et sa
stabilité, sa rémanence font que certaines eaux
contiennent des taux 100 fois supérieurs à la normale aux
Antilles ! Les risques sur la santé publique vont des atteintes
hépatiques et rénales, à une dégradation de
la spermatogenèse, en passant par les probabilités de
développements de cancers, et autres maladies provocant des
tremblements et quantités de troubles. »
La nocivité du chlordécone est donc connue
par la communauté scientifique, les autorités
étatiques, et par la population, bien plus tardivement,
toutefois elle ne s’est pas appropriée pas ce problème.
Il y a deux ans environ nous avions reçu une alerte, indiquant
que des députés antillais s’opposaient à la mise
en place d’une commission d’enquête parlementaire, lui
préférant une mission
d’information (qui aux dires de l’économiste et
député européen Alain Lipietz présent
à cette conférence : - obtenir une mission d’information au
lieu d’une commission d’enquête est pour un député
une défaite.) Alors, pourquoi ces députés
face une question aussi vitale pour nos populations ont-ils joué
contre nos intérêts ? Nous n’avons pas approfondi cette
question à l’époque, car juste après nous avons
connu la catastrophe du Venezuela, ce qui a mobilisé notre
attention. Toutefois nous nous sommes questionnés sur
leurs motivations, mais nous n’avions pas eu de réponses,
juste un sentiment qui a émergé, nous
laissant croire à une certaine proximité entre
« ces députés » et la caste des «
békés », relations qui ne semblent pas
les
menacer lors des prochaines élections, sauf peut-être
Joël
Beaugendre dont l’attachée distribuait lors de cette
conférence une
lettre ouverte qui se voulait une réponse à des
attaques, mettant en cause son intégrité.
Nous nous doutions du scandale, mais nous n’imaginions pas
l’ampleur de la catastrophe, ni l’impact sur les populations
antillaises (martiniquaises
et guadeloupéennes).
Louis Boutrin a parlé de génocide par
stérilisation, c’est un excès langagier que nous
n’avalisons pas, nous ne pensons pas qu’il y ait eu un plan
concerté visant à stériliser massivement la
population antillaise, « même si aujourd’hui, le taux
de renouvellement des populations en Martinique est de 1,8, alors qu’il
faudrait pour que la population se renouvelle, un taux
égal
ou supérieur à 2.
Remarquons, qu’aucune étude épidémiologique,
n’indique que ce sont les pesticides, les responsables de ce
déficit de naissances ou de cette « infertilité
»
du sperme martiniquais. Ce ne sont que des conjectures ou des
déductions.
Outre ces problèmes d’infertilité, nous assistons
à une explosion de cancers de la prostate en
Martinique, faisant de nous, l’un des « pays le plus
atteint » : en moyenne 244 cas par an, tout ceci
rapporté a la population et nous nous plaçons tout
en haut de la courbe statistique…
Même si là encore, il n’y a pas de preuves
scientifiques que les pesticides en sont la cause, juste de fortes
présomptions ou probabilités qu’ils le soient.
L’usage
massive de ces pesticides n’est que la conséquence d’un
système économique qui fait que d’aucuns sont prêts
à tuer père et mère pour quinze centimes
d’euro (des individus dont nous recoupons sous le vocable de
malfaisants) et peut-être que le système d’aides
européen, assurant une rente de situation à travers
des subventions versées à « ces agriculteurs
» et leur offrant un débouché pour leur
production, a peut-être contribué de manière
certaine à cette situation.
Soulever de telles affaires suscitent de l’hostilité à
l’encontre de Louis Boutrin et Raphaël Confiant, ils sont
vus comme des
empêcheurs de tourner en rond, bien qu’ils se soient
défendus de vouloir mettre en péril la filière
banane qui génère vingt mille emplois en Martinique.
Nous ne partageons pas leur avis, l’argument économique
n’est pas recevable, car il s’agit d’une question de santé
publique. On ne peut pas tuer une population au prétexte
qu’il y aurait des emplois en jeu. Tant pis, si ces emplois
doivent
être perdus, ils le seront, ces gens n’auront qu’à se
reconvertir.
Par ailleurs, nous ne sommes pas favorables à ces cultures
coloniales qui n’apportent rien à La Martinique en terme
d’industrialisation, de valorisation ou de valeur ajoutée. Nous
ne soutenons pas cette forme d’agriculture d’exportation qui
n’est que le prolongement d’un passé pas si lointain que cela,
une agriculture sale, polluante et finalement assassine, car la banane
tue en Martinique, en Guadeloupe et en Amérique latine ou du
sud.
Nous sommes aussi opposés à l’indemnisation (en ce
qui concerne la Martinique) des agriculteurs, ce sont eux les
pollueurs, et doivent se retrouver dans le box des accusés
comme les importateurs et distributeurs de pesticide
(bien souvent les mêmes personnes), les différents
directeurs des services déconcentrés de l’Etat (DASS)
préfets, ministres, maires, tous ces gens qui par leurs
inactions, manquements, lâcheté ou omissions ont
contribué a cette situation mortifère dans nos îles
en laissant faire.
Tony
Mardaye
|
Ils ont
empoisonné notre terre, nos eaux, nos rivages... notre peuple.
Je veux parler d'un
crime commis à l'encontre d'1 million de personnes
censées être des citoyens français. Personnes qui
n'ont qu'un seul tort : être nés, vivre et travailler dans
leur terre natale, la Martinique et la Guadeloupe. Je veux parler du
déversement de dizaines de milliers de tonnes de pesticides
pendant près de trente années sur les terres
plantées en banane de nos deux îles. Pesticides qui ont
pour noms : DDT, HCH (Hexaclorocyclohexane), Mirex (ou
Perchlordécone), Dieldrine et surtout Chordécone. Tout
particulièrement ce dernier puisque son taux de rémanence
est évalué à 60 ans.
|
|
Le Collectifdom appelle à
une grande marche nationale de l’outre-mer entre les deux tours
de l’élection présidentielle, le 28 avril 2007
à 14 h. Le départ aura lieu à République et
l’arrivée s’effectuera à Nation.
|
Au show
de Sarko pour l’Outre-mer
Lors de la
rencontre entre Nicolas
Sarkozy et les « Ultramarins » à l’hôtel
Méridien le 31 mars 2007 à
Paris, on a pu noter une présence bruyante des militants du
CM98, qui
n’ont pas manquer de se faire entendre. Ils veulent toujours que la
république des Français reconnaisse leur date :
« Point de salut en
dehors du 23 mai ! »
Quand Sarko sera
président que vive le 23 mai !
|
Primons La Martinique
et la Guadeloupe

La destination des
Antilles (Martinique, Guadeloupe) subit depuis quelques années
la défection des touristes et des croisiéristes, lui
préférant des destinations bien moins chères,
comme Cuba ou Saint-Domingue, des endroits où les filles
et les garçons ne coûtent pas chères, des
destinations que même nos mamies martiniquaises
plébiscitent.
Afin de contrarier
cette tendance, des compagnies aériennes et des
tours-opérators ont décidé de promotionner les
Antilles françaises (Martinique, Guadeloupe) avant le rush
estival.
« Air Caraïbes propose des vols
transatlantiques au tarif promotionnel de 449 € TTC depuis Paris, ainsi
qu’une deuxième île antillaise pour l’euro symbolique. Par
ailleurs, cinq TO français s’associent au Comité du
tourisme des îles de Guadeloupe pour proposer une offre
découverte de l’archipel à partir de 799 € TTC par
personne, en hôtel 3*. »
Une offre à
partir de 449 € TTC vers Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) et
Fort-de-France (Martinique), offre valable pendant la période
comprise du 25 avril au 22 juin, puis du 3 septembre au 21 octobre.
Et la cherry sur le
cake pour l’achat d’un billet transatlantique + 1 €
Air Caraïbe vous offre un billet d’avion pour visiter l’une
des treize îles du bassin caribéen qu’elle dessert (
pour un euro de plus, tu peux aller jouer au milliardaire à
Saint-Barthélémy ou visiter les bordels de Saint-Martin,
ou encore profiter du charme so british de Sainte Lucie.) Allez faites
vous plaisir, visitez la Martinique et la Guadeloupe : « Exotismes, Fram, Starter, Thomas Cook et
Tourinter s’associent au Comité du tourisme des îles de
Guadeloupe pour proposer un forfait à partir de 799 € TTC par
personne. Cette offre comprend un séjour de 9j/7n, en
hôtel*** à Grande-Terre, en chambre double avec
petit-déjeuner, le vol A/R de Paris, pour un départ entre
le 1 mai et le 22 juin. Les vols sont justement effectués avec
la compagnie aérienne Air Caraïbes mais aussi avec Air
France ou Corsair (selon la période et les voyagistes). »
On ne peut pas faire mieux, alors touriste je te dis de bouger tes
fesses et viens nous voir.
Evariste Zéphyrin
|
Corps
et société en Guadeloupe

Harry
Mephon
Les usages du corps dans la
société guadeloupéenne sont
surdéterminés.
Dès le 17ème siècle, les violences de la
société coloniale
esclavagiste produisent des effets sur les manières de
pratiquer. Les
pratiques corporelles se distribuent en fonction de l'ordre
socio-racial. La deuxième libération des esclaves, en
1848, et surtout
l'avènement de la troisième république pacifient
de manière durable la
société. Les premiers sports, apanage d'une
minorité se diffusent mais
ne reçoivent aucune incitation du pouvoir central
métropolitain.
L'intérêt du corps d'une grande partie de la population se
pense dans
la préparation des hommes au combat. Dans les années 30,
d'autres
activités et d'autres manières de pratiquer se diffusent
dans l'île et
en métropole à travers les premiers champions
guadeloupéens. Les années
60, les années des mobilisations sportives
guadeloupéennes et les
fortes migrations organisées par l'État, rendent possible
la
reconnaissance des performances internationales des sportifs
guadeloupéens qui ne font plus aucun doute aujourd'hui. Les
fortes
proportions guadeloupéennes observées dans les
équipes nationales
s'expliquent en partie dans la relation entretenue avec les
discriminations sociales exercées sur cette population;
permettant
ainsi de penser un espace des sports où s'exprime l'excellence,
les
revendications sociales c'est-à-dire l'idée que les
Guadeloupéens ont
d'eux-mêmes.
Suite
Pointe-à-Pitre Guadeloupe

Ce matin, en plein carême donc,
les palmiers royaux du Parcours sportif de Pointe-à-Pitre-Plage
ont, après leurs cousins non palmés de Grand-Camp,
passé un « sale quart d'heure » : le sire
formé, payé, juché sur un chariot
élévateur coûteux, armé d'une
tronçonneuse bien huilée, a fait autant de
dégâts qu'un ouragan clinique.
Euthanasie
? Au sommet des palmiers royaux qu'hier encore nous trouvions si
majestueux, le cigare reste entouré de trois ou quatre palmes.
Dans de très nombreux cas, ce chiffre descend à deux.
Par terre,
le promeneur respire l'air vert-mer en pilant des amas de palmes bien
vertes, en parfait état. Piteux.
On n'ose
respirer, craignant que les jours des nobles arbres à pain de
Grand-Camp, véritable mur anti-décharge et nourriture de
combien, qui ne doivent leur salut qu'à une menace de fusil d'un
locataire de la cité, ne soient aussi comptés.
Déjà
à Grand-Camp, Gwadair ou pas, l'air est chaud et
poussiéreux comme jamais. Nos poumons de verdure, entre autres
un vénérable sablier, un monbinier, de nombreux cocotiers
altiers, ont été qui décimés, qui
dinausorisés, qui étêtés, qui
condamnés à ne plus refeuillir.
Aux arbres
citoyens !
Jean
Pensédent Erblon ( agro-ingénieur.)
|
|
Présidentiables
Qui sera le (a) futur (e)
président (e) ?
Faites votre choix, faites le bon !
Identité
nationale
Ou
de la dilution des
êtres
Nous pressentions
que les questions
identitaires eurent été l’un des thèmes
majeurs de la campagne présidentielle, car aucun des candidats
en lice, n’est en mesure de répondre aux
préoccupations réelles des Français, c’est
à dire, celles liées au chômage, à la baisse
du pouvoir d’achat, à cette Europe et à cette
mondialisation dont ils n’en veulent pas, mais que les gouvernants et
les élites énarchiques souhaitent à tout
prix leur imposer.
Ne pouvant résoudre les problèmes
habitant les Français, les candidats s’expriment sur des sujets
relevant du mythe ou de la mythologie : L’identité nationale.
Identité qui se fonde sur la mémoire et l’oubli, une
identité qui s’oppose à l’autre, aux dissemblables. Une
identité qui exclut autrui et où le nous incantatoire
prédomine dans le discours. Une identité où l’on
entonne l'antienne d’être, exaltant le patriotisme
belliciste.
La France serait-elle en pleine déliquescence pour qu’elle
renoue avec ses vielles traditions nationalistes et que
resurgisse ses vieux démons fascisant du XIX e et
début du XX e siècle ?
Quoi qu’il en soit, la France ne semble pas prête à
fonder une société sur une identité
partagée, elle s’arc-boute sur une identité nationale
mythique et illusoire qui à terme ne peut-être que
source de conflits et de tensions
Tony Mardaye
Cela ne va pas de soi
!

Pour les prochaines élections législatives les
grands partis politiques français « ont fait l'effort
» de présenter des candidats issus des DOM-TOM ou
d'origine étrangère à la députation.
Les
Antilles ont deux potentiels « députés parisiens
» : Jean-claude
Beaujour, candidat UMP pour la 6 e circonscription de
Paris et madame George
Pau-Langevin candidate socialiste pour la 21 e circonscription de
Paris.
L’un comme l’autre, leur candidature
n’est pas « légitime » elle fut arrachée pour
l’un par des pressions et l’autre par la menace de démission de
Lurel de son poste….
Toutefois la circonscription
décrochée par Jean-Claude Beaujour n'est pas des
plus facile, car bien ancrée à gauche, mais il faut des
pionniers pour défricher le terrain.
Nous
essayerons de consacrer un articles bien plus conséquent
à nos deux candidats bien de chez nous.
|
|
Rien de nouveau sous le soleil
Avant que
la racaille n’apparaisse pour être karchérisée, il
y avait l’Apache objet de toutes les peurs et fantasmes des
« bonnes
gens ».
Le
Petit-Journal écrit, en 1907 : « L'apache est la plaie de
Paris. Plus de 30,000 rôdeurs contre 8,000 sergents de ville.
»
|
John Kufuor juge
« compliqué et difficile » le paiement des
réparations causées par l’esclavage
Le
président du Ghana et président en exercice de l’Union
Africaine (UA), John Agyekum Kufuor, a déclaré que le
paiement aux africains des réparations causées par la
traite esclavagiste transatlantique pourrait être «
difficile et compliqué » étant donné que les
Africains ont eux-mêmes joué un rôle principal dans
ce commerce : suite
|
|
|
Carimi kompa fesival
Miami 2004
Une tite vidéo pour les
fanatiques Carimi pofaya
popo ! Ce qui me fait craquer ce sont les danseuses dont l’une avec son
taille basse, d’où l’on aperçoit les fils du string qui
remontent,
mais surtout son ti bonda maté, qui tourne et qui
bouge dans tous les sens comme un hélicoptère. C’est un
plaisir d'admirer
ce paysage fessu. Mondié fouk sa belle ! C’est une
invitation à krazé le lit et à déglinguer
le
sommier ! Pofaya, pan pan !
|
Family, Jacky Rapon,
Mantuff, Masta X et Versatyl
« Quand la
Famille Rapon se réunit, cela donne le morceau "Family", Jacky
Rapon, Mantuff, Masta X et Versatyl, 4 singers connus sur le
marché de la caraïbe qui revisitent à leur
manière la musique africaine coupé décalé.
un extrait du clip est actuellement disponible en attendant que la
totalité arrive. Bonnes vibes en perspective avec un avant
goût d'été... »
|
|