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Numéro special élection n°2


Déclaration du Président du MODEMAS

Garcin MALSA

 

MOBILISONS NOUS POUR FAIRE ECHEC A NICOLAS SARKOZY VOTONS SEGOLENE ROYAL CONSTITUONS UN FRONT ANTI-FASCISTE

segolene royal

Au 1er tour des élections présidentielles j’ai appelé à barrer la route au fascisme en refusant de voter LE PEN, DE VILLIERS ou SARKOZY. Au deuxième tour, je chercherai à mobiliser les électeurs pour voter contre SARKOZY afin d’éviter tous les dangers du fascisme. Une telle position répond justement à mes convictions écologistes et souverainistes qui promeut la lutte contre toutes les formes d’exclusion et de domination, le respect des identités et des libertés d’expression. Ma participation à ces élections présidentielles repose sur l’analyse que jamais depuis 1939, l’EUROPE et donc la FRANCE ne s’est trouvée dans un contexte social et politique aux relents de fascisme aussi caractérisé.

Je ne me suis pas trompé puisqu’aux résultats du 1er tour desPrésidentielles 2007 le trio (LE PEN, DE VILLIERS, SARKOZY) cumule près de45 % des suffrages exprimés à la suite d’une mobilisation citoyenneexceptionnelle et Nicolas SARKOZY arrive en tête avec un score historique de31 % en grattant fortement sur l’électorat de LE PEN qui a voulu dans le 1er tour faire un vote utile.

En se déplaçant massivement aux urnes pour ce genre d’élections en en plaçant largement en tête Mme Ségolène ROYAL devant Mr SARKOZY, les Martiniquais ont rejeté les porteurs de messages racistes et fascistes. Ils se sont sans doute souvenu des positions colonialistes et des déclarations racistes que le Président de l’UMP, actuellement candidat a toujours affichées non seulement contre les immigrés mais encore contre tous ceux qui présentent un faciès non européen.

Au deuxième tour de ces présidentielles, mon choix est clair et net. J’appellerai à voter plus massivement contre SARKOZY :

celui qui n’a jamais caché son goût prononcé pour le KARSCHER aux fins d’éliminer « la racaille sans pedigree » que constituent les immigrés
celui qui a déclaré que « l’on est pédophile dans la naissance », ne laissant aucun doute sur son racisme fondamental et faisant renaître ainsi les thèses sur le déterminisme génétique
celui qui continue de vanter « les bienfaits de la colonisation »

Il faut donc se mobiliser pour assurer une très large victoire à Ségolène ROYAL en MARTINIQUE et contribuer ainsi à son élection au soir du 6 mai 2007. Cet appel que je lance n’est pas une allégeance à un quelconque parti de gauche Français et n’hypothèque en rien le combat que je mène contre le colonialisme Français qui se perpétue aussi bien sous les gouvernements de droite que de gauche. Pour moi, seul le peuple Martiniquais conscient et mobilisé car en possession de toutes les armes nécessaires à la maîtrise de son destin saura arracher sa liberté.

Si par malheur les Français viendraient à choisir Nicolas SARKOZY comme Président de la République Française, je me verrai dans l’obligation de rentrer en dissidence dans mon propre pays et j’inviterai les Martiniquais conscients du danger que représentent les idées que véhicule cet homme à m’accompagner en dissidence.

Constatant que les résultats du vote du 23 avril 2007 ont montré nettement une forte tendance à la fascisation à travers les 45 % des suffrages portés aux noms de LE PEN, DE VILLIERS, SARKOZY, j’appelle de façon préventive à la constitution d’un front antifasciste pour éviter que notre pays ne soit gangrené par la politique raciste, fasciste qui repose sur la trilogie : immigration, chômage, sécurité. En d’autres termes le malaise Français dominé par l’insécurité croissante et le chômage incurable proviendrait des seuls immigrés totalement étrangers à l’essence et l’existence de la FRANCE.

Puisque l’Histoire nous enseigne que les peuples de GUADELOUPE, GUYANE et MARTINIQUE encore sous domination Française se sont toujours retrouvés unis dans les périodes tragiques, un tel front antifasciste pourrait s’élargir à la GUADELOUPE et à la GUYANE qui sont soumises au même régime que la MARTINIQUE.

MOBILISONS NOUS POUR FAIRE ECHEC A NICOLAS SARKOZY ET POUR CONSTITUER DES A PRESENT UN FRONT ANTIFASCISTE.


barer

Un Sarko sous sédatif, une Ségo sous excitant accouche d’un X.

 sego_vs_sarko

A la veille du débat Sarko vs Ségo, une amie s’inquiétait de la prestation de Ségolène Royal. Je la rassurais, lui disant de ne pas se fier à l’apparence, ni à la fragilité de cette femme. Elle est bien plus solide que nous le  pensons, n’oublions pas qu’elle a réussi à être la candidate du PS, en éliminant de la course, des politiciens aguerris, dont deux anciens premiers ministres. Je pense qu’elle fera qu’une bouchée de Sarkozy, d’autant que cette femme est énarque, ce que Sarkozy n’est pas.

Le débat a eu lieu, et comme je le pressentais Ségolène Royal a laminé Nicolas  Sarkozy. Vous me direz c’est une affaire d’impression. Peut-être ! Cette impression est partagée par beaucoup, me semble t'il !

Sur certains forums, il nous a été donné donné de lire l’avis  des lecteurs, prenons celui  du Figaro, quotidien pro sarkozien  : « Dans l'ensemble Mme Royal a atteint son objectif savoir mener voire dominer le débat contre un Nicolas Sarkozy, inhibé et plutôt réservé et classique. » Sarko avait l’air d’être sous prozac, et une bondamanjakienne estime : « C'est clair Ségo a littéralement atomisé le gnome.»

Un sondage sur le Monde.fr, relevé le 3 mai 2007 à  3 h 46 du matin,  il est sans appel !

duel sarko_sego 

Mais il est certain qu’à midi l’UMP mobilisera ses troupes pour faire évoluer les sondages en ligne en faveur de Nicolas Sarkozy.

Evariste Zephyrin 

Commentaire d'une internaute : l'avis de la Pyetonne.

Menotté et insulté par la Police

jean claude lefort

Hier à 15 heures, alors que je me rendais en voiture depuis Ivry à Bagnolet pour régler des problèmes liés au décès de ma mère, j'ai été interpellé par la police à la sortie de la bretelle de sortie de Bagnolet.

A la demande d'un des six policiers particulièrement " remonté ", j'ai présenté mes papiers. A ce moment je ne savais pas l'objet de l'infraction reprochée. Ce policier me l'a dit après, et m'a signifié qu'il conservait mon
permis de conduire pour le dépassement de 1 Km la vitesse au-delà de laquelle on retient votre permis.

Puis il m'a été demandé de souffler dans le ballon. Le résultat était négatif.

Mais les policiers ont estimé devoir avoir recours à un appareil plus sophistiqué pour en juger. Un second car de police a été appelé en renfort. J'ai soufflé dans ce second appareil mais les policiers ont estimé que je
>soufflais mal. Conséquence : ils ont décidé de m'amener au commissariat situé dans le 13ème arrondissement en laissant ma voiture à la sortie Bagnolet du périphérique.

Mais ce déplacement, toute sirène hurlante de deux cars de police, ne s'est pas fait simplement. Alors que je fumais, une jeune policière m'a arraché ma cigarette de la bouche avec violence, avec son sourire de suffisance en prime.

On m'a passé les menottes aux mains attachées derrière le dos après avoir procédé à une " palpation " poussée et indigne. Comme un assassin ou un délinquant j'ai été ainsi conduit à 10 kilomètres de là, à toute
vitesse, avec interdiction préalablement signifiée de téléphoner pour prévenir. "

Vous êtes en état d'arrestation " m'a-t-on dit. Dans le car hurlant, franchissant à toute vitesse tous les feux rouges, un autre car suivant, une policière m'a dit " Vous puez l'alcool c'est évident ".

Arrivé au commissariat dans le 13ème arrondissement, je suis sorti du car, toujours menotté, et suis monté au troisième étage. On m'a installé devant un appareil plus sophistiqué encore pour déterminer mon éventuel état alcoolique.

On ne m'a retiré les menottes qu'à ce moment-là. J'ai soufflé une troisième fois. Résultat : négatif.

Les policiers étaient déconfis. Etant en faute il fallait me reconduire à Bagnolet. Ils ont fait appel à un autre car qui m'a ramené, trois policiers étant à bord. Pas un mot d'excuse !

Dans ce car j'ai indiqué que comme ils l'avaient constaté je n'avais à aucun moment mentionné que j'étais député. Jamais je n'ai fait cela et dans aucune circonstance, estimant être un citoyen non au dessus des lois et des règles.

J'ai donc vécu ce que vit un citoyen ordinaire en pareille occasion.

Heureusement que je n'étais pas noir ou basané…

Il n'en reste pas moins que je tiens à élever la plus vive et plus ferme protestation contre ces méthodes attentatoires aux libertés et au respect de la personne.

Voilà ce qui se passe aujourd'hui alors que Sarkozy n'est  encore que candidat.

On imagine ce qu'il en serait s'il était président, lui qui dispose d'un chauffeur et grille allégrement toutes les interdictions du code de la route sans jamais avoir à en rendre compte.

C'est plus qu'une anecdote dont je fais état ici. C'est dans le détail que se cache le fond. Ces policiers avaient des ordres. Leur comportement insultant et humiliant ne procède pas de l'initiative personnelle. Ils se savent couverts.

Par qui ? La réponse est claire. Et pendant ce temps-là les voleurs de vieilles dames et autres trafiquants de drogue sont tranquilles. Merci M.Sarkozy ! Vous êtes bien le héraut de la lutte pour la sécurité…

Jean-Claude Lefort
Député du Val-de-Marne
Ivry, le 27 avril 2007


La grande marche nationale de l’outre-mer

collectifdom

La grande marche nationale de l’outre-mer, voulue par les dirigeants du Collectifdom entre les deux tours de l’élection présidentielle (le 28 avril 2007) n’a pas connu le succès escompté. 400 à 500 personnes ont défilé entre République et Nation.

La raison de cet échec, tient peut-être, du fait de la trop grande politisation de l’association dont l’ancien président (Patrick Karam) est le porte parole d’une coordination, regroupant 80 comités de soutien des originaires de l’outre mer en faveur de Nicolas Sarkozy et que le président actuel (Claude Ribbe), est candidat aux  futures législatives à Sarcelles, contre Dominique Strauss Khan. 

Présidentielle et l'Algérie  : Le meeting de Toulon ouvre les yeux des DOM ?


sarkozy


Aux Guadeloupéens, aux Guyanais et à tous.


Sarkozy: la loi du 23 février 2005 prolongée dans son discours à Toulon:
              colons dédommagés, colonisés tenez-vous bien !

Dans son discours du 7 février 2007 à Toulon
Nicolas Sarkozy reconnaît implicitement le rôle de l'Etat français dans les guerres de colonisation.
Mais il dit clairement que la France a une dette seulement envers ceux qui sont revenus des colonies.
C'est-à-dire que, selon Sarkozy, la France aurait plus une dette vis-à-vis des Békés que vis-à-vis des Noirs mis en esclavage par la France et les Békés.

Ses déclarations ne sont pas de simples gesticulations verbales.
Elles sont le prolongement d'une idéologie pensée, réfléchie et orchestrée dont on peut retrouver la trace dans plusieurs de ses discours.

Après la loi du 23 février 2005 qui "reconnaît le rôle positif de la colonisation",
Après ses propos doublement racistes rapportés par le journal Grigri en date du 1er décembre 2005 selon lesquels "même LES Arabes sont moins violents que LES Noirs", (notez bien ["LES"] pour signifier les Noirs et les Arabes dans leur ensemble),
Après son discours à Toulon,

Avec ses propos sur la prédisposition génétique du comportement social,
Nicolas Sarkozy persiste et signe.

Pour ce nostalgique de l'Empire qui admire Napoléon [Napoléon qui a rétabli l'esclavage], ceux qui ont droit à des réparations sont les colons, c'est-à-dire les Békés.
Pas de repentance à l'égard de ceux qui ont été colonisés, les Noirs n'ont qu'à bien se tenir.
Mais émotion pour ceux qui ont [travaillé dur pour la gloire de la France].

A l'occasion de la polémique sur la loi du 23 février, on a vu des associations de "domiens" se féliciter d'avoir obtenu de Sarkozy qu'il "amende" sa loi; on avait essayé de nous [expliquer] que nous avions mal interprété le texte et que "notamment en Afrique du Nord" dans le texte signifiait "exclusivement en Afrique du Nord". Explications tout aussi indignes que les remarques de Sarkozy sur la violence des Noirs et des Arabes.

Diviser pour régner, l'adage est bien connu.
Pourtant, en Guadeloupe et en Guyane, la campagne anti-immigration contre nos frères de Haïti et de Surinam a fonctionné lors du premier tour des présidentielles.
Et la sarkozysation des esprits a envahi les DOM par l'intermédiaire de porte-parole en quête de postes ministériels.
Allez-voir sur le site officiel de Sarkozy, rubrique Outre Mer ,
vous comprendrez.

Alors quand des associations qui le soutiennent attisent à GWADA la haine contre nos frères Haïtiens immigrés,
il faut leur répondre qu'une manière digne et efficace de réduire le flot d'immigrés Haïtiens à Gwada,
c'est de rembourser à Haïti la rançon de 150 millions de francs-or que la France a extorqué à Haïti en échange de son indépendance.

Face à la machinerie médiatique déployée par Sarkozy, le site de l'INA fournit quelques repères (pour combien de temps encore ?).
(INA: Institut National de l'Audiovisuel)

Le 20 juin 1940, le Maréchal Pétain affirmait aux Français dans une allocution radiodiffusée:
"Le gouvernement reste libre, la France ne sera administrée que par des Français. Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal."

Dans un discours du 17 juin 1941, le Maréchal Pétain déclarait:
"Français, vous avez vraiment la mémoire courte ... vous n'êtes ni vendus, ni abandonnés. ...Ceux qui vous le disent vous mentent ... Venez à moi"

Gilbert Léonard

antillaisePyepimanla le magazine antillais vous invite à retrouver sur ces liens, les éditos : Spécial élection n°1 et l’édito normal.

12 semaines de prière pour la Guadeloupe
pour qu'ils retrouvent la mémoire, leur mémoire.

Les semaines avancent et nous vous invitons à continuer de prier pour la Guadeloupe.  En effet comme le dit Gilbert Rinaldo, priez pour : « 

          - Que l’identité spirituelle du peuple Guadeloupéen soit dévoilée
- Qu’une réconciliation véritable avec le passé soit opérée.
- Que la Guadeloupe réalise sa mission prophétique.
- Que la Guadeloupe rentre dans son héritage. spirituel ainsi qu’économique et social.
- Que les enfants de Dieu dans cette île portent des fruits en abondance.
- Que la lumière de Christ brille à travers les chrétiens Guadeloupéens.

  - Que la saveur du sel du Saint Esprit purifie tout ce qui corrompt île.
- Que les chrétiens s’unissent pour combattre.
- Que Dieu donne la sagesse aux autorités de cette île.

  - Que Dieu Garde l’île  des Dangers climatiques.
- Que les ministères en sommeil ou découragés soient restaurés, encouragés, qu’ils se lèvent agissent et servent Dieu et les hommes.
- Que Dieu donne l’intelligence la sagesse à ses enfants afin qu’ils reçoivent des projets de développement et qui donnent du travail.
- Que ceux qui combattent la drogue soit fortifiés et encouragés qu’ils aient du succès.
- Que la justice et le dialogue soit entre employés et employeurs.
 »

La Guadeloupe va mal, la Guadeloupe va très mal, l’archipel est en proie depuis des années à un racisme à l’encontre de tout ce qui n’est pas Guadeloupéens, notamment contre les Haïtiens et les Caribéens en général.  

Que reprochent-ils à ces gens ?
- Tout ce qui ne va en Guadeloupe. 

C’est un peu facile, trop facile ! Sont-ils à ce point décérébrés et assimilés que lorsqu’ils se regardent dans un miroir, l’image qui est renvoyée est celui d’un blanc raciste ?

Rappelons que l’Haïtien, le Dominicain,  les Afro-Antillais en particulier  sont un même peuple, des frères de sang, notre histoire commence dans le ventre de la bête et dans la puanteur des cales du bateau négrier, qui nous transplantait sur une terre autre.

Nous sommes un même peuple, le fruit d’un même traumatisme et d'une même histoire, celle d’êtres enferrés à fond de cale pour être vendus comme des animaux, des mulets de race comme ils disaient. 

Aujourd’hui, les Guadeloupéens se voient autres, mais qu’ils me disent quelle est la race de cette femme ?

jeune femme antillaise

Alors mes frères et mes sœurs je vous invite à prier pour que la chassie closant les paupières de nos voisins   archipéliens  se déclosent.

Evariste Zéphyrin

LA JEUNESSE ANTILLAISE DANS UN SARKOPHAGE

jeune fille martiniquaise

Qu’en est-il du vote des jeunes aux Antilles ? Où sont les sondages ou les études concernant cette (importante) catégorie de notre population ? Importante parce qu’en dépit du vieillissement qui affecte celle-ci et de la baisse impressionnante de la natalité, les jeunes Martiniquais et Guadeloupéens sont pour l’heure encore largement majoritaires. Par jeunes, il faut évidemment entendre les moins de 30 ans. Tout d’abord, il faut noter un réel engouement pour Nicolas Sarkozy parmi ceux-ci, notamment parmi les lycéens et les étudiants. En Martinique, le principal syndicat étudiant s’est même transformé en quasi-officine sarkozienne avant le premier tour des élections présidentielles ! En Guadeloupe, les pro-Sarko s’affichent sans complexes à la sortie des lycées ou dans les meetings électoraux. Personne ne craint en tout cas d’afficher son soutien à l’homme de Neuilly sur le plateau de RFO ou au micro de RCI.

Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment expliquer que notre jeunesse, contrairement à celles qui l’ont précédée, soit devenue un fervent soutien du conservatisme le plus borné et du néo-libéralisme le plus cru ? Dans tous les pays, et la Martinique et la Guadeloupe n’ont pas dérogé à cette règle jusqu’à tout récemment, la jeunesse sait que son âge est le seul moment de la vie où l’on peut rêver à un monde meilleur, où l’on peut croire que le monde peut être transformé. Toute jeunesse est porteuse d’utopie et de générosité à la fois. C’est pourquoi, dans les années 30, la génération d’Aimé Césaire a porté le projet de la Négritude. C’est aussi pourquoi dans les années 60, les jeunes nationalistes du GONG (Guadeloupe) et de l’OJAM (Martinique) ont voulu briser le carcan colonial. C’est encore pourquoi dans les années 80, écologistes, créolistes, altermondialistes et autres ont cherché à secouer les pesanteurs coloniales en arrimant nos pays aux grandes luttes qui se déroulent dans un monde désormais globalisé. Or, cet élan vital, cet élan jeune, semble s’est brisé aujourd’hui. A la sortie de nos lycées, plus personne ne distribue de tracts. Les murs de nos campus sont absolument vierges de tout graffiti pro-Mandela ou pro-Chavez. Le nouveau discours jeune aux Antilles est un discours « raisonnable ». Un discours qui emploie des termes comme « marketing », « mobilité », « start-up » d’un côté et « sport » et « musique » de l’autre. D’un côté, les futurs jeunes cadres cravatés et munis d’attachés-cases ; de l’autre les nouveaux Thuram et Cyrille. Ce qui relie ces deux tendances, apparemment contraires, c’est tout simplement…l’argent. Notre jeunesse veut gagner du fric. Et vite ! Point barre. Elle rêve de stock-options à la City ou bien de contrats professionnels de foot ou de basket à Manchester United ou aux Lakers. Finie l’idéologie ! Les belles idées ! Le désir de changer le monde afin de le rendre plus juste !

Avant de voir en quoi tout cela relève de l’illusion, il convient de chercher à comprendre en quoi nous adultes, nous avons failli. Pourquoi nous avons été incapables de transmettre à nos fils et à nos filles le désir de changer la Martinique et la Guadeloupe ? Pourquoi se jettent-ils aujourd’hui dans le sarkophage de l’UMP ? Ou dans la cellophane du Ségolénisme, ce qui n’est pas mieux. Ces questions doivent être évidemment posées en priorité à ceux qui au cours des deux décennies 60-80 ont tenu haut le pavé de l’Autonomisme et de l’Indépendantisme. A cette époque, presque tous les partis politiques de gauche et d’extrême-gauche disposaient de branches de jeunesse très actives : Bijengwa en Guadeloupe, An lot chimen pou lajénes et jeunesses du PPM en Martinique, pour ne citer que ces seuls exemples. On pouvait alors croire que la relève était assurée. Que s’est-il donc passé pour qu’aujourd’hui plus aucun parti politique antillais de gauche ne soit capable d’avoir une section jeunesse autre que symbolique alors qu’à Droite, la poudre aux yeux, le vèglaj sarkozien marche à fond ? Il y a tout d’abord, le refus de céder la place, le refus de permettre aux jeunes d’accéder aux postes de responsabilité politique, à tel point qu’on est en droit de se demander s’il ne faudra pas en arriver un jour à instaurer la parité « vieux-jeunes » comme on a instauré la parité « hommes-femmes ». En effet, la plupart des politiciens antillais, qu’ils soient des élus ou non, qu’ils dirigent un grand parti ou un groupuscule, n’ont eu de cesse, au cours des trente dernières années, que de s’accrocher à leurs postes comme des brigo à leur rocher. La plupart préfèrent mourir aux commandes de leur parti que de prendre une retraite bien méritée. Seule la maladie ou la crise cardiaque les écartent du « pouvoir ». Ce triste constat est absolument irréfutable quand on compare la moyenne d’âge des politiciens hexagonaux à celle des politiciens antillais. Quadra-quinquagénaires dans l’Hexagone contre sexa-septuagénaires aux Antilles ! Ce n’est pas aux Antilles qu’on verrait un parti mettre à sa tête un jeunot de trente et quelques années comme Olivier Besancenot ! En Guadeloupe, l’extrême-gauche et les indépendantistes ont quasiment disparu du paysage politique à cause de ce « vieillisme » lequel, quoi qu’on en dise, est pire que le « jeunisme ». En Martinique, ils n’ont été sauvés que grâce à un cadeau du ciel : l’existence d’un leader charismatique au talent exceptionnel mais sans lequel son parti n’est rien. Pour preuve : il n’a jamais pu faire élire le moindre candidat hors de son fief de Rivière-Pilote et Sainte-Luce. Une fois ce leader parti ou à la retraite, les indépendantistes martiniquais se retrouveront nus du jour au lendemain, exactement comme en Guadeloupe.

L’autre raison du refus d’engagement de nos jeunes dans la politique est le triste spectacle de ces intellectuels, par ailleurs membres ou dirigeants de groupes d’extrême-gauche, qui se sont vendus au système en place en occupant des postes d’autorité. Cette dernière expression ne doit pas laisser croire qu’ils disposent d’un réel pouvoir. En fait, s’ils commandent bien à leurs compatriotes antillais, ils sont sous l’entière férule du recteur, du préfet ou du ministre de ceci et de cela, recteur, préfet et ministre dont ils appliquent à la lettre la politique colonialiste !!! Bardés de titres ronflants de directeur de telle structure chargée de former les enseignants ou de telle antenne universitaire, par exemple, ils sont passés maître dans l’art du double langage : zélés convoyeurs, sous des dehors technocratiques, du discours du maître blanc d’un côté ; rabâcheurs, à voie feutrée, de leurs vieux slogans indépendantistes des années 70 qui n’ont plus aucun impact de nos jours. Sans compter tous ceux qui se sont retirés sous leur tente et qui refusent désormais de se salir les mains en militant, en défilant dans les rues ou en participant à des actions sur le terrain. Bref, on est obligé de dresser le constat de faillite de l’intelligentsia antillaise de gauche et d’extrême-gauche, faillite aggravée par l’existence, désormais, d’une catégorie qui tient carrément un discours assimilationniste et pro-colonialiste au nom des « droits de l’homme », oubliant ou feignant d’oublier que le premier des droits de l’homme est celui de pouvoir s’autogouverner. Ces gens-là, le pouvoir français ne les achète pas bien cher : un strapontin dans telle structure hexagonale chargée de lutter contre les inégalités ou de promouvoir la diversité ; quelques billets d’avion et nuits d’hôtel à Paris. Quand notre jeunesse assiste à ce lamentable spectacle, comment voudrait-on qu’elle ne se bouche pas le nez et qu’elle ne se détourne pas avec dégoût du monde dit intellectuel ?

Venons-en à cette jeunesse justement ! Un petit élément, apparemment anodin, nous montrera dans quel confusionnisme elle baigne. On aura sans doute remarqué l’apparition, ces derniers temps, d’autocollants 97-2 en rouge-vert-noir sur les pare-brises arrière de certaines voitures ? 97-2 est le chiffre du « Département Martinique », le symbole de notre ancrage dans le giron français alors qu’à l’inverse les trois couleurs que sont le rouge-vert-noir symbolisent l’Insurrection du Sud en 1870, la première grande révolte antifrançaise qui ait secoué la Martinique et qui faillit d’ailleurs aboutir à l’indépendance du pays. Créer donc un autocollant 97-2 rouge-vert-noir c’est confondre dans un même mouvement assimilationnisme et anti-assimilationnisme. C’est chercher à faire cohabiter l’eau et le feu ! En fait, cela a une explication : le noirisme ou le blackisme. On peut désormais être noir et français sans que cela pose le moindre problème. On peut sortir de la cité Dillon, à Fort-de-France, comme Cyrille ou de Sarcelles, comme Anelka, cela revient au même. Les 7.000kms de distance sont désormais abolis ! 97-2 exprime donc la francité et le rouge-vert-noir la négritude. Et hop, le tour est joué ! Les intellectuels, qui pendant des années ont diffusé l’idéologie noiriste, doivent aujourd’hui constater les dégâts : non seulement le noirisme n’équivaut pas automatiquement à l’indépendantisme, mais il revient même parfois l’ennemi de ce dernier. Comment, en effet, aurons-nous demain des Thuram ou des Cyrille si nous coupons les ponts avec la « mère-patrie » française ? Nos jeunes sont désormais fiers d’être noirs et fiers d’être français tout à la fois ! En fait, ils réalisent la partie la plus perverse du mouvement de la Négritude, mouvement qui par ailleurs comporte des aspects libérateurs.

Comme toute jeunesse d’une minorité nationale donc, notre jeunesse mise tout naturellement sur les seules portes qu’entrouvrent généralement la majorité à savoir le sport et la musique. L’exemple des Noirs américains est criant à cet égard : 90% des joueurs de basket de la NBA sont noirs tandis que 90% du public des stades est blanc (les plus petits billets d’entrée coûtant 50 dollars). Alors, on s’enthousiasme sur le fait que l’équipe de France de football comporte 9 joueurs antillo-guyanais (en oubliant de mentionner que la plupart d’entre eux sont, en fait, d’origine antillo-guyanaise et ne sont pas du tout de culture créole). Nos jeunes de Capesterre ou du Lorrain rêvent de fouler la pelouse du Stade de France ou d’être recrutés à l’essai par l’OM ou, pourquoi pas, le Real Madrid. Quant à Star Académie et toutes les émissions idiotes du genre, elle fait le reste du boulot : chacun se voit en Cyrille adulé par des millions de téléspectateurs béats et touchant le jackpot d’1 million d’euros. Chacun y va de sa chansonnette pour le prochain concours comme ce jeune vigile de supermarché qui arrête tous ceux qu’il connaît pour leur chantonner son « futur tube » : « Je te nique Ben Laden ! Je te nique Ben Laden ! », cela scandé, plus que chanté, à la manière des rappeurs. Sauf que le nommé Ben Laden ne représente pas un danger pour les Antilles, jusqu’à preuve du contraire, et qu’on se serait plutôt attendu à ce que ce « tube » s’en prenne à un certain G. W. Bush qui n’est qu’à trois heures d’avion de chez nous. Confusionnisme là encore, misère mentale, désarroi idéologique.

Il ne s’agit pas d’accabler notre jeunesse. Répétons-le les premiers responsables ne sont autres que nous-mêmes, les adultes. Car même quand ils refusent la voie du sport et de la musique pour aller faire des études, nous ne faisons strictement rien pour les aider à se réinstaller dans leur pays. Au contraire, certains d’entre nous leur enfoncent la tête sous l’eau. Comme cet écrivain antillais qui à longueur de colonnes, dans le magazine où il sévit, cherche à dédouaner les Békés au nom de la « réconciliation de toutes les composantes de la société martiniquaise ». Il n’y aurait rien de scandaleux à une telle démarche si les patrons békés jouaient le jeu de la martinicanité et si, par exemple, à diplôme égal, ils privilégiaient, dans leurs entreprises, l’embauche de jeunes diplômés martiniquais et guadeloupéens. Or, tel n’est pas du tout le cas et cet écrivain le sait pertinemment ! On ne compte plus, en effet, le nombre de diplômés de grandes écoles, d’écoles de commerce ou d’ingénieurs, de diplômés d’IUT ou de titulaires de BTS antillais qui, une fois, rentrés au pays, se heurtent à la politique békée d’embauche prioritaire de cadres métros. 80% des entreprises martiniquaises sont dirigées par des cadres venus d’ailleurs et quand un jeune diplômé se présente à un entretien d’embauche qui trouve-t-il face à lui ? Le plus souvent un jeune Métro qui n’a pas plus de diplôme que lui ni davantage d’expérience !!! Est-ce cela la « réconciliation » ? Car il ne suffit pas de se donner bonne conscience en publiant dans la presse un texte reconnaissant que l’esclavage est un crime contre l’humanité, tout en refusant, d’un autre côté, de donner leur chance aux jeunes martiniquais de couleur pourtant dûment diplômés. Là encore, on est dans le double langage et la duplicité.

En réalité, pour un Thuram ou un Cyrille qui arrivent à percer, il y aura toujours des dizaines de milliers de laissés-pour-compte dont certains, immanquablement, vont venir grossir les rangs de ces délinquants, même pas trentenaires, qui s’entretuent quasiment chaque semaine, à l’arme blanche ou à l’arme à feu, en Martinique ou en Guadeloupe, ou qui se « pètent la gueule » en moto. Pour un jeune diplômé miraculeusement embauché, il y en aura des centaines d’autres contraints d’accepter des postes sous-qualifiés pour des salaires de 1.500 euros par mois alors qu’ils ont fait 4 ou 5 ans d’études supérieures, parfois même 6. Alors, dans ces conditions, quoi de plus normal qu’une large fraction de cette jeunesse déboussolée se laisse prendre au piège du discours démagogique de l’homme de Neuilly-sur-Seine ?

Simplement, cela revient à s’enterrer dans un…sarkophage.

Montray Kréyol



T Tabou

Tout le monde connaît le Tabou Combo, mais depuis nous avons le T Tabou, ils tentent de renouveler le genre. A découvrir,  le chanteur à une voix sonore fort agréable par ailleurs.

Jazz la lou, mais le clip est léger, il y a comme un manque évident de moyens financiers.

Si maman savait ça  et si papa voyait ça !

Au lieu de faire ses leçons regardez ce que la tite demoiselle fait ! Elle met tout son cœur à bouger ses fesses comme un chacha. Ce n’est pas dansé  qu’elle danse, han han elle koke son frère tout habillée. Mondié saignè mais ou va t’on !



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C qoi o jus'   Un indo'loupeen présente divers aspects de la Caraibe.

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