L'info militant

Les responsables du Collectifdom montent au  front !

 

Jean Largitte dans une lettre ouverte adressée au Président de la République (Jacques Chirac) demande l’inscription dans la constitution de : peuple Guadeloupéen : Lire

Le collectifdom adopte une attitude inconvenante sur l'article 4 de la loi du 23 février 2005 : Lire

"Le bon temps des colonies" Il est bon de temps à autre de s'indigner et réagir avec virulence en renvoyant à nos élus le fond de notre pensée ou notre mépris : Lire

Jean Largitte, membre éminent du Collectif des Antillais-Guyanais adresse un mail  à  Patrick Karam  suite à sa prise de position à propos de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 : Lire

Lettre ouverte d'Afrikan History contre la prise de position de Patridk Karam : Lire

Tous ces gens qui n’ont rien compris s’en prennent aujourd’hui à Claude Ribbe l'un des responsables du Collectifdom, mais qu’avons nous à faire d’eux,  de leurs points de vue et de leurs analyses à sens unique ?  Lire

Décidément, la France a bien du mal à gérer son passé colonial et à en éclairer les recoins ténébreux : Lire

Le CRAN est vu comme une chance pour la "communauté noire" et mériterait les encouragements de la par des démocrates... N'est-ce pas ! Lire

Nous revendiquons pour tout un chacun une pleine et entière liberté de recherche et d’expression. Mais il paraît pernicieux de faire l’amalgame entre un article de loi éminemment discutable et trois autres lois de nature radicalement différente : Lire

Le 26 novembre fut officialisé sous les ors de la République, à  l’Assemblée Nationale la création du CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires) regroupant en son sein  une soixantaine d’associations issues de la communauté noire : Lire

Je vous invite à lire cet appel et à rejoindre le Collectif National Unitaire contre la Délation qui regroupe associations, syndicats professionnels sociaux et des militants de base.
  
En ma qualité de travailleuse sociale, je me dois de désobéir à la loi quand celle ci est inhumaine. Comme le disait l'Abbé Pierre : "Lorsque la loi est inhumaine, ce ne sont pas les hommes qu'il faut changer".

Comme je l'ai fait en 1998 lorsque j'ai refusé d'obéir aux lois Pasqua-Debré qui voulait nous transformer en délateur de sans papiers, ce qui m'a valu d'être sanctionnée au sein de mon administration je n'hésiterai pas à recommencer à désobéir et à appeler à la désobéissance civique. Lire

Mariam SERI SIDIBE

Dieudonné se présente aux élections présidentiels de 2007 : Lire


Tribune

Lettre ouverte à Nicolas sarkozy à l'occasion de sa visite en Martinique par E. Glissant et P. Chamoiseau : Lire

Réaction d'Ernest Pépin à propos des évènements ayant secoués les banlieues : Lire

"La République comme horizon" une diatribe de Christiane Taubira fustigeant ... Lire


"Une République qui nous respecte" c'est le voeux de Christiane Taubira : Lire

"Le rôle positif de la présence française Outre-Mer"  Un rappel acerbe  du rôle positif de la colonisation par J-F Gamess : Lire

Noël Mamere dénonce la régression française   « Quand un pays en arrive à nier son passé par voie législative et quand il insulte la souffrance historique d'une partie de son peuple, c'est qu'il ne va pas bien » : Lire

"La République recherche en urgence hagiographe"  Le crime fut commis, les négateurs du crime tentent de  réécrire l'histoire sous couvert d'une fallacieuse positivité de la colonisation : Lire

"Rôle positif de la colonisation" Déjà en 1953, Aimé Césaire, dans son discours sur le colonialisme, avec des mots chauffés au four de la révolte et de l’indignation s’attaquait au : « mensonge principal à partir duquel tous les autres prolifèrent » Lire

« Le débat en cours sur l’article 4 de la loi du 23 février 2005 est significatif de la distinction qu’on doit et peut faire entre la parole et l’action. Cette loi porte « reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés ». Il s’agit de la suite donnée par l’Assemblée à un rapport récent (septembre 2003) de Michel Diefenbacher, Député du Lot-et-Garonne et Secrétaire National de l’UMP à l’Outre-Mer, sur les Rapatriés d’Afrique du Nord. Notamment sur le sort réservé à ces Musulmans Algériens ( les Harkis), massacrés par milliers après les accords d’Evian , en Algérie même, et traités indignement depuis plus de 43 ans en France par tous les Gouvernements, malgré de multiples rapports sur la question, d’innombrables promesses et peu d’actions. » Lire

Joss Rovélas demande l'abrogation de la loi de la honte, celle du 23 février 2005 : Lire



De l'esclavage


Un discours attribué à William Lynch expliquant comment maintenir les Nègres en esclave et éviter qu'ils ne se révoltent : Lire

Bibliographie à propos de l'esclavage, des traite négrière et des abolitions : Lire


Discriminationt Droits et Racisme

"La mémoire blessée de la Martinique" un article du monde relatant l'humeur prévalant en Martinique suite au refus des députés d'abroger l'article 4 de la loi du 23 février 2005 : Lire

"La Martinique toujours mobilisée" contre la loi du 23 février 2005 : Lire

"Le psittacisme ou le refus d'écoute" fidèle à lui-même MBOA fustige le manque de considération  des élites envers les communautés noires : Lire

"Aimé Césaire : La colonisation déshumanise l'homme" extrait du discours sur le colonialisme, un rappel urgent dans cette atmosphère de déniement des réalités historiques : Lire

La loi du 23 février 2005 a mis en exergue un problème de mémoire sous-jacent à la colonisation et à l’esclavage dans la communauté antillaise, tant la réaction contre cette loi fut  unanime  : Lire

"La colonisation, miroir du malaise antillais"  selon Patrice Burnat,  la protestation contre la loi du 23 février 2005 révèle les problèmes sociaux-économiques auxquels sont confrontés les DOM TOM : Lire

"J'ai tout entendu sur toi ces dernières semaines. Tu es un barbare qui aime brûler les voitures de ses voisins. Tu veux casser du Français" : Lire

Débat sur la colonisation. Pour Samir Amin (*), la mondialisation en cours induit un apartheid à l’échelle planétaire qui prolonge le système colonial formellement aboli : Lire

"Locataires encombrants" la discrimination au logement, l'un des nombreux problèmes auquel les noirs ont à faire face : Lire

"Comment lutter contre les discriminations à l’embauche" : Lire

Les noirs français sont victimes de la discrimination et de l’exclusion subtiles au sein de la République : Lire

"Esclaves d'Amérique" caméra au poing, un jeune documentariste québécois a suivi des Haïtiens immigrés clandestinement en République dominicaine. Partis s'y refaire une vie, ils ont perdu leur liberté : Lire

Cité Soleil, le plus grand bidonville d’Haïti, échappe toujours au contrôle des autorités. À quelques semaines d’élections cruciales pour l’avenir du pays, les bandits y règnent toujours en maîtres. Reportage dans la "cité interdite" Lire

Depuis l’ouverture  du marché européen à la banane dollar, la banane antillaise est  en crise : Lire



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Le CRAN ou les nouveaux servants

Si la traite négrière perdura plus de quatre siècles en Afrique, c’est force de complicités, de compromissions des élites nègres ; ces hommes ayant œuvré contre les leurs, contre leur sang, contre eux même, car ayant trouvé un intérêt à traquer, chasser des hommes comme des bêtes sauvages, à razzier et dépeupler un continent, afin de fournir du bois d’ébène aux négriers, fussent-ils Arabes, Européens ou autres.

Ils ont connivé, ils ont manigancé, ils se sont accordés pour bâtir un destin tragique à des millions d’êtres humains pour en faire des mulets de race, des razziés que les négriers s’empressaient de vendre à l’encan, à la criée, à la volée dans les îles d’Amériques ou ailleurs.

D’aucuns excipent sans vergogne le fait d’ignorance ou prônent une déresponsabilisation généralisée de ces rois nègres, rejetant la faute sur le « maître » : - ils ont été manipulés  ou l’histoire à été écrite par les vainqueurs, ce qui infère qu’elle est fausse, même quand ce sont les historiens africains et antillais qui l’écrivent.

L’esclavage est aboli de par le monde, mais par contre, les rois nègres foisonnent, ils sont pléthore, toujours prompts à jouer contre les intérêts des gens afin de satisfaire leurs ambitions ou ceux de leurs maîtres en instrumentalisant, jugulant les désirs légitimes des membres de leur communauté - ils seraient aptes à les réenchaîner ou à les vendre pour si peu tout comme jadis.

C’est un sentiment dont nous ne pouvons nous départir  après que nous eussions constaté tout ce battage médiatique autour du CRAN, une fédération d’associations noires n’ayant rien fait ni de probant, ni d’improbant, être mise en lumière.

Pas un média, pas un médium, pas un jour depuis leur création sans que l’un de leurs représentants ne s’exprime sur une télévision, une radio ou bénéficie d’un article dans un quotidien ou un hebdomadaire à fort tirage.

Il devait y avoir anguilles sous roche, car depuis quand les médias officiels sont favorables aux membres de la « communauté noire ? » En France, de mémoire, jamais !

En dehors des motivations officielles, celles invoquées par les initiateurs du CRAN lors des assemblées constitutives, nous suspections des intentions moins avouables ou louables et nous nous sommes posés quelques questions.

De même que les négriers ont armé les rois nègres, nous nous apercevons qu’ils tentent d’utiliser les mêmes méthodes, celles qui les ont si bien réussi par le passé et permis de mettre sous coupe réglée  l’Afrique, la dépouillant de ses potentialités, de ses forces vives, amassant les richesses à bon compte et enrichissant leurs siècles. Nous subodorions une tentative de contrôle de la « communauté noire » au travers de la création de structures qui leurs soient avantageuses, et tout se conjugue pour nous donner raison.

Dans un article du Monde en date du 09/12/2005[1], l’universitaire Françoise Verges apporte un début de réponse au pourquoi du CRAN :  «Comme en France, face au silence, les thèses sur le racisme du pays ou sur le complot juif ont prospéré, explique-t-elle. Les Etats-Unis sont parvenus à briser cette spirale en donnant largement la parole à de grandes voix reconnues. Des intellectuels comme Cornel West ou Henry Louis Gates, des personnalités culturelles comme Toni Morrison ou Spike Lee, des gens de télé comme Oprah Winfrey." » Sommes-nous dans cette configuration ?

Nous le pensons, d’autant plus qu’un article du Point [2] : A quoi sert le CRAN rédigé par Jean-Michel Décugis, Christophe Labbé et Olivia Recasens, dit : « Le Conseil représentatif des associations noires (Cran) a-t-il été conçu comme un antidote à Dieudonné ? Lancée le mois dernier, l'association crée des remous dans la communauté afro-antillaise. Le Collectif Dom-Tom, qui revendique 40 000 adhérents, a dénoncé le manque de représentativité du CRAN Autre sujet de polémique : le « partenariat » du CRAN avec Amitié judéo-noire. Son cofondateur, Yves Kamani, membre du Conseil représentatif des institutions juives de France CRIF, explique au Point avoir soutenu la naissance du CRAN. Il ne figure pourtant dans aucun organigramme. Mais preuve des liens étroits entre ces associations, le vice-président d'Amitié judéo-noire, Edouard Nduwa, est aussi le vice-président du CRAN. Cette proximité risque de déclencher les foudres de la Tribu K, qui revendique la supériorité de la race noire. »

De la lecture de plusieurs articles sur le sujet [3], il en ressort que le CRAN a pour but de marginaliser Dieudonné et les associations antillaises militants pour la reconnaissance du crime toujours sans coupable. Et donc, c’est cette proximité entre le CRIF et le CRAN qui explique sa présence sur les grands médias nationaux. 

Et donc, dans  les coulisses, des individus fabriquent une élite nègre censée parler en notre nom, au nom des Noirs, comme cela a été fait aux USA, afin de museler les voix contraires ou divergentes.

Tout se conjure dans l’ombre et nous objurguons « les Maîtres », qui ne cessent de nous élocher afin de nous extraire de notre détermination, percevant le Nègre comme un être irresponsable, un homme léché, de cesser car le résultat sera contraire à celui attendu.

Quant aux « Servants », qui se sont reniés le plus vilement et abjectement que l’on puisse concevoir, pour se hisser au dessus de la masse comme leur parentèle, naguère le fit. Nous leur disons qu’ils ont pitoyablement échoué, nous n’acceptons pas leurs petites manipulations, ni ne les cautionnons. Tout aurait dû être dit au préalable, et ce par honnêteté.

Tony Mardaye

[1] Du "rêve" de Martin Luther King au réalisme du Conseil  représentatif des associations noires (CRAN) LE MONDE | 09.12.05 http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3230,36-719424@51-633431,0.html

[2] A quoi sert le CRAN ? Le Point 22/12/05 – N° 1736 – page 59.
http://www.lepoint.fr/societe/document.html?did=172343

[3] « Elle [la création de la fédération d'associations noires : le CRAN]
marginalise Dieudonné, dont les dérives antisémites transformaient en haine et en irrationalité la cause des descendants de la traite, de l'esclavage et de la colonisation. » http://www.liberation.fr/page.php?Article=345934

 

Français noir, oui, mais...



Suite au communiqué du  Collectif Respé  pour la Dénonciation du Colonialisme, stipulant « Après la déclaration de Monsieur Patrick KARAM, confirmant urbi et  orbi son allégeance à Nicolas SARKOZY, le Collectif " Respè- dénonciation du colonialisme" réuni ce 23 Décembre 2005, affirme avec force ce que chacun sait: Mr Patrick KARAM n'a aucun titre pour parler au nom des peuples Antillais, Guyanais, Réunionais et en particulier au nom du peuple martiniquais qui vient, avec éclat de  signifier à Nicolas Sarkozy son rejet le plus total. »

Raphaël Confiant réagit à son tour  demandant que l’on clarifie les choses : Lire



Les élus du Conseil Général de la Martinique, réunis en séance plénière le jeudi 22 décembre 2005,

CONSIDERANT que le processus de colonisation a donné lieu à des crimes contre l’Humanité et à de nombreux méfaits commis à l’égard des peuples concernés : la traite, l’esclavage, la torture, la dépersonnalisation des peuples, le pillage des ressources, le racisme comme idéologie de légitimation, …

TIENNENT A DENONCER la dimension négationniste de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 qui, en affirmant la nécessité des programmes scolaires de reconnaître « en particulier le rôle positif de la présence française outre mer », traduit une volonté du législateur de faire l’impasse sur le caractère odieux des crimes en question,

TIENNENT A DENONCER l’injonction qui est ainsi faite aux responsables des programmes scolaires et universitaires,

SOULIGNENT que cet article 4 constitue une insupportable provocation et une marque de mépris à l’égard des peuples qui ont subi la colonisation,

DEMANDENT l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 dans les meilleurs délais,

DEMANDENT au peuple martiniquais de poursuivre la mobilisation entreprise pour obtenir cette abrogation.






Nicolas a accordé un entretien au journal Libération le 23 décembre 2005, les journalistes l'ont conduit sans coomplaisance : Lire


L’ETAT FRANÇAIS EST-IL RACISTE ?

Gouvernement : 1 noir. Assemblée nationale : 0 noir. Sénat : 0 noir. Conseil d’Etat : 0 noir. Conseil constitutionnel : 0 noir. Cour des comptes : 0 noir. Conseil supérieur de l’audiovisuel : 0 noir. Conseil supérieur de la magistrature : 0 noir. Conseil supérieur de la défense : 0 noir. Haut conseil de l’intégration : 2 noirs. Télévision : 2 noir. Presse écrite : 0 noir. Radios : 0 noir. Direction UMP : 0 noir. Direction Parti socialiste : 1 noir. Direction UDF : 0 noir. Direction PCF : 0 noir. Direction des Verts : 0 noir. Direction CGT : 0 noir. Direction CFDT : 0 noir. Direction FO : 0 noir. Direction CFTC : 0 noir. Direction CGC : 0 noir, etc.

La République reproche-t-elle quelque chose aux Noirs ? Ce texte que nous avons grand plaisir à vous proposer, a fait presque le tour de la grande presse parisienne : Le Figaro, le Point, Libération et l’Express, le gardent encore dans leur tiroir. Le Monde qui l’avait reçu au lendemain de la réélection de Jacques Chirac l’a gardé par devers lui deux mois (voir courrier en fac-similé). Les intellectuels français (blancs) sont-ils donc aussi fermés que les détenteurs du pouvoir politique, économique et syndical ? A la lecture de cette excellente analyse, chacun pourra se faire sa propre religion.

Une recommandation à tous les hommes politiques : légiférer comme l’ont si bien fait les Américains en instituant une politique de quotas comme la loi sur la parité hommes/femmes

Paul Tédga

Cet article datant de quelques années ayant suscité des protestations, il convient  d’apporter des rectifications et des précisions : concernant l’absence d’élus noirs, il faut entendre élus noirs originaires de la métropole, pas celle de la représentation issue des DOM TOM, concernant la télévision il s’agit des chaînes nationales. Afin de le mettre à jour nous poserons la question directement aux directions figurant sur la liste, lorsque nous n’aurons pas trouvé d’informations quant à leur composition.


Le charme des maisons créoles
par
Maggy Sanner


Les maisons créoles, plus communément appelées « cases », sont le reflet de la vie antillaise. L’architecture créole nous transporte dans des univers très différents, mais il y règne toujours un art de vivre propre aux îles.

 

Simples, pleines de couleurs vives, elles sont souvent décorées avec beaucoup de goût. Ouvertes vers l’extérieur, embellies par de superbes fleurs tropicales, leurs terrasses se font spacieuses, confortables et parfois un hamac est là, prêt à vous accueillir pour une petite sieste. On retrouve souvent un petit jardin botanique avec l’essentiel des simples pour les besoins urgents.
 


Il n’y a pas si longtemps, il était courant de croiser sur sa route une maison qui déambulait posée sur un grand camion. Comme les cases étaient fabriquées en bois et en tôle et n’étaient pas solidaires du sol, il était naturel de déménager avec sa maison. Avec la modernisation, les cases de maintenant sont solidaires du sol et possèdent de jolies terrasses. Durant les mois de juillet à novembre, les îles des Antilles redoutent les cyclones qui deviennent de plus en plus virulents chaque année. De nombreuses cases se sont envolées sous l’oeil terrifié des habitants. C’est ainsi que bon nombre d’antillais préfèrent maintenant construire des maisons en dur.
 

Et même si elles n’ont plus le charme des maisons d’antan, elles n’en ont pas moins gardé leurs racines créoles. En quelques décennies, l’architecture créole a considérablement évolué et les pièces extérieures ont acquis une nouvelle importance. Totalement ancrée dans la modernité de part ses techniques de construction et l’évolution des matériaux, ces maisons contemporaines ont su conserver les meilleurs atouts de l’habitat traditionnel



L'info partage

Pyepimanla vous souhaite une bonne et heureuse année 2006 et vous présente ses meilleurs voeux.


« Encore un peu de temps, très peu de temps… »

Le jour de l’An passagère d’une nouvelle année riche d’espoir de futiles espérances, de promesses non tenues, de résolutions égarées sur les bords de la trace. Un temps pour la réflexion, un délai pour l’avenir, une constante de continuité dans le destin, une pause restreignant le sursis.

La maison était curée, nettoyée avec une eau dans laquelle avaient macéré diverses herbes médicinales et feuillages  censée attirer la chance ou chasser la déveine. La vaisselle brillait, tout était propre, les moindres recoins dépoussiérés et tout sentait le grésil.

La tradition voulait qu’en ce jour on sème des graines, d’orange, de riz, de lentilles, de haricots, de glisser des pièces de monnaie sous les lits et dans les coins, ceux-ci devant apporter prospérité et argent dans le foyer.

La famille endimanchée se rendait  à la messe, bien trop longue au goût des enfants. L’air était lumineux emplit  de convivialité, de tendresse,  chacun venait  présenter ses vœux  pour le nouvel an,   les cadets visitaient les aînés, on se recevait et se réconciliait, laissant derrière soi toutes les infortunes, les rancunes et les rancoeurs de l’année précédente.

C’est un Homme neuf qui naissait en ce jour.
 
Le rhum et le champagne trônaient  sur les buffets, les fleurs et les fruits garnissaient les tables drapés de leur plus belle nappe brodée. A midi,  le fricassé de langouste alléchait le palais et l’agneau roussi accompagnerait le riz senti-caca et les pois rouge.  
 
Le soir, les bals  se remplissaient de réveillonneurs vêtus d’habits écarlates, parés de leurs plus beaux bijoux  fêtant l’ineptie. Gérard et Monique seront de sortie. Les enfants sont tristes, pourtant ils ont eu de beaux habits neufs,  un pyjama neuf, un billet de cinquante francs, bu du vermouth et raclé le sucre du fond des verres de rhum  que les invités négligeaient, ils sont tristes car  cette nuit ils seront seuls,  absents d’une fête qui n’est pas la leur.

Evariste Zéphyrin (extrait  : Crasses de vie dans les dédales du dalots)

 

  Récits et témoignages



Evariste Zephyrin a trouvé son pendant : Coco B.  Une talentueuse jeune martiniquaise vient  se joindre à la rédaction de pyépimanla. E. zephyrin informé de cela a proposé de la rebaptiser Ernestine Caco, mais la demoiselle étant susceptible, nous n’en ferons rien.

Souhaitons la bienvenue à Coco B alias Ernestine Caco. Mesdames c’est pour vous : Les kilos d’amour.

Evariste Zephyrin fut aussi un beau jeune homme qui s'amusait et courait la Négresse ou la donzelle, il nous raconte une de ses  nuits brûlantes dans une discothèque parisienne : Lire

Noël, un moment de l’enfance par Evariste Zephyrin : Lire

Photographie

Une église sise à Redoute Martinique,  en regardant cette photo, j'ai un ressenti pas du tout catholique, il émane une atmophère trouble, voire maléfique ou inquiétant du lieu : Voir

Poésie

"Avant demain faisons une paix" C'est le voeux que Parolier vous adresse : Lire

Parolier du Dru Mot évoque le laisser-aller verbal et écologique qui fait de son île une piètre destination touristique : Lire

A une "parisiennoire" trop occupée. Parolier délie parole et lui adresse quelques regrets bien frappés depuis sa Guadeloupe : Lire

 « De Banania à la banane, viva le charabia! » Il y a des combat qui méritent d’être menés : Lire

 

Evariste Zephyrin retombe en enfance : il veut une poupée noire : Lire


La phrase du mois

"Je veux juste dire que je ne suis plus vierge (heureusement à 33 ans ma foufoune a déjà gobé plus d'un coco)"   - Comme c'est bien dit, je te rassure, je m'en doutais un peu !

Les perles du BAC

Ils sont trop chou ces jeunes bacheliers, ils préfigurent la France de demain... : Lire

Comment une "bonne intention" conduit à briser un ménage :   Ecouter

Littérature et essai

Lézenn » : traduction créole de « Les Indes » d’Edouard Glissant : Lire

"Le crime de Napoleon" un brûlot de Claude Ribbe qui dénonce les turpitudes de l'homme ayant rétabli l'esclavage des Nègres : Lire

Proverbe antillais

"sôti en cende  tombé en difé"
Aller de mal en pis ou tomber de Charybde en Scylla

 

Traditions antillaises


"Le cochon que l'on a laissé sans manger depuis hier soir, afin que ses intestins ne soient pas piqués, et que le boudin soit réussi": Lire

Le pâté chaud (ou le pâté au cochon) Lire

Cantique de Noël

La Martinique, comme la Guadeloupe, ont gardé à l'instar des campagnes françaises, une tradition qui s'est perpétuée au cou+rs des siècles : celle des
cantiques de Noël : Lire



Michaud veillait : Lire
Allez mon voisin : Lire
Il est né le divin enfant :Lire
Joseph mon cher fidèle : Lire
Les autres cantiques : Lire

« Kwanzaa, c’est à dire Unité, Auto-détermination, Travail collectif et Responsabilité, Coopération économique, respectabilité et Créativité » : Lire

Portrait ou Ekléraj

Christiane Taubira, l'inclassifiable militante de... Lire

L’écrivain martiniquais Patrick Chamoiseau réagit aux récentes émeutes des banlieues, à la politique française d’intégration, aux discriminations et à la Loi de février 2005 qui souligne les aspects positifs de la colonisation. Il définit sa vision d’une politique de la Relation : Lire



Ba tambou-la van


Propose une chanson en hommage aux victimes du crash du 16 aoüt 2005  : De tout mon coeur en téléchargement :  ICI

Retour sur la cérémonie et les lauréats du Caribbean Music Awards s'étant déroulé le 19 novembre : Lire

Les autres nouveautés musicales sur AMAZON


Qui chante cela ?

« Dèmen maten pa lévè mwen
Pa resté foce en tjé mwen 
Foce et kouraj ka mantjé mwen »
 

Histoire



La violence, sous toutes ses formes, était le bras armé du système esclavagiste. La violence physique était légitimée par la violence symbolique de l'esclavage, et la violence symbolique servait à justifier la violence physique : Lire

Plaidoyer pour une histoire des populations noires en France par Pape Ndiaye : Lire

Ce texte a été exposé le 19 février 2005 lors du colloque organisé par le CAPDIV à l’EHESS à Paris : “ Les Noirs en France. Anatomie d’un groupe invisible ” Lire

KFC et les Antillais : une histoire de … Lire

En 1985, le magazine actuel publiait un reportage s’intitulant «  le ghetto antillais » est-ce que les problèmes rencontrés à cette époque ont été résolus  dix ans après ? A vous de juger :  Le ghetto antillais - Zouk là sé sel...  - ga mussieu ! - Zoreille - Ghetto - faut-il l'indépendance ? - histoire de Kasav - Faudra zouker pour... - Allons voir Harlem Désir - les quinquins ne passeront pasFaites_nous de la place...

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