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En France hexagonale : Il pleut, il vente, il fait froid, il neige et dans les îles antillaises la pluie  se faite rare.

Un été automnal faisant suite à un printemps estival qui nous a valu des records de température. Et en ce début du mois de juillet, une situation météorologique catastrophique prévaut en France.

Ce temps pourri a des  conséquences  désastreuses pour certaines régions françaises et sur certains secteurs économiques, entre autres la viniculture où le risque de mildiou est élevé. Dans le bâtiment, les retards de livraison et les difficultés s’accumulent, ainsi que pour les centres de loisir où le mauvais temps fait fuir les clients. Pour l’heure, seules les régions du Sud de la France tirent leur épingle du jeu.

Sous les cieux antillais, en Martinique 28 °, beau soleil, averse faible, l’hivernage tarde à s’installer et les rivières de déborder.

Notre correspondante en Martinique nous signale qu'en ce moment même,  sur le Lamentin il pleut comme vache qui pisse et qu'elle n'a plus la télévision, les émetteurs ont dû sauter.

grand anse deshaie en guadeloupe

photo de Jean-S. Sahaï

En Guadeloupe du côté de la Grande  Terre, soleil an tchou,w,  28 ° le temps est variable, il pleut  le soir mais l’eau ruisselle, n’imprègne pas la terre et le citronnier qui est devant chez ma maman jaunit et meurt Mais elle se plaint surtout des voleurs de cabris et de cochons qui sévissent même en plein jour, du côté de  la commune du Moule. Le plus désespérant, c’est que ces Isalops restent au volant de leur 4x4, pendant qu’ils  envoient leurs enfants attraper le cabri  de la personne et le charger vite-fait dans la voiture, avant de prendre la fuite à toute balan sur les routes mouliennes. 

De l’autre bout de l’île, nôtre correspond signale : Le temps est excellent, la lumière du matin est superbe, mais il fait chaud le soir dans les bétons. 

Evariste Zephyrin


Le morne Rouge

Gaëlle Linfide nous livre une photographie de la commune  antillaise du Morne Rouge, dont  l’image  me renvoie à la lecture d’un  ouvrage de la fin du 19 e siècle, l’auteur décrivait cette commune comme un lieu  viride, boisé, rempli  de verdeur à un point, que la viridité de l’endroit, la rendait impropre à la vie humaine, car l’humidité imprégnait  tout, des murs aux planchers, une  mousse verdâtre recouvrant tout, de la porte aux habits.

Et bien que la commune tire son nom du sol rouge qui forme ses sols, c’est une verdoyance qui  se répand  sur ce morne, dont les maisons verdissent, les peintures s’écaillent    tout ce vert en  pagaille, ce verdoiement en crasse,  vous chambre  et vous étouffe.

Le Morne rouge est  enclos au nord par la Montagne Pelée et au sud par les Pitons du Carbet,  il n’est pas très éloigné  la ville de Saint Pierre. Le bourg est adossé  à un massif montagneux comme vous pouvez le voir sur la photo,  il se situe sur les hauteurs, à 450 m d’altitude, ce qui en fait la plus haute commune de la Martinique,   quelques milliers de péléens ou de rubi-mornais la peuplent, et les sols aux alentours sont  dévolus principalement  à l’agriculture.

 photographie de la commune du morne rouge

photo de  Gaëlle Linfide

Face à la massivité des montagnes la présence humaine montre toute sa fragilité.


DEUX TYPES D’HUMANITE…

race

A longueur de colonnes ou de plateaux de télévision, les grands médias nous bassinent avec le sort cruel du soldat israélien Shalit, des six infirmières bulgares incarcérées en Lybie, de Johnston, le journaliste de la BBC enlevé dans la bande de Gaza ou encore de la franco-Colombienne, Ingrid Betancourt. Nous sommes conviés à compatir avec le sort de ces personnes et à nous mobiliser pour exiger leur libération. Les gouvernements occidentaux, la Communauté Européenne, l’ONU etc…mènent une campagne tous azimuts pour obtenir leur libération au nom des « droits de l’homme ».

Il n’y aurait rien à redire à cela si toute cette agitation ne contrastait pas avec le silence, la désinvolture et le mépris dont font preuve ces mêmes médias et gouvernements soi-disant démocratiques quand il s’agit de victimes non-occidentales. Comme s’il y avait deux types d’humanité : l’humanité supérieure dont l’incarcération, la séquestration ou l’enlèvement est insupportable, intolérable même d’une part ; l’humanité inférieure, qui, lorsqu’elle subit les mêmes avanies, n’a droit qu’à deux phrases dans les grands journaux ou trois phrases dans les journaux télévisés.

Prenons le cas du soldat Shalit ! Tous les jours, ou presque, depuis quarante ans, l’armée israélienne n’a de cesse de tuer des enfants, d’abattre des militants politiques, de démolir des maisons d’habitation, de détruire les infrastructures et l’économie de Gaza et de la Cisjordanie, bref de tenir en otage 4 millions de Palestiniens, sans que cela déclenche la moindre réaction de protestation de la part des « droits-de-l’hommistes ». De temps à autre, brièvement, CNN, la BBC ou TF1 sont quand même bien obligés de nous montrer les petits cadavres de jeteurs de pierre palestiniens, mais comme dès le lendemain ou le surlendemain, il y en aura, de toutes façons, de nouvelles victimes du même type, on n’insiste pas. On finit même par s’habituer à la litanie qui suit :

« Ce matin, trois Palestiniens ont été tués à Gaza…Les syndicats se sont réunis pour discuter d’une action commune au sujet de…Le président Bush a reçu à la Maison Blanche le président…Le Real Madrid a battu l’Athletico de Madrid par 2 buts à Un… L’indice CAC 40 a grimpé à… »

Pas un jour ne passe sans que nous n’entendions que des Palestiniens, des Tchétchènes, des Tibétains soient massacrés. Pas un jour sans qu’une barque de clandestins ouest-africains ne se renverse dans le détroit de Gibraltar ou au large des îles Canaries, livrant au courant des dizaines de corps sans vie. Pas un jour sans qu’en France, un Arabe ou un Noir ne soit la victime d’une agression, d’une discrimination ou d’une exclusion quelconque. Pas un jour sans que des dizaines de clandestins mexicains et sud-américains ne se noient dans le Rio Grande ou ne meurent de soif dans le désert du Nouveau-Mexique ou de l‘Arizona, quand ils ne sont pas froidement abattus par des milices de citoyens étasuniens. La liste serait longue des humiliations, des souffrances et des crimes dont sont victimes tant de peuples à travers le monde.

Or que constate-t-on ? La vie de ces dizaines de milliers de gens ne pèse rien face à la seule vie du soldat Shalit ou celle des six infirmières bulgares. On pourrait même se livrer à une arithmétique sinistre et calculer combien vaut une vie d’habitant du Tiers-Monde par rapport à celle d’un habitant de l’Occident. Il est clair qu’on aboutirait au résultat suivant : un soldat israélien enlevé vaut deux cents enfants palestiniens abattus ; une infirmière bulgare incarcérée vaut cent Tchétchènes ou Tibétains chassés de leurs terres et bombardés au napalm. Et Ingrid Betancourt a de la chance d’être Franco-Colombienne car elle aurait été Colombienne tout court que personne ne se soucierait de son sort. J’exagère ? Très bien ! Citez-moi donc le nom d’un seul ou d’une seule otage colombien (ne) des FARC ! Car il n’y a pas que Mme Betancourt a être retenue en pleine forêt. Je prends le pari que vous êtes incapable de citer le nom d’un seul autre otage. Et pourquoi ? Parce que nous subissons tous un véritable matraquage de la part des grands médias occidentaux qui cherchent à faire le monde entier s’apitoyer sur le sort de deux touristes anglais ou français enlevés dans les montagnes du Yémen ou tel ingénieur étasunien kidnappé sur un champ pétrolifère au Nigéria, mais qui passe complètement sous silence les 250.000 victimes civiles irakiennes provoquées par les deux guères impérialistes menées par Bush père et fils. Qui banalisent les milliers de tués en Palestine, au Kurdistan et en Tchétchénie.

En fait, cette différence dans l’évaluation de la valeur humaine des victimes repose sur un processus d’anonymisation de celles qui sont issues du Tiers-Monde d’un côté et d’hypermédiatisation, de l’autre, des victimes occidentalo-israéliennes. Petit exercice : souvenez-vous du nom d’un seul enfant palestinien tué par l’armée israélienne ou d’un seul militant palestinien emprisonné ? Non, je présume. Et pourquoi ? Parce que ces noms sont prononcés juste le jour du décès de l’enfant en question ou celui de l’incarcération du militant et sont aussitôt oubliés le lendemain alors qu’à l’inverse, les noms du soldat Shalit ou d’Ingrid Bétancourt nous sont martelés jour après jour, semaine après semaine, mois après mois. Oui, il y a bien deux types d’humanité pour l’Occident : celles qui sont dignes d’être défendues et celles qui ne le sont pas. Car après tout, le soldat Shalit est un combattant ! Il fait partie d’une arme d’occupation qui bombarde, démolit, massacre. Qu’il soit enlevé est dans l’ordre des choses ! Dans les guerres, les victimes ne peuvent pas, quand même, être d’un seul et même côté. Quant aux six infirmières bulgares, de quel droit les pays européens s’immiscent-ils dans les affaires de justice libyenne pour exiger la libération de personnes jugées coupables ? Est-ce qu’un pays arabe quelconque a jamais exigé du tribunal de Bobigny qu’il libère tel militant islamiste ? Est-ce que la Côte d’Ivoire exige la libération de Youssouf Fofana ?

Quand on voit donc des Nègres-à-blancs antillais, pseudo-philosophes et grands bavasseurs du droit-de-l’hommisme, parader dans les structures hypocrites de l’Etat français, tel que la HALDE, on est en droit de se demander si ces gens-là agissent par cynisme, par haine de soi ou par bêtise pure et simple. Ou, explication plus vraisemblable, parce qu’ils sont achetés. Oh, pas bien cher ! Contre deux-trois billets d’avion et quelques nuits d’hôtel à Paris…

Raphaël Confiant


Le racisme des employeurs français mis en évidence

blanche neige

Une enquête du Bureau international du travail mesure  l'ampleur de la discrimination à l'embauche dans les entreprises françaises.

Il n’y a pas de quoi se féliciter. Dans une vaste enquête de testings, le Bureau international du travail (BIT) montre que près de quatre fois sur cinq, un employeur français préfère employer un candidat au nom à consonance française qu’un candidat d’origine maghrébine ou africaine.

"Collectivement, les employeurs testés ont très nettement discriminé les candidats d'origine maghrébine ou noire africaine et seulement 11% des employeurs ont respecté tout au long du processus de recrutement une égalité de traitement entre les deux candidats", précise l’enquête coordonnée avec le ministère de l’Emploi. Pis encore l’étude explique que «près de 90% de la discrimination globale est enregistrée avant même que les employeurs ne se soient donnés la peine de recevoir les deux testeurs en entrevue".

2.440 offres d’emploi ont été testées dans plusieurs grandes villes de France. Le BIT a eu recours à des comédiens âgés entre 25 et 30 ans, rompus à l’exercice. Les « testeurs » ont répondu à des offres  de basses et moyennes de qualifications dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, de la vente et du commerce.  Le racisme des employeurs français mis en évidence Une discrimination aux formes variées

Du mensonge basique - «Désolé, le poste est déjà pourvu» - à la réponse confuse «Rappelez-moi en fin de semaine, on est quel jour ? ...on est vendredi...euh oui donc, rappelez-moi la semaine prochaine», les employeurs redoublent d’inventivité pour justifier leur refus d’embaucher.

Il existe aussi une forme plus sournoise de discrimination qui consiste à mettre en attente le candidat discriminé, d’origine maghrébine ou africaine, tandis que l’autre candidat se voit proposer un entretien.

AFP 14 mars 2007



Action en référé pour la remise en état des 4 salariés licenciés
Par Aéroports de Paris en juin 2006

adp

Le jeudi 05 juillet 2007 à 13H30, heure locale, la 18ème Chambre Sociale de la Cour d’Appel de Paris a condamné la société Aéroports de Paris en référé, pour avoir violé les règles du Code du Travail prohibant les discriminations racistes en même temps que le statut protecteur reconnu aux victimes et aux témoins qui dénoncent de tels faits devant les juridictions.
 
Aéroports de Paris avait licencié Mlle POUILLON Pascale et Messieurs BADJECK Thierry, CANIZARES Didier et SCHAFFUSER Thierry à partir du 16 juin 2006 prétextant un « usage abusif du droit de retrait » auquel avaient eu recours les quatre salariés le 12 janvier 2006.
 
La Cour d’Appel a ordonné la remise en état à l’encontre d’Aéroports de Paris, soit l’anéantissement des licenciements et donc, la réintégration des quatre salariés.
 
L’arrêt susceptible de pourvoi devant la Cour de Cassation n’est cependant pas suspensif. Il est exécutoire sous quinzaine à peine d’astreinte journalière.
…/…
La18ème Chambre Sociale de la Cour d’Appel de Paris a intégralement censuré l’ordonnance rendue le 10 janvier 2007 par le Conseil de Prud’hommes de Paris réuni en départage.
 
La formation de référé des prud’hommes de Paris était en effet allée dans le sens de la thèse alléguée par l’employeur allant même jusqu’à soulever de manière curieuse, un moyen d’office que n’avaient invoqué ni les demandeurs, ni la société Aéroports de Paris.
 
Ecartant le prétexte allégué par Aéroports de Paris pour licencier, la Cour d’Appel a donné raison aux plaignants qui entendaient faire reconnaître leurs licenciements en tant que représailles à la discrimination raciste dénoncée.
 
L’arrêt infirmatif réitère la portée d’ordre public absolu des dispositions définies à l’article L-122.45.2 du Code du Travail interdisant toute sanction consécutive à la dénonciation d’une discrimination.
 
La Cour d’Appel renforce ainsi d’une jurisprudence les dispositions pourtant sans équivoques de la loi, dès lors que les licenciements sont sans cause réelle ni sérieuse :
« […] En ce cas, la réintégration est de droit et le salarié est regardé comme n'ayant jamais cessé d'occuper son emploi. »
 
Extrait de l’art. L-122.45.2 du Code du Travail
Malgré cette nullité textuelle qui s’impose à l’appréciation des magistrats, la formation de référé du Conseil de Prud’hommes de Paris avait cru pouvoir en méconnaître la portée.
 
Il y aura lieu de s’interroger qu’une décision de justice ait pu à ce point s’émanciper de règles impératives à valeur constitutionnelle relatives aux libertés fondamentales.
 
La Cour d’Appel a par ailleurs ordonné la mise à l’écart de plusieurs pièces étrangères à la cause qu’Aéroports de Paris avait versées.
 
Au soutien de sa thèse suivant laquelle les quatre salariés avait été licenciés non en raison de la discrimination dénoncée mais en vertu de l’usage abusif du droit de retrait, Aéroports de Paris avait cru opportun de communiquer une dizaine de pièces concernant des écrits publiés sur Internet portant sur la Traite Atlantique, l’humoriste DIEUDONNE, la Tribu KA…
 
Là aussi, la Cour d’Appel censure le magistrat départiteur qui avait refusé la mise à l’écart des pièces au motif qu’étant sur Internet elles sont accessibles au public.
 
En attendant la communication du jugement prochainement, il conviendra d’y revenir dans le cadre global d’une analyse appropriée.
…/…
Ce premier arrêt ruine les thèses fallacieuses brandies par la Direction d’Aéroports de Paris qui s’est déconsidérée en s’en faisant comptable au lieu de sanctionner les responsables.
 
Elle jette une lumière crue sur le rôle des médias qui, malgré les faits indubitables, couvrent cette abjection d’un silence qui ne profite qu’à l’employeur.
 
Elle trahit l’imposture des acteurs de la prévention réputés lutter contre les discriminations racistes à l’emploi : médecine du travail, syndicats, inspection du travail, associations des droits de l’hommes et institutions de lutte contre les discriminations, tous sollicités, chacun défaillant. Il conviendra là aussi d’y revenir par l’analyse.
 
C’est la première victoire des « 4 Contre ADP » dans une série d’actions judiciaires à plusieurs niveaux de leurs préjudices.

Les mariages mixtes fleurissent aux Etats-Unis, 40 ans après leur légalisation

noix de coco sur une plage

photo de Jean-S. Sahaï

Barack Obama, charismatique prétendant démocrate à la Maison Blanche, Tiger Woods, meilleur golfeur du monde ou encore Derek Jeter, capitaine des Yankees, fameuse équipe de base-ball de New York, n'ont pas que la célébrité en commun. Ils sont tous issus de mariages mixtes.

Il y a 40 ans, le 12 juin 1967, la Cour suprême des Etats-Unis cassait la législation de l'Etat de Virginie interdisant les unions entre Blancs et personnes de couleur. Des interdictions similaires dans 15 autres Etats américains en étaient également annulées.

L'arrêt Loving vs. Virginie a marqué un tournant dans l'histoire des mariages interraciaux aux Etats-Unis. Le nombre des unions entre Noirs et Blancs est ainsi passé de 65.000 en 1970 à 422.000 en 2005, selon le recensement.

D'après Michael Rosenfeld, sociologue à l'université de Stanford, en 2005, plus de 7% des 59 millions de couples mariés en 2005 étaient des couples interraciaux, contre moins de 2% en 1970. Environ 6,8 millions d'Américains, soit 2,4% de la population, se déclarent issus de plus d'une catégorie raciale depuis 2000 que le recensement le leur permet. "Nous voyons les vieilles lignes (de séparation de la société) se brouiller, ce qui est forcément une bonne chose car elles étaient artificielles dès le départ", note Michael Rosenfeld.

En 1967, les frontières étaient encore bien nettes. La comédie "Devine qui vient dîner ce soir", dans laquelle Sidney Poitiers incarne un jeune Noir demandant la main d'une Blanche, paraissait révolutionnaire. Et pourtant cette année-là, la Cour suprême statuait que l'Etat de Virginie n'avait pas le droit d'ériger en crime le mariage de Richard Loving, un Blanc, et Mildred, une Noire, célébré neuf ans plus tôt dans un autre Etat.

Ils s'étaient connus à Central Point, petite commune de Virginie où Noirs et Blancs se mêlaient depuis longtemps, travaillant ensemble dans les fermes. Un jour, Mildred, âgée de 18 ans, est tombée enceinte. Ils ont roulé jusqu'à Washington, à 130km de là, pour se marier, avant de revenir dans leur ville. "Je pensais que si nous étions mariés, ils ne pourraient plus s'en prendre à nous", a confié récemment à l'Associated Press, aujourd'hui âgée de 67 ans, et veuve depuis 1975.

Un mois plus tard, ils se retrouvaient en prison pour violation de l'interdiction des unions mixtes. Obligé de quitter l'Etat sous peine de devoir passer un an derrière les barreaux, le couple est allé jusqu'à la Cour suprême, qui a donné tort à la Virginie et les a fait entrer dans l'histoire.

Reste qu'en 2001, quand l'Alabama est devenu le dernier Etat américain à retirer l'interdiction des mariages interraciaux de sa Constitution, 40% des électeurs ont voté contre.

Kim et Al Stamps tiennent un restaurant à Jackson, dans le Mississippi, l'Etat américain qui possède le plus faible taux (0,7%), d'habitants multiraciaux. Leurs deux enfants de 12 et 10 ans sont scolarisés à domicile, explique Kim, car les écoles de la ville ne sont pas du tout mélangées. "Se faire des amis a été vraiment, vraiment difficile", confie Kim, qui a aussi eu des problèmes avec sa belle-famille noire.

Pour d'autres, les choses se sont passées plus facilement. Major Cox et sa femme Margaret Meier vivent depuis plus de 20 ans à Smut Eye, dans l'Alabama, entourés d'un large cercle d'amis. Et sans rencontrer une hostilité raciste: "je ne la sens pas, je ne la voix pas", assure Major Cox, un Afro-américain de 66 ans. Son épouse Margaret lit un peu de désapprobation dans certains regards, "mais le racisme flagrant, frontal, est assez rare aujourd'hui", dit-elle.

Aujourd'hui encore, il reste des tendances en fonction des sexes: on voit deux fois plus d'hommes noirs épouser des femmes blanches que l'inverse, et trois quarts des mariages entre Blancs et Asiatiques concernent un Blanc et une Asiatique.

Kelley Kenney, noire, professeure à l'université Kutztown de Pennsylvanie, est pourtant mariée depuis 1988 à un universitaire blanc d'origine italo-irlandaise. Elle se rappelle des moments de tensions en 1993 à son arrivée à Kutztown. Quelqu'un avait fracassé leur pare-brise et déposé des briques de lait chocolaté sur leur pelouse. Mais "ç'a été très fort de voir la communauté se rassembler autour de nous".

Conséquence sans doute des difficultés persistantes, selon le centre national de statistiques sanitaires, les risques de rupture dans les dix premières années sont de 41% pour les couples interraciaux contre 31% pour les autres. AP



Nuit antillaise ou une fin de journée bleutée

le crépuscule au bord de mer à fort de france   en martinique
photo d'Evariste Zephyrin

Le ciel ôte sa tunique diurne à la teinte véronique, pour enfiler son manteau de nuit lavande, dont les nuances violacées se foncent au fur et à mesure que le jour s’éclipse en chuchotant sur la pointe des pieds.

L’élégance du ciel provoque l’humeur taquine de la mer en contrebas, qui se met à rivaliser de charme avec ce ciel fringant d’indigo ainsi,  pour ne pas être en reste, la mer azurée change à son tour de tenue,  elle se drape dans une étole bleu ardoise, qu’elle fait scintiller  pour que le ciel se reflète sur elle.

Ainsi avec  sa surface lisse et  brillante, la mer un tantinet fleur bleue se joue de l’image du ciel, sans doute pour l’amener à traverser les miroirs et accéder à un univers où l’on voit tout en bleu.

La mer folâtre avec le ciel, durant ce temps qui s’écoule, tous deux ils s’ébattent dans les prémisses du noir bleuté à venir et profitent simplement du présent.

Mais la mer du soir ne s’arrête pas en si bon chemin, elle s’amuse avec les hommes, par ses doux clapotis  qui exhalent ses senteurs marines, se diffusant et se répandant dans les artères de la ville.

La mer bleu marine propose la cité, grâce à ses émanations iodées, à se plonger bien volontiers dans une mer de sérénité.

L’atmosphère baignée de  bleu gagne le cœur des êtres, car  l’homme sur le quai s’enhardit pour susurrer des contes bleus  dans le creux de l’oreille de sa damoiselle, que son orgueil espère dans ses rêves les plus fous, qu’elle soit vouée au bleu pour que sa cueillette envisagée soit parée de noblesse.

La jeune femme écoute, dans un port de tête  pareil à celui d’une héritière issue d’une lignée au sang bleu, son conteur de l’heure, qui afin qu’elle ne soit plus dans le bleu de ses sentiments,  la noie dans les flots de ses mots doux et  la hisse de la sorte  sur les rivages de ses aspirations. 

Et pendant que le monde se bleuit de nuit, le soleil rougeoie  tranquillement sur les murs des façades multicolores ses derniers rayons d’effervescence avant qu’ils ne passent au bleu pour toujours…

Emmanuelle Deschè



une  plage de la commune de trinité dans le nord atlantique en martinique

photo d'Alain Magit

Pour ce mois de Juillet, Parolier qui en a vu, nous présente des fonctionnaires 

mis en retrait, ayant sué leur couplage sans verdir. 

Il leur envoie ce sonnet fini, éloge d'une concupiscence enfin complice. 

Les fans de Parolier peuvent lui écrire via pyé piman-la

Couple de fonctionnaires

Ce fessi-fessa, ces frotti-frotta,
Ce carambolage à l'envol volage,

Ces grand A, ces b, tous ces petits tas
Ont comme un fort goût de mauvais fromage.

La formulation ne me dit plus rien,
Depuis que demain est pris en ôtage.
Je ne me vois plus m'attirer du tien,

Pour pourrir au bout caniche à mon âge.

Martelant l'aumône au creux de l'église,
Ta pensée s'endort au refrain del'orgue,

Et le niais vomit son confit sur nous.

Alors je te dis : prenons nos valises,
Et filons ailleurs vivre un nouveau blog!

Qu'importe, si le temps nous trouve un peu fous

Parolier du Dru  Mot

C'est à demi-mot et en sourdine qu'il faut capter Parolier, calligrammant en glissando ce qu'il éprouva dans un RER, attardé, face à une naïade chabine au charbon d'enfer.


Ballade à feu doux

  Sous le tropical balancier des ans,
J'attelle mes chars, et je file vers
Les ors et les âges du temps d'antan.
Le vent tisse un train de nuages verts.

Toi ma mule ânesse, toi la mulâtre aise
Ton penchant sexiste enrobé d'humus,
Avant que la fraise ait pondu son jus
M'a fendu le dard et durci la glaise.

Alors étendard je brandis, bandit,
Afin de verdir, de mouiller l'écrit.
Je brille je brûle en cor et en lune

Qui essaime au ciel son miel de dune.
Je clos le parvis pour qu'abeille n'entre
Venons-en au fait, oh douceur du ventre

Parolier du Dru Mot

deux passants antillais dans une rue de fort de france en martinique

ENFIN  EN VAIN

Ta lèvre sur  mes lèvres.
Et ton odeur.
Ta chaleur.
Fièvre de te sentir.
De l’instant, de l’heure,
Tu te poses t’imposes.
Ravisseuse coudoie
Une dense présence
Alterné de temps
Entrelacs d’émotions
Tu  joues – Adieu
Ce soir, cette nuit
Si fraîche, si douce.
Outrepasse la distance.
Je te cherche,
Flairant tes joies,
Reniflant tes émois,
Mangeant tes éclats de voix.

ENFIN – EN VAIN !

Evariste Zephyrin

Foisonnement d'ailes

J’ai jeté de l’eau pour arroser le soleil afin que ne tu cesses de m’aimer.
J’ai cueilli des étoiles dans le ciel afin que tu  ne suspendes de m’aimer.
J’ai engraissé  l’océan afin que tu n’arrêtes de m’aimer

Sais-tu,

quand mes yeux se plongent dans tes yeux,
je n’ai qu’une envie.
Quand mes lèvres enserrent tes lèvres,
je n’ai qu’une envie.
Quand  ma peau frôle ta peau,
je n’ai qu’une envie.

Et quand ton parfum  se répand.
Et quand ton sourire  abonde.
Et quand ton rire profus résonne...

Je n’ai qu’une envie

Toi, que j’aime, qui me refuse et me dédaigne.
Toi, qui ne promet rien, ni ton regard ni tes égards.
Toi, qui n’offre rien, ni ton corps ni ton cœur.

Evariste Zephyrin

La Douce prend ses quartiers d’été

jeunes femmes se bronzant sur une plage du sud de la MartiniqueC'est le début de la période estivale et la douce se fait vadrouilleuse. Elle ne tient pas en place, elle  ne cesse  d'aller  de droite  et  de gauche et jamais elle ne se lasse. Elle prend tout de même le temps de savourer les lieux visités, avec une joie certaine elle a humé les grands vents, c'est toutes lèvres ouvertes qu'elle s'est  laissée envahir et pénétrée par la fraîcheur des hautes altitudes, elle a savouré chaque seconde et chaque centimètre qu'elle a grimpé en droite ligne vers les sommets et  c'est ainsi qu'elle s'est retrouvée  revigorée.


Les suprêmes

les supremes

La révolution vibracultic  un livre d’Antoine Wave Garnier

Les années 80 ont placé sous les projecteurs mondiaux une culture artistique, singulière, expression de la dénonciation et de la rébellion d’un groupe d’Américains : celle des jeunes urbains, pauvres et exclus…

Voir le site

Les chemins de Dieu…

 coca des dieux

François Nuissier (antillais), un homme tourmenté ayant passé une trentaine d’années dans les affres de la drogue, trouve la force  de s’en sortir en trouvant Dieu.  Une foi qui le sauve et l’écriture comme une rédemption, il est à son troisième ouvrage.

Lire l’article qui lui est consacré.

Marchande de poissons

marchande de poisson

Photo de Germain Mazarin


combat de coqPyepimanla le magazine antillais vous invite à retrouver sur ces liens, les dernières éditions : Spéciales élections n°1, n ° 2,  n° 3, n°4, n° 5  n° 6 et l’édito normal.



Le marché à toujours raison, disent-ils !

merle sur des fils électriques en martinique au quartier de sainte therese fort de france Martinique
photo d'Evariste Zephyrin

Au 1er juillet 2007 chaque usager pourra soit garder l'offre EDF au tarif administré (encadré par le Gouvernement), soit choisir une offre de marché (dont le prix est fixé selon les mécanismes de l'offre et de la demande).

A cette fin, une vaste opération de séduction est engagée qui vous présente une offre alléchante afin de vous inciter à quitter la fourniture proposée par EDF au tarif service public régulé par l'Etat.

ENTRE 75,6% ET 11% : VOTRE CHOIX ?

Si vous quittez le tarif actuel du service public (tarif régulé), les publicités vous disent que vous paierez votre électricité moins cher. Ce sera peut-être le cas la première année, mais ensuite ?

Un exemple éloquent : l'ouverture du marché de l'électricité pour les clients professionnels opérée à partir du 21 avril 2001.

Pour la période qui va de cette date à avril 2006, la hausse des prix a été de 75,6% et pour ceux qui avaient fait le choix de quitter le tarif administré. Pour ceux qui avaient fait le choix de rester au tarif "service public", les prix ont suivi l'inflation soit +11%.

Or, il vous faut savoir que vous n'aurez plus aucune possibilité de retour au tarif régulé, si vous choisissez de changer, le changement est irréversible !

Ils ne s'y sont pas trompés : 85% des industriels défenseurs de la loi du marché, sont restés au tarif régulé.

ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE ?

Parce que le choix libre de l'électricité augmente avec le prix des énergies fossiles, les risques de flambées brutales sont bien réels.

Les réserves de gaz, charbon, pétrole, s'épuisent et la demande d'énergie explose.

La propagande qui entoure cette opération fait miroiter aux usagers que le recours aux tarifs du marché favoriserait le développement durable à travers la promotion de sources de production non polluantes, parce que cette façon là, vous pouvez choisir l'énergie la moins polluante. Sous-entendu, moins polluante et donc légitimement plus chère.

Mais si l'électricité en France a été jusqu'à présent la moins polluante et la moins chère d'Europe, c'est grâce au service public qui a assuré l'accès de tous à l'énergie, développé la ressource nucléaire et engager une diversification à grande échelle.

C'est en France que la production d'électricité est la plus économe de gaz à effet de serre.

Enfin, avec le Service Public, l'énergie n'est pas une marchandise comme une autre, c'est un droit et l'égalité d'accès est assurée à toutes et tous où que l'on soit sur le territoire.

EVITER LE PIEGE

Si vous décidez de souscrire à une offre de  marché et de quitter le tarif administré, il ne vous sera plus possible de revenir au tarif pour ce même logement. Les occupants suivants logement ne pourront pas non plus prétendre au tarif administré par l'Etat.

Pire, certains se sont fait piéger sans le savoir, en acceptant des offres de prix alléchantes proposées par simple démarchage téléphonique, les condamnant définitivement aux tarifs déréglementés, sans possibilité de retour aux tarifs réglementés par l'Etat.

SI VOUS NE FAITES AUCUNE DEMARCHE VOUS GARDEREZ LE TARIF ADMINISTRE PROPOSE PAR L'OPERATEUR HISTORIQUE EDF. C'EST CE QUE JE VOUS CONSEILLE.

ATTENTION ! NE REPONDEZ NI AUX COURRIERS MEME LES PLUS ANODINS NI AUX DEMARCHAGE TELEPHONIQUES NI AUX OFFRES ALLECHANTES QUELS QUE SOIT LES OPERATEURS (LES SOCIETES) QUI VOUS CONTACTENT Y COMPRIS EDF ET GDF DONT LES DIRECTION VONT CHERCHER A VOUS PIEGER POUR VOUS SORTIR DU TARIF REGLEMENTE AUQUEL VOUS AVEZ DROIT ACTUELLEMENT.

 Mariam SERI SIDIBE
Qui espère vous avoir éclairé sur cet arnaque.

De la servilité de nous autres…

marlene lanoix

Je trouve sidérant tous ces Antillais et Antillaises (plus précisément les afro-antillais) prompts à épouser des idées, des conceptions, des problèmes ou embrasser des combats qui  ne les concernent  ni de près  ni de loin, même pas d’à côté.  En effet il est surprenant  de les voir discourir, bavacher sur des thématiques à mille lieux des préoccupations  des gens de leur race ou encore de leurs administrés, quand ce n’est pas écrivasser pour donner le bâton  afin de battre un des leurs ; Alors là, ils sont forts !

Et je m’interroge, à savoir est ce que ce comportement n’est pas une disposition psychologique propre aux  populations écrasées, dominées,  aliénées ?

On pollue leurs terres, on les empoisonne, les stérilise on les tue, peu nombreux sont ceux  à réagir, à prendre leur plume, à dénoncer, à se battre : ils se taisent.

On les dépouille de leur terre, on les exclut de l’emploi, on les remplace par une population allogène : ils se taisent.

Partout dans le monde, des Amériques, de l’Asie ou de l’Europe,   des gens comme eux, leurs semblables, sont discriminés, massacrés ou génocidés,  on ne les entend pas : ils se taisent.

Puis dès qu’il y a des histoires de Blancs,  il faut qu’ils s'en mêlent,  qu’ils s’approprient voire qu’ils épousent  les thèses du dominant au nom d’un universalisme où  les droits de l’homme  évoluent en fonction des intérêts de ceux qui les dominent, c’est à dire des nations occidentales.

Et voilà une égérie antillaise locale Marlène Lanoix, premier secrétaire de la fédération socialiste tropicale,   invitée par  le CNRI   s’affuble du comportement que je dénonce : «  Je pense que le combat que vous menez vous aussi tous ensemble, chers amis, vaut aussi pour l’ensemble des peuples opprimés dans n’importe quelle partie de la planète. Mais ce combat vaut aussi pour la paix dans le monde, car avec les risques et les dangers de l’obtention de l’arme atomique par un régime intégriste et agressif, la question iranienne devient un souci pour le monde et pas seulement pour vous les Iraniens ».

Qu’est-ce qu’il ne faut entendre comme conneries : ce sont les Iraniens qui menacent la paix dans le monde !

Ce ne sont pas les Américains et leurs alliés occidentaux qui  sont dans une logique d’expansion coloniale,  avec leurs bases militaires disséminées  sur l’ensemble de la planète, avec leurs porte-avions qui sillonnent  en permanence toutes les mers du globe, leurs satellites qui espionnent chaque partie de la terre, leurs bombes atomiques qu’ils menacent d’utiliser, leur multiple intervention militaire dans des pays africains, asiatiques, américains, leur ONU, afin de maintenir les autres nations dans la dépendance et la soumission.  Mais non ce sont les Iraniens, une nation qu’une « misérable faillure » a classé dans l’axe du mal, se réservant le droit d’intervenir militairement à tout moment.  C’est l’Iran qui depuis qu’il a chassé le shah est perpétuellement visé par la ploutocratie américaine voulant  faire main base sur l’ensemble de ses ressources pétrolières, à moins ce ne soit pour d’obscures raisons… 

Bien sûr ! Ils vous disent que le régime iranien est ..., mais le régime saoudien, pakistanais et etc d'autres régimes oppressifs ne sont pas mieux. Alors ayons la décence de foutre la paix aux Iraniens, que les Iraniens règlent leurs problèmes entre eux. Ils ont 5 000 ans d'histoire, ils nourrissent leur population, ils sont à même de fabriquer  des bombes nucléaires,  et nous ?

Evariste zephyrin

Venezuela, Haïti, Noirs de France : même combat !

chavez

Le gouvernement du Venezuela est dénigré en ce moment dans toute la presse sous prétexte qu’il limiterait la liberté d’expression. Or il s’agit d’un pays qui défie les USA, qui donne du pétrole à Cuba, et son président Hugo Chavez est reçu triomphalement en Afrique parce que tous connaissent, là-bas, son programme social et anti-colonialiste exemplaire : voilà des raisons suffisantes pour que les médias occidentaux, totalement sous contrôle, le diabolisent !

Cela devrait nous rappeler la campagne odieuse déclenchée contre Haïti en 2004 : alors que se préparaient les commémorations de l’indépendance de la première république noire au monde (1804) : une campagne mondiale d'un exceptionnel niveau de malfaisance fut déclenchée dont  le président Aristide fut la victime institutionnelle.  Devant l’absence de réaction générale, les marines débarquèrent quelques mois plus tard, et chassèrent le gouvernement légitime d’Haïti… comme ils l’avaient fait bien des fois pendant deux siècles.

Nous, descendants d’Africains, sommes conscients d’appartenir à la fois à l’Afrique, à l’Europe, et à l’Amérique toute entière, du nord au sud. Haïti a donné tout son appui  au général Bolivar en 1815, lorsque celui-ci livrait la guerre aux Espagnols, guerre qui déboucha sur l’indépendance de chacun des pays actuels de l’Amérique latine. Le général Petion ne demandait à Bolivar, en échange du soutien des Haïtiens, qu’une chose : l’abolition de l’esclavage, partout où on se battait pour l’indépendance, parce que c’étaient les noirs esclaves qui faisaient tourner tous les secteurs de l’économie : les grosses entreprises modernes telles que plantations sucrières, mines, chantiers navals etc., mais aussi tout le secteur des services et de l’artisanat, en ville.

La révolution bolivarienne en cours au Venezuela prolonge l’héroïsme de cette époque, en menant un combat sur trois fronts :

- la souveraineté nationale, face à l’impérialisme USien, qui considère toute l’Amérique latine comme son « arrière cour ».

- la liberté de pensée, contre le monothéisme du marché, la servilité face aux USA, la défense du sionisme et de l’apartheid comme « modèle » des relations humaines, et la construction de murs pour dresser les gens les uns contre les autres.

- la justice sociale et l’amélioration des conditions de vie des plus pauvres ; comme partout en Amérique latine, la population est le résultat de la rencontre de trois populations : les descendants des autochtones, actuels Amérindiens, majoritaires dans les montagnes et les régions reculées ; les descendants d’esclaves déportés d’Afrique, très nombreux dans les grands centres de production ; les descendants d’immigrants européens, désormais devenus des sang-mêlés ; parmi ces derniers, la majorité, la plupart s’identifient avec les deux autres groupes, avec qui ils partagent le même mode de vie, et les mêmes problèmes ; une minorité, se prenant pour une élite « blanche » selon les standards racistes des USA, voudrait revenir à un statut de colonie des USA, se faisant l’illusion qu’ils seraient alors les chouchous de l’empire.

En France, comme en Amérique latine, les populations d’origines diverses se mélangent progressivement, et s’unissent pour défendre également la souveraineté nationale, la liberté de pensée, la justice sociale et l’amélioration des conditions de vie des plus pauvres.

ARMADA reconnaît l’inspiration africaine du peuple vénézuélien dans son combat, que son président Chavez revendique. ARMADA soutient toutes les dynamiques de type « bolivarien », les seules qui fondent solidement l’identité nationale. C’est sur ces bases que se construiront des relations justes avec l’Afrique, basées sur la réparation des torts causés par le passé colonial de la France, et permettant à chacun de s’intégrer librement à une patrie africaine ou européenne, et non pas sous la pression de la misère et du harcèlement policier.

Le patron spirituel des descendants d’Africains du Venezuela est le nègre rebelle Miguel, qui dès 1553, organisa la première révolte d’esclaves dans les mines d’or de Buría. Allié avec les Amérindiens, il fonda un « palenque », communauté autonome de résistants, hommes et femmes, avec sa femme Guiomar. Il entreprit la synthèse entre les religions africaines animistes et le christianisme, témoignant ainsi de son ouverture d’esprit. Habile et intrépide pour attaquer militairement les positions des Espagnols, son prestige était immense, et il est encore vénéré par les Afro-Vénézuéliens comme un saint, et un martyr de la cause de l’égalité.

ARMADA, comme l’armée du Nègre Miguel, se bat avec les autochtones pour une société qui ne soit pas fondée sur la dégradation des êtres humains, l’autorité abusive, et la servilité face aux puissances étrangères.

Le Venezuela est à deux pas de la Martinique, la Dominique, la Guadeloupe, la Barbade, la Jamaïque, Cuba, Haïti entre autres...Oui, il est possible d'être indépendant par rapport aux USA et il est nécessaire de s'organiser entre pays colonisés ou vassalisés contre cette hégémonie destructrice...

Paris le 24 juin 2007

(A.R.M.A.D.A Agir pour les Réparations Maintenant pour les Africains et Descendants d'Africains)


L'afro-caribéanité pure et simple est un mythe à dépasser.

panier de fleurs de bougainvilliers
photo de Jean-S. Sahaï

On ne peut plus parler de Caraïbe aujourd'hui en « oubliant » les amérindiens décimés, les Indiens et les Chinois déportés, les Syriens et Libanais, les Saintois, les St Barths, les Annamites, tous les peuples venus du monde entier prêter main forte après l'esclave d'Afrique et sa douleur. 

On « oublie » toujours lors des événements culturels, festivals, etc. cette multiple et active présence. On reverse du coude une partie du peuple créole et caribéen qui ne recherche désormais plus que son unité. 

C'est privatif pour les organisateurs. Et pour celui qui se sent considéré comme « autre »

chez lui-même, c'est offensant à la fin. 

N' « oublions » pas que notre peuple n'est pas que blanc-noir. Cessons de faire fi de notre muti-ethno-culturalité rassemblée, et de sa dure histoire d'affrontements et de conciliations. De mettre au pilori de l'oubli tous ces apports... hélas déjà en voie d'effacement. De faire  de plusieurs pans de notre histoire de vagues anecdotes qu'on célébrera une fois tous les 150 ans, et autrement à garder en vase clos. 

Cela revient à diviser en écartant, à donner en sous-entendu l'illusion d'un schisme artificiel entre des êtres qui bâtissent le pays depuis des siècles ensemble, qui marchent bwaré depuis longtemps. Cela prive la culture de son rôle capital de ciment du peuple. 

Or, nombre de nos acteurs qui sont plus riches que simples euro-noir du fait de l'héritage familial, se contentent de cet appauvrissement. 

Cette situation de privation est en fait une séquelle du diviser pour régner. Elle est donc à dénoncer haut et fort, puisque toutes les sollicitations et tous les rappels n'y font rien, tant l'obstination à monopoliser les budgets pour nourrir une sorte de privilège de la souffrance passée est forte. 

L'absence des cultures autres qu'afro-truc lors des manifestations comme les festivals de Jazz et autres manifestations de culture générale est d'une pesante légèreté de la part des décideurs. 

C'est elle qui fait qu'on produit une culture trop souvent de cabriole, qui manque d'originalité et se nourrit surtout d'apports de l'extérieur aussi aplatissants culturellement et spirituellement qu'obésifiants pour les corps. 

Reconnaissons-le : notre paysage médiatique et culturel ne reflète pas assez les riches apports des composantes de notre peuple au fonds culturel. 

Toute une part de notre population travailleuse ne se reconnaît pas dans ce qu'on lui concocte. C'est un affront passif à tous ceux qui, enfants du même pays depuis des générations, ont besoin de respirer le reflet de toute la diversité possible pour se sentir bien chez eux, chez nous tous.

Invitons encore une fois, nos artistes, médiaticiens et acteurs, tout en continuant à dénoncer les horreurs de l'esclavage et de l'engagisme, à faire l'effort de réflexion nécessaire pour dépasser dans les faits le tribalisme et la bi-polarisation culturelle. 

Il est temps d'embrasser "le tout-monde". La Caraïbe en est à ce jour le seul creuset sur Terre. 

En Guadeloupe plus qu'ailleurs, nous sommes la proue, la roue, le prototype et la garantie de l'à-venir du monde... 

...à condition de ne plus prendre atout pour handicap. 

 texte et photographie
de
Jean-S. Sahaï


Saint Martin, une île antillaise, un soir sous les Caraïbes.

un soir dans l'ile  antillaise de saint martin
photo de Jean-S. Sahaï

En regardant cette photo, par endroit on dirait une peinture. Le bleu gris du ciel assombri s'unit au bleu outre-mer foncé de l'eau.   Les nuances prononcées de l'eau et du ciel donnent, à elles seules une force à l'ensemble

A l'instar du jour qui décline, les éléments de la nature sont en mutation, ils changent. Ils se départissent semblent' il de leur  quiétude pour entrer dans une phase d'agitation. Le temps sous les effets atmosphériques qui s'annoncent, s'accélère.

La mer n'est pas d'huile, elle est en mouvement.  On perçoit presque le bruit du roulis de cette eau qui s'agite avec l'animation de ses flots venant s'écraser avec fracas sur les rochers gris du rivage. 

Pour un peu, on ne serait pas surpris d'entendre le bruit tonitruant d'un orage, qui viendrait lui aussi accompagner ce tableau  avec  ses sonorités fortes et puissantes.

La bande bleu turquoise de l'eau adoucie un peu cette impression de force qui se dégage. Cette bande est mise en relief par l'écru du sable et dans la lumière déclinante et sombre du soir qui s'installe, c'est deux teintes s'allient pour se rendre l'une et l'autre lumineuses. 

Au loin les lumières des terres noires et vallonnées ressemblent un peu à des torches enflammées. On retrouve aussi de la lumière sur l'eau avec ce bateau au large qui fait curieusement penser à une caravelle. Ce qui serait une atemporalité manifeste.

Quoiqu'il en soit, ces points d'éclairages jaunes  sont les révélateurs de la présence humaine dans ce paysage.

En revanche, la voûte céleste insère l’ensemble dans une dimension mystique et les nuages  se déclinent dans une palette allant du gris foncé au gris clair, sont disposés en arc de cercle telle une auréole, comme si les cieux devaient eux aussi figurer au tableau. 

Emmanuelle Deschè

Lokal  - Bô kaÿ
herbes de bord de mer photographiées en martinique dans le sud de l'ile antillaise

photo d'Evariste Zephyrin

L’association MATNIC et la Cyber Base Dillon  proposent aux jeunes pour les vacances 2007 :

Cyber Récré, à la découverte de la Martinique

affiche cyberbase dillon

Du 9 au 28 juillet 2007, les jeunes pourront ainsi découvrir le pays et le patrimoine à travers

les nouvelles technologies de l’information et de la communication mais aussi grâce à des animations

et des visites pédagogiques organisées.

Ils pourront également s’amuser grâce à nos après-midi. Au programm