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En
France hexagonale : Il
pleut, il vente,
il fait froid, il neige et dans les îles antillaises la
pluie se faite rare.
Un été
automnal faisant suite à un printemps estival qui nous a valu
des records de
température. Et en ce début du mois de juillet, une
situation météorologique catastrophique prévaut en
France.
Ce
temps pourri a des conséquences désastreuses pour certaines
régions
françaises et sur certains secteurs économiques, entre
autres la viniculture où
le risque de mildiou est élevé. Dans le bâtiment,
les retards de livraison
et les difficultés s’accumulent, ainsi que pour les centres de
loisir où le mauvais
temps fait
fuir les clients. Pour l’heure, seules les régions du Sud de la
France tirent
leur épingle du jeu.
Sous
les cieux antillais, en Martinique 28 °, beau soleil, averse
faible,
l’hivernage tarde à s’installer et les rivières de
déborder.
Notre correspondante en
Martinique nous signale qu'en ce moment même, sur le
Lamentin
il pleut comme
vache qui pisse et qu'elle n'a plus la télévision, les
émetteurs ont dû sauter.

photo de Jean-S.
Sahaï
En Guadeloupe du
côté de la Grande Terre,
soleil an tchou,w, 28 ° le temps est variable, il pleut
le soir
mais l’eau ruisselle, n’imprègne pas la terre et le citronnier
qui est devant
chez ma maman jaunit et meurt Mais elle se plaint surtout des voleurs
de
cabris et de cochons qui sévissent
même
en plein jour, du côté de la
commune du Moule.
Le plus désespérant, c’est que ces Isalops restent au
volant de leur 4x4, pendant
qu’ils envoient leurs enfants attraper
le cabri de la personne et le charger vite-fait dans la voiture, avant de prendre la fuite
à toute balan sur les routes mouliennes.
De
l’autre bout de l’île,
nôtre correspond signale : Le temps est excellent, la
lumière du matin est
superbe, mais il fait chaud le soir dans les bétons.
Evariste
Zephyrin

Le morne Rouge
Gaëlle Linfide nous livre
une photographie de la commune antillaise du Morne Rouge, dont l’image me
renvoie à la lecture d’un ouvrage
de la fin du 19 e siècle, l’auteur décrivait cette
commune comme un lieu viride,
boisé, rempli de verdeur à
un point, que la viridité de
l’endroit, la rendait impropre à la vie humaine, car
l’humidité imprégnait tout,
des murs aux planchers, une mousse
verdâtre recouvrant tout, de la porte
aux habits.
Et bien que la commune
tire son nom du sol rouge qui forme ses sols, c’est une verdoyance qui se répand sur
ce morne, dont les maisons verdissent, les
peintures
s’écaillent où
tout ce vert en pagaille,
ce verdoiement en crasse, vous chambre et vous
étouffe.
Le Morne rouge est
enclos au nord par la Montagne Pelée et
au
sud par les Pitons du Carbet, il n’est
pas très éloigné la
ville de Saint
Pierre. Le bourg est adossé à
un massif
montagneux comme vous pouvez le voir sur la photo,
il se situe sur les hauteurs, à 450 m
d’altitude, ce qui en fait
la plus haute commune de la Martinique, quelques
milliers de péléens ou
de rubi-mornais la peuplent, et les sols
aux alentours sont dévolus
principalement à l’agriculture.

photo de
Gaëlle Linfide
Face à la massivité des
montagnes la présence humaine montre toute sa fragilité.
DEUX
TYPES D’HUMANITE…

A longueur
de colonnes ou de plateaux de télévision, les
grands médias nous bassinent avec le sort cruel du soldat
israélien Shalit, des
six infirmières bulgares incarcérées en Lybie, de
Johnston, le journaliste de
la BBC enlevé dans la bande de Gaza ou encore de la
franco-Colombienne, Ingrid
Betancourt. Nous sommes conviés à compatir avec le sort
de ces personnes et à
nous mobiliser pour exiger leur libération. Les gouvernements
occidentaux, la
Communauté Européenne, l’ONU etc…mènent une
campagne tous azimuts pour obtenir
leur libération au nom des « droits de l’homme ».
Il
n’y aurait rien à redire à cela si toute cette agitation
ne contrastait pas
avec le silence, la désinvolture et le mépris dont font
preuve ces mêmes médias
et gouvernements soi-disant démocratiques quand il s’agit de
victimes
non-occidentales. Comme s’il y avait deux types d’humanité :
l’humanité
supérieure dont l’incarcération, la séquestration
ou l’enlèvement est
insupportable, intolérable même d’une part ;
l’humanité inférieure, qui,
lorsqu’elle subit les mêmes avanies, n’a droit qu’à deux
phrases dans les
grands journaux ou trois phrases dans les journaux
télévisés.
Prenons
le cas du soldat Shalit ! Tous les jours, ou presque, depuis quarante
ans,
l’armée israélienne n’a de cesse de tuer des enfants,
d’abattre des militants
politiques, de démolir des maisons d’habitation, de
détruire les
infrastructures et l’économie de Gaza et de la Cisjordanie, bref
de tenir en
otage 4 millions de Palestiniens, sans que cela déclenche la
moindre réaction
de protestation de la part des « droits-de-l’hommistes ».
De temps à autre,
brièvement, CNN, la BBC ou TF1 sont quand même bien
obligés de nous montrer les
petits cadavres de jeteurs de pierre palestiniens, mais comme
dès le lendemain
ou le surlendemain, il y en aura, de toutes façons, de nouvelles
victimes du
même type, on n’insiste pas. On finit même par s’habituer
à la litanie qui suit
:
«
Ce matin, trois Palestiniens ont été tués à
Gaza…Les syndicats se sont réunis
pour discuter d’une action commune au sujet de…Le président Bush
a reçu à la
Maison Blanche le président…Le Real Madrid a battu l’Athletico
de Madrid par 2
buts à Un… L’indice CAC 40 a grimpé à… »
Pas
un jour ne passe sans que nous n’entendions que des Palestiniens, des
Tchétchènes, des Tibétains soient
massacrés. Pas un jour sans qu’une barque de
clandestins ouest-africains ne se renverse dans le détroit de
Gibraltar ou au
large des îles Canaries, livrant au courant des dizaines de corps
sans vie. Pas
un jour sans qu’en France, un Arabe ou un Noir ne soit la victime d’une
agression, d’une discrimination ou d’une exclusion quelconque. Pas un
jour sans
que des dizaines de clandestins mexicains et sud-américains ne
se noient dans
le Rio Grande ou ne meurent de soif dans le désert du
Nouveau-Mexique ou de
l‘Arizona, quand ils ne sont pas froidement abattus par des milices de
citoyens
étasuniens. La liste serait longue des humiliations, des
souffrances et des
crimes dont sont victimes tant de peuples à travers le monde.
Or
que constate-t-on ? La vie de ces dizaines de milliers de gens ne
pèse rien
face à la seule vie du soldat Shalit ou celle des six
infirmières bulgares. On
pourrait même se livrer à une arithmétique sinistre
et calculer combien vaut
une vie d’habitant du Tiers-Monde par rapport à celle d’un
habitant de
l’Occident. Il est clair qu’on aboutirait au résultat suivant :
un soldat
israélien enlevé vaut deux cents enfants palestiniens
abattus ; une infirmière
bulgare incarcérée vaut cent Tchétchènes ou
Tibétains chassés de leurs terres
et bombardés au napalm. Et Ingrid Betancourt a de la chance
d’être
Franco-Colombienne car elle aurait été Colombienne tout
court que personne ne
se soucierait de son sort. J’exagère ? Très bien !
Citez-moi donc le nom d’un
seul ou d’une seule otage colombien (ne) des FARC ! Car il n’y a pas
que Mme
Betancourt a être retenue en pleine forêt. Je prends le
pari que vous êtes
incapable de citer le nom d’un seul autre otage. Et pourquoi ? Parce
que nous
subissons tous un véritable matraquage de la part des grands
médias occidentaux
qui cherchent à faire le monde entier s’apitoyer sur le sort de
deux touristes
anglais ou français enlevés dans les montagnes du
Yémen ou tel ingénieur
étasunien kidnappé sur un champ pétrolifère
au Nigéria, mais qui passe
complètement sous silence les 250.000 victimes civiles
irakiennes provoquées
par les deux guères impérialistes menées par Bush
père et fils. Qui banalisent
les milliers de tués en Palestine, au Kurdistan et en
Tchétchénie.
En
fait, cette différence dans l’évaluation de la valeur
humaine des victimes
repose sur un processus d’anonymisation de celles qui sont issues du
Tiers-Monde d’un côté et d’hypermédiatisation, de
l’autre, des victimes
occidentalo-israéliennes. Petit exercice : souvenez-vous du nom
d’un seul
enfant palestinien tué par l’armée israélienne ou
d’un seul militant
palestinien emprisonné ? Non, je présume. Et pourquoi ?
Parce que ces noms sont
prononcés juste le jour du décès de l’enfant en
question ou celui de
l’incarcération du militant et sont aussitôt
oubliés le lendemain alors qu’à
l’inverse, les noms du soldat Shalit ou d’Ingrid Bétancourt nous
sont martelés
jour après jour, semaine après semaine, mois après
mois. Oui, il y a bien deux
types d’humanité pour l’Occident : celles qui sont dignes
d’être défendues et
celles qui ne le sont pas. Car après tout, le soldat Shalit est
un combattant !
Il fait partie d’une arme d’occupation qui bombarde, démolit,
massacre. Qu’il
soit enlevé est dans l’ordre des choses ! Dans les guerres, les
victimes ne
peuvent pas, quand même, être d’un seul et même
côté. Quant aux six infirmières
bulgares, de quel droit les pays européens s’immiscent-ils dans
les affaires de
justice libyenne pour exiger la libération de personnes
jugées coupables ? Est-ce
qu’un pays arabe quelconque a jamais exigé du tribunal de
Bobigny qu’il libère
tel militant islamiste ? Est-ce que la Côte d’Ivoire exige la
libération de
Youssouf Fofana ?
Quand
on voit donc des Nègres-à-blancs antillais,
pseudo-philosophes et grands
bavasseurs du droit-de-l’hommisme, parader dans les structures
hypocrites de
l’Etat français, tel que la HALDE, on est en droit de se
demander si ces
gens-là agissent par cynisme, par haine de soi ou par
bêtise pure et simple.
Ou, explication plus vraisemblable, parce qu’ils sont achetés.
Oh, pas bien
cher ! Contre deux-trois billets d’avion et quelques nuits
d’hôtel à Paris…
Raphaël
Confiant
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Le
racisme des employeurs
français mis en évidence

Une enquête du Bureau
international du travail mesure l'ampleur
de la discrimination à l'embauche dans les entreprises
françaises.
Il n’y a pas de quoi se
féliciter. Dans une vaste enquête de testings, le
Bureau international du travail (BIT) montre que près de quatre
fois sur cinq, un
employeur français préfère employer un candidat au
nom à consonance française qu’un candidat d’origine
maghrébine ou africaine.
"Collectivement, les employeurs testés ont très nettement
discriminé les
candidats d'origine maghrébine ou noire africaine et seulement
11% des employeurs
ont respecté tout au long du processus de recrutement une
égalité de traitement entre les deux candidats",
précise
l’enquête coordonnée avec le ministère de l’Emploi.
Pis encore l’étude explique
que «près de 90% de la discrimination globale est
enregistrée avant même que
les employeurs ne se soient donnés la peine de recevoir les deux
testeurs en entrevue".
2.440 offres d’emploi ont été testées dans
plusieurs grandes villes de France.
Le BIT a eu recours à des comédiens âgés
entre 25 et 30 ans, rompus à l’exercice.
Les « testeurs » ont répondu à des offres de basses et moyennes de qualifications dans les
secteurs de
l’hôtellerie, de la restauration, de la vente et du commerce.
Le racisme
des employeurs français mis en évidence Une
discrimination aux formes variées
Du mensonge basique - «Désolé, le poste est
déjà pourvu» - à la réponse confuse
«Rappelez-moi en fin de semaine, on est quel jour ? ...on est
vendredi...euh oui
donc, rappelez-moi la semaine prochaine», les employeurs
redoublent
d’inventivité pour justifier leur refus d’embaucher.
Il existe aussi une forme plus sournoise de discrimination qui consiste
à
mettre en attente le candidat discriminé, d’origine
maghrébine ou africaine, tandis que l’autre candidat se voit
proposer un entretien.
AFP 14 mars 2007

Action en
référé pour la remise en état des 4
salariés
licenciés
Par Aéroports de Paris en juin 2006

Le jeudi 05 juillet
2007 à 13H30, heure locale, la
18ème Chambre Sociale de la Cour d’Appel de Paris a
condamné la société
Aéroports de Paris en référé, pour avoir
violé les règles du Code du Travail
prohibant les discriminations racistes en même temps que le
statut protecteur
reconnu aux victimes et aux témoins qui dénoncent de tels
faits devant les
juridictions.
Aéroports de
Paris avait licencié Mlle POUILLON Pascale
et Messieurs BADJECK
Thierry, CANIZARES Didier et SCHAFFUSER Thierry à partir du 16
juin 2006
prétextant un « usage abusif du droit de retrait »
auquel avaient eu recours
les quatre salariés le 12 janvier 2006.
La Cour d’Appel a
ordonné la remise en état à
l’encontre d’Aéroports de Paris,
soit l’anéantissement des licenciements et donc, la
réintégration des quatre
salariés.
L’arrêt
susceptible de pourvoi devant la Cour de Cassation n’est
cependant pas
suspensif. Il est exécutoire sous quinzaine à peine
d’astreinte journalière.
…/…
La18ème Chambre
Sociale de la Cour d’Appel de Paris a
intégralement censuré
l’ordonnance rendue le 10 janvier 2007 par le Conseil de Prud’hommes de
Paris
réuni en départage.
La formation de
référé des prud’hommes de Paris
était en effet allée dans le
sens de la thèse alléguée par l’employeur allant
même jusqu’à soulever de
manière curieuse, un moyen d’office que n’avaient invoqué
ni les demandeurs, ni
la société Aéroports de Paris.
Ecartant le
prétexte allégué par Aéroports
de Paris pour licencier, la Cour
d’Appel a donné raison aux plaignants qui entendaient faire
reconnaître leurs
licenciements en tant que représailles à la
discrimination raciste dénoncée.
L’arrêt
infirmatif réitère la portée d’ordre
public absolu des dispositions
définies à l’article L-122.45.2 du Code du Travail
interdisant toute sanction
consécutive à la dénonciation d’une discrimination.
La Cour d’Appel
renforce ainsi d’une jurisprudence les dispositions
pourtant
sans équivoques de la loi, dès lors que les licenciements
sont sans cause
réelle ni sérieuse :
« […] En ce cas,
la réintégration est de droit et
le salarié est regardé comme
n'ayant jamais cessé d'occuper son emploi. »
Extrait de l’art.
L-122.45.2 du Code du Travail
Malgré cette
nullité textuelle qui s’impose à
l’appréciation des magistrats, la
formation de référé du Conseil de Prud’hommes de
Paris avait cru pouvoir en
méconnaître la portée.
Il y aura lieu de
s’interroger qu’une décision de justice ait pu
à ce point
s’émanciper de règles impératives à valeur
constitutionnelle relatives aux
libertés fondamentales.
La Cour d’Appel a par
ailleurs ordonné la mise à
l’écart de plusieurs pièces
étrangères à la cause qu’Aéroports de Paris
avait versées.
Au soutien de sa
thèse suivant laquelle les quatre
salariés avait été licenciés
non en raison de la discrimination dénoncée mais en vertu
de l’usage abusif du
droit de retrait, Aéroports de Paris avait cru opportun de
communiquer une
dizaine de pièces concernant des écrits publiés
sur Internet portant sur la
Traite Atlantique, l’humoriste DIEUDONNE, la Tribu KA…
Là aussi, la
Cour d’Appel censure le magistrat
départiteur qui avait refusé la
mise à l’écart des pièces au motif qu’étant
sur Internet elles sont accessibles
au public.
En attendant la
communication du jugement prochainement, il conviendra
d’y
revenir dans le cadre global d’une analyse appropriée.
…/…
Ce premier arrêt
ruine les thèses fallacieuses brandies
par la Direction
d’Aéroports de Paris qui s’est déconsidérée
en s’en faisant comptable au lieu
de sanctionner les responsables.
Elle
jette une lumière crue sur le rôle des médias
qui, malgré les faits
indubitables, couvrent cette abjection d’un silence qui ne profite
qu’à
l’employeur.
Elle
trahit l’imposture des acteurs de la prévention
réputés lutter contre les
discriminations racistes à l’emploi : médecine du
travail, syndicats,
inspection du travail, associations des droits de l’hommes et
institutions de
lutte contre les discriminations, tous sollicités, chacun
défaillant. Il
conviendra là aussi d’y revenir par l’analyse.
C’est la première victoire des
« 4 Contre ADP » dans
une série d’actions
judiciaires à plusieurs
niveaux de leurs préjudices.
Les
mariages mixtes fleurissent aux Etats-Unis, 40 ans après leur
légalisation

photo de Jean-S.
Sahaï
Barack Obama, charismatique
prétendant démocrate à
la Maison Blanche, Tiger Woods, meilleur golfeur du monde ou encore
Derek
Jeter, capitaine des Yankees, fameuse équipe de base-ball de New
York, n'ont
pas que la célébrité en commun. Ils sont tous
issus de mariages mixtes.
Il y a 40 ans, le 12 juin 1967, la Cour
suprême des Etats-Unis cassait la législation de l'Etat de
Virginie interdisant
les unions entre Blancs et personnes de couleur. Des interdictions
similaires
dans 15 autres Etats américains en étaient
également annulées.
L'arrêt Loving vs. Virginie a
marqué un
tournant dans l'histoire des mariages interraciaux aux Etats-Unis. Le
nombre
des unions entre Noirs et Blancs est ainsi passé de 65.000 en
1970 à 422.000 en
2005, selon le recensement.
D'après Michael Rosenfeld,
sociologue à
l'université de Stanford, en 2005, plus de 7% des 59 millions de
couples mariés
en 2005 étaient des couples interraciaux, contre moins de 2% en
1970. Environ
6,8 millions d'Américains, soit 2,4% de la population, se
déclarent issus de
plus d'une catégorie raciale depuis 2000 que le recensement le
leur permet.
"Nous voyons les vieilles lignes (de séparation de la
société) se
brouiller, ce qui est forcément une bonne chose car elles
étaient artificielles
dès le départ", note Michael Rosenfeld.
En 1967, les frontières
étaient encore
bien nettes. La comédie "Devine qui vient dîner ce soir",
dans
laquelle Sidney Poitiers incarne un jeune Noir demandant la main d'une
Blanche,
paraissait révolutionnaire. Et pourtant cette
année-là, la Cour suprême
statuait que l'Etat de Virginie n'avait pas le droit d'ériger en
crime le
mariage de Richard Loving, un Blanc, et Mildred, une Noire,
célébré neuf ans
plus tôt dans un autre Etat.
Ils s'étaient connus à
Central Point,
petite commune de Virginie où Noirs et Blancs se mêlaient
depuis longtemps,
travaillant ensemble dans les fermes. Un jour, Mildred,
âgée de 18 ans, est
tombée enceinte. Ils ont roulé jusqu'à Washington,
à 130km de là, pour se
marier, avant de revenir dans leur ville. "Je pensais que si nous
étions
mariés, ils ne pourraient plus s'en prendre à nous", a
confié récemment à
l'Associated Press, aujourd'hui âgée de 67 ans, et veuve
depuis 1975.
Un mois plus tard, ils se retrouvaient
en
prison pour violation de l'interdiction des unions mixtes.
Obligé de quitter
l'Etat sous peine de devoir passer un an derrière les barreaux,
le couple est
allé jusqu'à la Cour suprême, qui a donné
tort à la Virginie et les a fait
entrer dans l'histoire.
Reste qu'en 2001, quand l'Alabama est
devenu le dernier Etat américain à retirer l'interdiction
des mariages
interraciaux de sa Constitution, 40% des électeurs ont
voté contre.
Kim et Al Stamps tiennent un restaurant
à
Jackson, dans le Mississippi, l'Etat américain qui
possède le plus faible taux
(0,7%), d'habitants multiraciaux. Leurs deux enfants de 12 et 10 ans
sont
scolarisés à domicile, explique Kim, car les
écoles de la ville ne sont pas du
tout mélangées. "Se faire des amis a été
vraiment, vraiment
difficile", confie Kim, qui a aussi eu des problèmes avec sa
belle-famille
noire.
Pour d'autres, les choses se sont
passées
plus facilement. Major Cox et sa femme Margaret Meier vivent depuis
plus de 20
ans à Smut Eye, dans l'Alabama, entourés d'un large
cercle d'amis. Et sans
rencontrer une hostilité raciste: "je ne la sens pas, je ne la
voix
pas", assure Major Cox, un Afro-américain de 66 ans. Son
épouse Margaret
lit un peu de désapprobation dans certains regards, "mais le
racisme
flagrant, frontal, est assez rare aujourd'hui", dit-elle.
Aujourd'hui encore, il reste des
tendances
en fonction des sexes: on voit deux fois plus d'hommes noirs
épouser des femmes
blanches que l'inverse, et trois quarts des mariages entre Blancs et
Asiatiques
concernent un Blanc et une Asiatique.
Kelley Kenney, noire, professeure
à
l'université Kutztown de Pennsylvanie, est pourtant
mariée depuis 1988 à un
universitaire blanc d'origine italo-irlandaise. Elle se rappelle des
moments de
tensions en 1993 à son arrivée à Kutztown.
Quelqu'un avait fracassé leur
pare-brise et déposé des briques de lait chocolaté
sur leur pelouse. Mais
"ç'a été très fort de voir la
communauté se rassembler autour de
nous".
Conséquence
sans doute des
difficultés
persistantes, selon le centre national de statistiques sanitaires, les
risques
de rupture dans les dix premières années sont de 41% pour
les couples
interraciaux contre 31% pour les autres. AP
Nuit
antillaise ou une fin de journée bleutée
photo d'Evariste
Zephyrin
Le ciel ôte sa tunique diurne
à la teinte véronique, pour
enfiler son manteau de nuit lavande, dont les nuances violacées
se foncent au
fur et à mesure que le jour s’éclipse en chuchotant sur
la pointe des pieds.
L’élégance
du ciel provoque l’humeur taquine de la mer en contrebas, qui se met
à
rivaliser de charme avec ce ciel fringant d’indigo ainsi,
pour ne pas être en reste, la mer
azurée
change à son tour de tenue, elle se
drape dans une étole bleu ardoise, qu’elle fait scintiller pour que le ciel se reflète sur elle.
Ainsi
avec sa surface lisse et
brillante, la mer un tantinet fleur bleue se
joue de l’image du ciel, sans doute pour l’amener à traverser
les miroirs et
accéder à un univers où l’on voit tout en bleu.
La mer
folâtre avec le ciel, durant ce temps qui s’écoule, tous
deux ils s’ébattent
dans les prémisses du noir bleuté à venir et
profitent simplement du présent.
Mais la mer du soir ne
s’arrête pas en si bon chemin, elle
s’amuse avec les hommes, par ses doux clapotis qui
exhalent ses senteurs marines, se
diffusant et se répandant dans les
artères de la ville.
La mer bleu marine
propose la cité, grâce à ses émanations
iodées, à se plonger bien volontiers dans une mer de
sérénité.
L’atmosphère
baignée de bleu gagne le cœur des
êtres, car l’homme sur le quai
s’enhardit pour susurrer des contes bleus dans
le creux de l’oreille de sa damoiselle,
que son orgueil espère dans
ses rêves les plus fous, qu’elle soit vouée au bleu pour
que sa cueillette
envisagée soit parée de noblesse.
La jeune femme écoute, dans un
port de tête pareil à celui d’une
héritière issue d’une
lignée au sang bleu, son conteur de l’heure, qui afin qu’elle ne
soit plus dans
le bleu de ses sentiments, la noie dans
les flots de ses mots doux et la hisse
de la sorte sur les rivages de ses
aspirations.
Et
pendant que le monde se bleuit de nuit, le soleil rougeoie
tranquillement sur les murs des façades
multicolores ses derniers rayons d’effervescence avant qu’ils ne
passent au
bleu pour toujours…
Emmanuelle
Deschè

photo d'Alain Magit
|
|
Pour ce mois de
Juillet, Parolier qui en a vu, nous présente des
fonctionnaires
mis en
retrait, ayant sué leur couplage sans verdir.
Il leur envoie ce
sonnet fini, éloge d'une concupiscence enfin complice.
Les
fans de Parolier
peuvent lui écrire via pyé piman-la
Couple
de fonctionnaires
Ce fessi-fessa,
ces frotti-frotta,
Ce carambolage à l'envol volage,
Ces grand A, ces b,
tous ces petits tas
Ont
comme un fort goût de mauvais fromage.
La
formulation ne me dit plus rien,
Depuis que demain est pris en ôtage.
Je ne me vois plus m'attirer du tien,
Pour
pourrir au bout caniche à mon âge.
Martelant
l'aumône au creux de l'église,
Ta pensée s'endort au refrain del'orgue,
Et
le niais vomit son confit sur nous.
Alors
je te dis : prenons nos valises,
Et filons ailleurs vivre un nouveau blog!
Qu'importe,
si le temps nous trouve un peu fous
Parolier
du Dru Mot
|
C'est
à demi-mot et en sourdine qu'il faut capter Parolier,
calligrammant en
glissando ce qu'il éprouva dans un RER, attardé,
face à une naïade chabine au charbon d'enfer.
Ballade à
feu doux
Sous le tropical
balancier des ans,
J'attelle mes chars, et je file vers
Les ors et les âges du temps d'antan.
Le vent tisse un train de nuages verts.
Toi ma mule ânesse, toi la
mulâtre aise
Ton penchant sexiste enrobé d'humus,
Avant que la fraise ait
pondu son jus
M'a fendu le dard et durci la glaise.
Alors étendard je brandis,
bandit,
Afin de verdir, de mouiller l'écrit.
Je brille je brûle en cor et en lune
Qui essaime au ciel son miel de
dune.
Je clos le parvis pour qu'abeille n'entre
Venons-en au fait, oh douceur du ventre
Parolier
du Dru Mot
|

|
|
ENFIN EN VAIN
Ta lèvre sur mes
lèvres.
Et ton
odeur.
Ta chaleur.
Fièvre de te sentir.
De l’instant, de l’heure,
Tu te poses t’imposes.
Ravisseuse coudoie
Une dense présence
Alterné de temps
Entrelacs d’émotions
Tu joues – Adieu
Ce soir, cette nuit
Si fraîche, si douce.
Outrepasse la distance.
Je te cherche,
Flairant tes joies,
Reniflant tes émois,
Mangeant tes éclats de voix.
ENFIN
– EN VAIN !
Evariste
Zephyrin
|
Foisonnement
d'ailes
J’ai jeté de l’eau pour
arroser le soleil afin que ne tu cesses de m’aimer.
J’ai cueilli des étoiles
dans le ciel afin que tu ne suspendes
de m’aimer.
J’ai engraissé l’océan afin
que tu n’arrêtes de m’aimer
Sais-tu,
quand mes yeux se plongent
dans tes yeux,
je n’ai qu’une envie.
Quand mes lèvres enserrent
tes lèvres,
je n’ai qu’une envie.
Quand ma peau frôle ta peau,
je n’ai qu’une envie.
Et quand ton parfum
se répand.
Et quand ton sourire abonde.
Et quand ton rire
profus résonne...
Je n’ai qu’une envie
Toi, que j’aime, qui me
refuse et me dédaigne.
Toi, qui ne promet rien, ni
ton regard ni tes égards.
Toi, qui n’offre rien, ni
ton corps ni ton cœur.
|
La
Douce prend ses
quartiers d’été
C'est le
début de la
période estivale et la douce se fait vadrouilleuse. Elle ne
tient pas en place,
elle ne cesse d'aller de droite et de
gauche et
jamais elle ne se lasse. Elle prend tout de même le temps de
savourer les
lieux visités, avec une joie certaine elle a humé les
grands vents, c'est
toutes lèvres ouvertes qu'elle s'est laissée
envahir et pénétrée par la
fraîcheur des hautes altitudes, elle a savouré chaque
seconde et chaque
centimètre qu'elle a grimpé en droite ligne vers les
sommets et c'est ainsi
qu'elle s'est retrouvée revigorée.
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Les
suprêmes
La
révolution vibracultic un livre
d’Antoine Wave Garnier
Les
années 80 ont placé sous les
projecteurs mondiaux une culture
artistique, singulière, expression de la dénonciation et
de la rébellion d’un
groupe d’Américains : celle des jeunes urbains, pauvres et
exclus…
Voir
le site
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Les
chemins de Dieu…

François
Nuissier (antillais), un
homme tourmenté ayant passé une trentaine d’années
dans les affres de la
drogue, trouve la force de s’en sortir
en trouvant Dieu. Une foi qui le sauve
et l’écriture comme une rédemption, il est à son
troisième ouvrage.
Lire
l’article
qui lui est consacré.
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Marchande
de poissons

Photo
de Germain Mazarin
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Le marché à toujours
raison, disent-ils !

photo d'Evariste
Zephyrin
Au 1er juillet 2007
chaque
usager pourra soit garder l'offre EDF au tarif administré
(encadré par le
Gouvernement), soit choisir une offre de marché (dont le prix
est fixé selon
les mécanismes de l'offre et de la demande).
A cette fin, une vaste
opération de séduction est engagée qui vous
présente une offre
alléchante afin de vous inciter à quitter la
fourniture proposée
par EDF au tarif service public
régulé par l'Etat.
ENTRE 75,6% ET 11% : VOTRE CHOIX ?
Si vous quittez le tarif
actuel du service public (tarif régulé), les
publicités vous disent que vous
paierez votre électricité moins cher. Ce sera
peut-être le cas la première
année, mais ensuite ?
Un exemple éloquent :
l'ouverture du marché de l'électricité pour les
clients professionnels opérée à
partir du 21 avril 2001.
Pour la période qui va de
cette date à avril 2006, la hausse des prix a été
de 75,6% et pour ceux qui
avaient fait le choix de quitter le tarif administré. Pour ceux
qui avaient
fait le choix de rester au tarif "service public", les prix ont suivi
l'inflation soit +11%.
Or, il vous faut savoir
que vous n'aurez plus aucune possibilité de retour au tarif
régulé, si vous
choisissez de changer, le changement est irréversible !
Ils ne s'y sont pas
trompés : 85% des industriels défenseurs de la loi du
marché, sont restés au
tarif régulé.
ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE ?
Parce que le choix libre
de l'électricité augmente avec le prix des
énergies fossiles, les risques de
flambées brutales sont bien réels.
Les réserves de gaz,
charbon, pétrole, s'épuisent et la demande
d'énergie explose.
La propagande qui entoure
cette opération fait miroiter aux usagers que le recours aux
tarifs du marché
favoriserait le développement durable à travers la
promotion de sources de
production non polluantes, parce que cette façon là, vous
pouvez choisir
l'énergie la moins polluante. Sous-entendu, moins polluante et
donc
légitimement plus chère.
Mais si l'électricité en
France a été jusqu'à présent la moins
polluante et la moins chère d'Europe,
c'est grâce au service public qui a assuré l'accès
de tous à l'énergie,
développé la ressource nucléaire et engager une
diversification à grande
échelle.
C'est en France que la
production d'électricité est la plus économe de
gaz à effet de serre.
Enfin, avec le Service
Public, l'énergie n'est pas une marchandise comme une autre,
c'est un droit et
l'égalité d'accès est assurée à
toutes et tous où que l'on soit sur le
territoire.
EVITER LE PIEGE
Si vous décidez de
souscrire à une offre de marché et de quitter le
tarif administré, il ne
vous sera plus possible de revenir au tarif pour ce même
logement. Les
occupants suivants logement ne pourront pas non plus prétendre
au tarif
administré par l'Etat.
Pire, certains se sont
fait piéger sans le savoir, en acceptant des offres de prix
alléchantes
proposées par simple démarchage
téléphonique, les condamnant définitivement aux
tarifs déréglementés, sans possibilité de
retour aux tarifs réglementés par
l'Etat.
SI VOUS NE FAITES
AUCUNE DEMARCHE VOUS GARDEREZ LE TARIF ADMINISTRE PROPOSE PAR
L'OPERATEUR
HISTORIQUE EDF. C'EST CE QUE JE VOUS CONSEILLE.
ATTENTION ! NE
REPONDEZ NI AUX COURRIERS MEME LES PLUS ANODINS NI AUX DEMARCHAGE
TELEPHONIQUES
NI AUX OFFRES ALLECHANTES QUELS QUE SOIT LES OPERATEURS (LES SOCIETES)
QUI VOUS
CONTACTENT Y COMPRIS EDF ET GDF DONT LES DIRECTION VONT CHERCHER A VOUS
PIEGER
POUR VOUS SORTIR DU TARIF REGLEMENTE AUQUEL VOUS AVEZ DROIT
ACTUELLEMENT.
Mariam SERI
SIDIBE
Qui
espère vous avoir
éclairé sur cet arnaque.

De la
servilité de nous
autres…
Je trouve sidérant tous
ces Antillais et Antillaises (plus précisément les
afro-antillais) prompts à
épouser des idées, des conceptions, des problèmes
ou embrasser des combats
qui ne les concernent
ni de près ni
de loin, même pas d’à
côté. En effet il est
surprenant de
les voir discourir, bavacher sur des thématiques à mille
lieux des
préoccupations des gens de leur
race ou
encore de leurs administrés, quand ce n’est pas
écrivasser pour donner le
bâton afin de battre un des leurs ;
Alors là, ils sont forts !
Et je
m’interroge, à savoir est ce que ce comportement n’est pas
une disposition psychologique propre aux populations
écrasées,
dominées, aliénées ?
On pollue leurs terres, on
les empoisonne, les stérilise on les tue, peu nombreux sont ceux à réagir, à prendre leur
plume, à dénoncer,
à se battre : ils se taisent.
On les dépouille de leur
terre, on les exclut de l’emploi, on les remplace par une population
allogène : ils se taisent.
Partout dans le monde, des
Amériques, de l’Asie ou de l’Europe, des
gens comme eux, leurs semblables, sont
discriminés, massacrés ou
génocidés, on ne les entend
pas :
ils se taisent.
Puis dès qu’il y a des
histoires de Blancs, il faut qu’ils s'en mêlent, qu’ils s’approprient voire qu’ils
épousent les thèses du
dominant au nom d’un universalisme où les
droits de l’homme évoluent en
fonction des intérêts de ceux
qui les dominent, c’est à dire des nations occidentales.
Et voilà une égérie
antillaise locale Marlène Lanoix, premier secrétaire de
la fédération
socialiste tropicale, invitée
par le CNRI
s’affuble du comportement que je
dénonce : « Je
pense
que le combat que vous menez vous aussi tous ensemble, chers amis, vaut
aussi
pour l’ensemble des peuples opprimés dans n’importe quelle
partie de la
planète. Mais ce combat vaut aussi pour la paix dans le monde,
car avec les
risques et les dangers de l’obtention de l’arme atomique par un
régime
intégriste et agressif, la question iranienne devient un souci
pour le monde et
pas seulement pour vous les Iraniens ».
Qu’est-ce qu’il ne faut
entendre comme conneries : ce sont les Iraniens qui menacent la
paix dans
le monde !
Ce ne sont pas les
Américains et leurs alliés occidentaux qui sont
dans une logique
d’expansion coloniale, avec leurs bases militaires
disséminées sur
l’ensemble de la planète, avec leurs porte-avions qui sillonnent
en permanence toutes les
mers du globe, leurs
satellites qui espionnent chaque partie de la terre, leurs
bombes atomiques
qu’ils menacent d’utiliser, leur multiple intervention militaire dans
des pays
africains, asiatiques, américains, leur ONU, afin de maintenir
les autres
nations dans la dépendance et la soumission. Mais non ce
sont les
Iraniens, une nation qu’une « misérable
faillure » a classé dans
l’axe du mal, se réservant le droit d’intervenir militairement
à tout
moment. C’est l’Iran qui depuis qu’il a chassé le shah est
perpétuellement visé par la ploutocratie
américaine voulant faire main
base sur l’ensemble de ses ressources pétrolières,
à moins ce ne soit pour
d’obscures raisons…
Bien sûr ! Ils vous disent que le
régime iranien est ..., mais le régime saoudien,
pakistanais et etc d'autres régimes oppressifs
ne sont pas mieux. Alors
ayons la décence de
foutre la paix aux Iraniens, que les Iraniens règlent leurs
problèmes entre
eux. Ils ont
5 000 ans d'histoire, ils nourrissent
leur population, ils
sont à même de fabriquer des
bombes nucléaires, et nous ?
Evariste
zephyrin
Venezuela,
Haïti, Noirs de
France : même combat !
Le
gouvernement du Venezuela est dénigré en ce moment dans
toute la presse sous
prétexte qu’il limiterait la liberté d’expression. Or il
s’agit d’un pays qui
défie les USA, qui donne du pétrole à Cuba, et son
président Hugo Chavez est
reçu triomphalement en Afrique parce que tous connaissent,
là-bas, son
programme social et anti-colonialiste exemplaire : voilà des
raisons
suffisantes pour que les médias occidentaux, totalement sous
contrôle, le
diabolisent !
Cela
devrait nous rappeler la campagne odieuse déclenchée
contre Haïti en 2004 :
alors que se préparaient les commémorations de
l’indépendance de la première
république noire au monde (1804) : une campagne mondiale d'un
exceptionnel
niveau de malfaisance fut déclenchée dont
le président Aristide fut la victime
institutionnelle. Devant l’absence de
réaction générale, les
marines débarquèrent quelques mois plus tard, et
chassèrent le gouvernement
légitime d’Haïti… comme ils l’avaient fait bien des fois
pendant deux siècles.
Nous,
descendants d’Africains, sommes conscients d’appartenir à la
fois à l’Afrique,
à l’Europe, et à l’Amérique toute entière,
du nord au sud. Haïti a donné tout
son appui au général Bolivar
en 1815,
lorsque celui-ci livrait la guerre aux Espagnols, guerre qui
déboucha sur
l’indépendance de chacun des pays actuels de l’Amérique
latine. Le général
Petion ne demandait à Bolivar, en échange du soutien des
Haïtiens, qu’une chose
: l’abolition de l’esclavage, partout où on se battait pour
l’indépendance,
parce que c’étaient les noirs esclaves qui faisaient tourner
tous les secteurs
de l’économie : les grosses entreprises modernes telles que
plantations
sucrières, mines, chantiers navals etc., mais aussi tout le
secteur des
services et de l’artisanat, en ville.
La
révolution bolivarienne en cours au Venezuela prolonge
l’héroïsme de cette
époque, en menant un combat sur trois fronts :
-
la souveraineté nationale, face à l’impérialisme
USien, qui considère toute
l’Amérique latine comme son « arrière cour ».
-
la liberté de pensée, contre le monothéisme du
marché, la servilité face aux
USA, la défense du sionisme et de l’apartheid comme «
modèle » des relations
humaines, et la construction de murs pour dresser les gens les uns
contre les
autres.
-
la justice sociale et l’amélioration des conditions de vie des
plus pauvres ;
comme partout en Amérique latine, la population est le
résultat de la rencontre
de trois populations : les descendants des autochtones, actuels
Amérindiens,
majoritaires dans les montagnes et les régions reculées ;
les descendants
d’esclaves déportés d’Afrique, très nombreux dans
les grands centres de production
; les descendants d’immigrants européens, désormais
devenus des sang-mêlés ;
parmi ces derniers, la majorité, la plupart s’identifient avec
les deux autres
groupes, avec qui ils partagent le même mode de vie, et les
mêmes problèmes ;
une minorité, se prenant pour une élite « blanche
» selon les standards
racistes des USA, voudrait revenir à un statut de colonie des
USA, se faisant
l’illusion qu’ils seraient alors les chouchous de l’empire.
En
France, comme en Amérique latine, les populations d’origines
diverses se
mélangent progressivement, et s’unissent pour défendre
également la
souveraineté nationale, la liberté de pensée, la
justice sociale et
l’amélioration des conditions de vie des plus pauvres.
ARMADA
reconnaît l’inspiration africaine du peuple
vénézuélien dans son combat, que
son président Chavez revendique. ARMADA soutient toutes les
dynamiques de type
« bolivarien », les seules qui fondent solidement
l’identité nationale. C’est
sur ces bases que se construiront des relations justes avec l’Afrique,
basées
sur la réparation des torts causés par le passé
colonial de la France, et
permettant à chacun de s’intégrer librement à une
patrie africaine ou
européenne, et non pas sous la pression de la misère et
du harcèlement
policier.
Le
patron spirituel des descendants d’Africains du Venezuela est le nègre
rebelle
Miguel, qui dès 1553, organisa la première
révolte d’esclaves dans les mines
d’or de Buría. Allié avec les Amérindiens, il
fonda un « palenque », communauté
autonome de résistants, hommes et femmes, avec sa femme Guiomar.
Il entreprit
la synthèse entre les religions africaines animistes et le
christianisme,
témoignant ainsi de son ouverture d’esprit. Habile et
intrépide pour attaquer
militairement les positions des Espagnols, son prestige était
immense, et il
est encore vénéré par les
Afro-Vénézuéliens comme un saint, et un martyr de
la
cause de l’égalité.
ARMADA,
comme l’armée du Nègre Miguel, se bat avec les
autochtones pour une société qui
ne soit pas fondée sur la dégradation des êtres
humains, l’autorité abusive, et
la servilité face aux puissances étrangères.
Le
Venezuela est à deux pas de la Martinique, la Dominique, la
Guadeloupe, la
Barbade, la Jamaïque, Cuba, Haïti entre autres...Oui, il est
possible d'être
indépendant par rapport aux USA et il est nécessaire de
s'organiser entre pays
colonisés ou vassalisés contre cette
hégémonie destructrice...
Paris
le 24 juin 2007
(A.R.M.A.D.A Agir
pour les Réparations
Maintenant pour les Africains et Descendants d'Africains)
L'afro-caribéanité pure et
simple est un mythe à
dépasser.
photo de Jean-S.
Sahaï
On
ne peut plus parler de Caraïbe aujourd'hui en
« oubliant » les
amérindiens décimés, les Indiens et les Chinois
déportés, les Syriens et
Libanais, les Saintois, les St Barths, les Annamites, tous les peuples
venus du
monde entier prêter main forte après l'esclave d'Afrique
et sa douleur.
On
« oublie » toujours lors des
événements culturels, festivals, etc.
cette multiple et active présence. On reverse du coude une
partie du peuple
créole et caribéen qui ne recherche désormais plus
que son unité.
C'est
privatif pour les organisateurs. Et pour celui qui se sent
considéré comme
« autre »
chez
lui-même, c'est offensant à la fin.
N'
« oublions » pas que notre peuple n'est pas que
blanc-noir. Cessons
de faire fi de notre muti-ethno-culturalité rassemblée,
et de sa dure histoire
d'affrontements et de conciliations. De mettre au pilori de l'oubli
tous ces
apports... hélas déjà en voie d'effacement. De
faire de plusieurs pans de
notre histoire de vagues anecdotes qu'on célébrera une
fois tous les 150 ans,
et autrement à garder en vase clos.
Cela
revient à diviser en écartant, à donner en
sous-entendu l'illusion d'un schisme
artificiel entre des êtres qui bâtissent le pays depuis des
siècles ensemble,
qui marchent bwaré depuis longtemps. Cela prive la culture de
son rôle capital
de ciment du peuple.
Or,
nombre de nos acteurs qui sont plus riches que simples euro-noir du
fait de
l'héritage familial, se contentent de cet appauvrissement.
Cette
situation de privation est en fait une séquelle du diviser pour
régner. Elle
est donc à dénoncer haut et fort, puisque toutes les
sollicitations et tous les
rappels n'y font rien, tant l'obstination à monopoliser les
budgets pour
nourrir une sorte de privilège de la souffrance passée
est forte.
L'absence
des cultures autres qu'afro-truc lors des manifestations comme les
festivals de
Jazz et autres manifestations de culture générale est
d'une pesante légèreté de
la part des décideurs.
C'est
elle qui fait qu'on produit une culture trop souvent de cabriole, qui
manque
d'originalité et se nourrit surtout d'apports de
l'extérieur aussi aplatissants
culturellement et spirituellement qu'obésifiants pour les
corps.
Reconnaissons-le
: notre paysage médiatique et culturel ne reflète pas
assez les riches apports
des composantes de notre peuple au fonds culturel.
Toute
une part de notre population travailleuse ne se reconnaît pas
dans ce qu'on lui
concocte. C'est un affront passif à tous ceux qui, enfants
du même pays depuis
des générations, ont besoin de respirer le reflet de
toute la diversité
possible pour se sentir bien chez eux, chez nous tous.
Invitons
encore une fois, nos artistes, médiaticiens et acteurs, tout en
continuant à
dénoncer les horreurs de l'esclavage et de l'engagisme, à
faire l'effort de
réflexion nécessaire pour dépasser dans les faits
le tribalisme et la
bi-polarisation culturelle.
Il
est temps d'embrasser "le tout-monde". La Caraïbe en est à
ce jour le
seul creuset sur Terre.
En
Guadeloupe plus qu'ailleurs, nous sommes la proue, la roue, le
prototype et la
garantie de l'à-venir du monde...
...à
condition de ne plus prendre atout pour handicap.
texte et photographie
de
Jean-S. Sahaï
Saint Martin, une île
antillaise, un soir sous les Caraïbes.
photo de Jean-S.
Sahaï
En regardant cette photo, par endroit on
dirait une peinture. Le bleu gris du ciel
assombri s'unit au bleu outre-mer foncé de
l'eau. Les nuances prononcées de
l'eau et du ciel donnent, à elles seules une force à
l'ensemble
A l'instar du jour qui
décline, les éléments de la nature sont en
mutation, ils changent. Ils se
départissent semblent' il de leur quiétude pour
entrer dans une phase
d'agitation. Le temps sous les effets atmosphériques qui
s'annoncent,
s'accélère.
La mer n'est pas d'huile,
elle est en mouvement. On perçoit presque le
bruit
du roulis de cette eau qui s'agite avec l'animation
de ses flots
venant s'écraser avec fracas sur les rochers gris du
rivage.
Pour un peu, on ne serait
pas surpris d'entendre le bruit tonitruant d'un orage, qui
viendrait lui
aussi accompagner ce tableau avec ses sonorités
fortes et
puissantes.
La bande bleu
turquoise de l'eau adoucie un peu cette impression de force qui se
dégage.
Cette bande est mise en relief par l'écru du sable et dans
la lumière
déclinante et sombre du soir qui s'installe, c'est deux teintes
s'allient pour
se rendre l'une et l'autre lumineuses.
Au loin
les lumières des
terres noires et vallonnées ressemblent un
peu à des torches
enflammées. On retrouve aussi de la lumière sur l'eau
avec ce bateau au large
qui fait curieusement penser à une caravelle. Ce qui
serait une
atemporalité manifeste.
Quoiqu'il en soit, ces
points d'éclairages jaunes sont les
révélateurs de la présence
humaine dans ce paysage.
En revanche, la voûte
céleste insère l’ensemble dans une dimension
mystique et les nuages se
déclinent dans une palette allant du gris foncé au gris
clair, sont disposés en
arc de cercle telle une auréole, comme si les cieux
devaient eux aussi figurer au tableau.
Emmanuelle
Deschè
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Lokal
- Bô kaÿ
photo d'Evariste
Zephyrin
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L’association MATNIC et la
Cyber Base Dillon proposent aux jeunes
pour les vacances 2007 :
Cyber
Récré, à la découverte de la Martinique
Du
9 au 28 juillet 2007,
les jeunes pourront ainsi découvrir le pays et le patrimoine
à travers
les
nouvelles technologies
de l’information et de la communication mais aussi grâce à
des animations
et
des visites
pédagogiques organisées.
Ils
pourront également
s’amuser grâce à nos après-midi. Au programm | | |