Un gouvernement qui respecte la parité
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De l’exacerbation des haines
Le fait d’être une communauté de rien du tout,
sans solidarité, une communauté qui ne compte pas, une
communauté ouverte à toutes les manipulations et
compromissions, fait que c’est sans vergonde que l’on nous humilie,
nous écrase et nous méprise. Car la nomination de Max
Gallo à l’Académie Française nous soufflette et
nous recevons le camouflet, l’affront, l’offense en pleine face.
Ce négrophobe
eut émis une réserve sur la Shoah, il eut
été voué aux gémonies, diabolisé,
écarté de tout, mais c’est impunément qu’il peut
insulter les Noirs et se voir récompenser, car nous sommes
une communauté de rien du tout, sans solidarité, une
communauté qui ne compte pas, une communauté ouverte
à toutes les manipulations et compromissions.
Nous sommes le trou du
cul de cette société et traités comme tel.
Tony Mardaye
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Le bastringue des arsouilles ou quand
les andouilles musiquent, les crétins triomphent…
Les
socialistes, à
qui les sondages promettent une
déculottée magistrale lors de ces
législatives, ne cessent de
s’entre-dévorer et de se déchirer. Entre les trahisons,
les reniements, les
sauve-qui-peut pour raisons alimentaires, les dirigeants qui vont
à
vau-vent et les troupes à vau-de-route, force est de constater
que le PS va à vau-l’eau, il est
à la dérive.
Et je m’étonne, que
Ségolène Royal n’ait pas créé son propre
parti politique. C’est une erreur. Si
elle compte sur les éléphants, sur ce
troupeau d’opportunistes qui se voient tous à la place de la
bégum, il est fort
probable, qu’elle
se retrouvera les fesses à l’air
en 2012.
Afin d’illustrer nos propos,
nous avons ce cas, celui de Michel
Charzat,
député-maire socialiste du XXe arrondissement de Paris,
qui pour des raisons de
parité et aussi, permettre l’accès aux
minorités à des places éligibles,
a choisi la personne à qu’il voulait laisser son fauteuil. Mais
voilà, le parti
ne l’entendait pas ainsi, c’est à Mme Pau-Langevin à
qui
fut dévolue
l’investiture de la XXI e circonscription de Paris, au grand dam de ce
petit
monsieur qui voyait sa pouliche occuper le box de départ.
N’acceptant
pas la décision,
il fait cavalier seul, et se présente contre l’avis
de son parti,
dont il est exclu depuis. Le candidat dissident, non content de jouer
au
renégat, le voilà qui s’amuse à détourner
le site web de la candidate
officielle de ce PS décoté, qui ne vaut plus une
cacahuète depuis qu’un
certain Jospin à dit aux Français qu’il ne pouvait
pas faire grand chose
contre les patrons. De favori, il s’est retrouvé tocard.
Revenons
à notre
magouilleur de député maire, qui vient de se
voir condamner
« à un euro de dommage et intérêt et
à 1.500 euros au titre de réparation,
ainsi qu'aux dépens. M. Charzat et son chargé de
communication, Ahmed
Meguini, auteur du détournement, étaient poursuivis par
Mme Pau-Langevin pour
avoir détourné son site internet, georgepaulangevin.com.
Les internautes qui
tapaient les termes "George Pau-Langevin" sur le moteur de recherche
Google étaient directement conduits au site charzat-chikirou.fr,
le site de
campagne de M. Charzat et de sa suppléante, Sophia
Chikirou. »
Il fut aussi
poursuivi
par Bertrand Delanoé pour « usage abusif de son
image », tout est
fait pour que les socialistes perdent la XXI e et que les
Antillais, la
seule chance de voir siéger une (antillaise) des leurs (à
part
Claude Ribbe, qui est déjà
élu !)
Evariste
Zephyrin
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En
Guadeloupe, Lucette Michaux-Chevry mène son dernier combat
politique
Elle a voulu me tuer, mais c'est moi qui
vais la tuer !",
peste l'une. "On m'a envoyé un corbillard, et il est reparti
sans moi pour aller chercher quelqu'un d'autre", grince l'autre. En
Guadeloupe, la mort n'est pas un sujet tabou. Elle fait partie de la
vie. Lorsqu'on veut écarter un adversaire politique, on dit
qu'on veut le "tuer". Et c'est bien un duel à mort qui
s'est engagé entre les deux "dames" de la vie politique locale,
Lucette Michaux-Chevry et Gabrielle Louis-Carabin.
Agée
de 78 ans, sénatrice UMP, Mme Michaux-Chevry se morfond dans un
modeste bureau de la communauté de communes de Basse-Terre. Bien
que première adjointe de la capitale administrative du
département, elle a perdu sa délégation et son
bureau à la mairie. Le maire qu'elle a contribué à
faire élire, Guy Georges, la tient à distance. Tous les
poulains qu'elle a fait entrer en politique s'éloignent d'elle.
Le coup de grâce est venu de Gabrielle Louis-Carabin,
députée sortante et maire (UMP) du Moule.
En octobre 2006, elle a
créé une fédération locale de l'UMP.
Jusqu'à présent, ce parti n'existait pas dans ce
département d'outre-mer. C'était Objectif Guadeloupe,
formation politique fondée par Mme Michaux-Chevry,
qui encadrait la droite locale. Elégante et toujours alerte - "Je
touche mes pieds du bout des doigts", fait-elle remarquer -,
celle-ci s'apprête à livrer son dernier combat. "Je
vais retourner sur la scène politique, annonce-t-elle. On
m'a forcée à revenir..." Son objectif est de
reconquérir la mairie de Basse-Terre, en 2008. D'ici là,
elle fait tout ce qu'elle peut pour gêner Gabrielle
Louis-Carabin. C'est ainsi qu'elle a désigné Blaise Aldo,
maire de Sainte-Anne, comme candidat d'Objectif Guadeloupe contre la
députée sortante dans la 2e circonscription.
Une stratégie qui pourrait favoriser la gauche,
représentée par le maire de Saint-François, Ernest
Moutoussamy (Parti progressiste démocratique
guadeloupéen). En Guadeloupe, la droite est devenue un champ de
bataille.
"FIDÈLE À
JACQUES CHIRAC"
Dans
cette vendetta sous les tropiques, Mme Louis-Carabin bénéficie
d'un atout de poids : son soutien de la première heure à
Nicolas Sarkozy. "Je suis peut-être le premier élu
guadeloupéen à l'avoir soutenu. Lors de son investiture,
le 15 janvier, Mme Michaux-Chevry n'était même
pas présente." De son côté, la sénatrice
ne cache pas sa tiédeur à l'égard du nouveau
président de la République. "Je suis fidèle
à Jacques Chirac. Je ne pouvais pas soutenir Nicolas Sarkozy
tant que le président sortant n'avait pas annoncé
officiellement qu'il n'était pas candidat."
Le lent déclin
de Lucette Michaux-Chevry a commencé en 2003, lorsqu'elle a
perdu le référendum sur la réforme des
institutions locales. L'année suivante, le conseil
régional lui échappait. Aujourd'hui, elle ne
reconnaît qu'un seul adversaire à sa mesure : Victorin
Lurel, le socialiste qui lui a ravi la région.
"C'est un guerrier !", déclare-t-elle
avec une pointe d'admiration dans la voix. Elle attendait la même
pugnacité de Laurent Bernier, conseiller régional, dont
elle avait fait son dauphin en lui confiant la présidence
d'Objectif Guadeloupe. "Il ne travaille pas, se
lamente-t-elle. En politique, les places se prennent, elles ne se
reçoivent pas."
Furieux de ne pas
obtenir l'investiture de son propre parti pour les législatives,
Laurent Bernier en a démissionné et a rejoint Gabrielle
Louis-Carabin comme suppléant. "Mme
Michaux-Chevry a fait mon apprentissage, admet-il. Mais j'en
avais assez de recevoir sans cesse des critiques. Aujourd'hui, Lucette
est finie."
Xavier Ternisien
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Chlordécone :
non, monsieur le préfet !
Enfin, le
représentant de l’Etat en Martinique, à savoir M. Yves
Dassonville s’exprime sur le scandale du chlordécone !
Près de 4 mois après la sortie (fin février
dernier) de notre ouvrage Chronique d’un empoisonnement
annoncé, il est complaisamment interviewé par un
hebdomadaire de la place, lequel fait précéder ses propos
d’interviews de quelques marchandes de légumes de Fort-de-France
hâtivement rassemblées (sous l’impulsion des services de
l’Etat, ce dont nous avons la preuve) dans une association
appelée « Machann Foyal ». Nous ne nous
appesantirons pas sur les déclarations visiblement
téléguidées de ces travailleuses qui, pour leur
malheur, se trouvent tout au bout de la chaîne de la production
vivrière et maraîchère. Elles témoignent,
entre les lignes, d’un désarroi bien réel dont profite,
froidement, ceux qui se dissimulent derrière elles pour mieux
les manipuler. Attitude à la fois honteuse et lâche de ces
messieurs à cravate qui ne séjournent que deux ou trois
ans dans notre pays et qui n’ont aucun scrupule à monter des
Martiniquais contre d’autres Martiniquais.
Après
s’être donc tu pendant des mois et avoir refusé de
recevoir il y quinze jours l’ANC
(Association NON au Chlordécone), dirigée par
Georges-Emmanuel Germany, le préfet vient nous raconter que tout
va bien dans le meilleur des mondes. Que nos terres ne sont pas
polluées, ou très peu. Que les fruits et légumes
qui sont vendus sur nos marchés sont dénuées de
toute contamination. Et surtout que ceux qui agitent le spectre de
l’empoisonnement au chlordécone cherchent à
« créer une psychose dans la population »,
ce qui est, à l’entendre, « une attitude
criminelle ». ON CROIT REVER ! Le préfet (et ses
complaisants intervieweurs) ignoreraient-ils que tout ce
que nous avons écrit dans notre ouvrage est basé sur de
rapports scientifiques établis par les services de l’Etat
eux-mêmes au cours des 30 dernières années.
Pourtant, nous citons abondamment les rapports Snégaroff (1977),
De Kermarrec (1979), Fagot-Mestre-Ballant (2002) et d’autres
études de moindre importance.
Ce ne sont pas L.
Boutrin et R. Confiant qui affirment que pendant 30 ans, on nous a
servi une eau gorgée de Chlordécone : c’est
Snégaroff, De Kermarrec et leurs confrères. Ce n’est pas
L. Boutrin et R. Confiant qui ont analysé l’eau de la source
« Bod Lanmè » à Basse-Pointe et qui
y ont découvert un taux de chlordécone 44
fois supérieur à la norme autorisée. Ce ne
sont pas L. Boutrin et R. Confiant qui ont trouvé qu’il y a du
chlordécone dans le sang de 90% des femmes enceintes de
Guadeloupe et de Martinique. Ce ne sont pas L. Boutrin et R. Confiant
qui, en 1992, ont fait détruire, à Dunkerque, 2 tonnes de
patates douces en provenance de la Martinique, mais les services
sanitaires de ce port français, cela au motif que ces
légumes étaient
« empoisonnés », comme l’écrivit
à l’époque le quotidien
« LIBERATION ». Ce ne sont pas L. Boutrin et R.
Confiant qui affirment que les taux de cancers, des maladies
d’Alzheimer et de Parkinson sont en augmentation exponentielle dans nos
pays, mais bien le centre de cancérologie de la Martinique
etc…etc…On pourrait multiplier les exemples à l’envie.
Répétons simplement, une fois pour toutes, que nous ne
sommes ni des épidémiologistes ni des
cancérologues ni des agronomes et que notre ouvrage est un
ouvrage de compilation et surtout de recoupement d’informations
prélevées à la fois dans des rapports
établis par les services de l’Etat eux-mêmes, mais aussi
dans les publications de l’ « American Cancer
Institute ». Ces recoupements et déductions
relèvent du journalisme d’investigation et normalement, notre
ouvrage aurait dû avoir été écrit par des
journalistes antillais, pas par nous ! Au lieu de se faire les
porteurs de stylo ou de micro du représentant de l’Etat, ceux-ci
auraient été mieux inspirés de se demander
pourquoi aucun d’eu n’a eu l’idée (sinon le courage)
d’écrire sur le sujet ou de faire un reportage un tant soit peu
fouillé. Et s’ils manquent d’imagination, nous leur livrons un
certains nombre de sujets qu’ils pourraient parfaitement traiter :
le scandale du Crédit Martiniquais, la faillite douteuse d’Air
Martinique, le scandale de la SEMAIR et bien d’autres. Si jamais, nos
journalistes ne s’y coltinent pas, qu’ils sachent que nous avons
déjà commencé à travailler sur ces
différents sujets ! L’heure de
l’impunité et du bla-bla-bla petit-bourgeois assimilationniste,
de droite ou de gauche, est terminée à la Martinique.
Pour en revenir aux
déclarations du préfet Dassonville, notons que dans sa
volonté de dédouaner ses services, il nous fait dire ce
que nous n’avons jamais dit ni écrit. Nous n’avons jamais dit
que toutes les terres de la Martinique et de la Guadeloupe
étaient polluées au chlordécone, mais bien 22.500 hectares en Martinique, ce qui est tout de
même énorme quand on sait que notre potentiel agricole est
évalué, au mieux, à 35.000 hectares. Ce que nous
avons écrit, c’est que la cartographie des terres
contaminées est largement incomplète et souvent fausse.
Exemple : cet agriculteur du Prêcheur qui a acheté
des terres anciennement plantées en bananes et qui se voit
aujourd’hui interdit d’écouler ses productions
maraîchères. L’homme est désormais au bord de la
faillite. Et pour cause, Le Prêcheur ne figure pas sur la
cartographie des terres contaminées diffusées par les
services de l’Etat ! Ce que nous avons dit, c’est que ces
mêmes services ont découvert dans l’eau de notre robinet
un puissant pesticide, la Dieldrine, tout aussi
dangereux que le chlodécone, alors même que ce produit n’a
jamais obtenu d’A.M.M. (Autorisation de Mise sur le Marché) du
Ministère français de l’Agriculture. Ce que nous avons
proposé dans notre livre, c’est :
. une cartographie sérieuse de
toutes nos terres agricoles polluées
. la mise en place d’un système
de traçabilité de nos productions
vivrières et maraîchères
. l’indemnisation sans délai des
moyens et petits agriculteurs qui se retrouvent avec des terres
polluées
. une enquête
épidémiologique à vaste échelle tant
en Martinique qu’en Guadeloupe
. la création d’une commission
d’enquête parlementaire, comme pour les affaires du sang
contaminé, de la vache folle ou de l’amiante.
C’est dire qu’à
nos yeux, la santé du peuple martiniquais est plus importante
que les intérêts des Békés et la
carrière des fonctionnaires métros qui prennent notre
pays pour une colonie de vacances. Nous traiter de
« criminels », comme le fait le préfet
dans l’hebdomadaire en question est inadmissible dans la mesure
même où, en tant que département français,
nous aurions dû avoir droit, en bonne logique, à la
même protection sanitaire que dans n’importe quel
département de l’Hexagone. Exemple : il y a six mois, le
préfet de l’Isère et les responsables du service des eaux
de ce département ont été condamnés en
justice parce qu’une enquête scientifique avait montré que
l’eau distribuée aux consommateurs contenait…2 fois le taux de
pesticides admis par la loi. Dans le même temps, en Martinique,
aucune sanction n’est prise alors qu’on a, en certains endroits, 10
fois, 20 fois, 44 fois, le taux de chlordécone supposé
inoffensif pour l’organisme humain !!! S’il y a donc
un criminel en la matière, c’est bien l’Etat français et
ses services déconcentrés qui, répétons-le,
pendant 30 ans, ont caché à nos populations
l’empoisonnement massif de nos terres, de nos rivières, de nos
nappes phréatiques et de nos rivages. S’il y a des
fossoyeurs de l’agriculture martiniquaise, ce sont ces
Békés qui importent à tours de bras des agrumes et
légumes qui, comme l’igname du Loiret, concurrencent
sévèrement notre production locale et dont la
traçabilité, comme le raisin d’Espagne (en fait, du
raisin du Chili, frauduleusement
« européanisé »), est plus que
douteuse.
Oui, messieurs, vous
nous avez délibérément empoisonnés, et
l’heure est venue pour vous de rendre des comptes. Nous ne baisserons
pas les bras devant vos attaques mensongères car il y va du
devenir même de notre peuple, lequel, soit dit en passant, est
tombé en-dessous du seuil de renouvellement normal d’une
population ! Ce seuil, internationalement fixé à 2
enfants par femmes, est descendu à 1,8 en Martinique, en grande
partie à cause de l’infertilité féminine et
masculine provoquée par l’ingurgitation
répétée d’eau, de fruits, de légumes et de
poissons contaminés au chlordécone pendant 30 ans.
Oui, il
s’agit bien d’un génocide ! Un génocide par
empoisonnement qui vient renforcer le génocide par substitution
dénoncé par Aimé Césaire dès la fin
des années 70 du siècle dernier.
La vérité
est en marche. Rien ne l’arrêtera.
Louis
Boutrin et Raphaël Confiant
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L’enfer des
Esclaves au paradis
Nous avions
consacré un article à une forme d’esclavage contemporain,
celui des coupeurs de cannes haïtiens en république
dominicaine. A lire Esclaves
d'Amérique et . Paysan
presque esclave, presque libre...
Une
exposition est consacrée à cette infamie. En effet Celine Anaya Gautier (photographe)
a passé six mois en république
dominicaine : « Révoltée par la
situation de ces Haïtiens à la merci des grands
propriétaires dominicains, elle se bat pour mettre en
lumière leur statut d’esclaves. (…) les clichés de son
expositions à l’usine Spring Court (Paris 11e) résument
leurs conditions de vie., de leur arrivée clandestine jusqu’aux
mutilations punitives dont ils sont souvent victimes.
Des
images fortes en émotion, où l’on perçoit le
quotidien inhumain de la vie dans les bateys (campements).
E Chamoreau.»
http://www.esclavesauparadis.org
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L'industrieuse
S’il y a une question qui
pose des difficultés à trouver une réponse, c’est
bien celle ci : - Qu’est
ce qui détermine
l’attrait que nous avons pour autrui,
qu’est-ce qui nous attire chez l’autre et nous donne l’envie de le
rencontrer.
En fait, quelles sont les déterminants qui nous poussent vers
unetelle ou
untel, et non vers celui ou vers
celle ?
Cette question, un
jour, a été posée par
tout un chacun,
mais à ce jour, d’aucun n’a pu la solutionner. Certes, nous
l’idéons, nous rationalisons,
invoquons des
motivations sentimentales, de beauté, physiques, morales, nous pouvons même engager des
considérations
chimiques, hormonales, des connivences
phéromonales, mais cette question est
sans réponse, elle s’inscrit
dans : « ces incompréhensibles
phénomènes qui gouvernent nos
vies. » remarquons, c’est
le
principe fondamental, la pulsion d’éros, qui provoque la
rencontre ou nous
pousse vers l’objet désiré
ou entrevu.
Mais cette pulsion ne s’ancre pas systématiquement
dans un désir de possession, ni dans un
rapport amoureux, ni même
dans un relation amicale.
Ces rencontres marquent et
vous construisent des fois, parfois conditionnent et
orientent le restant de votre vie, pour l’homme de lettre que
je suis, j’eus envie de tracer sur ma feuille
ces moments qui m’ont laissé une émotion, cette substance qui alimente ma plume et mes
souvenirs.
J’ai déjà retranscrit, du
moins j’ai portrait Tony
Polomack, l’homme à la flûte de
bambou, je poursuis
aujourd’hui avec Sylvie Nonone. Ce
sont des instantanés, une rencontre restituée, un moment
magnifié.
Les
petites mains
Descendant à peine de
l’avion, deux heures après, me voilà assistant une
conférence animée par Sabine
Andrivon-Milton à propos des 150
soldats oubliés de la grande guerre, à la
bibliothèque Schoelcher, sis à Fort
de France en Martinique.
La salle est remplie, les
galonnés occupent le premier rang, faisant face à une
table où les trois
conférencières ont pris place. Nous patientons, la salle
est trop petite, bien
trop petite, retard est pris et je
remarque une femme, noire, mince, bâtie en longueur qui s’active,
comme ces
« petites mains » toujours en mouvement, sans
à aucun moment se
départir de son sourire. Elle est élégante. D’elle
émane une certaine douceur,
elle est comme un baume lénifiant dans cette salle
surchauffée où les deux
ventilateurs, d’une grande inutilité,
brassent du vent. Alors, je la regarde
« s’escrimer » pallier aux
carences organisationnelles, J’ai l’impression qu’elle glisse sur le
parquet,
qu’elle est vaporeuse comme ces « êtres
angéliquement
évanescents ».
Nous sommes à l’heure
antillaise, je m’adapte, le retard grandit, les retardataires d’une
heure
continuent d’affluer, je patiente et je regarde cette femme, apportant
une
chaise là, écoutant par là, on a l’impression que toute la machine repose sur elle.
Sabine s’excuse du retard,
puis la conférence débute, cette femme disparaît. La conférence se termine, elle est
oubliée.
Quelques
jours plus tard,
à l’occasion d’une autre conférence, je la retrouve, elle
a le micro en bouche,
sa voix est assurée, calme sans exubérance ou
timidité, elle est chaude et
chaleureuse, elle présente le déroulé
de la conférence. Peu de monde, le
thème ne passionne pas, le sujet ne concerne pas les
afro-antillais, le
conférencier, par ailleurs avocat et africain, parle de
pratiques autres, de
pratiques exogènes. Il s’est trompé d’auditoire et de
continent.
Finalement, j’échange
avec cette femme, sans doute lors
du buffet, entre deux petits fours et un verre de jus de goyave, nous
avons dû
nous présenter, mais pour être franc je ne me souviens
plus de la manière dont
je l’ai abordé.
Rendez-vous fut pris, je
souhaitais l’interviewer, quelques
jours plus tard, je la rencontre à son bureau : Sylvie
Nonone, une jeune
femme dans la trentaine, mère d’une petite fille de huit ans.
Je la questionne gentiment
sur son parcours et j’apprends, qu’elle est titulaire d’un BTS de
comptabilité,
ayant travaillé dans le culturel, puis dans le tourisme avant de
revenir s’installer
en Martinique, où elle a dégoté un
« petit emploi » à la bibliothèque
Schoelcher, puis évolue, d’un petit service de documentation de
CD room, elle
propose la création d’un espace multimédia,
puis la création de la cyberbase. Je
perçois à travers son regard, toute
sa fierté, lorsqu’elle me dit, que sa
« cyberbase » est la seule en
France à être doublement labellisée.

Passons les détails
techniques, disons que cet espace offre un accès à
l’informatique, un atelier
d’initiation à l’internet, une heure de connexion et cinq
impressions, le tout
dans la gratuité et journalier.
Cette gratuité fait bondir
les gérants des cybercafés qui estiment que ces
cyberbases leurs font une
concurrence déloyale. Sylvie Nonone s’en défend, arguant
que le public n’est
pas le même, elle reçoit majoritairement des personnes
âgées qui viennent
s’initier au clavier, à l’internet, à la messagerie et au
chat.
Autrement, Sylvie a de
nombreux projets qu’elle voudrait voir aboutir dans les prochaines
années,
faire en sorte que la cyberbase devienne un espace culturel
multimédia et
permette l’accès à une véritable culture
numérique en Martinique.
Mise en confiance, nous discutâmes
comme de vieux amis, et j’appris, par ailleurs, que
cette jeune femme est chargée des manifestations au sein de la
bibliothèque Schoelcher, je lui demandais ce qu’elle gardait en
mémoire et les
personnages qui l’ont marqué, sans ambages
elle me répondit : le sociologue
André Lucrèce, puis Marie Celie
Agnan et Saint Eloi Rodney, qui à ses yeux furent de belles
rencontres, lors de
la Semaine Haïtienne…
Alors souhaitons à Sylvie
Nonone de belles rencontres et disons lui bon vent.
Evariste Zephyrin
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Un
crépuscule antillais sur le bord de mer

Bleu, couleur
symbolique du ciel. Un bleu s’épanouissant sous des cieux
tropicaux, ceux
des terres rouges, des sols ferralitiques ou des terres
ferrugineuses, s’accordant dans des tons oniriques, se
parant de
subtiles teintes, allant du bleu lagon, bleu azur au bleu océan.
Et le
ciel devient un nuancier de bleu, en ce
jour n’ayant pas encore rendu son dernier souffle.
Le soir n’est pas encore
venu, il attend qu’un soleil retiré disparaisse
à l’ouest, le jour agonise. Nous
sommes entre-deux, dans l’attente, dans
l’intervalle, dans ce passage entre deux
lumières, deux sonorités,
deux émotions. C’est le crépuscule, un interstice
créant sa propre intensité,
générant une atmosphère propre à
délier les humeurs, une phase où flamboie les
déclarations et où les êtres, imperceptiblement se
rapprochent et se
touchent.
Le soir patiente, la nuit
viendra plus tard, la mer d’encre, bleu nuit, bleu tempête, la
vague
glisse, l’air lisse, la saison des cyclones reviendra
l’an
prochain, la mer se déchaînera un autre jour, sur le quai
les couples se
forment, la lumière change.
L’image est irénique et
le bleu pardonnant, apaisant les tensions, réconciliant les
âmes, les Hommes
sont en veine de confidences, le soir est là et j’eus
aimé t’avoir en partage,
parce que le bleu unit.
Evariste
Zephyrin
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La douce te raconte son début de
soirée....
De
retour dans ses pénates
après une dure journée d'intense labeur, la douce s'est
adonnée à un moment de
détente tout en eau.
Elle
s'est plongée avec joie dans une eau claire et tiède aux
senteurs de vanille.
Le
clapotis de l'eau a
fait frémir la douce jusque dans ses recoins intérieurs.
Ces premiers
émois n'ont même pas eu le temps de
s'estomper, qu'un plaisir
pénétrant venant de l'arrière a picoté la
douce pour finalement
la chambouler totalement.
Aussi
la coquine pour ne
pas être en reste, s'est offerte a
une
perforation et à cet instant elle a alors ressenti l'extase d'un
plaisir
double. |
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Parolier
remodèle son
monde émotionnel en trois touches perlées :
Modaux
J'emprunte
mots à
France -
perdus les miens
en historiettes,
Mlettes.
Esclave
enclave
prête-moi ta langue
pour dire un mot :
Chandelle
Candélabre
d'émaux
vert miel vermeil
j'épanche un pot
un seau
D''émois.
Parolier
du Dru Mot
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Arpentant
le temps et s'en
repentant, Parolier se fait tôlier-ondulateur en son loisir.
Filousie
Dans le droit
fil
Si c’est carré
Dans le dortoir
Du mordoré
Le monde est
faux
Sans ce ciment
Cette vibrance
D’une heure au chaud
Je mord, je
meus,
Je prends le temps
Dehors, il
pleut.
Parolier
du Dru Mot
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Des législatives
en demi-teintes…
(Présentation des prncipaux
candiadts antillais pour les législatives se déroulant en
Martinique)

Serge Letchimy et
Catherine Conconne
La
télévision, l’Internet et l’interdiction d’afficher en
dehors des panneaux
électoraux ont tué la magie électorale d’antan.
Finis les grands meetings
populaires au cours desquels un Césaire ou un Marie-Jeanne
rassemblaient des
milliers de gens, subjugués qu’ils étaient par le verbe
français du premier et
le verbe créole du second ! Finis les compétitions
de collage d’affiches
entre candidats, quand la règle principale du jeu consistait
à coller le
portrait de son champion sur celui de l’adversaire ! Finis les
révélations
croustillantes sur untel ou untel, les bons mots et les jeux de mots
« mortels » (comme le fameux « Mad
Max » du même Césaire,
adressé à Max Elysée, du haut du balcon de
l’ancienne mairie de
Fort-de-France) ! Du coup, la fin du folklore électoral
pouvait laisser
penser que le niveau de la campagne électorale
s’élèverait puisque désormais,
le petit écran interdit tout dérapage et toute attaque ad
hominem. Il n’en est
hélas rien ! Les professions de foi de nos chers candidats
sont vides
comme des cocos secs, hormis celles de deux ou trois d’entre eux. Leurs
interviews convenues au possible et les débats qui les opposent,
médiocres,
pour ne pas dire plus.
Aussi
ne perdrons-nous
pas notre temps à analyser
les discours de ces messieurs-dames. Nous nous contenterons
d’épingler un
certain nombre de comportements et de prises de positions lamentables
Serge LETCHIMY est candidat PPM dans le
centre. Et
c’est le moment que trouve la municipalité
dont il est le premier édile pour distribuer 2.000 titres de
propriété aux
habitants de Trénelle ! Outre que ce n’est pas très
élégant en pleine
campagne électorale, ces titres de propriété sont
aussi de véritables permis
d’inhumer car toutes les études scientifiques démontrent
que le Morne de
Trénelle s’effondrera en cas de tremblement de terre de force 5.
A la
préfecture, 20.000 housses attendent déjà pour
ramasser les infortunés
Trénelliens !
Catherine CONCONNE est candidate dans le
Nord-Caraïbe sous les couleurs du PPM lequel a
mis sa machine électorale à son service parce qu’ALMONT,
le fainéant, est
prenable. Sauf que la dame n’a jamais émis une seule idée
digne de ce nom au
cours de ses différentes interventions et prestations
radiophoniques ou
télévisées. Le degré zéro de la
politique ! Aurons-nous une deuxième
MICHEAUX-CHEVRY, en moins cultivée et moins classe ? C’est,
hélas, ce que
prédit un sondage d’OPEN-SOFT SYSTEM. Pauvre
Martinique !...
Guy LORDINOT est candidat dans le
Nord-Atlantique. Le
« député-chlordécone »
déclare à qui veut l’entendre qu’il n’est en rien
responsable de la demande de
prorogation dudit poison qu’il avait demandée et obtenue
lorsqu’il siégeait au
Palais Bourbon. C’est pas moi, affirme-t-il, c’est la faute des
agriculteurs
qui m’ont demandé de déposer cette demande de
prorogation. Mais il y a pire que
cette attitude infantile : LORDINOT déclare que l’actuelle
mobilisation
autour de l’empoisonnement au chlordécone n’est qu’une manœuvre
de promoteurs
immobiliers qui veulent s’emparer des terres à banane ! L.
Boutrin et R.
Confiant ainsi que l’ANC (Association Non au Chlordécone) de
G-E. GERMANY ne
seraient donc que les chevaux de Troie de sombres capitalistes qui, en
secret,
préparent la bétonisation des terres agricoles du Nord de
la Martinique.
Grotesque. Grotesque et indécent !...

Alfred MARIE-JEANNE et Daniel MARIE-SAINTE, interrogés par Patrick
Chesneaux sur ATV sur la question de savoir
si la Martinique est en train de vivre « un génocide
par
substitution », ont bravement éludé la
question. Drôle d’attitude pour des
patriotes et des indépendantistes ! Calcul
électoral ? Lâcheté ?
Allez savoir ! Pourtant, n’importe quel Martiniquais peut
constater que
jour après jour, notre pays est envahi et que la caldochisation
est en marche.
Il est vrai que la veille, toujours sur ATV, à la même
question, Serge LETCHIMY
avait, lui aussi, botté en touche alors que l’expression
« génocide par
substitution » est une invention de son idole et
président d’honneur du
PPM, Aimé CESAIRE en personne !!!

Alfred ALMONT sera candidat à sa
réelection dans la circonscription dans le Nord-Caraïbe.
Ses
troupes labourent sans merci le terrain avec comme principal argument
que le
maire de Schoelcher s’est battu pour le développement
économique de la
Martinique. Hélas ! ALMONT n’est intervenu que…4 fois en 5
ans, oui,
quatre fois, à l’Assemblée Nationale alors que la moyenne
des interventions des
députés des DOM est de 22. Et son argument selon lequel,
il n’aurait pas besoin
d’intervenir puisqu’il est membre de la majorité UMP tomba
à plat :
Mme CARABIN, UMP-Guadeloupe est intervenue 26 fois et un
député UMP de la
Réunion…131 fois. ALMONT est donc un roi fainéant !

Philippe EDMOND-MARIETTE est candidat à sa
réélection dans le Centre. A l’entendre son
« ami » LETCHIMY lui avait promis de ne pas se
présenter. Or, le
maire de Fort-de-France a trahi sa parole, ce qui n’est pas bien.
Sniff-Sniff ! On croirait se trouver dans la cour de
récréation d’une
école primaire.

Louis BOUTRIN de « BATIR LE PAYS
MARTINIQUE » est candidat dans le Nord-Caraïbe. Il
est l’un des rares, avec Francis CAROLE du PALIMA, à avoir un
programme sérieux
et chacun connaît ses combats pour le transport maritime ou pour
le
chlordécone. Mais l’homme semble bien seul. Comme si son parti,
lamentino-centré au possible, l’avait largué. Pire :
le député
EDMOND-MARIETTE de « BATIR » comme BOUTRIN a
installé sa permanence à
Terres-Sainvilles, sur le territoire de la circonscription de BOUTRIN
donc, mais
dans ladite permanence, on ne trouve que des affiches et des
professions de foi
d’EDMOND-MARIETTE ! Comique. Comique et triste…

Garcin MALSA, président du MODEMAS,
n’est pas
candidat, mais son parti s’est fendu d’un
communiqué dans lequel il déclare soutenir les candidats
du MIM et du PALIMA,
chose somme toute logique, mais aussi, dans la circonscription du
Nord-Caraïbe,
un certain…Claude CAYOL, candidat du RDM, le parti de Claude LISE,
président du
Conseil général. Le RDM, rappelons-le, est une dissidence
du PPM. ON croit
rêver ! Le MODEMAS décerne un brevet de nationalisme
à l’ancien
footballeur du Club Colonial ! Quand la politicaillerie vient
souiller le
combat nationaliste, on est en droit de se demander où est la
morale de
l’affaire. Simple : MALSA soutient la politique de Claude LISE au
Conseil
général. Bravo ! Comme ça, la commune de
Saint-Anne aura ses ronds-points
et ses trottoirs refaits à neuf. Lamentable…
Claude
CAYOL
justement est candidat dans le Nord-Caraïbe. Il n’y a rien
à dire sur lui dans
la mesure où l’homme confond allègrement, dans sa
profession de foi, les rôles
de maire ou de conseiller général avec le rôle d’un
député. Ignorance ?
Machiavélisme ? Allez savoir !...Heureusement que
l’ex-brillant
avant-centre des « Noirs et Blancs » n’a aucune
chance d’être
élu !
Chantal
MAIGNAN, inconnue
au bataillon des
personnalités et des militants politiques
martiniquais, est propulsée candidate de l’UMP dans le Centre.
Le programme de
la dame se résume à « Votez pour moi car la
Martinique ne doit pas se
trouver dans l’opposition puisque le président de la
république appartient à la
majorité ! ». Un peu court comme argument et
d’une démagogie indigne
d’une enseignante d’université. MAIGNAN, erreur de casting ?

Raymond OCCOLIER, maire du Vauclin, est candidat
PS dans
le Sud. Ce socialiste
plus-assimilationiste-que-moi-tu meurs, n’a qu’un programme et un
seul :
faire accéder sa petite personne jusqu’aux bancs dorés du
Palais Bourbon. Un
tel acharnement est si comique qu’il en devient presque sympathique.
André LESUEUR est candidat UMP dans le Sud.
Le maire
de Rivière-Salée a déjà goûté
aux fastes
de l’Assemblée nationale et il a très envie d’y
goûter à nouveau. Sauf que
personne n’a retenu une seule intervention ou action concrète de
sa part lorsqu’il
était député. Le vide intégral.
Sidéral même…
Anicet TURINAY est candidat des
« Forces
Martiniquaises de Progrès (Droite) dans le
Nord-Atlantique. Rien à dire : même topo que pour
André LESUEUR.
Yan MONTPLAISIR est candidat-UMP dans
le
Nord-Atlantique. L’homme, au demeurant sympathique, est le plus fervent
sarkozyen de la Martinique (à égalité avec
LESUEUR). A l’entendre, le locataire
de l’Elysée détiendrait les clés du sauvetage
économique de la
Martinique !!! Pourquoi, dans ce cas, ne pas faire élire
SARKO député
d’une Martinique dans laquelle il n’y aurait plus qu’une seule et
unique
circonscription ? Tout irait pour le mieux dans le meilleur des
mondes.
Risible…
Il y aurait beaucoup
à dire sur les autres (petits)
candidats. La place nous manque. Toujours est-il qu’une fois de plus,
nous
sommes obligés de nous demander si ceux qui, comme le PKLS,
demandent au peuple
martiniquais de s’abstenir, n’auraient finalement pas raison.
Jean-Laurent Alcide
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Safia Otokoré
(PS), une coureuse de fond
"parachutée" à Trappes
Par la
course de fond, elle s'est arrachée des
bidonvilles de Djibouti, pour devenir une élue de la
République : Safia
Otokoré, 38 ans, assume son parachutage à Trappes par le
PS, dans une des
seules circonscriptions des Yvelines gagnables par la gauche aux
législatives.
"Je suis une femme,
Noire, et le parti avait
besoin de mon profil pour les circonscriptions qui ont appartenu
à la
gauche", explique sans ambage l'ancienne vice-présidente du
conseil
régional de Bourgogne.
Vive et gracile, Safia
Otokoré affiche un
tempérament de feu : "Bien sûr, j'ai été
parachutée mais vous croyez que
Ségolène connaissait le terroir quand elle a atterri en
Poitou-Charentes
?"
Après sa
désignation en juillet 2006 pour la 11e
circonscription des Yvelines, elle s'installe avec ses deux
garçons à Elancourt
et laisse derrière elle la Bourgogne, son mari footballeur
professionnel et une
réputation de "rentre-dedans" à l'équipe
municipale d'Auxerre dont elle
s'est fait exclure en 2004.
Dans cette
circonscription qui a donné 53% de ses
voix à Ségolène Royal, son arrivée fait
grincer pas mal de dents. Notamment
celles de Guy Malandain, maire PS de Trappes, ancien
député de la
circonscription, qui a maintenu sa candidature, arguant de 25 ans de
présence
sur le terrain.
"Cet accueil ne
m'effraie pas : je suis une
sportive et jusqu'au dernier souffle je me battrai", dit-elle,
sûre de sa
victoire contre l'UMP sortant Jean-Michel Fourgous.
Née de parents
réfugiés somaliens, quatrième d'une
fratrie de dix, Safia Otokoré apprend très vite à
ruser pour échapper au destin
que la Somalie, "pays des femmes cousues", réserve au sexe
faible.
Par l'école et
par l'athlétisme, - adolescente,
elle devient championne de course de fond - elle "achète sa
liberté",
franchit les frontières africaines et découvre le
Sénégal et la Côte d'Ivoire
où elle rencontre son futur mari qui rejoint l'AJ Auxerre.
"Ma vie m'a
apporté une conscience très aigüe
des valeurs françaises : la liberté d'expression,
l'égalité entre les sexes,
l'importance de l'école républicaine".
"Très
à
l'aise" à Trappes où 70
nationalités se côtoient et où 18% de la population
est au chômage, elle se
présente comme la "candidate des pauvres" et fait campagne "dans
l'espoir de combattre toutes les inégalités par
lesquelles elle a pû elle-même
passer". Mais "pour changer le monde, il faut le pouvoir",
soutient-elle. |
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Trente six chandelles

Officiellement, RAS
à Sarcelles « 2007, un siège
fidèle pour le séduisant social démocrate »
concluent avec une rare objectivité
les deux publicistes Patrick Lafrage et Brice Soccol dans leur
encyclopédie 577
députés à élire, que la plupart de
leurs confrères se contentent de
recopier comme de bons écoliers. À en croire certains
journalistes, les jeux
seraient donc faits dans la VIIIe circonscription du Val d’Oise. On
connaît
déjà les résultats, donc pas la peine d’aller
voter. Circulez ! La réalité est
un peu différente. À deux reprises, DSK a
été plus que secoué par une inconnue.
Elle se présentait sous les couleurs de l’UDF qui, à
cette époque, recueillait
dans les 5 %. Cela n’a pas empêché ladite candidate de
réaliser en 2002 un score
de 17 % au premier tour, laissant loin derrière elle la
candidate UMP majorité
présidentielle et de mettre la grosse bête en ballottage.
La raison ? La
candidate en question était originaire de la Martinique et les
Antillais, dans
la circonscription, représentent 20 % de l’électorat :
plus de 5000 voix ! Si
l’on y ajoute les Afro-Français, on est à 40 %. Si les
Maghrébins se mettent de
la partie pour aider les «cousins», là c’est la
totale. La révolte de ses «
nègres » et de ses «bougnoules » (25 % de
chômeurs) pour l’éléphant, c’est le
recyclage direct au cirque ou au zoo. On comprend, dans ces conditions,
que le
SSD (le « séduisant social démocrate ») se
fasse du souci et double, paraît-il,
ses rations de Prozak. Car si les Antillais et les Afro-Français
de Sarcelles,
de Garges et de Villiers le Bel, au lieu d’aller zouker ou de voter
comme des
gogos pour un milliardaire qui les méprise, ne se trompent pas
de bulletin
dimanche 10 juin, il risque d’y avoir pas mal d’agitation dans les
hautes
sphères en fin de soirée… D’autant que Ségo n’a
peut être pas pardonné d’avoir
été soutenue par l’ex futur Premier ministre comme la
corde soutient le pendu.
Aurai-je la cruauté de rappeler que, lors des primaires, les
socialistes de la
circonscription (on ne parle même pas du département) ont
largement choisi
Ségo, ce qui dit assez la popularité du monsieur qui est
obligé de recruter des
colleurs dans le département d'à côté. Bien
évidemment, Jumbo jet set et ses
amis journalistes préféreraient certainement avoir Sylvie
Noachovitch au
deuxième tour plutôt que le tombeur de Napoléon qui
passe pour beaucoup moins
sympa avec ses adversaires. La candide candidate UMP aux beaux yeux
myosotis
recrutée chez Julien Courbet promet à ses
électeurs, elle qui a grandi dans les
beaux quartiers du Val d’Oise, de leur faire profiter de « son
expérience
télévisuelle ». Tout un programme. Il faut se
rappeler que la dame s’était déjà
présentée dans la circonscription voisine (moins pourvue
en bronzés) où elle
avait péniblement recueilli 7 % des suffrages sous le labelle
UDF. Cinq ans
plus tard : hop ! On change de casaque et en chevauchant Sarko, cette
fois, on
espère passer le poteau.
Malheureusement, si
l’on en croit ce que disent les milliers d’humbles
électeurs que je croise chaque jour dans des lieux aussi
infréquentables que
les gares et les marchés, le scénario le plus probable
est un peu différent.
Avec Ribbe au second tour, le joli cœur de Neuilly risque de voir
trente six
chandelles. C’est le cas de le dire.
Claude Ribbe
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Les
candidats de la diversité en proie à des débuts
difficiles

Elle
est devenue la femme - noire - à abattre pour une partie de ses
amis, au PS. La
candidature de George Pau-Langevin, avocate d'origine
guadeloupéenne en charge
de la délégation générale à
l'outre-mer au cabinet de Bertrand Delanoë, à
Paris, dans la 21e circonscription, donne lieu à un
duel fratricide
entre elle et Michel Charzat. Le maire PS du 20e
arrondissement,
député de la circonscription pendant vingt ans, se
représente en dissident,
quitte à s'être vu exclure du PS, le 23 mai. La bataille
pourrait faire perdre
la gauche dans un fief où Mme Pau-Langevin
était pourtant, au
départ, assurée de l'emporter.
Suivant la
procédure prévue par le PS pour
promouvoir des candidats issus des minorités, cette élue
du 20e a
été investie, en juillet 2006, par le bureau national du
parti, sans vote de la
section locale. M. Charzat conteste du coup sa
"légitimité"
et dénonce "un coup de force pour imposer une proche de M.
Delanoë,
sans consultation des militants". Elle a été
désignée "au nom
du quota ethnique", écrit-il dans un de ses tracts. "Je
me
présente pour combattre la dérive communautariste du PS",
affirme
l'actuel député. "C'est la première
fois, en trente ans de
militantisme au PS, réplique Mme
Pau-Langevin, que je
me fais cartonner pour la couleur de ma peau et en plus par un camarade
de
parti".
Pour défendre
cette fidèle militante jospiniste
contre le fabiusien Charzat, Bertrand Delanoë ne ménage pas
sa peine. La
candidature de "George est le symbole de notre
volonté de vivre
dans une République laïque où toutes les
identités sont indispensables",
a-t-il répété, mardi 5 juin, en présence de
François Hollande et de Pierre
Mauroy, venus prêter main-forte à la candidate officielle,
dans un préau de
l'arrondissement. Le lendemain c'était au tour de Dominique
Strauss-Kahn de
conjurer M. Charzat de retirer sa candidature. Celui-ci s'obstine et
mobilise
Paul Quilès et Michel Charasse, venus lui témoigner leur
soutien sur le
terrain. Le PS a obtenu la condamnation devant la justice de M. Charzat
pour
avoir détourné le blog de Mme Pau-Langevin. Un
accrochage violent a
eu lieu entre militants PS des deux camps, en marge de la visite de
Ségolène
Royal, le 2 juin. "La question de la représentation des
diversités est
une question complexe sur laquelle il ne faut pas que le PS se plante",
assurait Mme Pau-Langevin le 26
mai. La mise en garde n'aura pas
suffi.
A l'UMP aussi, la
question sème le trouble et déjoue
les scénarios ficelés d'avance. Alors que pour la
première fois, l'UMP présente "trois candidats de la
diversité", au
nom de la "discrimination
positive", idée prônée par Nicolas Sarkozy,
ceux-ci se démarquent des
slogans de leur parti et pour mieux séduire une partie de
l'électorat de
gauche.
"L'assignation
communautaire dans les partis
m'ennuie",
soupire Jeannette Bougrab, candidate UMP dans le 18e
arrondissement. "Vouloir promouvoir systématiquement des
candidats
issus des minorités dispense de mener des politiques
d'investissements massifs
pour lutter contre les inégalités", affirme cette
fille de harki,
juriste de 33 ans, maître de conférence à la
Sorbonne qui revendique "un
droit à l'indifférence" quand elle se voit rappeler
ses origines.
Candidate UMP dans la 10e
circonscription, Lynda Asmani, jeune femme d'origine berbère, se
définit
d'abord comme "une militante des droits de l'homme, fille d'ouvrier
de
chez Peugeot et petite-fille de mineur de fond" avant de se
présenter
comme "candidate de la diversité". Un profil qui lui
vaut "de
rencontrer tous les jours, assure-t-elle, des gens qui
ont voté
Ségolène et qui voteront" pour elle. Investi dans la
6e
circonscription, Jean-Claude Beaujour rend hommage au "volontarisme"
de M. Sarkozy. Mais cet avocat né en Guadeloupe remarque que son
parti, l'UMP,
n'a désigné aucun "candidat de la diversité"
dans des
circonscriptions gagnables, à Paris.
Béatrice
Jérôme
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Esclavage d’aujourd’hui et d’hier
Une nouvelle sous la
rubrique des faits divers
émerge de l’actualité,
attire mon attention et prend une connotation toute
particulière, en ce mois de mai où l’on commémore
l’abolition de l’esclavage en France. Il nous ait donnés de lire
que l’ancien joueur du PSG, Godwin Okpara, a comparu devant la cour
d’assise des Yvelines parce qu’il est accusé
« d’esclavage ».
Le footballeur,
originaire du Nigeria, ainsi que sa femme et sa belle-mère ont
été poursuivis pour « viols »
et « viols avec torture et barbarie ».
En 2007, en France de
tels faits paraissent aberrants et pourtant ils sont bien réels.
Les accusés avaient acheté en 2001, une jeune
nigériane de 13 ans, en vue
de l’adopter officieusement. La jeune adolescente a été
en fait l’esclave de sa famille adoptive.
Elle a vécu dans des conditions inhumaines, couchait à
même le sol et comme si cela n’était
pas suffisant, durant 2 ans (de 2003 à 2005) elle a
été l’objet sexuel de Godwin Okpara. La femme et la
belle-mère d’Okpara, quant à elles auraient non seulement
facilité les viols, mais aussi pratiqué des
sévices sexuels à l’encontre de la jeune fille.
La jeune adolescente, qui grâce à son adoption, devait
être promise à un meilleur
avenir, que si elle avait grandi sur sa terre natale,
a été réduite à la double
condition d’esclave et d’esclave sexuelle.
La
révélation médiatique de ce crime, nous rappelle
que l’esclavage moderne perdure encore et ce aussi dans les
sociétés occidentales.
Par ailleurs, le fait
que les inculpés soient d’origine nigériane met en exergue la relation historique,
ambiguë que les Africains ont avec l’esclavage.
L’Afrique en la
matière cumule à la fois le statut de victime et de
coupable. Elle est à
l’époque moderne, la victime de l’asservissement par les Etats
coloniaux européens, d’un grand nombre de ses
forces vives.
Elle est aussi coupable d’avoir collaboré à
l’approvisionnement en esclaves des négriers occidentaux.
Cette relation des
Africains avec l’esclavage n’est pas simple pour les Africains
d’aujourd’hui.
Car
à l’heure où l’on parle de
réparations pour ce crime contre
l’humanité, qu’est l’esclavage, la position des pays africains
est délicate et les opposants à toute idée de
dédommagements n’hésitent pas à brandir cette
ambiguïté, pour se dédouaner de toutes
responsabilités.
Le Président
actuel de la République française, qui figure parmi les
opposants, a jugé du temps
où il était en campagne présidentielle, qu’il est
temps pour la communauté noire « d’arrêter
de larmoyer sur le passé ».
Or, au XIX e
siècle, les colons esclavagistes ont bel et bien reçu des
indemnisations, en compensation de la perte de leurs esclaves au moment de
l’abolition. Les anciens esclaves devenus libres pour leur part n’ont rien reçu, ni même leurs
descendants pour les préjudices subis par cette
mise en esclavage.
Concernant un autre
crime contre l’humanité, les victimes de la Shoah ont
été dédommagées pour l’infamie dont elles furent victimes.
Alors, pourquoi en
France il y a-t-il une telle différence de traitement dans les
tragédies humaines ?
Pourquoi certains
« méritent » le qualificatif de victimes
et d’autres se voient affublés de la dénomination de
« pleurnichards » ?
Serait-ce une question
pigmentaire ?
Toutefois, la
mise en accusation de l’ex défenseur du PSG et de sa famille,
qui peut apparaître à première vue comme une
stigmatisation envers les "commutés noires", par ailleurs
ouvre vers d"autres
perspectives.
En effet le
procès s’est clos par la
condamnation à 13. années de prison ferme pour Godwin
Okpara, de 15 années pour son épouse et de 5 ans pour sa
belle-mère.
La conclusion judiciaire de cette histoire, n’est ni plus ni moins
qu’un rappel au bon sens, à savoir que si l’esclavage moderne
individuel est condamnable en 2007, il n’y aucunes raisons
légitimes pour que l’esclavage de masse d’hier soit jugé
plus moral aujourd’hui.
Emmanuelle
Deschè
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Marigot
de
Saint Martin, vue des hauteurs du Fort
photo
: Jean Sahaï
Saint-Martin, l'île du Nord de la
Guadeloupe, et jusqu'ici sa « dépendance »
pour la partie française - aussi européenne que l'autre,
hollandaise...
Saint-Martin
commence une nouvelle vie,
avec un nouveau statut qui se met en place avec douleur et joie
d'enfantement. Statut qui permettra
une automnomie de
décision renforcée, un nouveau souffle, une nouvelle dynamique.
Il fallait le souhaiter, car Saint-Martin, comme Saint-Barthélémy, mais pour d'autres raisons aussi, a sa propre
spécificité qui la distingue largement de la Guadeloupe dite "continentale" :
prédominance du parler
anglais, tourisme d'une autre envergure,
plus professionnel, plus accueillant, plus équipé au niveau haut de gamme...
et donc capable d'accommoder sans décevoir une clientèle
huppée et prospère, en quête de dépaysement,
d'enjoiement et de dé-stressing
sans les aléas mesquins qui navrent le tourisme
en Guadeloupe papillonne.
Mais
à quel prix se fera cette nouvelle autonomie de décision
à Saint-Martin
partie française? L'île est occupée par une
majorité de
non-natifs, qui y développent un
commerce intense, et à qui le statut de zone franche rapporte d'immenses bénéfices
bien axés car non-taxés : restaurateurs, hôteliers, et
commerçants en tous genre... Par ailleurs une immigration galopante en a
fait une île cosmopolite et multilingue, mordorée à souhait et riche
de tous les babils : anglais, américain, hollandais,
créoles divers, italien, hindi,
tamoul, etc.

photo
: Jean Sahaï
Pour
avoir une première
idée de Marigot, capitale de la "French Part",
faites l'ascension facile qui conduit au Fort, lieu
historique, témoin des batailles
entre
Anglais, Français , Hollandais et autres flibustiers pour la
possession de l'île. De
là-haut, vous verrez Marigot, ses grouillants ports et ses marinas, les
mornes qui l'entourent, le trafic maritime et routier... Mais aussi sa
végétation quoique ratiboisée, et vous aimerez son
climat si attirant lorsqu'ailleurs hivers
sévissent, même si là-haut un grain de pluie doit
vous saluer.
Puis
vous redescendrez pour votre
séjou,r qui vous fera vite oublier les
premières vues d'en haut, mitigeantes, il faut le dire. Car,
pour un farniente, vous en aurez un cool, à St Martin.
J.S.
Sahaï
|
Les
Grenadines, Saint-Vincent, un enfant

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Un
Antillais
à une Antillaise...
In
mémorium…
Une
voix sonore, un rire étincelant
Une
haute silhouette debout dans le vent
Comme
un hêtre planté quoique chancelant
Une
femme au long court qui s’esquive
Recule
et disparaît pour toujours.
Et
son chant soudain s’éteint
Et
son sourire soudain s’efface.
Evariste
Zephyrin
|
Un
Antillais
à une Antillaise...
Jeux
hellènes sur l’avers…
Le
verre est sur la table
Le
ver est dans le fruit
Le
vert est mis
L’envers
du décor
Devers
le mois
Et
envers toi
Je muserai sur les revers de ton
âme
J’irai
vers ton cœur
nous
jouerons aux jeux hellènes.
Evariste Zephyrin
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