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La photo officielle de
Nicolas Sarkozy dans ses habits présidentiels.

Pour
un homme qui fut si bien conseillé et entouré par tous
les cabinets de
communication officiels, officieux, occultes, on s’étonne qu’ils
aient laissé
passer cette photographie, où l’on voit que l’homme est
totalement écrasé par
le mobilier, dominé par le drapeau français et
européen. On eut dit un
nain dans des habits trop large pour lui.
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Sarkozy 1, les Noirs 0
Le
gouvernement a été nommé
et nous constatons qu’aucun Noir n’est préposé
à un poste ministériel ou
à un secrétariat d’état. Toutefois, certains
esprits chagrins font
remarquer, que sitôt la campagne présidentielle finie,
les six millions
de Noirs (antillais, afro-français) sont retournés
à leur invisibilité. Certes,
on note la présence de Rachida Dati, mais elle représente
la communauté
maghrébine et musulmane, non la communauté noire.
D’autres pensent que
Rama Yade
dans les semaines à venir pourrait se retrouver
secrétaire d’état à la
francophonie, mais des rumeurs insistantes font état de
négociations entre
Nicolas Sarkozy ou son premier ministre avec madame Taubira, à
qui ils
offriraient un strapontin ministériel.
Par
ailleurs, nous signalons la disparition pure et simple du
ministère de l’Outre
Mer, qui désormais se fond dans le grand tout, de ce nouveau
ministère à la
« sécurité intérieure »
dirigé par madame Alliot-Marie.
Spéculons
ou prophétisons qu’un des obscurs collaborateurs du ministre de l'Intérieur, de
l'Outre Mer et des
Collectivités territoriales devrait
avoir en charge cette
section ou ce département ministériel.
Une évolution
étatique qui marque le désintérêt
affiché pour l’Outre
Mer et les ultramarins qui sont devenus une quantité
négligeable, aujourd’hui.
Nombreux sont les
Antillais et les
domiens, qui félicitent Nicolas Sarkozy de ce choix. Ils
se considèrent
comme Français à part entière et se disent :
Est-ce que les Corses, les
Bretons ont un ministère ?
Que
"nenni que nanna", alors
pourquoi perpétuer cette discrimination en les
stigmatisant un peu
plus avec un ministère de l’Outre Mer ? Sans
doute qu’à leurs
yeux, les départements et les territoires
ultramarins ne cumulent
pas d’handicaps, l’insularité, l’éloignement, le retard
économique ne
mérite pas la mise en place de politiques
spécifiques, ainsi que
l’érection et la dotation de ces espaces d’un interlocuteur
privilégié en la
personne d’un ministre de l’Outre Mer.
Que
voulez-vous, c’est la
France là-bas, les habitants : des Français à
part entière ! Mais
comme dirait ma nièce : - « c’est dans
leurs rêves. »
Evariste
Zéphyrin
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Le
félon ou le perfide c’est selon !
Eric
Besson l’homme qui emprunte les bottes de Judas, le traître ayant
livré le Christ aux grands
prêtres de Jérusalem contre 30 deniers
d’argent, a touché le prix de sa trahison. En effet, il est
nommé secrétaire
d’Etat auprès du Premier ministre, chargé de la
Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques.
Judas pris de remords, rendit les 30
deniers avant de se pendre. Eric Besson suivra t’il le même
chemin ? Nous en doutons, de nos jours les valeurs sont
renversées, le monde est favorable aux infâmes.
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Le porteur de sacs de riz
Bernard
Kouchner pseudo humaniste, mais vrai
opportuniste, a trouvé à s’employer
dans le gouvernement Sarkozy, comme ministre des affaires
étrangères.
Ce
siècle s’annonce comme celui des impostures et des
imposteurs, c’est ainsi que nous voyons l’homme, depuis qu’il a
signé l’appel à la haine du Hachomer-Hatzair.
Finalement, il trouvera sa place dans ce
gouvernement, dont on peut dire sans se tromper, qu’il sera en phase
avec Nicolas Sarkozy, dont les propos négrophobes font
flores.
Signalons
que : « Pour
avoir organisé ces véritables appels aux meurtres
collectifs et négrophobes, le mouvement HACHOMER HATZAIR, la
radio communautaire RADIO SHALOM, Elie CHOURAQUI, Alain FINKIELKRAUT,
Jacques JULLIARD, Bernard KOUCHNER, Pierre-André TAGUIEFF et
bien d'autres sont attendus par la justice.»
ce à l’initiative du MNH.
Toutefois, cette affaire risque de tourner en eau de boudin, car
l’association sera déboutée, parce que ses statuts ne
prévoient pas, parce qu’elle n’a pas intérêt
à agir, parce qu’elle n’est pas fondé à …, parce
que la plainte… parce que… cent raisons qui feront
que nous n’aurons pas droit à réparation ou à des
excuses. Mais j’espère me tromper.
Tony Mardaye
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Le denier de
Romana
On savait
certains Antillais et certaines associations qui leur tiennent lieu de
faire-valoir assez inféodés pour obéir à
tous les ordres du moment qu’ils
viennent de leur maître, le potentat local. À Sarcelles,
par exemple, les
Passé-Coutrin et autres Moradel ne dérogent pas à
cette règle. Magloire Pélage,
qui aida au rétablissement de l’esclavage en Guadeloupe aux
côtés de Richepance
en 1802, ne les eût pas reniés. On est plus surpris de
voir des associations et
des personnalités qu’on croyait jusqu’ici sincèrement
engagées dans le combat
contre les dénis de l’histoire, ne pas hésiter à
trahir leurs compatriotes pour
un denier de 150 000 euros. C’est en effet pour cette somme,
versée par la
mairie de Sarcelles à son association, que Serge Romana a
apporté sciemment son
concours au plus honteux épisode de la campagne de DSK, sous
prétexte de rendre
hommage aux esclaves et à leurs descendants. Le 23 mai a en
effet l’avantage de
tomber en pleines législatives. On peut être sûr
qu’en faisant accorder cette
subvention faramineuse de 150 000 euros par son homme de main corse,
DSK n’y
avait pas pensé. Quel étrange spectacle que Serge Romana,
cravaté et
endimanché, flanqué de Passé Coutrin et de
Moradel, écoutant religieusement
celui qui déclarait naguère que, lui président,
aucun « noir » n’obtiendrait
jamais de portefeuille ministériel important ! Quel
étrange spectacle que ce
Romana tout frétillant de reconnaissance lorsque le maire de
Sarcelles vient
lui claquer une bise des plus familières et lui pincer la joue !
L’association
de Romana n’est pourtant pas du cru, mais qu’importe ! Les descendants
d’esclaves de Sarcelles ont bien les moyens de contribuer à ses
oeuvres. Petit
bémol : le renvoi d’ascenseur des associations
subventionnées aux candidats
généreux est puni par la loi. Et DSK, affolé par
des sondages surgis du pire de
ses cauchemars, n’est pas président. Tout juste
député, pour quinze jours
encore.
Claude Ribbe
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Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy
à propos de la commémoration du 10 Mai

(photo
: Germain Mazarin)
Monsieur le Président de la
république,
Je vous ai vu lors de la
cérémonie du 10 mai, j'y ai noté votre absence de
recueillement, j'ai noté avec honte l'inattention de la foule
lors de la lecture de la déclaration de Delgrès.
J'ai vu
aussi, qu'au premier rang, il n'y avait aucun représentant des
populations de la Guadeloupe ou des associations ultramarines, puisque
peuples ils ne sont plus ; mais c'est une autre question.
On me
l'avait raconté, mais je ne l'avais pas encore vu. Aujourd'hui
j'ai vu. Sur le site d'une chaîne de télévision,
j'ai vu vos larmes, j'ai entendu votre discours au bois de Boulogne.
J'ai vu le
recueillement, j'ai entendu votre discours.
Je vous ai
entendu dire « ils ne voulaient pas que la France renie toute son
histoire », « ce "non" continue d'être entendu bien
après leur mort ».
Vous
entendez celui-ci, mais vous n'entendez pas celui de Delgrès. Je
vous livre ici quelques extraits de son appel.
«
C'est dans les plus beaux jours d'un siècle à jamais
célèbre par le triomphe des Lumières et de la
Philosophie, qu'une classe d'infortunés qu'on veut
anéantir, se voit obligée d'élever la voix vers la
postérité, pour lui faire connaître, lorsqu'elle
aura disparu, son innocence et ses malheurs.
.Et
tout nous annonce que, dans le siècle de la Philosophie , il
existe des hommes, malheureusement trop puissants par leur
éloignement de l'autorité dont ils émanent, qui ne
veulent voir d'hommes noirs ou tirant leur origine de cette couleur,
que dans les fers de l'esclavage.
.Citoyens de la Guadeloupe [blancs], vous dont la différence de
l'épiderme est un titre suffisant pour ne point craindre les
vengeances dont on nous menace (à moins qu'on ne veuille vous
faire un crime de n'avoir pas dirigé vos armes contre nous),
vous avez entendu les motifs qui ont excité notre indignation.
.La
résistance à l'oppression est un droit naturel.
La
divinité même ne peut-être offensée que nous
défendions notre cause ; elle sert celle de la Justice et de
l'Humanité.
. Et toi, Postérité,
accorde une larme à nos malheurs et nous mourrons satisfaits.»
Cet appel
a été placardé le 10 mai 1802 sur tous les murs en
Guadeloupe.
Je vous ai entendu interpeller Max Gallo, celui-là même
qui, sur une autre chaîne de télévision, à
la question : l'esclavage est-il un crime contre l'Humanité,
répondait qu'il ne savait pas, alors que l'assemblée
nationale avait déjà voté la loi dite Taubira.
Monsieur
le Président, vous m'avez insulté et humilié en
pleurant ici et en vous divertissant là.
Monsieur
le Président de la République, s'il est un homme et ses
compagnons qui ont donné ses premières lettres de
noblesse à la Résistance française, ce sont bien
Delgrès et ses hommes.
Mais
voilà dans votre premier meeting de deuxième tour, vous
nous avez bien dit que les colonisateurs apportaient la civilisation,
ce qui à l'évidence veut dire que les colonisés
n'étaient que des sauvages. Que dire et penser alors des
nègres qui n'étaient que des meubles !
Monsieur
le Président de la République, ils se sont battus contre
la barbarie !
Monsieur
le Président de la République, s'il est un texte qui doit
être lu dans toutes les écoles, collèges et
lycées de France c'est bien celui de Delgrès, car
à ce que j'ai déjà écrit plus haut, il
montre que ces peuples lointains, qui font partie de la nation
française et de la France, ont su mourir pour ses valeurs.
Monsieur
le Président, vous ne pouvez pas demander aux descendants
d'esclaves, génériquement appelés "noirs" ou
"blacks" aujourd'hui, d'oublier leur part histoire nationale et leur
inculquer une culpabilité qui n'est pas la leur.
Et
pourtant, partant de la Guadeloupe, par exemple, ralliant l'île
de la Dominique en canots à rames, ils ont rejoint l'Angleterre
pour venir se battre encore contre l'oppression, pour la
liberté, et certains mourir, pour délivrer la France du
nazisme. Sans oublier Félix Éboué qui, ouvrant le
Tchad à De Gaule, lui permet de reconstituer l'armée
française.
Ce texte
donc réconcilie tous les citoyens français sur les
valeurs fondamentales de leur pays.
Monsieur
le Président, il est urgent et indispensable que vous laviez
l'offense faite en tout premier lieu à ces sacrifiés
d'hier, mais aussi à l'honneur de leurs enfants d'aujourd'hui et
ainsi donner du sens aux valeurs de la République.
Jean Élisabeth LARGITTE
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(photo : Coco B.)
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Un extrait
d’une émission traitant de la « question
noire » diffusée le 25 mai 2007 sur France 2. Que
dire !
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Pyepimanla
soutient ces douze candidats ou plus aux législatives.
Les législatives de 2007
suscitent
de l’engouement chez nos
compatriotes antillais (martiniquais, guadeloupéens) et nos amis
d’origine africaine. Nous dénombrons pas moins de dix
candidats à la députation( le nombre de candidat s'allonge chaque
jour, ils sont bien plus nombreux à se présenter que nous
ne le croyons). Leurs chances d’être
élues sont faibles, mais leur
candidature est utile, leur implication politique aussi. Tout
ceci payera à un moment donné.
Des candidatures dont nous connaissons l'existence : Fodé Silla, Abou
Njie, Bila Traoré
Cliquez
sur la
photo des candidats pour accéder à leur site
Claude
Ribbe
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Claire
Aymes
|
J.C
Beaujour
|
Cecile
Ranguin
|
S.E Njoh
|
J. Maurice-Bellay
|
G.
Pau-Langevin
|
Rose
Gomis
|
Safia
Otokore
|
Jenny Beuve
|
Huguette Fatna
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Simon Gomis
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Je suis
blanche !

(photo
: Evariste Zephyrin)
Il nous a
été donné d'assister à
une scène pour le moins surprenant. L’histoire
se déroula au sein d'une administration, sans doute la
moins aimée des français : les impôts. Il s'agissait d'une
discussion entre un agent du fisc et une femme
venue effectuer ses démarches et vu que sa demande ne
nécessitait pas un traitement
particulier, l'agent l'orienta vers le service adéquat
et l'informa qu'elle devait au
préalable lui laisser sa pièce d'identité. A ces
mots, la femme haussa le ton, faisant montre
d'agressivité, hurla sur l'agent à la mine
déconfite.
Et nous nous
retrouvâmes témoins de l'échange suivant :
«- Non mais vous m'avez bien regardé pour me
demander mes papiers !
- Oui madame je vous vois.
- Alors ! Vous ne
voyez pas mon visage, vous ne voyez pas que je suis blanche pour me
demander mes papiers ! De quel droit me demandez-vous mes
papiers ? Mais enfin vous ne voyez pas que je suis
blanche ?
- Oui madame je le vois bien, mais vous savez ce n'est pas qu'aux Noirs
et aux Arabes à qui on le demande. Cette règle vaut pour
tout le monde. »
En cet instant nous
nous serions crus dans un film de science-fiction, tant la scène
paraissait surréaliste. Cette femme ulcérée
et en colère, dénonçait haut et fort l'abus dont
elle s'estimait victime, car en effet sa couleur de peau
l'exemptait de ce genre « d'humiliations »
ou de procédures.
Si nous extrapolons et
allons au bout du raisonnement de cette contribuable, il
s'avère que toute personne née avec une couleur de
peau, la blanche en l'occurrence serait
« innocente » par nature, un être
angélique, de fait, il serait blanc comme neige.
Un tel point de vue
induit une autre évidence, à savoir que toute personne
dite « de couleur » noire en l'occurrence
serait « coupable » par nature, un
être maléfique, il serait noir comme le mal.
L'attitude de cette
femme avait de quoi surprendre et ce n'était pas un cas
isolé, selon les employés du trésor public.
Cet incident que
certains rangerons volontiers au rayon des anecdotes, est
révélateur d'une réalité sociale, qui se
fonde sur une discrimination pigmentaire, s'inscrivant dans une
« redoutable banalité » que nombre de
jeunes de banlieue, subissent au quotidien, notamment par des
contrôles de police à répétition entre
autres ou que des Antillais ou des Africains lors d'un passage en
caisse d'un supermarché, le blanc de souche payant avec un
chèque est exempté de présenter ses papiers
d'identité et qu'à eux on les réclame.
Pour toutes ses
raisons, un certain nombre de ces hommes et de ces femmes «
de couleurs », refusent cet état de fait, que la
société semble vouloir leur imposer comme un diktat.
Ils
réagissent aux actes discriminatoires en se saisissant des
tribunaux, en se regroupant au sein d’associations et en
médiatisant certaines de leurs actions de protestations…
Aussi maintenant,
timidement, commence à émerger dans les discours la
thématique de ce qui est nommée « la question
noire » au sein de la France qui est vue par opposition
comme étant «naturellement blanche ».
Pour la première
fois, ces questions sont abordées autrement que sous un angle
réactionnaire, à savoir qu’être français en
France, sans être blanc s’avère être parfois un
handicap. En effet cette carnation différente dans certains cas
(recherche d’emploi, de logement…) est le parfait alibi d’une
volonté délibérée d’exclusion sociale et
économique.
Dans une
République qui s’enveloppe dans des principes égalitaires
et fraternels, il est légitime de se demander pourquoi les
perspectives d’avenir se fondent dans certains cas sur un
critère de peau ?
Or dans l’absolu, le
choix des aspirations personnelles appartiennent a ceux qui les ont,
qu’ils soit avec ou sans couleur. Ce qui est loin d’être
une chose normale dans la réalité, car le cas de cette
contribuable, démontre aisément que les Noirs
pâtissent d’un certains nombre de préjugés.
Cela suppose donc que
les Noirs doivent s’approprier leurs images afin qu’ils en diffusent
les représentations qu’ils désirent.
Le cas de la nomination
d’ Harry Roselmack au journal du 20h de TF1 est un exemple probant. Le
public au départ réticent, a été
très vite séduit par le professionnalisme de l’homme, ne
le voyant plus comme un noir à la télé mais
simplement comme un journaliste a part entière.
Preuve en est que la
pigmentation noire n’est pas synonyme de médiocrité
et qu’il suffit de laisser aux personnes de talent s’exprimer
pour que les a priori tombent d’eux même.
Emmanuelle
Desché.
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« il
n’est pas beau, il est un peu sot, Nicodème il se prénomme. »
Un pyéton
nous adresse son coup de
gueule

Propos raciste de
Zemmour
J'ai
suivi aujourd'hui le débat télévisuel sur la
chaîne I. Télévision entre M.
Zemmour et M. Morin au sujet de leur vision de la France de demain.
J'ai été
particulièrement heurtée par les propos de M. Zemmour qui
glosant sur
le thème de l'identité nationale a fait allusion à
« un vote politique ethnique
». Il nous a ainsi expliqué qu' « un vote ethnique
de banlieue » pro-Royal
avait vu le jour lors des dernières présidentielles,
alors même qu' « un vote
de Blancs », fuyant lesdites banlieues s'était
porté sur M. Sarkosy.
M.
Zemmour visiblement très à l'aise, se
référant à une phrase du Général De
Gaulle et précisant qu'elle n'était pas de Pétain,
nous a ensuite énoncé que «
la France est majoritairement Blanche, d'héritage
judéo-chrétien et de culture
grecque et latine ».
En fait, la
citation est la suivante :
« C'est
très bien qu'il y ait des Français
jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Il
montrent que la France est
ouverte à toutes les races et qu'elle a vocation universelle.
Mais à condition
qu'ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait
plus la France.
Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de
race blanche, de
culture grecque et latine et de religion chrétienne. »
Le
Général Charles de Gaulle lors d'un
entretien du 5 mars 1959, rapporté par Alain Peyrefitte dans
C'était de Gaulle,
t.1, Paris, De Fallois, 1994.
Faisant fi de
toute exactitude historique, M.
Zemmour gomme ainsi 48 ans, d'un geste bravache, pour calquer son
idée de la
France de 2007 sur celle de 1959.
Ensuite, M.
Zemmour se permet d'évoquer les
conséquences négatives d'un « métissage
excessif » sur l'identité nationale .
Personnellement,
d'origine domienne, je me
sens particulièrement stigmatisée par de tels propos.
Qu'un journaliste
puisse ainsi en toute
impunité déverser publiquement ses théories
racistes est intolérable. Car lier
l'identité nationale à la couleur de la peau est
proprement une insulte aux
Français d'Outre-Mer qui ont fait preuve de leur courage
notamment aux heures
les plus sombres de notre histoire et qui , M. Zemmour semble
l'oublier, ne
sont pas plus que les Français issus de l'immigration, des
sous-français.
Je n'ose imaginer
les mesures préventives
pour défendre cette majorité Blanche que M. Zemmour
proposera.si aucune action
à son encontre n'intervient.
Faisons cesser
cette incitation à la haine
raciale, au nom des valeurs qui fondent notre République :
« Liberté, Egalité,
Fraternité ».
F. Caillibot
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En
mémoire de nos
ancêtres ?

(photo : Coco B.)
Pour la deuxième fois
consécutivement de son histoire, la France commémorait
« les Mémoires
de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs
abolitions » dans
l’hexagone.
Le 10 mai est
la date officialisée pour l’honoration du souvenir des esclaves et de la
commémoration de l’abolition de l’esclavage.
Mais ce 10 mai 2007, cette journée
commémorative, de même que les
cérémonies afférentes, nous ont paru abstruses,
comme engluées ou cernées d’une
aura d’illégitimité, encore sous
les
charges et les tirades de Nicolas Sarkozy, qui le soir de son
élection
déclarait : « je vais en finir avec la
repentance, qui est
une forme de haine de soi. » ceci s’ajoutant à
« la mode de
la repentance est une mode exécrable. »
Précisons, que la repentance
dont il est question, est à corréler avec la
colonisation et avec
l’esclavage des Nègres, nullement avec le crime,
dont les gens de
sa communauté furent les victimes. Cela va de soi !
Tout Congruait afin que
nous eûmes des commémorations
parasitées ou détournées de leur
contexte et de leur sens. En effet, tout concourait à ce
qu’il (Nicolas Sarkozy) se revanche et sa
présence
au Jardin du Luxembourg fut pour le moins surprenant, compte tenu de
ses
précédentes déclarations.
Par ailleurs, durant
toute la période préélectorale, la
« question noire » occupa
« l’espace médiatique », et nous
assistâmes à la
naissance ou à la volonté de mise en œuvre de
statistiques ethniques, projet
porté par le Cran et combattu par
le
Collectifdom, car pour ce dernier, il
n’y a pas de Noirs, pas de races, pas
de racisme, juste des discriminations…
Remarquons, dans les
discours entourant la question noire, c’est l’approche
nécessitaire qui
prévalut, celle nous attribuant une identité collective
et figée. Les Noirs
sont vus comme des individus dotés de caractéristiques
propres, intangibles et
immuables.
De tels discours
innéistes portés par des politiques, des
philosophes, répétés à foison,
relayés sur les différents médiums,
préjudicient notre
« communauté », voire nous
aliènent car nous surdéterminent,
nous enfermant dans des impossibilités. Toutes nos
différences dues à
l’origine, à l’histoire, à nos cultures,
notre parcours sont
effacées. Il ne reste que le Noir, du moins dans leur
imaginaire, que le Nègre.
Et à contrario, les communautés
autres que noires s’inscrivent dans un existentialisme et dans
l’acquis,
s’ouvrant alors à toutes les
possibilités.
Notre communauté est en
porte-à-faux dans cette
société française, c’est la plus fragile, la moins
argentée, celle qui fut exploitée
pendant des siècles, celle qui fut empêchée, celle
qui fut volée, violentée,
salie et souillée, et paradoxalement, c’est celle
à qui on demande
en permanence de se rédimer.

(photo : Coco B.)
Donc,
le contexte socio-politique a influé négativement
sur les commémorations
du 10 mai.
Une
retransmission télévisuelle, depuis le jardin du
Luxembourg, d’une cérémonie
pompeuse et je-m’en-foutiste à laquelle assistait le
président Jacques Chirac
et son successeur. Un rassemblement à Nation
initié par des associations afro-antillaises et africaines,
quelques cérémonies convenues, des
manifestations confidentielles en province, peu
de chose, d’autant que l’attitude du CM98 de par ses
oppositions, son
prosélytisme en faveur du 23 mai, nuit à la
solennité du 10 mai.
L’intérêt subjacent à cette attitude est à
relier avec les énormes
subventions octroyées par les pouvoirs publics à
cette
association.
Au
final, le 10 mai et le 23 mai sont en passe de devenir des enjeux
économiques,
bien plus que mémoriels, il y a comme un dévoyement
ou un
pervertissement de cette commémoration qui à
l’avenir sera pour certaines
associations un moyen de se financer. Rien de plus !
Tony
Mardaye
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Mémoires des
esclavages et voltige
des langues
Par Edouard
Glissant
A l'heure où la
France célèbre pour la deuxième fois, le 10 mai,
les " Mémoires de la
traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions ",
l'écrivain
Edouard Glissant, chargé par le premier ministre, Dominique de
Villepin, d'" une mission de
préfiguration d'un centre national consacré à la
traite, à l'esclavage et à
leurs abolitions ", publie Mémoire des esclavages, chez
Gallimard. Un
ouvrage dans lequel il présente le projet qui lui a
été confié, et repère les
traces de cette histoire douloureuse. " Le Monde des livres " en
publie un extrait. Lire
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La fréquence de
MédiaTropical a été attribuée à
TropiqueFM

Après
s’être vendu corps et âme à Nicolas Sarkozy,
sa prise de parole, lors de
la rencontre entre le président actuel et les antillais en
témoigne, et
aussi, ce que avons pu lire sur le forum de son site web ou certains de ses auditeurs s’alarmaient de ces
accointances.
Vu
les efforts déployés en faveur du candidat de l’UMP,
Daniel Valminos eut
été en droit d’attendre le retour d’ascenseur, ce petit
coup de pouce qui lui
aurait permis de garder sa radio, il n’en fut rien.
Le
CSA institution indépendante a estimé que le
projet présenté par
Claudy Siar présentait toutes les garanties et lui fut
préféré.
Après
15 ans de « bons et loyaux services » le 1
er septembre
MédiaTropical cessera d’émettre. Sauf revirement
improbable de dernière minute,
et sera remplacée par TropiqueFM.
Alors
nous souhaitons bonne chance à la nouvelle radio et disons bon
vent à
l’ancienne (qui ma foi a les moyens de devenir une webradio antillaise).
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COLLECTIF MAI 67" de
Guadeloupe,
vous
convient à
un
Exposé-Débat suivie d'une Veillée
Culturelle
en hommage aux victimes des
événements de mai 67
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Le terme
La sève
bouillonne et le sang va vite,
La nuit est
partie, quittons le couvent,
Je m'atermoierai
quand j'aurai du temps!
J'entends
des sons de mer et de
palourde
Des
élans d'écume et de flancs d'eau
douce,
La
gangrène est morte et mon teint est
vert.
La
musique est lente, la foule est
balourde,
Moi
je boute en train j'avance et je
pousse.
Le
silence éclate en perles de verre,
Je
sens bon le thym au soleil levant.
L'attente
est finie, le facteur arrive.
Je
me résurrecte et me ressuscite,
Le
carnage enfin a quitté ma rive.
Je
m'atermoierai s'il y a du vent.
Parolier du dru mot
12 mai 2007

Paris,
il faut que tu saches
de Tony Delsham

Il n'est ni blanc, ni noir. Pour
Vigipirate c'est un terroriste
potentiel, et il doit sans cesse prouver son identité.
Âgé de vingt-six
ans, surdiplômé, il est au chômage.
« La crise n'explique pas tout
» se dit-il.
Elle est blanche, elle
est Juive. Âgée de vingt six ans,
surdiplômée, elle est
au chômage. Main dans la main, très en colère,
Aline et Thierry affrontent
Paris et le monde.
Deux jeunes de ce
début de siècle, issus des plus grandes catastrophes de
l'humanité, le génocide et l'esclavage, se
rencontrent, s'aiment et
disent au monde, une énième fois, que l'amour
total de l'homme pour
la femme, de la femme pour l'homme, est le secret du bonheur sur terre.
Le
secret de l'harmonie entre les peuples. Le couple uni affronte
les
montagnes, trace un chemin fleuri sous les pas des enfants,
enseigne
l'amour et la paix.
Tony Delsham dédicacera
son dernier ouvrage à la librairie
Antillaise, le mercredi 30 Mai à Fort-de-France de
10 à 13 heures. Le Samedi 2 Juin,
il sera au Rond-
Point de 10 à 13 heures, le même jour de 15 à 18 h à la Galleria du Lamentin.
Le site de l'auteur Martinique-Editions (vous pourrez commander ses ouvrages.)
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