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T. Lacroix et J-C Cadenet

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Les Salons du Louvre

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T. Lacroix

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t. Lacroix et J-C Cadenet


Le Carnaval de paris 2009

Mais où est le roi Vaval ?

Le 18 mai 2009 Jean-Claude Cadenet, Délégué général à l’Outre-Mer, Mairie de Paris, présentait  au Salon du Louvre la nouvelle mouture du carnaval Tropical de Paris se déroulant le samedi 4 juillet 2009.

La particularité du carnaval Tropical de Paris est son mode de financement, entièrement pris en charge par la Mairie de Paris, pour un montant avoisinant les 300 000 euros.

Cette somme peut paraître dérisoire au vu des fonds engagés par divers carnavals, tels que celui de Venise, de Rio, de Notting Hil et j’en passe.

Pourtant, le Délégué engage 60 % du budget de la DGOM,  pour une manifestation partant place de la Nation à 14 h pour arriver à 18 h 30 à la porte de Pantin, cela nous semble excessif, d’autant que les effets induits sont presque nuls. Le carnaval Tropical de Paris ne génère pas de réel plus value.

Puis, nous pensons que  cette somme pourrait être fractionnée afin de créer plusieurs évènements dans l’année  en relation avec l’Outre-Mer, au lieu d’engager  300 000 euros pour 4 h 30  d’un carnaval, dont l’affluence attendue aux dires des responsables sera de 50 000 personnes.

Bien sûr le carnaval tropical est loin d’attirer les 2 000 000 de visiteurs du carnaval de Notting Hill, toujours en croissance, des gens viennent de l’Europe entière pour y assister.

Pourquoi cette différence, certains argueront l’ancienneté du carnaval de Notting Hill,  son attrait, sa beauté, sa féerie, son ambiance faisant que tout le monde se côtoie du touriste au Bobys. Quant aux effets induits ils sont considérables, les vols, les hôtels, les restaurants, un vrai bisness s’est greffé, les associations antillaises proposent des formules tout compris, dans beaucoup de pays de l’Europe on s’organise pour être présent.

J’écoutais le président de la Fédération du Carnaval Tropical de Paris nous  dire qu’il veut qu’à 22 h tout soit bouclé, terminé !

Ceci à cause du risque de violence, de casse, de pillages, des « jeunes des banlieues »  ll m’a semblé que la peur domine le carnaval antillais de Paris.

En 2005, la DGDOM louait un espace  (discothèque) où la fête se poursuivait toute la nuit.

Nous en sommes plus là.

La peur n’est pas née de rien, mais des dégradations de biens publics, de saccages, de faits de violence sur des personnes, des personnes en état d’ébriété, de bagarres, voire même plus, c’est un carnaval occasionnant biens des inconvénients, plusieurs fois sur la sellette quant à sa pérennisation.

Oui mais  avec la peur on ne construit rien de durable.

Des tracés modifiés, des riverains se plaignant, puis la peur du Noir  joue à fond, mais quand l’on voit ces bandes  voulant régler leurs comptes ce jour là, on peut comprendre la peur ou la prudence des organisateurs, mais tant que des réponses sérieuses n’auront pas été apportées à ces problèmes, le carnaval tropical de Paris végéterait dans la 4e division des carnavals.

Pourtant, il a des potentialités de développement avec une plus forte implication de l’Etat, des partenariats noués avec des grandes entreprises ou des parrainages et surtout un final au stade de France où les places seraient vendues, ce qui permettrait de faire  venir des stars de la calypso de la soca, des artistes des Antilles…

Il faudrait prendre le temps de tout mettre a plat, faire des propositions afin que nous ayons un carnaval digne de ce nom.

Mais pour l’heure nous n’en sommes pas là

Evariste Zephyrin