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Pyepimanla
le Magazine Antillais
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A
l’heure de la diversité
Le groupe France Télévisions
s’est
officiellement doté d’un Comité permanent de la diversité présidé par
Hervé
Bourges. Ses missions principales : aider à évaluer et à orienter sur
le long
terme la politique du groupe en matière de diversité, la mesurer au
travers des
indicateurs de suivi, qu’il aura mis en place, à l’écran et au sein de
l’entreprise. Cette «brigade légère», comme l’a qualifiée son
président,
«aidera chaque responsable (du groupe) à accoucher le plus vite des
idées qu’il
avait pour l’instant gardées à l’état d’embryon dans son esprit».
L’installation de ce comité, a estimé Christine Albanel, la ministre de
la
Culture, est l’expression «d’une impulsion, d’une volonté politique»,
l’audiovisuel public étant «le média du lien et de la cohésion
sociale».
Dix ans après avoir été à
l’initiative, en tant que président du Conseil
supérieur de l’audiovisuel (CSA), de la première initiative
institutionnelle en
faveur de la diversité, Hervé Bourges se retrouve à la tête d’un comité
composé
de 16 membres répartis en deux collèges.
Le premier réunit des
personnalités extérieures à l’entreprise, comme le
président de SOS Racisme, Dominique Sopo, le second, des collaborateurs
du
groupe, à l’instar de la rédactrice en chef adjointe de France 3,
Audrey
Pulvar. Elle fait partie des rares figures de la diversité visibles sur
les
antennes de l’audiovisuel public, qui mène néanmoins, au travers de ses
fictions et programmes une politique active en la matière.
De même que des actions un peu
plus «souterraines», selon son président Patrick
de Carolis, quand il s’agit du soutien apporté aux jeunes de la
diversité,
inscrits notamment à Sciences Po, en leur octroyant des bourses.
L’entreprise
ouvre également ses portes à ceux intéressés par les métiers de
l’audiovisuel.
«Des oreilles attentives» à la
diversité
au sein de France Télévisions
«Notre écran est blanc, parfois noir, rarement maghrébin, presque
jamais
asiatique», a constaté Hervé Bourges. La France est «en retard»,
souligne-t-il,
comparé à d’autres pays quand il s’agit de diversité. «En France
métropolitaine, il y a une seule députée noire (…). La télévision n’y
échappe
pas. Il y a de vrais problèmes qui se posent aussi bien dans les
programmes que
sur les antennes. On va essayer de les régler sans se substituer aux
rédactions
et aux responsables de programmes (…), et surtout (veiller) à ne pas
laisser
s’échapper des talents» à cause de leurs origines.
Après son Programme d’action
positive en faveur de l’intégration (Papi), venu à
échéance, cette année, France Télévisions franchit une nouvelle étape
que
d’aucuns pourraient considérer comme tardive. Christine Albanel voit
les choses
autrement. Elle considère que la réforme de l’audiovisuel permet
aujourd’hui de
relever ce défi. «C’est important qu’une structure comme France
Télévisions
montre l’exemple sur ces questions de présence, de visibilité, et de
lutte
contre les discriminations», estime Dominique Sopo. Pour Yamina
Benguigui, la
cinéaste dont le téléfilm Aïcha, a réuni, il y a quelques semaines, 5
millions
de téléspectateurs sur France 2, les membres de ce comité seront «des
oreilles
attentives» à un problème qui n’est pas «palpable». La première réunion
du
Comité, qui devrait se réunir «quatre ou cinq fois en session plénière»
en dehors
de ces différentes commissions, est prévue le mois prochain.
F. G.
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