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Pyepimanla
le Magazine Antillais
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Drépaction
N°1
La Drépanocytose, première
maladie génétique en France et pourtant la plus méconnue,
pour ne pas dire
inconnue.
Le soir du 13 juin, au Zénith
de Paris, le
mot d’ordre était “Tous ensemble contre la drépanocytose”. Ce slogan
était
nécessaire pour que l’opération DRÉPACTION soit réussie. Cette action à
l’initiative du Délégué interministériel à l’égalité des chances des
originaires d’Outremer, Monsieur Patrick Karam, a pour but de récolter
des
fonds pour les associations luttant contre cette maladie[1].
Le public à majorité domienne
a répondu
présent, les artistes ont aussi répondu à l’appel et incité la foule à
donner,
car les fonds recueillis donne l’espoir de
vaincre cette maladie
en donnant des moyens à la recherche. La France arrive bien tard dans
ce
combat, alors que les étatsuniens ont déjà un plan de lutte contre la
Drépanocytose depuis Kennedy et Martin Luther King. C’est à eux que
nous devons
les médicaments qui permettent aux malades de lutter contre les
douleurs,
souvent atroces, causées par cette malformation génétique.
La cérémonie de lancement du
premier DRÉPACTION
s’est déroulé sur le mode du Téléthon, ponctuée par les interventions
des
donateurs, d’hommes politiques, de personnes de la société civile et
aussi des
personnes frappées par la maladie. La formule est risquée car la foule
n’hésite
pas à manifester son désaccord à l’encontre des politiques. Le
secrétaire
d’état, Monsieur Yves Jégo, fut, dans un premier temps hué, mais finit
par
recevoir une ovation du public. En revanche, ce ne fut pas le cas du
représentant du groupe Bernard Hayot, auquel le public manifesta son
hostilité
du début à la fin, malgré l’intervention de Patrick Karam essayant de
lui
rappeler la légendaire hospitalité des ultramarins.
A l’évidence, certaines
blessures ne sont pas
refermées. Il faudra du temps, de la patience et de la reconnaissance.
Mais
peut-être que le chemin se dessine, c’est le Groupe
Bernard Hayot qui a payé la location de la salle et la
logistique, à cela
ajoutons le don de 20 000 € remis par la fille de Bernard
Hayot. Certains
diront que ce n’est qu’une partie d’un juste retour des choses, soit,
mais le
public semble avoir pris acte de cette participation active puisqu’elle
a été
applaudie.
Le Conseil
Régional de la Guadeloupe, en la personne de son président,
Monsieur
Victorin Lurel, a fait un don de 10 000 €, celui de la Réunion, un
chèque de 7
000 €, remis par sa présidente Madame Nasimah Dindar, et n’oublions pas
l’Union
des bananiers de
Guadeloupe et Martinique qui a fait don de 15 000 € ainsi que le
scrétaire d’État,
15 000 €. La communauté Antillo-Guyanaise était aussi là, forte d’au
moins 5 830
personnes. Souhaitons que chacun y soit allé de son
don.
En
tout cas, ce fut une heureuse surprise, qu’une action montée en 3
semaines ait
eu un réel succès. La communauté a réagi, les artistes ont participé
bénévolement, de Jacob Desvarieux du groupe Kassav’, à Passi et Bisso
Na Bisso,
en passant par Jocelyne Labylle et Sheila, , Orlane, Dominique Panol,
le groupe
Bamboolaz, Mehdi Custos, Sylviane Cédia , et d’autres encore.
Trois semaines, un temps
particulièrement
court pour une manifestation de cette envergure. Cela veut dire que la
communauté d’Outremer en France continentale peut se mobiliser
rapidement sur
un sujet qui l’interpelle et que l’appel du Délégué interministériel a
été
entendu par des associations et aussi des personnes qui ont permis la
mobilisation : Raphaël Confiant de Montray,
Francesca Palli de
Potomitain, Jacques (européen) de Guadareves, lordesiles
(européen.),
Tony Mardayé de Pyépimanla, le professeur Serge Romana., sans oublier
les
simples internautes qui ont relayé l’information : M. Dassier, S.
Oblivé, N.
Capresse, , Jacha, J.E.L. et tous ceux sur la liste desquels je ne suis
pas.
Cependant, d’aucuns se
demanderont s’il ne
s’agit pas là d’un coup politique du Délégué interministériel ? Une
opération
de communication,
ne dit-on pas que l’homme travaille pour son poste de ministre ! Cela
expliquerait l’absence de promotion faite par certaines associations ou
personnes ayant une certaine influence qui se sont abstenues de
soutenir
publiquement cette action. Cependant, étant, elles, leurs enfants ou
petits-enfants, les premières concernées, il faut espérer qu’elles
aient incité
leurs membres ou relations à envoyer leurs dons. Ne rentrons pas dans
des
querelles politiques ou de personnes, et prenons acte de l’action
menée, par le
Délégué, en faveur d’une maladie qui touche plus particulièrement ceux
dont il
a la charge à son poste gouvernemental.
La drépanocytose, cette
maladie si douloureuse et
invalidante commence à sortir du silence de “la maladie des noirs”.
Maladie génétique, elle touche 12 000 malades en France, 150
000 porteurs
du gène responsable.
Le Drépaction, se poursuit
jusqu’au 19
juin 2009, date de la “Journée mondiale de la Drépanocytose de l’ONU”.
Un site
a été mis en place www.drepaction.org
Les chèques sont à envoyer à “Drépaction, BP 10 000, 75326 Paris Cedex
7.
Jean Élisabeth LARGITTE
16/06/2009 – 17:04
P.S. Arrivé en
retard pour cause
d’embouteillage, même dans le parking, je n’ai pas vu Mme Bachelot,
ministre de
la santé, remettre le chèque de 7 000 € de la Santé.
[1]
La drépanocytose est une maladie génétique responsable d’une anomalie
de
l’hémoglobine contenue dans les globules rouges. L’hémoglobine est
responsable
du transport de l’oxygène dans les tissus. L’hémoglobine anormale, dans
certaines conditions, va rendre les globules rouges rigides, ceux-ci
perdant
leur capacité normale à se déformer pour passer dans les tout petits
vaisseaux
sanguins. [Source : Intégrascol]
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