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La traditionnelle Garden Party de L’Outre-Mer

senateur Larcher et Tony Mardaye

photo Jean Largitte

Sénateur Larcher expliquant à Tony Mardaye des points litigieux de son rapport à propos de la suppression des 40 %.

La Garden Party de  2009, avait une allure et une odeur particulière, car c’est la première fois que nous étions les invités d’une de Secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, d’origine antillaise. Une barrière tombait, puis c’est une personne sans l’avoir côtoyé lorsqu’elle dirigeait un service, dans un département de la région parisienne, que nous croisâmes à maintes reprises.

Nous sommes arrivés vers 17 h 45 à la rue Oudinot, nous saluâmes une amie se trouvant dans la file à gauche.

Il faut savoir qu’il y a deux files d’attente, la file de droite est réservée au « V.I.P » aux personnes qui comptent ou ont une influence, tapis rouge  pour ces gens.

La file de gauche aux invités, nous dirions « tout court. » Nous cherchons notre accompagnant, une fois trouvé, nous dirigeâmes vers le point de contrôle, nous entrons, Mme la Secrétaire d’Etat est sur le perron de son ministère, elle est radieuse, une très belle femme, elle nous reçoit, nous nous présentons et la félicitons,  puis nous traversons l’hôtel Montmorin, nous voyons dans un angle un trio de jazz en train de répéter, Nous  reconnaissons Evy Tricia,  une jeune chanteuse de Jazz, prometteuse, nous  l’informons que sa mère nous a missionné pour la photographier.

C’est une grande bougresse, mince, vêtue d’une robe fuseau noir avec des motifs aux couleurs  blanc cassé, il nous semble que c’est une robe Lapidus,  elle met en valeur sa plastique et l’amincie encore plus. Nous échangeâmes  quelques mots, elle m’informa qu’elle serait sur scène vers 21 h 30, cela fait tard, mais chose promise, nous comptâmes nous en acquitter.

Nous traversons la haie d’honneur composée de militaires de plusieurs corps d’armes, de policiers et nous nous retrouvons dans les jardins du ministère. Nous  remarquons que les différents points de restauration sont à l’air et non sous couvert d’une tente, s’il eut plu, c’eut été une catastrophe.

la foule

Beaucoup de monde, la plupart sont des Européens, suivis par les Antillais  les Réunionnais et les Polynésiens. Certains d’entre nous se connaissent, car nous nous croisons à longueur d’année lors des diverses manifestions.

Dans cette foule, se trouvent préfets, anciens ministres, parlementaires, haut fonctionnaires, artistes,  présidents de grandes associations, les membres,  rapporteurs des EGOM et les membres du CPMEH…

Nous nous souvenons, il y a deux ans, nous formions un petit groupe, discutant de choses et d’autres,  un homme se joint à la conversation, se présentant comme un ancien ministre de l’Outre-mer, nous fûmes embarrassés nous ne souvenions pas de lui, mais nous fîmes comme ci, le félicitant de son action au moment où il occupait cette fonction… 

Un peu plus de 3 000 personnes,  prenaient place dans les jardins du ministère.

Nous attendions le discours de Marie-Luce Penchard, elle arrive,  la foule laisse un passage, elle se dirige vers l’estrade ou le podium, elle est accompagnée de son ministre de tutelle : Brice Hortefeux.

Ils s’attardent, serrent les mains, madame la sénateure Michaux-Chevry les suit à courte distance, ainsi qu’un ancien secrétaire d’Etat de L’Outre-Mer : Christian Estrosi, maire de Nice et ministre de l’industrie, l’un des proches du président Nicolas Sarkozy.

Sur le podium des ministres, des préfets, des parlementaires, et Serge Dassault, un petit bonhomme souriant,  a l’air sympathique, très vivant et heureux d’être là.

Le discours est prononcé, celui du ministre aussi. Ce qui revient depuis quelques temps chez les uns et les autres, c’est « l’incapacité de faire des miracles », chacun rappelle que nous sommes en crise et que l’Etat n’est pas le père Noël.

Nous savons tous que l’Etat n’est pas le père Noël, mais était-il utile systématiquement d’insister sur ce point ?

Tout sociologue  vous dira que l’Etat est censé faire le lien entre les individus et les communautés, s’il s’avère incapable de cette mission, la société se délite, la situation économique est à la décroissance réelle,  les lois ne sont plus respectées, l’atonie règne au sein des populations, la situation se déprime, l’Etat même est remis en cause, à sert-il ? .

Les discours sont terminés madame Marie-Luce Penchard, la Secrétaire  d’Etat prend le chemin du retour, nous nous croisons, sans doute des réminiscences affluent à son esprit, elle m’offre un large sourire, comme  complice, puis elle s’en retourne à l’hôtel Montmorin.

Marie Luce Penchard

Dans les salons Delgrès,  se déroule une Garden Party au sein de la Garden Party.

Patrick Karam le délégué interministériel de l’égalité des chances, ne se trouvait pas au côté de ses collègues, pourtant par deux fois Mme Penchard et M. Hortefeux ont souligné le travail remarquable qu’il a accompli au sein de la délégation.

Pour une fois que nous avons deux Antillais à ce niveau de responsabilité, ils ne peuvent décevoir, nous attendons qu’ils travaillent ensemble pour faire avancer nos dossiers, ils doivent se convaincre qu’ils ne représentent pas qu’eux et leurs ambitions, mais sont pour nous des porte-drapeaux, des images positives de notre communauté.

Le buffet est ouvert, beaucoup se précipitent, pour une fois nous  dérogeons à notre régime, nous goûtons à un peu de tout, sans excès, mais ceux ayant un fort embonpoint ne décollent pas du buffet, ils s’empiffrent, aux commissures de leurs lèvres dégouline le trop plein de sauce,  c’est dégoûtant voire répugnant !

Nous allons  au bar nous commandons un coca, la bouteille est débouchée, plus de gaz,  nous portons le verre à nos lèvres, c’est imbuvable, nous le déposons et prenons un jus d’orange.

La plupart des invités sont au punch ou au champagne, nous n’aimons pas le champagne, de toutes les façons l’alcool nous  est interdit.

Un chanteur de charme polynésien fait son show, il est accompagné par les danseurs et les vahinés, c’est plaisant à écouter, une grande diversité de compositions, de nombreux interprètes animent la Garden Party.

Nous voyons des gens avec des « sorbets » nous nous enquérons  du lieu où ils sont servis, nous prenons un sorbet au coco, il manque de sucre, trop d’amande d’amère, nous le mangeons sans prendre plaisir, l’amie m’accompagnant ne fait pas de manière et dépose la timbale  sur une table.

Nous poursuivons notre parcours, nous  frayant un chemin au sein de la foule, nous apercevons des amis, prenons des rendez-vous, recevons  des remerciements de certaines personnalités.

verges, Marie-Luce Penchard, Jean Largitte

Mme Penchard est dans la foule, discutant avec Mme Verges, Jean Largitte profite pour faire la photo avec eux.

La soirée se déroule tranquillement,  les gens se montrent  affables et aimables, un militaire passant avec une assiette de boudins a la délicatesse de nous offrir un morceau de boudin antillais.

Nous sommes à côté du glacier, nous choisissons cette fois un sorbet au fruit de la passion, contrairement au sorbet coco, il est délicieux, nous le  savourons.  

Evy TriciaLa nuit tombe, Evy Tricia entame son show live, nous avons apporté un compact pour sa discrétion, mais les photos ne donneront rien dans la nuit, alors nous la  filmons  pendant une ou deux minutes.

Puis, le moment de partir arrive,  nous nous dirigeons vers l’hôtel Montmorin,  une de mes clientes une ancienne mannequin de Dior m’interpelle, elle souhaite  me présenter un italien, vraiment l’Italien à la limite de la caricature, belle homme, élégant, son accent velouté renforce son charme, elle nous dit que l’homme travaillera avec nous, vu l’individu, nous avons dans l’idée qu’il est plus intéresser à la « sauter » que de travailler avec qui que ce soit, d’ailleurs cet homme pue l’argent et respire la noblesse, a t’il jamais travaillé dans sa vie pour quelqu’un.

Nous le saluons, il est plus à vanter les qualités de la femme que de vouloir parler bizness.

Cette fois-ci, nous quittons, la soirée, c’est terminé.

Nous voyons des personnes qui partent avec des assiettes  remplies de petits-fours, cela dénote un manque de classe évident, elles ne font pas partie de l’élite, elles n’ont ni les codes ni les manières.

Tony Mardaye