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Pyepimanla
le Magazine Antillais
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"La diffusion
du cannabis a cessé d'être massive"

photo Daniel Samson
Destinées à
prendre en charge toutes les formes
d'addiction, les consultations jeunes consommateurs (CJC) sont pourtant
mieux
connues sous le nom de "consultation cannabis". Et pour cause, 40 %
des jeunes qui sont accueillis dans les 274 CJC sont des usagers
quotidiens de
cannabis, selon des données émanant de l'Observatoire français des
drogues et
de la toxicomanie (OFDT).
En juin, l'OFDT
faisait le point sur la consommation de drogues en France en publiant
la
deuxième version de son rapport "Drogues,
chiffres clés". Le nombre de jeunes de 17 ans ayant
expérimenté,
c'est-à-dire consommé au moins une fois du cannabis, a chuté de 45,6 %
à 42,2 %
entre 2000 et 2008, après avoir atteint un maximum de 50,2 % en 2002.
Même
tendance pour les usagers réguliers, catégorie qui concerne les
personnes
consommant du cannabis plus de dix fois par mois. Ils étaient 10 % en
2000,
12,3 % en 2002, mais n'étaient plus que 7,3 % en 2008.
Ces données
proviennent de la quatrième enquête Escapad.
Cette enquête de prévalence a été réalisée auprès de 40 000 jeunes de
17 ans
qui participaient à la Journée d'appel et de préparation à la défense
(JAPD). D'après
Hélène Martineau, adjointe au directeur de l'OFDT, cette enquête
s'appuie sur
une "méthodologie robuste" contrôlée par des "statisticiens
de l'Insee".
"LE
MARCHÉ DU CANNABIS S'EST RÉGULÉ DE LUI-MÊME"
Comment
expliquer cette sensible baisse ? "Nous étions sur une très
forte
progression jusqu'au début des années 2000. Puis nous avons atteint un
plateau
entre 2003 et 2005. Enfin, la diffusion du cannabis – mesurée
par le
nombre de personnes l'ayant expérimenté – a cessé d'être massive. Le
marché du
cannabis s'est régulé de lui-même", analyse Mme Martineau
en précisant que le phénomène a également été observé dans d'autres
pays
européens.
Les causes de
cette décrue de la diffusion et de la consommation régulière sont
multiples. "Il
existe un faisceau d'indices qui permettent d'expliquer cette relative
décrue", explique-t-elle. Figurent parmi ces indices "la
modification de l'image du cannabis, les campagnes de sensibilisation,
prévention et de répression ou encore la baisse de la consommation de
tabac" concomitante à celle du cannabis.
Quid des autres
drogues ? En raison de l'importance de l'offre, le phénomène observé
dans le
cas du cannabis, avec augmentation, plateau puis baisse relative, n'est
pas
généralisable aux autres produits stupéfiants. En effet, la baisse de
la
consommation de cannabis chez les jeunes de 17 ans a été accompagnée
d'une
hausse de l'expérimentation de la cocaïne, qui a constamment progressé
entre
2000 et 2008, passant de 0,9 % à 3,3 % des jeunes de 17 ans.
Jonathan
Parienté
LEMONDE.FR
| 21.07.09 |
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