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La Reine du Carnaval Tropical

reine du carnaval tropical de paris photo evariste zephyrin

Nous sommes à l’heure antillaise, retard est donc pris. Une foule compacte s’agglutine devant les Salons du Louvres, j’aperçois une célébrité  téléphone à l’oreille converse, une voiture s’arrête et demande ce qui se passe, la foule intrigue.

Les trente minutes de retard sont dépassées, pourtant j’avais anticipé, arrivant avec quinze minutes de retard sur l’heure indiquée, mais je n’avais visiblement pas prévu assez large.  L’ambiance reste bonne enfant, les gens discutent, rares sont ceux à tempêter. Je m’approche de ma correspondante qui s’excuse et m’invite à patienter en allant prendre un café dans le bar d’à côté.

Je retrouve une connaissance avec sa fille, nous profitons pour échanger, elle se plaint lorsqu’elle voit certaines personnes rentrées, mais se plaindre est dans sa nature, je n’y prête guère l’oreille. 

On nous informe que tout est ok, on passe un premier barrage de vigiles, une jeune femme me dit : Je vous reconnais, nous échangions quelques mots et j’avance, je me présente, une jolie hôtesse est chargée de m’accompagner à ma place.

Je connais déjà les lieux, il est 20h20 la salle se remplit des trois cents personnes devant trouver places. En bout de podium se trouve  Jean-Claude Cadenet le Délégué général à l’Outre-Mer, de la Mairie de Paris, à ses côtes Teddy Lacroix président de la fédération carnavalesque…

La salle se divise en trois parties, le podium  au milieu, de part et d’autres des rangées de trente sièges pour les invités de marque, en face de ce podium les juges, ceux ayant en charge l’élection de la reine du Carnaval Tropical de Paris, nous avons une salle qui surplombe le podium, mais la visibilité est quasi nulle.

Il ne nous a été signifié qui était le président du jury. A gauche un homme, producteur  et réalisateur d’émissions, un certain Saint-Louis ou Montlouis,  je ne saurai mettre ma main au feu concernant son nom, à ses côtés la représentante d’Air Caraïbe, puis Claudy Siar, et Marie-France Zobda, derrière eux Jacob Desvarieux portant un « tricot » rouge où est écrit : nou pli fo, faisant référence à cette chanson : ansanm nou pli fo, un slogan contre le sida,  l’homme se fait discret, il s’enfonce dans son fauteuil pour paraître plus petit, à sa gauche un comte, descendant du général Lafayette et accessoirement docteur dans un hôpital parisien, spécialiste  bien sûr et enfin le dernier membre du jury Francky Vincent, faisant le pitre comme à son habitude. C’est une vieille connaissance, je me souviens de lui à l’époque où il jouait dans Tabou 2.

Derrière les  sept membres du jury, quelques connaissances, des personnalités ont pris place.

Plus de monde que de places assises,  la musique fait patienter, les gens dansent, donnent de la voix  tout  est fin prêt pour que  le show se déroule, les miss rentrent en scène.

Cinq concourent pour le titre de miss Carnaval Tropical de Paris, et quand la cérémonie se fut terminée cette phrase lue je ne sais plus où me vint en mémoire : La beauté ne serait-être que blanche !

Miss Paris, la franco-bolivienne a remporté le trophée, nous lui adressons nos félicitations

Evariste Zephyrin