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Pyepimanla
le Magazine Antillais
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Les Foulées d’île de France

L’association Accolade
présidée par Jacques Ambrosio organisait les
Foulées d’Île de France au Bois de
Vincennes, le 5 juillet 2009. Les
épreuves se décomposaient en trois courses de : 5, 10, 3 et 1
km, un millier d’athlètes prirent le départ de la
course majeure, neuf cent
quatre-vingt-dix-sept de la course
intermédiaire, pour la dernière, je vous avoue ne pas savoir,
toutefois, ce
n’est pas moins de 3 000 personnes que cette compétition a réunies – Un
sacré
succès.
L’animation
fut
professionnelle, une organisation réussie, les
chronos des participants
relevés sur la ligne d’arrivée. Sur le plan sportif tout c’est déroulé
au
mieux ; j’ai
juste remarqué qu’à
la fin des courses, des longues files d’attente se formaient devant les deux
toilettes mises à
disposition
des coureurs.
Cette
manifestation sportive proposait
un
deuxième volet, plus festif
avec des
stands vendant des
produits antillais,
des boissons et autres objets d’art, de même qu’un podium dressé
pour
recevoir les artistes.
Une
foule moins nombreuse que celle du matin, sans doute dû à un
défaut de
communication. Selon les dires de Jacques
Ambrosio,
la promotion
a été exclusivement dirigée vers le milieu
sportif.
La
foule certes moins nombreuse, était différente, une forte proportion
d’afro
antillais, quoique l’information ne fut pas relayée par les médias
communautaires du web, il est probable que l’évènement fut annoncé sur
Tropiques FM et Espace FM.
La
journée était belle, le soleil nous offrait sa lumière et aussi sa
chaleur, la
foule s’agglutinait sur
l’Esplanade du
Château de Vincennes en
attendant les
prestations des chanteuses et des danseuses.
Mon accompagnatrice s’offrait un sinobol entre
deux interviews, un
animateur et une animatrice tenaient
la
foule en haleine, puis annonçait le
passage des artistes, tous chantant
en
play-back, cela n’avait pas d’incidence, ni d’importance nous passions
un bon
moment.
La machine semblait bien
rôdée, une belle journée en
perspective, le seul point d’ombre vis
à vis de moi, fut l’attitude d’un
homme, une variété d’indien, un kouli, un quinquagénaire ayant une tête
relativement étroite sur un corps râblé, un homme ventripotent. Un
homme sans
aspérité, ne retenant pas le regard, un type quelconque sans
grand talent, bref des individus que
j’éloigne de ma personne.
Notre
homme au corps clownesque, était
préposé aux accréditations, dans ce rôle, il s’est montré odieux avec
ceux qui
n’étaient de son sérail. Il a
tout
d’abord essayé d’humilier un européen. L’homme était assis avec
Théodore
Laplume et moi-même, nous
discutions de
la course, notre préposé aux accréditations s’est senti en posture
d’user
d’autorité, mais notre Européen directeur d’un centre pour jeunes en difficulté, l’a
renvoyé dans les
cordes, lui disant
qu’il était certes
coureur mais aussi invité, puis il s’en ait pris à moi,
mais ayant passé l’âge d’aller me plaindre
au chef, je qualifiais cet énergumène
d’abruti. 
Mais
quel contraste avec Jacques. Ambrosio,
un homme charmant, d’une rare gentillesse, je
dois avouer que ma
journaliste ne tarissait pas d’éloges à
son égard.
Si
notre préposé aux accréditations a eu la même attitude avec les
journalistes de
RFO dans le passé, alors pas
étonnant
que ces derniers ne se soient
pas déplacés pour
couvrir cette manifestation, quand même d’importance.
Tony Mardaye
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