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Pyepimanla
Le Magazine Antillais
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Une Afrique
L’Afrique
et son actualité se
focalisant sur le sida, le manque de médicaments antirétroviraux, le
rôle des
homosexuels dans la propagation de la maladie, ainsi que les risques
qu’ils
encourent, la peine de mort dans quatre pays de l’Afrique
sub-saharienne ;
le chiffre effarant de 5
millions de
personnes vivant avec le VIH en Afrique du Sud, une étude menée en
Ouganda montrant les limites de la circoncision. En effet, les
femmes ne sont pas
protégées du VIH quand leur partenaire est circoncis.
Une Afrique
malade du
SIDA, mais aussi une Afrique toujours en proie à l’instabilité
politique. Madagascar en
proie à la violence, les meurtres, les attentas à la bombe imputés aux
anciens
dignitaires de l’ancien régime, qui cherchent à récupérer le pouvoir,
perdu suite
à un coup d’Etat d’Andry Rajoelina, un ancien DJ propulsé au rang de
président par intérim…
Dans cette
Afrique qui semble
refuser la modernité, voilà qu’au Ghana une jeune femme épouse un
chien,
l’information est trouvée sur Afrik.com
mais je retiens ce commentaire dans l'article : « L’Afrique
ne s’aime plus
Dans son
roman posthume, Le
commencement des douleurs, Sony Labou Tansi (l’un des grands écrivains
congolais, sinon le dernier), soulève un problème majeur :
dans une
société où la force des éléments est indéniable, peut-on enfreindre la
règle
sans conséquences néfastes ? L’histoire : un savant,
Hoscar Hana,
enfreint la coutume, par un "baiser appuyé" à une gamine de
"neuf ans même pas". Un bataillon de calamités assiège le pays.
Asphyxié.
L’histoire
d’Emily Mabou et de
son mari sonne comme une métaphore : tout, désormais, repose
sur un néant
de valeurs. Pour exemple, les femmes et les hommes politiques, en
premier,
apparaissent tels des anti-valeurs. A croire qu’ils sont dépourvus
d’amour, à
l’image de cette Ghanéenne (et c’est un point d’analyse important de
cette
vacuité morale, culturelle, politique, que connaît l’Afrique). On
déteste son
propre corps ; on déteste le pauvre animal ; on
déteste
l’environnement. Or, la société africaine, dans son ensemble, s’est
bâtie sur
un principe majeur : l’harmonie entre la vie et
l’environnement dans
lequel on vit. La modernité et la mondialisation ont sonné le glas du
Sacré
africain (ce qui est différent de tout ce qui relève des dieux), entre
autres,
le culte des mânes des ancêtres - régulateur de la société, une source
de
force, de courage et d’amour. L’Afrique a donc besoin d’un retour aux
sources,
c’est-à-dire de "l’Amour de soi".»
Et nous
regardons muets cette
Afrique, notre Afrique qui se délite,
qui se suicide et on se demande quand l’Afrique se débarrassera de sa
sociologie insane et rentrera
dans la
modernité ?
Texte Tony Mardaye
Photo
Eric Lafforgue
Photo de Kaysha
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