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Louanges du
gouvernement
français après la mort d’Omar Bongo :
Photo de Trainthj
le
CCFD-Terre Solidaire appelle au contraire à tourner une page sombre de
la relation entre la France et
l’Afrique.
Suite au décès du
président du Gabon, la France doit agir avec l’Union européenne, en
faveur
d’une transition réellement démocratique. En écho aux aspirations des
sociétés
civiles africaines, le CCFD-Terre Solidaire appelle le gouvernement
français à
s’engager dans une relation radicalement différente avec le Gabon et
l’ensemble
des pays africains, fondée sur la promotion de la démocratie, des
droits
humains et la solidarité.
Dans un appel publié le
13 février 2007 dans Le Monde, des associations,
des syndicats et des
réseaux citoyens en Afrique, avec lesquels travaille le CCFD-Terre
Solidaire,
avaient exprimé aux candidats à l’élection présidentielle française
leur
volonté de construire une autre relation entre la France et l’Afrique,
tout en
avertissant : « un tel renouveau n’est
concevable que si les
fondements de cette relation sont assainis. La France doit assumer son
passé en
Afrique : il faut en finir avec les heures noires de la Françafrique ,
avec le
soutien aux régimes autoritaires et avec l’impunité ».
Malgré les engagements
pris par M. Sarkozy à ce sujet lors de la campagne électorale, la
« rupture » annoncée dans la gestion des relations
franco-africaines
se fait encore attendre.
Dans l’immédiat, le
CCFD-Terre Solidaire demande qu’une attention particulière soit
apportée aux
défenseurs des droits humains et aux militants anti-corruption du
Gabon,
particulièrement exposés dans cette période de transition.
Au Gabon, les rares
personnes qui osent critiquer le pouvoir sont soumises à une répression
de plus
en plus tangible, marquée par l’arrestation, le 30 décembre 2008, de
deux
journalistes et trois militants anti-corruption, pour avoir soutenu ou
relayé
la dénonciation des biens mal acquis de la famille Bongo. La communauté
internationale doit être extrêmement vigilante quant à leur situation,
dans le
contexte de tensions autour de la succession d’Omar Bongo.
Le CCFD-Terre
solidaire continue de dénoncer l’enrichissement personnel du clan
Bongo, et les
responsabilité s françaises dans cette situation.
Ces avoirs détournés sont
une cause majeure de la pauvreté au Gabon, pays dans lequel 40 % de la
population vit sous le seuil de grande pauvreté. Le Gabon compte à
peine 20
médecins pour 100 000 habitants ; un enfant sur sept
meurt avant
l’âge de cinq ans. Aucune procédure de restitution de ces avoirs,
placés à
l’étranger, n’est pour l’instant engagée faute de volonté politique
notamment
en France.
Le CCFD-Terre solidaire
détaille ces injustices dans une étude sur les « Biens mal
acquis »,
publiée en 2007. Cette étude a servi de fondement
aux plaintes déposées par plusieurs organisations à Paris à l’encontre
notamment d’Omar Bongo, visant à engager une procédure de restitution
des
avoirs détournés. Le CCFD-Terre solidaire publiera dans les prochains
jours un
nouveau Rapport actualisé et enrichi.
Contacts : Véronique de La Martinière
: 01 44 82 80 64
- Nathalie Perramon : 01 44 82 80 67
Première
ONG française de développement, avec 40 millions d’euros de budget et
plus de
500 initiatives soutenues chaque année dans 80 pays du sud et de l’est,
le
Comité catholique contre la faim et pour le développement
(CCFD- Terre
Solidaire) a acquis depuis près de 50 ans un savoir faire et de
nombreuses
références dans le dialogue avec les sociétés civiles de ces pays.
Cette
expertise est utilisée aujourd’hui dans de nombreuses activités de
communication, de plaidoyer et d’éducation au développement en
direction du
public français et européen, grâce à un réseau de 15 000
bénévoles
militants. Site : www.ccfd.asso.
fr
Comité
catholique contre la faim et pour le développement : 4, rue
Jean Lantier –
75001PARIS - 01 44 82 80 00
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