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Pyepimanla
le Magazine Antillais
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L'Alvin Ailey Dance Theatre
fête ses 50
ans

Des
danseurs puissants, musicaux, lyriques dirigés par Judith
Jamison (Photo Andrew Eccles).

La dernière
fois que la compagnie est passée à Paris, pour le festival
des Étés de la
Danse en 2006, dans la cour de l'hôtel des Archives,
elle a été
applaudie par 45 000 spectateurs. Toujours
à l'invitation des
Étés de la Danse, elle revient cette fois au Châtelet avec un programme
très
spécial : il s'agit de fêter le cinquantenaire
de la compagnie.
Alors qu'il y a trois ans Judith Jamison, sa directrice, avait voulu
montrer
les pièces signatures de la compagnie, elle a conçu
trois programmes
truffés de ballets inattendus qui se promènent à travers
cinquante ans
d'histoire. Pour Judith Jamison, c'est une manière de prouver
que l'Alvin
Ailey American Dance Theatre, fondée comme une pionnière de la
danse
afro-américaine, est taillée pour défier les siècles. Si,
depuis
les danses de cakewalk sur
les estrades de foires avant
la Sécession, les Noirs ont la réputation
d'« avoir la danse
dans le sang », Judith Jamison montre avec ces programmes
qu'ils peuvent tout danser. Ainsi L'Oiseau de feu de Maurice
Béjart, créé à l'origine pour le Ballet de l'Opéra de Paris.
Ou Solo
de Hans Van Manen, créé pour le Nederlands Dans
Theater.
Elle donne aussi à voir des créations de chorégraphes
américains : Twyla Tharp, muse préférée de Misha Baryshnikov,
qui combine
danses jazz et classique, ou Mauro Bigonzetti, Italien à la virtuosité
flamboyante. Chaque programme présente un versant
afro-américain.
On pourra voir Revelations, pièce
signature de la compagnie, écrite
par Alvin Ailey en 1960 sur des negro spirituals, qui
raconte les
travaux et les jours des Noirs d'Amérique. Mais aussi Suite
Otis, dédié
au musicien Otis Redding et chorégraphié par George Faison, émule
d'Ailey qui
tenta de monter sa propre compagnie et chorégraphia pour Broadway.
Ou encore Love Stories, chorégraphié en
2004 par Judith Jamison en
collaboration avec Rennie Harris, star du hip-hop.
Ariane
Bavelier
50 ans de
conquêtes
1958 : Alvin
Ailey réunit son premier groupe de danseurs.
1960 : Revelations
le propulse sur le devant de la scène.
1971 : triomphe
au Met de New York.
1974 : Festival
d'Avignon.
1983 : Ailey
chorégraphie Au bord du précipice pour l'Opéra de
Paris.
1985 : première
compagnie à se produire en Chine.
1989 : mort
d'Alvin Ailey. Sa compagnie se produit à Paris pour le bicentenaire de
la
Révolution.
1992 : la
compagnie est invitée au Palais Garnier.
2004 : la
compagnie s'installe à Manhattan dans la plus vaste structure jamais
dédiée à
la danse.
Faut-il
y aller ? Évidemment
tant ces danseurs sont magnifiques : puissants, musicaux,
lyriques et
abandonnés au bonheur de danser comme s'il s'agissait d'une transe.
En outre, les programmes s'annoncent extrêmement variés.
Sera-t-il
vraiment raisonnable de n'en voir qu'un seul ?
À noter, les 9, 15 et
22 juillet à 15 heures, des rencontres
spectacles où la
compagnie présente un ballet phare avant de répondre
aux questions du
public.
Alvin
Ailey Dance Theatre , Châtelet, place du Châtelet
(IVe). Loc. :
01 40 28 28 40. Soirée de gala le
6 juillet, suivie de
trois programmes différents jusqu'au 25 juillet.
Places : de 12,50 à
72, 50 €.
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