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Pyepimanla
le Magazine Antillais
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Zombi
a Chabine
L’auteur
de Chabine Miroir, roman paru en 2006,
en
livre aujourd’hui la suite avec Zombi a Chabine.
Chacun aura traduit la formule créole : il s’agit bien du Zombi de
Chabine
Miroir.
Rien
n’a changé dans le paysage politique mythique de l’« Outremer
» français. Ou plutôt, si la corruption est restée la même, les Îliens
manifestent clairement leur réprobation face aux pratiques des
politiciens qui
font semblant de les gouverner pour mieux les voler. Mais il s’agit
toujours,
selon l’auteur, Henri Hazaël-Massieux, d’une pure et vraie fiction.
Zombi
a Chabine
Le Zombi de Chabine Miroir,
Man Kabrit, exprime sans fard
ses regrets dans un récit dont on chercherait vainement les clefs.
«
Hélas, il était loin le temps où, dans la peau de
Chabine Miroir, elle pouvait compenser par de solides joutes amoureuses
les
désagréments que lui procurait la versatilité des acteurs du monde de
la
politique. Elle se choisissait alors, aux moments de déprime, un mâle
solide et
bien membré à qui elle faisait subir avec son ardeur bien connue toutes
les
tortures d’amour dont Éros, Aphrodite et Priape réunis pouvaient se
révéler
capables. Elle libérait ainsi les tensions accumulées en dévorant
littéralement
le sujet qu’elle avait choisi et dont elle savait qu’il en serait
marqué à vie.
Combien d’Îliens avaient passé à la trappe, combien d’hexagonaux
avaient
découvert avec elle la merveilleuse capacité tropicale de l’humide
bijou de sa
chair sapotille à leur faire atteindre les sommets de l’art amoureux.
En y réfléchissant,
elle en comptait quelques centaines, et, aujourd’hui, cela la
remplissait de
nostalgie. Pourtant, elle sentait parfois sourdre en elle la divine
liqueur,
prélude au plaisir, mais sans jamais pouvoir satisfaire son impérieux
besoin d’aller
divaguer dans la galaxie de l’amour. »
«
… elle avait dû se résoudre au constat que sa carrière de
femelle, quoiqu’elle ne se voulût ni cénobite ni anachorète, touchait à
sa fin.
Man Kabrit, ne disposant donc plus d’aucun substitut, sauf à s’exercer
au
plaisir solitaire, au demeurant sans attrait pour elle, tant ses
exutoires
reposaient sensiblement sur le vif sentiment de la domination qu’elle
exerçait
sur ses proies, se vit obligée de faire le deuil de sa légendaire
capacité à dépasser
les gens du commun par des exploits inouïs dans le déduit…»

NB
- Il est possible
d’acheter l’ouvrage d’ores et déjà, avant épuisement, en consultant le
site de
la Librairie du pays catalan :
www.payscatalan.fr
Henri
Hazaël-Massieux
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