Le
pianiste de jazz martiniquais, Claude Sommier est mort le 22 juillet
2009 des suites d’une longue maladie.
A
propos
de Claude Sommier
Claude
Sommier né à Fort de France (Martinique), vit à Paris son enfance.
D'une
famille de musiciens dont certains ont déjà été remarquables,
essentiellement
au piano comme Rio Sommier, et plus proches, Milotte et Milo Sommier
(comparses
des Nel Lancry, Barrel Coppet et autres Pierre Rassin.....) Claude
étudiera le
piano classique jusque 16 ans, âge ou le jazz deviendra une passion qui
le fera
"relever" des mois durant, des disques de Monk, Charles LLoyd, Mc Coy
Tyner...S’en suivirent quelques concerts et le « parrainage » de qlqs «
grands
» comme Daniel Humair ! De retour en Martinique, avec Eric Lefort et
Majama
Fall ils montent "Obidjul » qui s’installe tous les soirs au Balafon.
Ils
feront de ce club « Le » lieu des années 80 de Fort de France. Claude
enregistre à cette période avec Eugène Mona, Toto Bissainthe, Roland
Brival…
Back in Paris, Claude monte « Djoa » en 1985. Quintet qu’il qualifie «
Métis-Jazz » avec lequel il remportera plusieurs prix : Le Concours de
Jazz de
la Défense, avec un prix de composition pour Claude. Le concours
international
de jazz de Vienne, qui lui permettra de partager la scène avec Monty
Alexander,
accompagné du « paniste » Othello De Molineaux ! C’est la révélation
pour
Claude qui voit dans le mélange harmonique entre le piano et le «
stell-pan »,
la cristallisation des spécificités rythmiques et mélodiques du jazz
Caribéen !
Premier album de DJOA, « Pigment », avec Luther François (sax), Marc
Michel le
Bévillon (Cb), Marsio Mamie (perc) et Ramon Lopez (dms)…Superbe accueil
unanime. Deuxième album « Credo Créole » en 1991. Avec André Villéger
(sax
& cl), Marc Michel le Bévillon (cb), François Laizeau (dms) et
Xavier
Desandre Navarre (perc). Sur la lancée de ces albums Djoa écume les
festivals
et les grandes scènes… Jeff Sicart, Henri Dorina, Michel Golberg,
Pierre
Olivier Govin, Gérard Carocci, Sydney Thiam, Abdou M'boup, Bago, Lionel
Belmondo.....Partageront l’aventure….Au fil des engagements. En
1993 Claude reçoit
un troisième prix de composition au Concours International de
composition Jazz
par le CMAC de Martinique et Gonzalo Rubalcaba. « Calalou » sort en
1996. En
sextet avec autour de lui, Jean-Marc Larché (sax), Marc-Michel le
Bévillon (el.
cb), François Laizeau (dms), Xavier Desandre Navarre (perc) et Annise
Hadeed
(Steel pan) véritable star de Trinidad, vivant à Londres ! Au début des
années
2000, une terrible pathologie progressivement lui interdira de
jouer….Plusieurs
tournées annulées, le groupe Djoa se mobilisera ,au festival de Paris,
pour un
« baroud d’honneur » avec Andy Emler au piano…Marc-Michel Lebevillon,
Xavier
Desandre, François Laizeau, Jean-Marc Larché . De même le festival de
Jazz du
CMAC, lui rendra hommage en l’invitant et les compositions de Claude y
furent
interprétées par Andy Emler, Alex Bernard, Luther François, Allison
Marquis,
Ricardo François. Puis FALFRET et TANGORA, pour clôturer la soirée
D’autres
festivals et Centres culturels reprendront cette idée… Claude se
consacre à
l’écriture musicale et plus …..En particulier pour sa compagne, la
talentueuse
TANGORA, suivant ainsi les encouragements de son ami Mario Canonge : «
Ta
musique est dans ta tête, et non dans tes mains….. ». En 2007
UNIVERSAL-JAZZ
records ré-édite dans son label « héritage », « Pigment » et « Credo
Créole ».
"Claude Sommier, c’est avant tout Djoa, le quintet qu’il crée en 1985.
C’est avec lui que Claude Sommier connaîtra le succès, notamment en
remportant le concours de Jazz de la Défense
dans les Hauts de Seine. Puis celui de jazz à Vienne. Progressivement,
le groupe s’impose dans le milieu et revient régulièrement dans la
programmation du New
Morning,
célèbre salle de concert parisienne.
Pigment,
Credo Creole, Calalou… si le nom de Claude Sommier
est encore confidentiel pour le grand public, ses albums, eux, sont
salués et reconnus par le monde du jazz. Celui qui partagea la scène
aux cotés, entre autres, du pianiste jamaïcain Monty
Alexander, a du s’arrêter de jouer en 1999, empêché par
la maladie.
Médecin de formation, il avait
appris le piano au conservatoire mais
s’était initié seul aux techniques du jazz. La chanteuse de jazz
franco-italienne Tangora partageait sa vie. "