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Pyepimanla
le Magazine Antillais
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Soirée
à l’hôtel Montmorin
Ce lundi treize
juillet deux mille neuf, en fin d’après-midi, au 27 Rue Oudinot ,
quelques 3000
personnes étaient là. Une foule diverse, haute en couleurs, avec toutes
les
nuances que la nature a pu mettre sur le visage des Hommes. C’était la
garden-party du Secrétariat d’État à l’Outre-mer qui lance les
festivités du 14
juillet.
Il avait fait soleil toute
l’après-midi, mais plus
six heures approchait, plus le temps se couvrait, on sentait même
l’humidité
qui remplissait l’air. On attendait la pluie, il n’en fut rien, au
contraire,
le ciel s’étant dégagé, la température a été des plus agréables.
En haut du tapis rouge,
Madame Marie-Luce
Penchard, le tout nouveau Secrétaire d’État accueillait ses invités. On
la
sentait un peu impressionnée, mais elle a su tenir son rang. Passé le
hall
d’accueil en musique, la grande cour se remplissait peu à peu.
L’occasion de
voir presque tout ceux qui comptent dans la Diaspora ultramarine. Un
habitué me
fit remarquer le nombre de militaires présents, c’est comme si on avait
cherché
tous les ultramarins des corps de la gendarmerie, des hommes du feu, de
Saint
Cyr, de la Marine et d’autres encore que je ne connais pas, avec une
seule semaine d’armée à mon actif, je n’étais pas vraiment
apte à les
différencier. Cependant, j’ai pu noter leur jeunesse, ils me sont
apparus un
peu comme une élite montante.
Mais ne
voilà-t-il pas que la Sécurité ouvre un passage dans la foule : arrive
Madame
Le Secrétaire d’État accompagnée de son Ministre de tutelle, et juste
derrière,
sur le visage de laquelle on peut deviner une fierté certaine, sa mère
Madame
Lucette Michaux-Chevry.
C’est Madame le Secrétaire
d’État, Marie-Luce
Penchard qui fait le premier discours, elle souligne son émotion et sa
fierté,
insiste sur la fin des préjugés que marque sa nomination, ou plutôt
celle d’une
ultramarine à ce poste. Elle ajoute, comme dans une paraphrase de
Césaire quand
il disait que les spécialiste de la Martinique sont les
Martiniquais, que
cette nomination est celle de tous les ultramarins. Elle prend la
mesure de la
tache qui 'l’attend afin de “renouveler la relation entre la métropole
et les
Outre-mer” et inventer un “équilibre entre unité et singularité”. Elle
fait
appel à la confiance entre elle et les ultramarins, une confiance basée
sur
l’écoute, le dialogue et la compréhension mutuelle.
Elle manifeste la volonté de
“faire du sur mesure
pour les outre-mer”, puisque le temps de “la politique de l’Outre-mer
conçue
comme une ligne directrice unique et inflexible est désormais révolue”,
il s’agit
désormais de faire “une politique des outre-mer”. Dans les
mouvements
sociaux de l’hiver 2008-2009, elle a vu une demande d’État, mais d’un
État “qui
veille au bon fonctionnement des services publics, dans la durée, de
manière
équilibrée, et sans à coup”. C’est pour cela que “la politique des
Outre-mer ne
se se définit pas qu’au 27 de la Rue Oudinot”, mais de “façon
collective” avec
tous les membres du gouvernement.
D’aucuns diront
que ce sont de belles paroles et que les actes sont attendus, mais
notons tout
de même quelque chose que l’on n’avait pas l’habitude d’entendre
“l’Outre-mer
fait de la France le deuxième espace maritime mondial”. L’idée sera
reprise par
le Ministre de l’Intérieur, M. Brice Hortefeux, qui précisera même que
cela
fait 11,5 millions de km2 de zone exclusive. Une question me vient à
l’esprit
combien ça vaut ? Question que devrait se poser tous ces journaleux qui
pensent
et décrivent encore les dom-tom comme “les danseuses de la France”.
J.E.L. –
14/07/2009 –
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