Faire l'amour
chaque jour augmente la qualité du sperme
LONDRES
(Reuters) - Faire
l'amour ou éjaculer chaque jour permettrait d'améliorer la qualité du
sperme et
donc d'augmenter les chances de conception, selon une étude
australienne.
Ces travaux,
présentés mardi à
Amsterdam lors du congrès annuel de la Société européenne de
reproduction
humaine et d'embryologie, suggèrent qu'une période d'abstinence de
quelques
jours n'augmente pas la probabilité qu'un homme mette sa partenaire
enceinte,
qu'il s'agisse d'une conception naturelle ou médicalement assistée.
L'étude conduite par le Dr David
Greening,
gynécologue-obstétricien dans un centre pour l'infertilité et la
fécondation in
vitro (FIV) à Sydney, a porté sur 118 hommes dont la qualité du sperme
était
inférieure à la moyenne.
Après leur
avoir demandé
d'éjaculer tous les jours pendant une semaine, sans aucun autre
changement dans
leur style de vie, il a constaté que leur indice de fragmentation de
l'ADN
(DFI), un indicateur de la dégradation de l'ADN des spermatozoïdes,
était passé
de 34% en moyenne (sperme de "médiocre" qualité) à 26% en moyenne
(sperme de qualité "convenable").
Le
chercheur a également
constaté que la mobilité des spermatozoïdes était légèrement mais
significativement augmentée par l'éjaculation fréquente, même si le
volume de
sperme et sa concentration en spermatozoïdes étaient réduits.
Selon lui,
l'amélioration de la
qualité du sperme liée à l'éjaculation fréquente résulte de la
diminution de la
durée du séjour des spermatozoïdes dans les canaux testiculaires, un
laps de
temps pendant lequel ils sont exposés aux effets nocifs de molécules
oxydantes.
Dans un
communiqué, le Dr David
Greening conseille donc aux couples cherchant à concevoir un enfant de
"faire l'amour tous les jours pendant la semaine qui précède
l'ovulation", en précisant que cette approche pourrait également aider
les
couples engagés dans un protocole de procréation médicalement assistée
à
"améliorer la qualité du sperme et, par voie de conséquence, la
probabilité de grossesse."
Ben
Hirschler, version
française Myriam Rivet
Le
30/06/2009
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