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Le Di-Antalvic
va disparaître
Par Caroline VIGOUREU

Le
Di-Antalvic et ses génériques
vont bientôt être retirés des tiroirs de pharmacie. L'Agence française
de
sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a recommandé jeudi
aux
professionnels de ne plus prescrire de médicaments mêlant DXP et
paracétamol,
et prévoit un retrait définitif d'ici un an. Plusieurs décès liés à
leur
consommation ont justifié cette mesure.
Les
professionnels de la santé
vont devoir trouver des médicaments alternatifs. Toutes les spécialités
pharmaceutiques associant dextropropoxyphène (DXP) et paracétamol
seront
retirées des pharmacies, "dans un délai de l'ordre d'un an",
a
précisé jeudi l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de
santé
(Afssaps). Elle suit ainsi l'avis défavorable déjà émis par l'Agence
européenne
d'évaluation des médicaments (EMEA). Une trentaine de médicaments sont
concernés par cette mesure, dont le Di-Antalvic. "Nous allons
prendre
toutes les mesures nécessaires pour procéder à un retrait progressif du
Di-Antalvic et de nos génériques en accompagnant les professionnels de
santé
dans l'intérêt de leurs patients", assure l'Afssaps. Dès
2005, le CHU
de Toulouse avait décidé de bannir l'association DXP-paracétamol.
Décès accidentels
L'agence européenne d'évaluation des médicaments a prévenu: les
médicaments qui
combinent DXP-paracétamol peuvent être mortels en cas de surdosage. Cet
anti-douleur, disponible en France sur prescription médicale, est
surtout
utilisé dans les cas où l'aspirine, le paracétamol ou l'ibuprofène ne
suffisent
pas à soulager. Mais plusieurs décès accidentels ont été imputés à ce
type de
médicaments. En Grande-Bretagne et en Suède, les médicaments contenant
cette
association ont déjà été retirés de la vente depuis cinq ans. En Suède,
on
compte 200 morts par an et en Grande-Bretagne, 300 à 400 chaque année,
en
raison d'intoxications liées à ce médicament de manière volontaire
(tentative
de suicide) ou accidentelle. En Belgique, à Chypre, en France, au
Luxembourg, à
Malte et au Portugal, l'alliance DXP-paracétamol est toujours autorisée.
Les études réalisées en France, notamment en 2005 et 2006, ont "mis
en
évidence un nombre de décès inférieur à celui observé en Suède et au
Royaume-Uni", assure l'Afssaps, qui avait estimé dans un
premier temps
que "ces données ne justifiaient pas de mesures de
restriction ou de
remise en cause de l'usage du DXP". Mais l'agence française a
finalement décidé de suivre la recommandation européenne.
En 2007, d'après les chiffres de l'Assurance maladie, le Di-Antalvic
était le
28e médicament le plus remboursé en quantité, avec 7,4 millions de
boîtes
prescrites. La France est particulièrement touchée par cette
recommandation,
puisque 95% de la consommation européenne de l'association
DXP-paracétamol, provient
de l'Hexagone.
Source
Avis de
lecteurs
Cette décision est stupide, la
plupart des médicaments sont mortels à forte dose, dans ce cas il faut
interdire également le pastis qui peut être mortel si on ingurgite une
bouteille entière.
Par doc D
du
point de vue
du professionnel que je suis ça va être chaud de soigner les gens .....
fatalement on va se rabattre sur le tramadol qui est a peu près
équivalent en
terme d'antalgie mais qui est moyennement supporté et dont je ne suis
pas sur
qu'il soit totalement anodin. Entre parenthèse le paracetamol tue
également à
hautes doses. Next on list ?
Courage
! Avant un an nos
chercheurs auront trouvé la molécule miracle qui coûtera 10 fois plus
cher,
creusera le trou de la sécu, gonflera le portefeuille de nos labos et
sera
encore plus nocive que notre bon vieux DXP-paracétamol.
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