Vos ancêtres
les Gaulois : petite anthologie de la pensée raciste en France

« Les
collégiens de la classe de 4ème, en France, sont les victimes de la
falsification historique. Des écrivains philosophes anti-nègres sont
présentés
dans leur « livre de français » comme des hommes qui
combattaient
l’esclavage. En réalité, il s’agit de racistes du « siècle des
Lumières » comme Montesquieu, Voltaire, Diderot et de bien
d’autres. La
falsification, au niveau des livres scolaires, n’est pas une chose
nouvelle
(nous avons appris, par exemple aux Antilles, mêmes les plus noirs
d’entre
nous, que nos ancêtres étaient les Gaulois ; il y avait même
un nègre,
Henri Salvador, qui chantait une chanson : Nos ancêtres, les
Gaulois...) Nous profitons de cette rentrée des classes pour attirer l’attention de
nos
lecteurs sur une dérive habituelle. Nul ne doute que les auteurs de ces
livres
ont un réel mépris des Noirs, car ils connaissent la vérité ».
(René-Louis Parfait Etilé, La falsification historique : Nos
enfants
apprennent des insanités à l’école, www.africamaat.com, novembre 2004).
Prise
de conscience
La prise de conscience de soi serait l’une des notions qui définit
l’homme,
lequel estime que les espèces qui lui sont psychologiquement et
éthologiquement
les plus proches sont celles sensibles à leur image quand elles la
confrontent
au miroir. Comme celle de la vie et de la mort, cette notion d’être soi
est
donc probablement aussi vieille que l’homme. D’autres prises de
conscience qui
font l’homme dans son humanité semblent par contre dater d’hier. Je
veux parler
du cortège de celles qui font la une de notre contemporain, comme si
nous
venions d’être touchés par la grâce du bon sens commun.
On
n’a jamais autant relevé le défi contre la xénophobie, l’antisémitisme,
la
négrophobie, les racismes, le sexisme, l’homophobie, la souffrance
imposée aux
animaux, la Nature maltraitée, etc., que depuis les années 1970. Une
opinion
juste à l’égard de ces sujets ne serait donc intervenue que très
récemment,
alors que la pensée humaine et la quête de justice sont élaborées
depuis
quelques milliers d’années. Nous livrons un inexorable et légitime
combat à
l’encontre de tout ce qui relève de la contre-nature, véritable défi
que nous
relevons à l’égard de notre nature profonde et malfaisante. Nous nous
surpassons ! On peut se poser cette question : et si
ces prises de
conscience n’étaient que des points de vue d’époque, toutes relatives
et
subjectives ? La guerre n’est majoritairement mal notée que
depuis peu,
elle était auparavant couverte d’héroïsme et de patriotisme, sentiments
devenus
péjoratifs. N’en déplaisent à ceux qui voudraient faire le procès du
pacifisme,
les mêmes qui dénigrent les « anecdotes » françaises
de Mai 68 et qui
parlent avec nostalgie d’identité nationale. L’esclavage et l’apartheid
ont
encore occupé, dans un silence complice, une bonne partie du précédent
siècle,
et la majorité de l’opinion publique ne s’en souciait guère. La
fécondité
surnuméraire était une vertu et le contrôle des naissances, encore
condamné par
les théocrates des grands monothéismes, a eu longtemps maille à partir. La
pratique de la peine de mort n’est plus l’apanage que des états voyous. Le
silence sur les violences conjugales et l’abjecte domination maritale
vient
seulement d’être rompu. Handicapés mentaux et moteurs n’ont que tout
récemment
trouvé leur place à nos côtés, pour cesser d’être réduits à la
marginalité, à
la mendicité, voire à l’exhibition une cloche au cou pour faire rire
les
foules. Tortures, atrocités, génocides, écocides d’ici et d’ailleurs
n’incitent
que depuis peu à des levers de boucliers internationaux. Des lois pour
combattre l’homophobie, l’antisémitisme, le machisme viennent seulement
de
faire leur apparition. Avant la fin du XXe siècle, il n’y avait que
quelques
grands esprits pour dénoncer notre vile attitude à l’égard des autres
animaux,
pour s’interroger sur le régime carnivore et faire l’apologie du régime
végétarien. Face à l’adversité des réticences conservatrices, ces
combats ont
toujours été complaisamment relégués dans une contre-culture de gauche. Ils
étaient communs aux mêmes mouvances, qu’il s’agisse des luttes
féminines contre
la violence ou pour la liberté de l’avortement, contre les racismes,
pour
l’écologie et la cause animale. On peut, tout de même, reconnaître que
la
politique de droite n’a jamais aidé à ces évolutions et que la vie
meilleure
pour tous les groupes qui ne sont pas strictement composés d’hommes
blancs
hétérosexuels doit ses bouffées d’air pur aux progressistes
contestataires et
qu’elle ne doit rien aux conservateurs dont les relents d’air vicié
sont
l’apanage. On en arrive à se demander si le seul militantisme
obsessionnel de
droite n’est pas étroitement confiné aux causes économiques et à une
croissance
sans partage. D’où le scandale à renouveler sa confiance démocratique à
de
pareils gens.
Alors,
avant nous, « ils » avaient donc tout faux ! Et nous aurions
« tout bon » ? Quelle belle époque où il
n’est pas un people qui
ne soit humanitaire, chevaleresque, militant de grandes causes, dévoué
aux
famines, aux maladies nouvelles ou orphelines. Le dernier des combats
ne serait
plus que d’ouvrir notre « humanerie » à nos frères ou
cousins les
grands singes, d’admettre enfin que le statut synonyme de l’animal
gorille et de
l’animal poule pourrait être discuté, modulé, non pas pour continuer à
soumettre les poules à l’enfer de nos élevages et au destin de notre
assiette,
mais pour se sentir en famille avec les hommes d’une autre culture tels
que le
sont les chimpanzés ou les orangs-outangs. Un bonobo n’est pas un
anchois ! Décrié par ceux se réclamant de l’héritage
despotique des
obscurantistes, le parlement espagnol a récemment (juillet 2008) voté
une
résolution favorable au projet Grand singe visant la protection des
chimpanzés,
des bonobos, des gorilles et des orangs-outangs sur un modèle plus
affin aux
droits de l’homme qu’à celui, peu satisfaisant, habituellement réservé
aux
autres animaux. En Espagne, le projet fut initié par Pedro Pozas,
disciple du
philosophe australien Peter Singer, auteur entre-autres du livre
intitulé La
libération animale et dont l’œuvre bioéthicienne est
fondatrice des
mouvements modernes de droits des animaux. Tout porte à croire que la
résolution deviendra loi et que l’Espagne sera pionnière dans la
défense de
« nos camarades de l’évolution »
(Pedro Pozas sic) en
élargissant à tous les singes supérieurs la plupart des droits légaux
habituellement réservés aux humains. Le projet de loi en appelle à
assurer la
protection des grands singes contre « les abus, la
torture et la mort ». La loi rendra ainsi illégale toute expérience médicale « douloureuse »
sur les singes, ainsi que leur utilisation dans la publicité ou les
cirques. Les maintenir en état de détention dans des zoos restera cependant
autorisé,
mais les conditions de vie inhérentes et présentement sous humaines
devront
être améliorées. Il serait temps, il serait l’heure que dans la foulée,
l’Europe, puis l’ONU, votent une déclaration des droits des grands
singes, en
accordant une personnalité juridique à tous nos cousins hominoïdes.
Le
dernier des combats égalitaires serait aussi de respecter le peuple
cétacé en
mettant un terme à ces nouveaux cirques que sont les delphinariums,
comme nous
avons (quasiment) éradiqué la plupart des autres exploitations pour le
plaisir
d’animaux détenus, ou que du moins le combat n’est plus tourné en
dérision. Vivre en respectant tout ce qui vit, en ne catégorisant que dans le bon
sens,
en ne discutant même plus pour chercher à savoir s’il existe de bonnes
ou de
mauvaises herbes, si les conditions de détention d’un gibbon ou d’un
cachalot
sont acceptables ou mauvaises, si le voile que doit porter cette femme
est
religieux ou politique, est-ce impossible ? Il n’y a que de
bonnes herbes,
il n’est question de détenir aucune espèce sous quelque raison que ce
soit (et
surtout pas scientifique ou écologique !), aucun sexe ne doit
répondre à
l’autre de ses agissements. Il faut lutter de toutes ses forces contre
les abus
de cet homme monothéiste et impérialiste, au moins pour finir en
beauté !
« Je
ne suis pas notaire / C’est la faute à Voltaire / Je suis petit oiseau
/ C’est
la faute à Rousseau. »
Victor Hugo
Alors,
nous qui sommes si fiers de nos Lumières, à part peut-être Rousseau
l’écolo et
sa pensée du bon sauvage, il ne fallait pas compter sur nos philosophes
pour
contribuer à un bon éclairage de l’antiracisme. À moins que le vocable
et sa
notion n’aient pas encore pris, en ce temps, tout son sens. À cette
époque très
linnéenne, on venant de découvrir la systématique et son classement
orthodoxe,
et il pouvait paraître lucide d’être raciste comme on l’est en
taxinomie. À
l’heure scientifique d’apprécier les différences, l’étiquetage est le
chemin
qui mène à la ségrégation. On peut donc envisager le moindre mal de ces
gens
qui cherchaient à comprendre pour classer, valoriser, catégoriser. Alors,
faut-il excuser le Voltaire raciste ? Il y eut peut-être un
avant et un
après à « SOS racisme », tout comme au mouvement de
libération des
femmes, aux initiatives de Brigitte Bardot, aux mouvements
antivivisection ou
anti-fourrure, comme il y en aura un aux Chiennes de garde et à SOS
gavage, et
autres mouvements de conscientisation, n’en déplaise encore et une fois
de plus
aux détracteurs des révolutions et des mouvements
libertaires ? Les droits
de l’homme sont pieds et poings liés à tous les mouvements pour le
respect de
toutes formes de vie. Il est illusoire de désolidariser la liberté de
l’homme
de celle du reste du Vivant. Voilà encore un acquis récent sur lequel
des
pionniers se prononcèrent depuis des siècles, au grand dédain de la
galerie
bien pensante et très malfaisante.
Anthologie de
la pensée raciste du Pays France
Avec
Voltaire, nous avons hérité de cette sublime déclaration, apocryphe qui
lui est
attribuée : « Je désapprouve ce que vous
dites mais je me battrai
pour que vous ayez le droit de le dire ». Mais
comment accepter ce
point de vue : « Je vois
des singes, des éléphants, des
nègres, qui semblent tous avoir quelque lueur d’une raison imparfaite »
(Traité de Métaphysique) ? C’est peut-être
la raison d’une telle
conclusion de Victor-Hugo : « Mais qu’est-ce
donc que
Voltaire ? Voltaire, disons-le avec joie et tristesse, c’est
l’esprit
français ».
Voltaire,
Kant ou Hegel sont-ils fréquentables ? En tout cas et pour
qu’ils le
soient assurément, par exemple quand il s’agit de les enseigner dans
les lycées
et les universités de la francophonie africaine, leurs textes sont bel
et bien
expurgés de leurs « parties honteuses » par les
maquilleurs du
passé ! Voici un florilège des dites assertions voltairiennes,
à faire se
dresser les cheveux des monothéistes chauves les plus conservateurs, à
défriser
« la laine » du crâne des Africains (sic !). L’idée centrale de
Voltaire était la perversité de la religion chrétienne,
particulièrement du catholicisme. L’enseignement dogmatique s’appuie d’abord sur un postulat erroné,
celui que
tous les hommes descendent d’Adam et Ève, que nous avons tous ces
parents comme
ancêtres.
Selon Voltaire, les races humaines sont disparates et leurs
origines
sont donc différentes. En second lieu, le christianisme est néfaste car
il
prolonge la religion juive, qui est celle d’une nation odieuse et
ennemie du
genre humain. Le judéo-christianisme a ainsi hérité des tares du
judaïsme. L’adhésion au christianisme définissait les limites de l’antisémitisme,
et la
notion d’ancêtre commun fixait les limites du racisme. Voltaire n’avait
pas
tort, mais il dépasse les bornes admises et, en appelant à la raison,
ouvre la
voie à une xénophobie débridée. C’est dans son Traité sur la
tolérance
qu’il fera ensuite amende honorable et, sans rien renier de son
désaccord avec
le catholicisme et le judaïsme, il proposera un antidote culturel. Mais
le mal
était fait, « c’est la faute à Voltaire »
et le racisme
s’épanouira dans le totalitarisme du XXe siècle.
Voltaire
raciste
In l’Essai sur les mœurs :
« Leurs yeux ronds, leur nez épaté, leurs lèvres
toujours grosses,
leurs oreilles différemment figurées, la laine de leur tête, la mesure
même de
leur intelligence, mettent entre eux et les autres espèces d’hommes des
différences prodigieuses. Et ce qui démontre qu’ils ne doivent point
cette
différence à leur climat, c’est que des nègres et des négresses
transportés
dans les pays les plus froids y produisent toujours des animaux de leur
espèce,
et que les mulâtres ne sont qu’une race bâtarde d’un Noir et d’une
Blanche, ou
d’un Blanc et d’une Noire. » (Tome 1, p. 6).
« La plupart des Nègres, tous les Cafres, sont
plongés dans la même
stupidité, et y croupiront longtemps. » (Tome 1, p.
11).
« La même providence qui a produit l’éléphant, le
rhinocéros et les
Nègres, a fait naître dans un autre monde des orignaux, des condors,
des
animaux a qui on a cru longtemps le nombril sur le dos, et des hommes
d’un
caractère qui n’est pas le notre. » (Tome 1, p. 38).
« Les blancs et les nègres, et les rouges, et les
Lappons, et les
Samoïèdes, et les Albinos, ne viennent certainement pas du même sol. La
différence entre toutes ces espèces est aussi marquée qu’entre un
lévrier et un
barbet. » (Tome 2, p. 49).
In Traité
de Métaphysique :
« Je me suppose donc arrivé en Afrique, et entouré de
nègres, de
Hottentots, et d’autres animaux. »
« Enfin je vois des hommes qui me paraissent
supérieurs à ces nègres,
comme ces nègres le sont aux singes, et comme les singes le sont aux
huîtres et
aux autres animaux de cette espèce. »
Voltaire
antisémite
In Traité de Métaphysique :
« Si nous lisions l’histoire des juifs écrite par un
auteur d’une autre
nation, nous aurions peine à croire qu’il y ait eu en effet un peuple
fugitif
d’Egypte qui soit venu par ordre exprès de Dieu immoler sept ou huit
petites
nations qu’il ne connaissait pas ; égorger sans miséricorde
les femmes,
les vieillards et les enfants à la mamelle, et ne réserver que les
petites
filles ; que ce peuple saint ait été puni de son Dieu quand il
avait été
assez criminel pour épargner un seul homme dévoué à l’anathème. Nous ne
croirions pas qu’un peuple si abominable (les juifs)
eut pu exister sur
la terre. Mais comme cette nation elle-même nous rapporte tous ses
faits dans
ses livres saints, il faut la croire. » (Tome 1, p.
158).
« Toujours superstitieuse, toujours avide du bien
d’autrui, toujours
barbare, rampante dans le malheur, et insolente dans la prospérité,
voilà ce
que furent les juifs aux yeux des Grecs et des Romains qui purent lire
leurs
livres. » (Tome 1, p. 186).
« Si Dieu avait exaucé toutes les prières de son
peuple, il ne serait
resté que des juifs sur la terre ; car ils détestaient toutes
les nations,
ils en étaient détestés ; et, en demandant sans cesse que Dieu
exterminât
tous ceux qu’ils haïssaient, ils semblaient demander la ruine de la
terre
entière. » (Tome 1, p. 197).
« On ne voit au contraire, dans toutes les annales du
peuple hébreu,
aucune action généreuse. Ils ne connaissent ni l’hospitalité, ni la
libéralité,
ni la clémence. Leur souverain bonheur est d’exercer l’usure avec les
étrangers ; et cet esprit d’usure, principe de toute lâcheté,
est
tellement enraciné dans leurs cœurs, que c’est l’objet continuel des
figures
qu’ils emploient dans l’espèce d’éloquence qui leur est propre. Leur
gloire est
de mettre à feu et à sang les petits villages dont ils peuvent
s’emparer. Ils
égorgent les vieillards et les enfants ; ils ne réservent que
les filles
nubiles ; ils assassinent leurs maîtres quand ils sont
esclaves ; ils
ne savent jamais pardonner quand ils sont vainqueurs : ils
sont ennemis du
genre humain. Nulle politesse, nulle science, nul art perfectionné dans
aucun
temps, chez cette nation atroce. » (Tome 2, p. 83).
« Lorsque, vers la fin du quinzième siècle, on voulut
rechercher la
source de la misère espagnole, on trouva que les juifs avaient attiré à
eux
tout l’argent du pays par le commerce et par l’usure. On comptait en
Espagne
plus de cent cinquante mille hommes de cette nation étrangère si
odieuse et si
nécessaire. De tout temps les juifs ont
défiguré la vérité par des
fables absurdes. Ils mirent en œuvre de fausses médailles, de fausses
inscriptions ; cette espèce de fourberie, jointe aux autres
plus
essentielles qu’on leur reprochait, ne contribua pas peu à leur
disgrâce. »
(Tome 5, p. 74-76).
La
pensée raciste et eugéniste dans les sciences, les lettres, la
théologie…
Autres extraits (devenus) équivoques d’autres philosophes et
scientifiques du
XVIIIe au XIXe siècle :
« On ne peut se mettre dans
l’idée que Dieu, qui est
un être sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps
tout noir. (...) Il est
impossible que nous supposions que
ces gens-là soient des hommes, on commencerait à croire que nous ne
sommes pas
nous mêmes chrétiens. » Montesquieu (1689-1755, L’esprit des
Lois).

« Le
Noir africain est guidé par la fantaisie ; l’homme européen
est guidé par
les coutumes. » Carl von Linné (1707-1778,
naturaliste, fondateur de la systématique
moderne, Systema naturae).
« Je
suspecte les Nègres et en général les autres espèces humaines d’être
naturellement inférieurs à la race blanche. Il n’y a jamais eu de
nation
civilisée d’une autre couleur que la couleur blanche, ni d’individu
illustre
par ses actions ou par sa capacité de réflexion... Il n’y a chez eux ni
engins
manufacturés, ni art, ni science. Sans faire mention de nos colonies,
il y a
des Nègres esclaves dispersés à travers l’Europe, on n’a jamais
découvert chez
eux le moindre signe d’intelligence. »
David Hume (1711-1776, économiste
anglais). «
La nature n’a doté le nègre d’Afrique d’aucun sentiment qui ne s’élève
au-dessus de la niaiserie (...) Les Noirs (...)
sont si bavards
qu’il faut les séparer et les disperser à coups de bâton. »
Emmanuel Kant (1724-1804, Essai
sur les maladies de la tête,
Observation sur le sentiment du beau et du sublime).
« L’achat
des nègres aux côtes d’Afrique, pour les transférer et revendre ensuite
dans
les possessions de l’Amérique, est-il un commerce légitime et peut-on
le faire
en conscience ? ... La formulation de la question dont on
vient de parler
dépend d’un point de vue principal, il consiste à savoir si on peut
légitimement avoir en sa possession des esclaves et les retenir en
servitude,
En effet, une fois bien prouvé qu’on peut légitimement en avoir et s’en
servir : il demeure hors de doute, que l’on peut en acheter et
en vendre
... A cette dernière question, je réponds que l’on peut licitement
avoir des
esclaves et s’en servir ; cette possession et ce service ne
sont ni contraires
à la loi naturelle, ni à la loi Divine écrite, ni même à la loi de
l’Évangile. » Bellon de Saint-Quentin (théologien, Dissertation sur la
traite et le
commerce des nègres, 1765).
« Tout
sentiment d’honneur et d’humanité est inconnu à ces barbares... Point
de
raisonnement chez les nègres, point d’esprit, point d’aptitude à aucune
sorte
d’étude abstraite... Leur naturel est pervers... »
Jacques-Philibert Rousselot de Surgy (Histoire
générale des voyages,
1765).
« Par
le métissage, le sang noir attaquerait en France jusqu’au cœur de la
nation en
déformant les traits et en brunissant le teint. »
Louis Narcisse Baudry Deslozières (1764-1841,
avocat et écrivain, Les
égarements du Négrophilisme).
« La race nègre est confinée au
midi de l’Atlas, son
teint est noir, ses cheveux crépus, son crâne comprimé et son nez
écrasé ;
son museau saillant et ses grosses lèvres la rapprochent manifestement
des
singes : les peuplades qui la composent sont toujours restées
barbares (...)
la plus dégradée des races humaines, dont
les formes s’approchent le plus de la brute, et dont l’intelligence ne
s’est
élevée nulle part au point d’arriver à un gouvernement régulier. »
Georges Cuvier (1769-1832, zoologiste, Recherches
sur les ossements
fossiles).
« Les Africains, en revanche, ne sont pas encore parvenus à cette
reconnaissance
de l’universel. Leur nature est le repliement en soi. Ce que nous
appelons
religion, état, réalité existant en soi et pour soi, valable
absolument, tout
cela n’existe pas encore pour eux. Les abondantes relations des
missionnaires
mettent ce fait hors de doute (...) Ce qui
caractérise en effet les
nègres, c’est précisément que leur conscience n’est pas parvenue à la
contemplation d’une objectivité solide, comme par exemple Dieu, la loi,
à
laquelle puisse adhérer la volonté de l’homme, et par laquelle il
puisse
parvenir à l’intuition de sa propre essence" et de continuer en disant
que
l’Afrique est "un monde anhistorique non développé, entièrement
prisonnier
de l’esprit naturel et dont la place se trouve encore au seuil de
l’histoire de
l’universel. »
Georg Wilhelm Friedrich Hegel (1770-1831,
La raison dans
l’histoire).
« Le
cerveau du Bochiman (…) mène à celui des Simiadae (les singes). Cela
implique
une liaison entre le défaut d’intelligence et l’assimilation
structurelle.
Chaque race d’Homme a sa place, comme les animaux inférieurs. »
Charles Lyell (1797-1875, géologue, fondateur de
la géologie scientifique).
« Le
Nègre est une monstruosité intellectuelle, en prenant ici le mot dans
son
acception scientifique. Pour le produire, la nature a employé les mêmes
moyens
que lorsqu’elle enfante ces monstruosités dont nos cabinets offrent de
nombreux
exemples. (…) Il a suffi pour atteindre ce résultat que certaines
parties de
l’être s’arrêtassent à un certain degré de leur formation. De là, ces
fœtus
sans tête ou sans membres, ces enfants qui réalisent la fable de
cyclope (…).
Eh bien ! Le Nègre est un Blanc dont le corps acquiert la
forme définitive
de l’espèce, mais dont l’intelligence tout entière s’arrête en chemin. »
Armand de Quatrefages de Breau (1810-1892, naturaliste et
anthropologue, cité
par Léon Poliakov, in Le racisme)
« La
plus stupide, la plus perverse, la plus sanglante des races
humaines »,
« Aucun progrès, aucune invention, aucun désir de savoir,
aucune pitié,
aucun sentiment », « La couleur
noire, la couleur des
ténèbres est vraiment le signe de leur dépravation. »
Alfred Michiels (1813-1892, écrivain, Le capitaine Firmin ou
la vie des
nègres en Afrique).
« Il
me semble voir un Bambara assistant à l’exécution d’un des airs qui lui
plaisent. Son visage s’enflamme, ses yeux brillent. Il rie, et sa large
bouche
montre, étincelante au milieu de sa face ténébreuse, ses dents blanches
et
aiguës. La jouissance vient ... Des sons inarticulés font effort pour
sortir de
sa gorge, que comprime la passion ; de grosses larmes roulent
sur ses
joues proéminentes ; encore un moment, il va crier :
la musique
cesse, il est accablé de fatigue... Le nègre possède au plus haut degré
la
faculté sensuelle sans laquelle il n’y a pas d’art possible ;
et, d’autre
part, l’absence des aptitudes intellectuelles le rend complètement
impropre à
la culture de l’art, même l’appréciation de ce que cette noble
application de
l’intelligence des humains peut produire d’élevé. Pour mettre ses
facultés en
valeurs, il faut qu’il s’allie avec une race différemment douée… »
Joseph Arthur de Gobineau (1816-1882, diplomate et écrivain, Essai
sur
l’inégalité des races humaines).
 « Les
traits de caractères intellectuel du sauvage (…) se retrouvent chez
l’enfant
civilisé. » Herbert Spencer (1820-1903, philosophe darwiniste,
cité par Jay
Gould, in La mal mesure de l’homme).
« La nature a fait une race d’ouvrier, c’est la race
chinoise (...)
une race de travailleur de la terre, c’est le nègre (...)
une race de
maîtres et de soldats, c’est la race européenne. » Ernest Renan (1823-1892, le Discours sur la nation).
« La
colonisation en grand est une nécessité politique tout à fait de
premier ordre…
La conquête d’un pays de race inférieure par une race supérieure n’a
rien de
choquant ... »
Ernest Renan (La réforme intellectuelle et morale).
« Ces
malheureux sauvages ont la taille rabougrie, le visage hideux, couvert
de
peinture blanche, la peau sale et graisseuse, les cheveux mêlés, la
voix
discordante et les gestes violents. Quand on voit ces hommes, c’est à
peine si
l’on peut croire que ce soient des créatures humaines … On se demande
souvent
quelles jouissances peut procurer la vie à quelques-uns des animaux
inférieur ; on pourrait se faire la même question, et avec
beaucoup plus
de raison, relativement à ces sauvages. »
Charles Darwin (Voyage d’un naturaliste autour du monde,
1831 à 1836).
« Déjà
les deux peuples colonisateurs, qui sont deux grands peuples libres, la
France
et l’Angleterre, ont saisi l’Afrique ; la France la tient par
l’ouest et
par le nord ; l’Angleterre la tient par l’est et le midi. Voici que
l’Italie accepte sa part de ce travail colossal. L’Amérique joint ses
efforts
aux nôtres ; car l’unité des peuples se révèle en tout.
L’Afrique importe
à l’univers. Une telle suppression de mouvement et de circulation
entrave la
vie universelle, et la marche humaine ne peut s’accommoder plus
longtemps d’un
cinquième du globe paralysé. De hardis pionniers se sont risqués, et,
dès leurs
premiers pas, ce sol étrange est apparu réel ; ces paysages
lunaires
deviennent des paysages terrestres. La France est prête à y apporter
une mer.
Cette Afrique farouche n’a que deux aspects : peuplée, c’est
la
barbarie ; déserte, c’est la sauvagerie (...) Au
dix-neuvième siècle, le Blanc a fait du Noir un homme ; au
vingtième
siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde. (Applaudissements) Refaire
une Afrique nouvelle, rendre la vieille Afrique maniable à la
civilisation, tel est le problème. L’Europe le résoudra. Allez,
Peuples ! Emparez-vous de cette terre. Prenez là. A
qui ? À
personne. Prenez cette terre à Dieu. Dieu donne la terre aux hommes,
Dieu offre
l’Afrique à l’Europe. Prenez-la. Où les rois apporteraient la
guerre,
apportez
la concorde. Prenez-la, non pour le canon, mais pour la
charrue ; non pour
le sabre, mais pour le commerce ; non pour la bataille, mais
pour
l’industrie ; non pour la conquête, mais pour la fraternité.
(Applaudissements prolongés). Versez votre trop-plein dans cette
Afrique, et du
même coup résolvez vos questions sociales, changez vos prolétaires en
propriétaires. Allez, faites ! Faites des routes, faites des
ports, faites
des villes ; croissez, cultivez, colonisez, multipliez. »
Victor Hugo (Discours sur l’Afrique, 18 mai 1879).
« En
Afrique les filles foisonnent, mais elles sont toutes aussi
malfaisantes et
pourries que le liquide fangeux des puits sahariens. »
Guy de Maupassant (1850-1893). «
Je vous défie de soutenir jusqu’au bout votre thèse qui repose sur
l’égalité,
la liberté, l’indépendance des races inférieures. Messieurs, il faut
parler
plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement que les
races
supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures. »
Jules Ferry (Débats parlementaires du 28 juillet 1885).
« Lorsque
les Nègres sont échauffés, il se dégage de leur peau une exsudation
huileuse et
noirâtre qui tache le linge et répand une odeur désagréable. »
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, au
chapitre
« Nègre ».
« Nous
créerons parmi les races qui peuplent la Terre, une véritable
aristocratie,
celle des blancs, non mélangés avec les détestables éléments ethniques
que
l’Asie et l’Afrique introduisent parmi nous ». « Après l’élimination des races inférieures, le
premier pas dans la
voie de la sélection, c’est l’élimination des anormaux... On va me
traiter de
monstre parce que je préfère les enfants sains aux enfants tarés ... Ce
qui
fait l’homme c’est l’intelligence. Une masse de chair humaine, sans
intelligence, ce n’est rien ... »
Charles Richet (1850-1935, médecin, prix Nobel 1913 de physiologie, il
considérait que la civilisation avait perverti la sélection naturelle,
en
donnant des avantages aux dégénérés qui ne méritaient pas de vivre).
« Notre
sensibilité spécifique pour la beauté et la laideur chez nos
congénères, dépend
très étroitement des symptômes de dégénérescence dus à la domestication
qui
menace notre race. Il faudrait, pour la préservation de la race, être
attentif
à une élimination des êtres moralement inférieurs, encore plus sévère
qu’elle
ne l’est aujourd’hui ».
Francis Galton (1822-1911, physiologiste, cousin de Darwin, sa doctrine
eugénique inspirera, cinquante ans plus tard, Hitler et le régime nazi).
« Au
point de vue sélectionniste, je regarderais comme fâcheux le très grand
développement numérique des éléments Jaunes et Noirs qui seraient d’une
élimination difficile. Si toutefois la société future s’organise sur
une base
dualiste, avec une classe dolicho-blonde dirigeante et une classe de
race
inférieure confinée dans la main-d’œuvre la plus grossière, il est
possible que
ce dernier rôle incombe à des éléments Jaunes et Noirs. (…) Il ne faut
pas
oublier que l’esclavage n’a rien de plus anormal que la domestication
du cheval
ou du bœuf. »
Georges Vacher de Lapouge (1854-1946, entomologiste et anthropologue,
père de
l’aryanisme, il fut l’auteur de L’Aryen et son rôle social,
éléments
fondateurs de l’antisémitisme nazi).
« Aucun gouvernement démocratique ne pourra jamais marcher en Afrique. »
Bertrand Russell (1872-1970, mathématicien, cité
par Paul Johnson, in
Le grand mensonge des intellectuels).
« La
principale de ces circonstances est assurément la privation de la
lumière du
Christ et même de tout reflet de cette lumière, qui a permis à l’Esprit
mauvais
de s’établir en maître, sur cette terre déshéritée de l’Afrique ... Les
Noirs
sont de temps immémorial livrés sans contrôle à un sensualisme abject,
à la
cruauté, au mensonge. (...) Les nègres aujourd’hui
vivent sous
l’influence corruptrice de tant de générations impures qu’il serait
étonnant de
les trouver aptes à une haute civilisation morale immédiate. »
Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955, jésuite et théologien, La
Guinée
supérieure et ses missions, Les causes de l’infériorité du nègre ;
Sa
doctrine est toujours enseignée dans les séminaires en Afrique…).
« Il faudrait pour la préservation de la race, être
attentif à une
élimination des êtres moralement inférieurs encore plus sévère qu’elle
ne l’est
aujourd’hui ... nous devons, et nous en avons le droit, nous fier aux
meilleurs
d’entre nous et les charger de faire la sélection qui déterminera la
prospérité
ou l’anéantissement de notre peuple. » Konrad Lorenz (1903-1989, biologiste et philosophe, ancien sympathisant
nazi
devenu militant écologiste, prix Nobel 1973 de physiologie pour ses
recherches
sur le comportement animal).
William
Shockley (1919-1989, physicien, prix Nobel 1956 de Physique,
co-inventeur du
transistor) demanda à l’Académie des Sciences américaines :
«
que des recherches soient entreprises pour déterminer l’influence de la
forte
natalité des Noirs sur la qualité de la population américaine et
propose de
stériliser ceux qui ont un QI inférieur à 100 », et
fut l’auteur d’une
proposition de loi destinée à octroyer une prime financière à toutes
les femmes
noires qui accepteraient de se faire stériliser.
« L’Européen
ne saura jamais à quel point est effroyable la vie de ces malheureux
qui
passent leur temps dans la crainte des sortilèges dirigés contre eux. Seuls,
ceux qui ont vu cette misère de près comprennent que c’est un devoir
d’humanité
d’enseigner aux peuples primitifs une autre conception du monde et de
la vie,
pour les délivrer de ces croyances funestes (…) Quant à l’effort
intellectuel que représentent les conquêtes techniques, l’indigène
n’est pas
capable de l’évaluer. Mais quand il a affaire à un Blanc, il sent avec
une
intuition infaillible si celui-ci est une personnalité, une
personnalité morale
(…) le primitif ne connaît que des
jugements de valeurs élémentaires (…)
quand il rencontre la bonté unie à la justice et à la véracité, la
dignité
intérieure derrière la dignité extérieure, il s’incline et reconnaît
son
maître. »
Albert Schweitzer (1875-1965, théologien, philosophe, musicien et
médecin
missionnaire au Gabon, prix Nobel 1952 de la Paix, in À
l’orée de la forêt
vierge).
La
pensée raciste de ceux qui ne le sont pas
Et pour ceux qui voudraient les occulter, voici les véhémentes
déclarations
« contre-nature » de quelques responsables
politiques, lesquels n’ont
pas, cette fois, l’excuse du précepte « Autres temps,
autres mœurs » !
Une preuve que la prise du pouvoir n’induit pas une prise de conscience
universelle, loin s’en faut.

« L’émotion
est nègre et la raison hellène. »
Léopold Sédar Senghor (1906-2001, écrivain et président du Sénégal).
« C’est
très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des
Français
bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et
qu’elle a
une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite
minorité.
Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant
tout un
peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de
religion
chrétienne (…) Vous croyez que le corps français
peut absorber dix
millions de musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et
après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration, si
tous les Arabes
et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment
les
empêcherait-on de venir s’installer en métropole alors que le niveau de
vie y
est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus
Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! »
Charles de Gaulle, 1959.
« Sur
le plan ethnique, il convient de limiter l’afflux des Méditerranéens et
des
Orientaux, qui ont depuis un demi-siècle profondément modifié les
compositions
de la population française. Sans aller jusqu’à utiliser, comme aux
Etats-Unis,
le système rigide des quotas, il est souhaitable que la priorité soit
accordée
aux naturalisations nordiques (Belges, Luxembourgeois, Suisses,
Hollandais,
Danois, Anglais, Allemands, etc.) »
Charles de Gaulle, 1945.
« Qu’est-ce
que les Arabes ? Les Arabes sont un peuple qui, depuis les
jours de
Mahomet, n’ont jamais réussi à constituer un État... Avez-vous vu une
digue
construite par les Arabes ? Nulle part. Cela n’existe pas. Les
Arabes
disent qu’ils ont inventé l’algèbre et construit d’énormes mosquées.
Mais ce
fut entièrement l’œuvre des esclaves chrétiens qu’ils avaient
capturés... Ce ne
furent pas les Arabes eux-mêmes... Ils ne peuvent rien faire seuls. »
Charles de Gaulle (cité par Cyrus Sulzberger, in Les
derniers des
géants).
« Les
musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés
avec leurs
turbans et leurs djellabas, vous voyez bien que ce ne sont pas des
Français ! Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de
colibri,
même s’ils sont très intelligents. Essayez d’intégrer de l’huile et du
vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se séparent de
nouveau.
Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez
que le
corps français peut absorber 10 millions de musulmans qui demain seront
20
millions, et après demain 40 ? »
Charles de Gaulle, 1959 (cité par Alain Peyrefitte, in
C’était de
Gaulle),
« Vous
savez, cela suffit comme cela avec vos nègres. Vous me gagnez à la
main, alors
on ne voit plus qu’eux : il y a des nègres à l’Élysée tous les
jours, vous
me les faites recevoir, vous me les faites inviter à déjeuner. Je suis
entouré
de nègres, ici. (…) Et puis tout cela n’a aucune espèce
d’intérêt ! Foutez-moi
la paix avec vos nègres ; je ne veux plus en voir d’ici deux
mois, vous
entendez ? Plus une audience avant deux mois. Ce n’est pas
tellement en
raison du temps que cela me prend, bien que ce soit déjà fort ennuyeux,
mais
cela fait très mauvais effet à l’extérieur : on ne voit que
des nègres,
tous les jours, à l’Élysée. Et puis je vous assure que c’est sans
intérêt. »
Charles de Gaulle, 1968 (Mémoires, tome 2, Journal de l’Élysée :
entretiens avec Jacques Foccart).
En
février 1935, un étudiant nommé François Mitterrand participa
activement à une
manifestation de l’Action française contre les médecins étrangers
autorisés à
exercer sur le sol français, scandant « Mort aux
métèques ! »
et « La France aux Français ! ».
Plus tard, devenu
socialiste et élu président, il déclarait à propos du drame
rwandais :
« Dans ces pays-là, un génocide, c’est pas trop
important »,
confidence faite à l’un de ses proches et rapportée par Patrick de
Saint-Exupéry dans Le Figaro du 12 janvier 1998.
« Pour
le moment, tout ça n’est pas bien grave. Il y a un type, Le Pen, que je
ne
connais pas et qui n’est probablement pas si méchant qu’on le dit. Il
répète
certaines choses que nous pensons, un peu plus fort et un peu mieux que
nous,
en termes plus populaires. »
Jacques Chirac (extrait d’un entretien avec Franz-Olivier Giesbert, le
22 juin
1985).
« Notre
problème, ce n’est pas les étrangers, c’est qu’il y a overdose. C’est
peut-être
vrai qu’il n’y a pas plus d’étrangers qu’avant la guerre, mais ce n’est
pas les
mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d’avoir des
Espagnols, des
Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de
problèmes que
d’avoir des musulmans et des Noirs (…) Comment voulez-vous que le
travailleur
français qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ
15000
francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une
famille avec
un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de
gosses, et qui
gagne 50000 francs de prestations sociales, sans naturellement
travailler... si
vous ajoutez le bruit et l’odeur, eh bien le travailleur français sur
le palier
devient fou. Et ce n’est pas être raciste que de dire cela... »
Jacques Chirac (extrait d’un discours du 19 juin 1991).
« Nous
avons un devoir moral envers ces peuples..., c’est nous qui leur avons
apporté
la civilisation… »
Édouard Balladur (1994, commentant le début des massacres au Rwanda,
lors d’une
émission télévisée).
Michel
Tarrier
Source
Le 18 juin 2009
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