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Pyepimanla
le Magazine Antillais
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3 Haïtiens
mutilés par un groupe de
Dominicains

Un
groupe de Dominicains ont blessé à l’arme blanche 3 travailleurs
agricoles
haïtiens : Eligène Exavier, Désir Rénold, Charles Nerostène près d’une
ferme à
Karata, non loin de la ligne frontalière Ti Lori/Restauracion, le 11
mai 2009.
Après avoir tranché une
oreille à chacun d’eux, les agresseurs dominicains leur ont infligé
diverses
blessures à coups de piques et de couteaux au dos, aux fesses, au
thorax, ont
rapporté les trois blessés qui étaient soignés jusqu’à mardi soir dans
un
centre hospitalier.
Les trois
hommes ont été attaqués au moment où ils rentraient chez eux à Ti
Lori, un quartier de la section Lamielle dans la commune frontalière de
Cerca-La Source dans le Haut Plateau Central. Eligène Exavier, Désir
Rénold et
Charles Nérostène revenaient d’une journée de travail passée sur des
fermes en
République Dominicaine.
La
localité de Ti Lori a connu une vive tension à l’annonce de cette
agression.
En réaction, des riverains ont retenu un ressortissant dominicain en
otage,
pendant une heure, a appris le GARR auprès du maire de la commune de
Cerca-la-Source,
Pierre Pétrus.
Par
ailleurs, des résidents de Ti Lori ont réclamé la mise en place
d’infrastructures propres à la création d’emplois pour éviter,
disent-ils, que
des Haïtiens soient obligés d’aller travailler en République
Dominicaine et d’être
victimes de violences.
Ces actes
de mutilation commis à l’encontre de ces travailleurs agricoles du
Plateau Central interviennent à 9 jours de la décapitation en pleine
rue, à
Santo Domingo, du jeune migrant haïtien Carlos Nérilus par un groupe de
Dominicains
qui l’avaient torturé auparavant.
Des voix
continuent de s’élever en Haïti et ailleurs dans le monde pour
condamner cette exécution que le nouvel ambassadeur dominicain
accrédité en
Haïti a lui-même qualifié de barbare.
Dans un
document transmis aux autorités haïtiennes et dominicaines, le 8 mai
2009, un collectif d’organisations de la société civile avaient formulé
des
recommandations pour «l’organisation dans le meilleur délai, d’un
dialogue
entre les deux gouvernements autour de la migration, comme le demandent
les
organisations de la diaspora haïtienne en République Dominicaine, en
vue de
garantir le respect des droits des migrants, assurer la convivialité,
préserver
la paix et la coopération entre les deux nations».
Lisane
André
Responsable
de la Section Communication & Plaidoyer
GARR
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