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Pyepimanla
Le Magazine Antillais
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Religions
Justice
La limitation des signes religieux ostensibles est légitime
La Cour européenne des droits de
l’homme (CEDH), a rendu hier, à Strasbourg, une série de décisions concernant
le port de signes religieux ostensibles à l’école.
Les six cas concernent des enfants sikhs ou
musulmans dont Tuba Aktas, une Mulhousienne aujourd’hui âgée de 21 ans. Lors de
la rentrée scolaire 2004-2005 Tuba s’était présentée le jour de la rentrée les
cheveux couverts par un voile. La direction de l’établissement estima ce port
d’un voile contraire à la loi, nouvelle à l’époque, interdisant le port de
signes manifestant ostensiblement l’appartenance à une religion. Tuba ayant
refusé, elle fut exclue définitivement de son collège.
Devant la CEDH, les parents des enfants ont invoqué
l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui porte sur la
liberté de pensée, de conscience et de religion, mais aussi l’article 14 sur
l’interdiction de la discrimination, ainsi que l’article 2 du premier protocole
garantissant le droit à l’instruction. La Cour a rejeté l’ensemble de ces
griefs, en confirmant le bien fondé de la loi française et soulignant « que
ce sont des impératifs de protection des droits et libertés d’autrui et de
l’ordre public qui ont motivé les décisions d’exclusion, et non des objections
aux convictions religieuses des élèves ».
De plus, la CEDH « rappelle l’importance du rôle de l’État comme
organisateur neutre et impartial de l’exercice des diverses religions, cultes
et croyances. Elle rappelle également l’esprit de compromis nécessaire de la
part des individus pour sauvegarder les valeurs d’une société démocratique. »

Photo F. Palli
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