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Pyepimanla
le Magazine Antillais
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LES ORIXAS
Par
Laurence
SURJUS
Tous les
êtres humains naissent de la nature, en un lieu déterminé, un jour et
à une heure précis sous le commandement d’un Orixà.
Ainsi ils
recevront l’influence et auront toute leur vie les vibrations de ce
Père différent auquel ils sont rattachés, d’origine naturelle, qui
régente leur
destin.
Chaque Orixà contrôle et se confond avec un élément de la nature de la
planète
ou de la propre personnalité humaine, en ses besoins de construire sa
vie et de
survivre.
Les Orixàs sont des divinités intermédiaires entre le créateur et le
monde
terrestre. Des esprits de haute vibration qui n’ont jamais eu de vie
matérielle.
Leur fonction
est d’administrer les secteurs de la création. Ces divinités
peuvent communiquer avec les hommes au travers de complexes rituels, et
de ce
fait ils interviennent dans les destins.
Une des caractéristiques marquantes chez les Orixàs, réside dans le
fait que
parfois ils peuvent être capricieux, jaloux, ils aiment, détestent,
aident,
assistent, mais aussi ils punissent, soignent, jugent car ils possèdent
un sens
aigu de la justice, et ne pardonnent pas les injustices.
Ils ont leurs couleurs, leurs danses typiques, leurs aliments propres,
leurs
lieux appropriés suivant une affinité logique et harmonieuse.
Ce sont aux Orixàs Nature, leurs manifestations, leur force, et leurs
éléments
(eau, terre, air, feu, éther, etc…) que le sang provenant de sacrifices
est
répandu.
Le terme Orixà, vient de :
Ori La tête
Xà la force.
Ainsi nous pouvons comprendre, l’attention portée au culte des Orixàs
avec la
précaution que chacun doit avoir pour sa propre tête, qui est notre
guide pour
les erreurs et les justesses, notre tête est notre guide, ou notre
sentence.
On peut pousser au delà, sur le plan de la création, l’homme est le
microcosme
du macrocosme universel, dans l’homme la tête est le microcosme de son
macrocosme. L’Orixà ou la force qui mène la tête, s’occupe de faire
comprendre
à l’homme, que malgré les nombreuses fois où celui-ci a cherché des
solutions,
à l’extérieur, à ses affects et problèmes, il doit quand même, se
tourner vers
son propre intérieur pour, là, trouver les réponses et solutions à ses
angoisses.
Les Orixàs sont nombreux je vais ici citer les principaux et les saints
auxquels ils sont associés ainsi que les plats qui leurs sont servis en
offrandes et les animaux qui leurs sont sacrifiés :
NANÃ : Sainte Anne fêtée le 26 Juillet est une divinité africaine, mère
de
Obaluayê, elle est la plus ancienne des écumes de l’eau, ressortant des
lacs et
marais. On la nomme d’infirmière car elle prépare le passage à la vie
spirituelle, pour cette raison elle habite les cimetières.
Ses couleurs
sont le noir et grenat, son jour le lundi, son métal le nickel,
son essence le citron, sa pierre l’améthyste, le terme Nanã signifie «
mère »
on lui sacrifie des chèvres blanches, poules blanches, ou des « Coquém
: poules
d’Angola ».
IANSÃ : Sainte Barbe fêtée el 04 décembre, est l’Orixà des vents et des
tempêtes, épouse de Xangô et protectrice des vierges, elle est la mère
des neuf
et gère le « Egungum (royaume des morts) » elle est la seule à pouvoir
aller et
venir dans ce royaume. Dame du cuivre et du benjoin, du quartz rose et
des
mercredi. Elle vit dans le temps et les forêts de bambou.
Ses couleurs
sont le corail et le blanc, ses repas le « feijão : haricot noir
bien cuit, et la farine de riz dans le « dendê : huile de palme » et le
«
acarajé : plat à base de crevettes séchées et lait de coco servant de
farce
dans un beignet de pâte de haricots frits dans l’huile de palme ». On
lui
sacrifie des chèvres rousses et des poules rousses.
OXUMARE : Saint Barthélemy, fêté le 08
décembre, Orixà masculin représentant
l’arc en ciel il est le saint des samedi, vit sous les cascades et dans
les
eaux, principalement après les pluies il utilise les couleurs de l’arc
en ciel.
Les animaux qui lui sont sacrifiés sont les chèvres jaunes et blanches
ainsi
que des poules de la même couleur.
OXUM : Notre Dame de la Conception fêté le 08
décembre, il est naît de l’amour
et de l’argent, de l’angélique et du saphir. Il vit sous les cascades
et l’eau
douce.
Ses couleurs
sont le blanc, le bleu, et le jaune sa vibration orientale, ses
repas soupe de haricot, crème de riz, œufs. Animaux sacrifiés chèvres
et poules
jaunes.
OXALÀ : Jésus fêté le 25 décembre, il est aussi Notre Seigneur du
Bomfin, Saint
protecteur de Salvador da Bahia. Il est masculin, fils direct d’Olorum
«
créateur » il est responsable de la création par la fécondation,
considéré
comme le père de tous les Orixàs à l’exception de Yemanjà.
Sa couleur
est le blanc et le doré, son jour le vendredi, il agit sur le vent
le ciel, la procréation et la fécondité. Son métal est l’or, on lui
offre en
haut des buttes des herbes et fleurs, tournesol, feuilles de palmier,
de
œillets, du jasmin etc … les animaux qui lui sont sacrifiés sont
l’agneau, le
veau, le chevreau et le coq blancs.
OGUM : Saint Jorge fêté le 23 avril, très connu, révérenciel, respecté.
Il est
l’Orixà guerrier vainqueur des demandes, il est la divinité du fer. Il
a une
épée, forge afin de créer des outils utiles au travail de la terre,
mais aussi
à la défense personnelle, tels les couteaux et épées. Il a un
comportement
irascible, instable, il aime et a besoin de sa liberté, il représente
la
protection tranchant et coupant de son glaive toute mauvaise influence,
en
écartant de nous les persécuteurs et ennemis, matériels ou spirituels.
Sa couleur
est le rouge, le blanc et l’argent, son jour le mardi, il vit aux
croisements de chemins, et sur les chemins de fer. On lui offre des
Roses
rouges, des crêtes de coq etc… on lui sacrifie des bœufs roux,
chevreaux roux,
des poulets roux.
OXOSSI : Saint Sébastien, Orixà de la chasse et de l’équilibre
écologique, de
l’harmonie entre l’homme et le milieu dans lequel il vit. Défenseur de
la
nature il veille à ce que les animaux tués ne le soient que pour se
nourrir.
C’est un guerrier solitaire, il lutte pour la survie de sa tribu. Cet
Orixà est
vénéré pour sa détermination forte et inébranlable à quelconque combat
ou
demande.
Ses couleurs
sont le bleu turquoise, le vert, le rouge ou le blanc. Son jour le
jeudi, on lui fait des offrandes dans la forêt, de cresson, groseilles,
maïs
vert, miel, fruits, vin.
Les animaux sacrifiés sont le chevreau roux, le
coq roux.
XANGÔ : Saint
Jérôme fêté le 30 septembre, Orixà masculin, fils de Yemanjà, il
est la divinité de l’ordre et de la justice, de la foudre et du
tonnerre. Il
est très instruit, sensé, équilibré, décidé, déterminé, et juste. Au
plan
matériel il se manifeste sous forme de cordillères, massifs, rocheuses.
Il est
le détenteur du « Livre des Ecritures Sacrées, des Sept Cles de la
Connaissance
». Il est neutre et impartial, il à une fermeté de roc, exige de la
droiture et
honnêteté.
Ses couleurs
sont le rouge, le blanc et le marron. Il vit dans les carrières,
et les forêts. Son métal est l’étain, les plantes, le géranium,
l’œillet
d’inde. On lui sacrifie des bœufs roux, des grosses tortues de terre,
et des
coqs roux.
OBÀ : Jeanne d’Arc
OBALUAYE : Saint Roque
IEMANJÀ : Notre Dame de la Gloire fêtée le 02 février, c’est une des
plus
puissantes Orixàs, représente l’entité des eaux, les sirènes
(symbolique pour
représenter la ligne vibratoire de l’entité), les marins. Elle est la
purification et la propreté de l’âme, respectée et aimée elle est
vénérée sous
d’autres noms tels que Vierge, mère des eaux, reine de l’océan… Elle
veille sur
les mères enceintes, sur la fertilité et tout ce qui se rapporte au
labeur
sacré de la maternité. Elle est protectrice de tous ce qui affrontent
la mer
pour nourrir leur famille.
Ses couleurs
sont le blanc, le cristal, le bleu ciel, le rose et l’argenté.
Elle vit dans la mer et les eaux salées. Son métal est l’argent. On lui
offre
sur des embarcations jetées à la mer, des roses, du musc, du jasmin, du
myosotis etc… toute fois ces offrandes peuvent se faire sur un fleuve
ou
ruisseau pour ceux qui vivent loin du littoral.
OMULU : Saint Lazare fêté le 16 août, un des plus anciens Orixàs, connu
aussi
comme médecin des pauvres de la peste, de la lèpre et de la variole.
Fils de
Oxalà et Nanã il est le seigneur des esprits incarnés et désincarnés,
il
possède le titre de Roi des cimetières. Il peut soigner ou provoquer
les maladies,
c’est un Orixà sombre, parfois macabre.
Ses couleurs
sont le blanc, le noir et le rouge il vit dans les cavernes, lieux
occultes et les cimetières. On lui offre des œillets rouges, des
orchidées
noires etc … On lui sacrifie des chevreaux blancs ou noirs, des coqs
d’Angola
et des poulets noirs.
EXU : Saint Antoine fêté le 13 juin, (Il ne doit être confondu avec
l'entité
Exu de la tradition Umbanda.)
Le Lundi est
le jour de la semaine consacré à Exu. Il est le gardien ou soldat
des médiums il défend et défait le mal, il rétablit l’équilibre de la
nature
(positif/négatif). Il est une phalange qui pénètre la nature. Ses
couleurs sont
le rouge et noir ou noir et jaune, son symbole est le « ogo » (matraque
avec une
tête représentant le phallus) on rencontre aux croisements des chemins
de
terre et dans les cimetières. On lui offre des fleurs de toutes
variétés mais
ses préférées sont les roses rouge sang. Son plat préféré est la «
farofa de
cebolha » farine de manioc sautée dans le dendê avec de l’oignon.
Les animaux qui lui sont sacrifiés sont le bœuf
noir, le cochon noir, et le coq
noir.
IBEJI : ce
sont des Divinités gémellaires, de personnification infantile, on
peut aussi les nommer : « Divinités infantiles » ou « Orixàs enfants ».
Ibêji
ou esprits de la nature, sont des enfants jumeaux, cela est dû à
l’absence
d’habitudes inférieures, du fait qu’ils n’ont aucune relation avec les
destins
prédestinés du monde, ils sont loin des basses passions et sont de
véritables
sources de pureté. Extrêmement communicatifs, ils n’ont aucun préjugé,
offrent
la même attention sans différences à toute personne qui les invoque.
Ces Orixàs Purs sont associés à la germination, à l’état fœtal, des
choses et
des êtres. Dans les cultes les Ibêji n’incorporent pas les médiums mais
plutôt
les esprits désincarnés purs, ou les amis de vérités innocentes, ainsi
que les
esprits d’enfants dont l’existence dans le monde du dehors fut minime.
Mais
aussi les esprits d’enfants « couardement avortés par les volontés
impies de
leurs génitrices », puisque disent-ils « ces créatures ne méritent pas
le titre
de mère sacrée ».
L’aide des
Ibêji, est puissante, cependant pour l’obtenir il faut avoir
conservé un peu d’innocence, de pureté, de naïveté, et de vérité.
On les invoque souvent pour ce qui touche à l’amour ou pour retrouver
des
objets perdus, pour protéger les enfants des dangers matériels, pour
les
réconciliations de tout genre ils sont les protégés de Ogum. Leur
couleur est
le bleu, rose, vert, rouge. Ils n’ont pas d’instruments propres mais
n’importe
quel jouet leur plait. Le jour, le Dimanche, on les invoque par un «
Beje erò
». Leur domaine est tout ce qui naît, leur astre, le soleil, l’or comme
métal,
ils aiment les fleurs les plus variées, les fruits bien mûrs, et les
couleurs
vives.
On dépose les offrandes dans les champs bien fleuris, loin des
croisements de
chemins, ou dans des parcs ou lieux fréquentés par des enfants.
PRETO VELHO : fêté le 13 mai, se sont des entités reconnues dans la
Umbanda
comme détenteurs des couronnes (lumière, élévation spirituelle) elles
sont
appelées Preto Velho connaisseuses de tous les « Mirongas (secrets) »
de la
Umbanda.
Cette phalange dénommée Yorima, représente la vieillesse. Pas au sens
matériel
mais comme archétype entrant dans le contexte de maturité, existence et
orientation spirituelle. Il leur incombe de veiller sur le « terreiro
ou
barracão » comme mentors spirituels. Se sont des entités de grande
vibration et
elles appartiennent à la phalange des Ames, dirigée et orientée par
Omulu,
leurs demeures sont les cimetières et les ambiances forestières.
Les Pretos Velhos sont des esprits de lumière, de vieux esclaves, qui
ont
atteint la lumière après les souffrances endurées dans leur vie
matérielle. Ils
sont les gardiens des connaissances les plus profondes du Culte aux
Orixàs, ils
incorporent dans la Umbanda apportant aux « fils de saints » la foi des
paroles
sages, de conseils, de réconfort et avec leurs prières et invocations
ils
provoquent de véritables miracles.
Ils se matérialisent sous forme de sentiments tels que l’amour
inconditionnel,
la fraternité, la compassion, l’humilité, la patience, la compréhension
et la
tendresse, ils sont féminins et masculins. Leur jour est le Lundi, leur
couleur, le blanc et le noir leur incantation : « adorez les âmes »,
leur
symboles une croix de bois.
Ils habitent dans les champs vierges, les portes et les marches des
églises,
dans les chapelles. On leur fait offrande de café sans sucre, de vin
rouge, de
bagasse de canne à sucre, et de quelques fruits
CULTE AUX ORIXÀS
Les Orixàs
incorporent les médiums appelés Iaòs sous la condition vibratoire.
On appelle cette transe, devenir pour le « Saint » la première fois que
cela se
produit avec un individu on appelle cela « Bolar pro Santo, (Rouler
pour le
Saint) »
L’incorporation de différents esprits, étant vibratoire, le médium ne
transmet
pas de messages oraux comme on peut le voir avec incorporation des
esprits
désincarnés (appelés dans le Candomblé « Eguns ») ni avec les
ensorcelés »
Les premiers noirs venus comme esclaves au brésil provenaient d’Afrique
particulièrement d’Angola et du Congo. Ils étaient descendants de la
race bantou.
Ces derniers avaient pratiquement perdu leurs habitudes, langues et
cultes
religieux, quand au 18ème siècle avec la découverte de l’or dans le
Minas
Gerais (région du brésil) ont été ramenés les noirs de la côte du
Marfin du
Gana du Togo et du Nigeria.
Ces « Noirs de la Côte » arrivés dans la ville de Salvador, alors
capitale du
brésil et proche de la côte minière appartenaient, à différentes tribus
ou
nations de culture avancée comme les minas Jejes, Axantis, Julas etc
qui
étaient musulmans. Et les Iorubas aussi appelés Nâgos c’est
principalement des
cultes Iorubas que naît le Candomblé, ou culte aux Orixàs.
Les différents cultes se sont mélangés et ont intégré des histoires
attributs
ou légendes liées aux Orixàs.
On retrouve un syncrétisme avec la religion catholique l’église
interdisant aux
esclaves la pratique de leurs cultes jugés hérétiques les esclaves ont
caché
leurs « Otàs » (petite poupée à l’effigie de l’Orixà) derrière des
saints chrétiens.
RITUELS ET LIEUX DE CEREMONIE
Le local pour
pratiquer le Candomblé, s’appelle le Barracão (grand baraquement)
ce nom provient de l’époque de l’esclavage mais actuellement n’importe
quel
édifice peut être admis.
A l’entrée principale des baraquements se trouve un autel et un trône
sacerdotal et sur une estrade se trouve l’autel des « Atabaques »
instruments
de percussion consacrés aux Orixàs.
Au centre le « Exè » qui veut dire force se trouve enterré dans les
fondations,
il rejoint le toit à l’aide d’un mât, symbolisant le lien de l’homme
aux
Orixàs.
Attenants à cette pièce, mais fermé aux visiteurs se trouve, le « Roncò
»
recoin où sont entreposées les figurines à l’effigie des Orixàs
syncrétisme,
la « Camarinha » petite chambre où l’on prépare les « laos » initiés on
y fait
aussi les assermentations et les sacrifices d’animaux, et les «
Criadeiras »
lieu où les « laos » reçoivent du Maître et de la « Mère Créatrice »
les
enseignements et certains « Eros » (secrets) se sont des pièces
séparées.
Autour du baraquement se trouvent les "Ilês", ou maisons destinées
aux Orixàs.
Au Brésil, il est coutumier de construire de chaque côté de l’entrée
principale
du « Barracão » des « Tronqueiras » petites maisons destinées aux âmes
des «
Comme » (revenants) appelées aussi « Maisons du ballet des âmes ».
N’importe qui peut assister aux cérémonies communes de Candomblé, comme
visiteur, sans participation il suffit d’en faire la demande auprès du
Babalaô,
au « Pejigã » chef de cérémonial, ou auprès de quelconque initié.
Ceux qui font partie intégrante des cérémonies sont appelés « Filhos de
Santo »
fils de saints, ceci dit celui qui assiste régulièrement aux rituels
bien qu’il
ne soit pas encore initié se nomme « Abiã ».
L’initiation est volontaire, mais elle peut aussi être faite au travers
de
l’invocation de Orixà, cet appel se nomme « Bolar para o Santo » l’acte
de
Bolar veut dire : un détachement complet du corps pour recevoir une
énergie
dont le corps n’est pas habitué.
L’initiation se termine par le recueillement de l’initié dans le «
Roncò » on
l’orne d’une coiffe du « Saint » et il passe à la condition de « Iaô »,
il
devra être apprenti durant sept ans.
Pendant cette période ils reçoivent divers enseignements afin de
devenir des «
Babalorixàs » dont :
-« Mão de faca (atô-axogum) » Main de couteau, préside et dirige les
sacrifices
d’animaux à deux pattes.
-« Mão de Ofà » celui qui cueille les plantes et herbes obéissant à la
Kabbale
et respectant les cycles et phase lunaires.
-« Equede » veille sur les quartiers et chambres du « Roncò », aide la
« mère
créatrice » et transmet le savoir aux « Abiãs »
-« Babalaô », après les sept années il pourra exercer, sur décision du
Babalaô,
des fonctions spéciales l’autorisant à recevoir le « Decà » : ordre
pour «
Faire Saint » et ainsi il initiera un autre Barracão, qu’il dirigera.
Le « Babalaô » est aussi appelé par les frères du Barracão « Petit Père
», «
Parrain », avec les équivalents au féminin.
-« Babalorixà » est le Ebami élevé après sept ans à cette position il a
été «
Fait de Saint ».
-« Babalaô » est le sacerdoce qualifié et désigné comme Ministre du
Culte aux
Orixàs on l’appelle aussi « Pai de Santo (père de Saint) » ou « Mãe de
Santo
(mère de saint) » selon le sexe.
Il a le pouvoir de « Faire Saint » et celui de « Main de Buzios (petits
coquillages en français Buccin) qui lui confère le droit de consulter
l’oracle
de Ifà à travers le jeu de Buzios de graines de Cola ou de « Dendê »
(palme).
Le Babalaô est le patriarche spirituel, il forme les « laos », et est
réveré
par la famille ou clan formé toute sa vie, il est appelé « Père Grand »
«
Maître » ou « Chef ».
Quand il atteint vingt et un ans de fonctions, il est proclamé par le
clan de «
Tata » il peut désigner un fils spirituel pour assurer la gestion des
rituels
et bénéficier de plus de temps pour se consacrer à son élévation.
Après cinquante ans en place il est nommé « Vodussi » compte tenu du
respect et
de la gratitude formé par Babalaô et les Maîtres au sein du clan et
bien qu’il
n’existe pas de hiérarchie religieuse générale, il forment de
véritables
fédérations et leurs noms figurent dans la Confédération
Afro-Brésilienne.
Ceux qui ont déjà réussi à lever le voile de la connaissance et à
trouver des
moyens de perfectionnement spirituel doivent partager dans la limite de
certains secrets ce qu’ils ont découvert et ont intégré comme vérité.
Ce qui est atteint bien qu’il paraisse minime, représentera beaucoup
pour ceux
qui n’ont rien et se débattent avec des croyances erronées des
angoisses, des
ignorances et des préjugés, en cherchant la dignité le sens et la
cohérence
pour leur chemin spirituel.
L’enseignement qui ressort des cultes Afro-brésiliens se base
fondamentalement
sur l’existence d’un dieu d’un créateur omniprésent et a l’origine de
toutes
les vibrations ; Oxalà modèle de perfection et de conduite que tout
être,
cherche à atteindre.
L’existence de vibrations universelles dénommées
Orixàs.
L’existence,
d’entités spirituelles qui complètent ces vibrations, de plans
spirituels d’évolution, d’esprit survivant au corps physique, de
l’homme en
recherche de perfectionnement, la réincarnation et la loi Karmique de
cause à
effet, la pratique de la médiumnité sous ses formes les plus variées,
la
pratique de la charité matérielle et spirituelle comme moyen
d’élévation.
L’Homme vit dans un champ de vibrations qui influencent sa vie,
celles-ci
peuvent être travaillées soit pour son bien ce que fait le culte
Afro-brésilien,
soit pour son mal ce qu’il combat.
Source
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